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La Route de l’Anti-Atlas et la Vallée du Drâa – MAROC

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Au départ d’Ouarzazate et en direction de Zagora nous partons à la découverte de la Vallée du Drâa.

La route en direction d’Agdz offre un spectacle étonnant de petites montagnes (l’anti-atlas), de plateau, de désert minéral imprégné de couleurs chatoyantes..

Vous êtes en pays berbère ….. Cette ancienne route des caravanes conduit à la célèbre ville de Tombouctou et longe à partir d’Agdz sur 80 km le fleuve Draa.

Elle est un trait d’union verdoyant entre la montagne et le désert. Le fleuve Drâa a donné naissance à une immense oasis de palmiers dattiers, longue de 200 Km au pied de l’Anti-atlas. Cette vallée menant aux portes du désert fut longtemps convoitée par les nomades, et les habitants du Drâa durent fortifier leurs demeures (casbahs) et leurs villages (Ksour) pour se protéger.

COL DU TIZI N TINIFIFFT

Tizi-n-Tinififft est un col de haute montagne situé à une altitude de 1,693 m (5,554 pieds) au-dessus du niveau de la mer

Située en hauteur dans les montagnes de l’Atlas, la route menant au sommet est entièrement pavée. Elle s’appelle la Route Nationale 9 (anciennement Route P-31). La route a été construite comme autoroute militaire en 1936 par les Français. Le col mesure 24,9 km (15,47 miles) de long et relie Ait Saoun à Agdz (également orthographié Agdez)

De là vous pourrez admirer un point de vue exceptionnel sur les sommets du Saghro et sur les collines en contrebas.

Après Aït Zaoun, la route se redresse un peu et les virages se resserrent. Tellement que les bus d’excursions touristiques les coupent à pleine bourre sans se préoccuper si une voiture arrive en face. La loi de celui qui a la plus grosse règne aussi sur le bitume marocain.

La descente en quelques lacets au-dessus du canyon et à travers de petites oasis en direction de la ville d’Agdz est nettement plus intéressante que le col lui-même.

TIZGUI

En redescendant du Tizi N’Tinififft, quelques kilomètres avant d’arriver à Agdz vous trouverez  à gauche une longue piste praticable à travers des collines sinueuses et une vallée aride parsemée de rochers.Un sublime paysage minéral, voire lunaire, qui ne laisse pas croire qu’un coin de paradis se trouve au bout du périple.

Puis à l’entrée du village, tournez à nouveau à gauche : après une petite marche de 10mn vous rejoindrez les cascades du Draâ. C’est un lieu surprenant, avec un petit trou d’eau pour se rafraîchir.

En arrivant à l’attraction, un rustique escalier longe la falaise pour faire parvenir au bord de l’Oued. Les amateurs de nature vierge y trouveront leur bonheur, au milieu d’un havre de fraîcheur et de verdure, loin du vacarme des attractions classiques.

Entourée de palmiers et figuiers, une belle cascade glisse sur le rocher usé en tombant dans une splendide piscine naturelle. L’eau poursuit son chemin au milieu des gorges bordées de lauriers roses, en irriguant soigneusement la rayonnante végétation. Cette eau se trouve parfois piégée au milieu des parois, formant ainsi de petits bassins naturels ou l’on peut se baigner et plonger depuis les remparts. Du haut des falaises, on accède à un panorama majestueux donnant sur des paysages hauts en couleurs.

On peut s’y baigner, ou tout simplement apprécier la fraîcheur et la tranquillité du site en dégustant un thé à la menthe.

Niché dans les montagnes de la Vallée du Toubkal,  le village berbère de Tizgui est réputé pour la beauté de ses paysages, pour son authenticité et surtout pour hospitalité de ses habitants. Les maisons traditionnelles se fondent dans la montagne de couleurs ocre, et les plantations de blé créent un beau contraste, avec un effet géométrique. On y cultive le safran en particulier et les femmes tissent des tapis aux motifs colorés.

A proximité l’agadir de Tizgui aït Oubial est un grenier collectif construit à l’abri de la falaise. Il sert à stocker les récoltes et certains biens précieux appartenant aux villageois

AGDZ

À Adgz , (suivre le lien pour toutes les explications) petit village paisible aux pieds du djebel Kissane (1531m), on retrouve à proprement parler la Vallée du Draâ et son oued.

La Vallée du Drâa

Entre Agdz et M’Hamid en passant par Zagora, le Draâ dessine une longue bande fertile au milieu de la Hamada, immense plateau calcaire et désertique. Vous y découvrirez un paysage d’oasis fleuries, de vergers et de palmeraies.

La route de la Vallée du Draâ est un immense plateau où se jouent une multitude de scènes de vie quotidienne. On passe devant ces femmes qui ramassent des plantes longilignes sur les bords de la route ou sous la palmeraie, des marchands qui “attendent” le client potentiel, des ateliers de réparation de tout et n’importe quoi et… plein de piétons pour qui la notion de distance n’est pas la même que nous, occidentaux au réflexe motorisé.

Peuplée depuis la Préhistoire, les villages du Draâ connurent un véritable essor dès la fin du XVIème siècle grâce au commerce transsaharien de l’or, du sel et des épices, sous l’impulsion des Saadiens. Terre prospère et fertile, la vallée du Draâ dut résister à de nombreux assaillants, ce dont témoignent les tours de guet et les ksours qui se dressent au milieu des palmeraies.

TAMNOUGALT

Édifié à l’aplomb du fleuve Drâa, l’ancien Ksar Tamnougalt (suivre le lien pour toutes les explications) dévoile son architecture du 16ème siècle. Un village étonnant à visiter qui foisonne d’histoires et d’Histoire !

 

KSAR DE TISSERGATE

Ancien édifice construit au 16ème siècle et encore occupé par des familles marocaines, le Ksar Tissergate est l’un des ksours les plus spectaculaires et les mieux conservés de l’ensemble du sud marocain. Situé en bordure de la vallée, le Ksar au ton ocre, domine les basses terrasses cultivables. Doté d’une seule porte d’entrée, jadis gardée et fermée tous les soirs, le ksar abrite des maisons alignées le long d’un axe principal et des greniers et comporte une partie réservée aux invités, ouverte vers l’extérieur, et d’une partie réservée aux femmes, ouverte vers l’intérieur.

A travers son dédale de ruelles étroites, souvent couvertes et sombres, vous constaterez à quel point la ventilation thermique fonctionne et comment elles semblent appropriées aux grandes chaleurs de l’été. Les habitations ont toutes une structure similaire. Partout la lumière est réduite au minimum pour se protéger des excès du soleil. Les architectes modernes qui bâtissent de larges avenues devraient s’en inspirer !
Le musée des arts et traditions de la vallée du Drâa est installé dans le Ksar. Constitué d’anciennes maisons et parcouru de ruelles étroites et couvertes afin de préserver les passants des assauts du soleil, la promenade hors du temps qui mène au musée vaut à elle seule le détour.

Aménagé dans une ancienne maison du Ksar Tissergate, ce musée unique dans la vallée du Drâa retrace le mode de vie traditionnelle des populations berbères et touaregs de la région de la vallée du Drâa et présente différentes caractéristiques de cette région pré-désertique.

En entrant dans le musée, vous découvrirez une succession de salles thématiques telle que l’exposition des bijoux traditionnels aux motifs géométriques ou floraux, très prisés par les visiteurs. D’autres salles vous détailleront les ustensiles de la vie quotidienne comme le matériel agricole pour travailler les champs ou les techniques utilisées pour irriguer les sols, collectivement gérés, pour entretenir les canaux d’irrigation (séguia).

Une autre salle vous présentera le costume traditionnel que portait la population locale et qui a su conserver les traces des civilisations qui se sont succédées dans la province de Zagora. L’habit traditionnel de la vallée du Drâa présente des particularités qui lui sont propres. Le costume officiel des hommes se compose d’une Darrâa, sorte de gandoura et d’un feroual, ruban en tissu fin servant de coiffe. En hiver, le burnous, drap en laine épais soigneusement tissé pourvu d’un capuchon, constitue l’habit par excellence. La femme se couvre entièrement d’un izar ou malhfa, longue étoffe maintenue à hauteur de la poitrine pas deux grosses fibules en argent et ceinturée à la taille. Costume, dessin, texture, étoffe… l’habit traditionnel de la vallée du Drâa présente des particularités qui lui sont propres.

Si les différents objets exposés sont bien annotés, une visite avec un guide vous apportera le supplément d’âme qui vous permettra de repartir avec un très bon souvenir du Musée des Arts et Traditions de la Vallée du Drâa. Une belle initiative pour mieux découvrir et comprendre les tribus qui vivaient ici.

ZAGORA

Zagora (suivre le lien pour toutes les explications sur la ville) est une ville du Maroc située dans la région de Souss-Massa-Drâa dans le sud marocain aux confins de la luxuriante vallée du Drâa, sur la piste des caravanes vers Tombouctou. Elle est entourée de quelques belles kasbahs.

Depuis Tissergate nous contournons l’oasis par l’est. La route est bordée d’un grand nombre de ksours qui aparaissent tous en forme village fortigfié par des remparts en pisé. Au loin quelques kasbahs se distinguent pas toujours en bon état sur le ciel bleu et les montagnes sombres

Plus loin nous découvrons une fabrique de poterie . Nous observons leur principe de production de grandes jarres. Ils utilisent pour cela des gabarits sur lesquels ils font sécher la glaise avant de l’enfourner dans un immense four à l’air libre. Le chauffage est alimenté par les feuilles de palmiers.
Les poteries de cette région, souvent des jarres historiquement dédiées aux dattes, sont ensuite blanchies à la chaux.

Chaque pièce est unique et reflète l’ingéniosité des artisans et leur respect des traditions. Les « défauts » font le charme de ces objets.

Sur la reoute de retour à Zagora nous traversons divers ksours tous sur le même modèle. Nous croisons régulièrement des charettes à ânes conduties par des gamins qui n’ont probablement pas 10 ans.

en rejoignant la N12, nous voyons les prémices du désert sahariens avec quelques dunes de petites taille mais qui ont un charme fou…

 

Puis nous retournons à Zagora pour l’immense souk du dimanche où tous les berbères se retrouvent pour échanger bêtes et légumes, mais aussi vêtements quincaillerie, dans une ambiance assez extraordinaire ! Voir l’article sur la ville de Zagora

AMEZROU

Rendez-vous ensuite jusqu’à Amezrou, petit village aux pieds de l’ancienne « kasbah des juifs ». Nous suivons notre guide trouvé en chemin au travers de la palmeraie. nous constatons à quel point elle souffre de la sécheresse. Ici le bain de sable est une institution : les bienfaits sont nombreux dont la guérison des rhumatismes

La splendide palmeraie de Zagora s’étire tout en longueur sur des dizaines de kilomètres. Juste au delà de la zone d’irrigation se trouvent des ksars, villages fortifiés contre le soleil et les aggressions. Les maisons de terre sont étroitement imbriquées, et l’habitat traditionnel est préservé.

L’immense kasbah des juifs est une forteresse du XIIème siècle bâtie au beau milieu de la palmeraie. Profitez de ses charmants jardins pout vous détendre, tout en dégustant un thé à la menthe. Au cœur du village, les ruelles tortueuses bordées de maisons en pisé vous conduiront jusqu’à l’élégant minaret de la mosquée. une grande partie du ksar est détruit. Et depusi longtemps… cela remonte aux dernières ortes pluies. C’est le cas de la synagogue ou encore de l’école. Mais il est encore habité par de nombreuses familles

 

Notre guide nous amène à un magnifique petit musée. Ici Omar vend essentiellement ses trésors à des commerçants. Peu de touristes viennent ici en direct. Il faut connaitre. Et c’est bien dommage, car réellement les produits qu’il propose sont de grande qualité et plutôt rares. Des portes magnifiques sont exposées, dont certaines partent pour être transformées en table, des objets qui viennent du Mali, des bijoux berbères bien sûr et des tapis

Un peu plus loin nos pénétrons dans le logement d’une famille qui produit des gandouras, une tenue traditionnelle caractérisée par une longue et large tunique sans manches et sans capuchon, décorée de ponpons multicolores

La ville de Zagora est la perle d’un petit paradis de palmerais, ne ratez pas la petite promenade dans les champs, les dattiers, les quartiers traditionnels les douars et les ksours, vous découvrirez à travers les traditions des gens avec leurs sourires leurs accueils, vous serez fasciné du désert.

TAMEGROUTE

Non loin de là, toujours en direction de Mhamid, se trouve la ville de Tamegroute, grand centre religieux de la région avec la zaouïa Sidi Naceri. Elle abrite également une célèbre mosquée aux toits de faïence bleue et au minaret blanc

La Zaouïa Naciria de Tamegroute est aujourd’hui un patrimoine culturel national, un lieu de recueillement et un monument qui conserve des trésors historiques.

La Zaouia Naciria Jaafariya Zainabiya Chadiliya trouve ses racines en 1575, lorsque Cheikh Abou Hafs Omar Ben Ahmed Al Ansari, un des notables et mystique du Drâa, s’installe à Tamegroute, un foyer de brassage humain, et y fonde une Zaouïa pour diffuser des valeurs spirituelles, à travers sa Tariqa soufie (voie mystique) basée sur la Sunna. Un siècle plus tard, le visionnaire à la foi généreuse, Cheikh Sidi M’hammad Ben Nacer fera de la Zaouïa un grand centre de la culture soufie, doté d’une grande bibliothèque, et dont le rayonnement s’étendra sur le reste du Maroc et au-delà vers les pays du Soudan.

Elle sera connue désormais sous l’appellation de Zaouïa Naciria, et jouira d’une grande influence spirituelle, socio-économique et politique.

Le tombeau de l’emblématique Cheikh se situe près de la porte d’entrée de la Zaouïa, dans le mausolée connu sous le nom du jardin des Cheikhs, en hommage à la mémoire des grands soufis qui tissèrent l’histoire de la prestigieuse Tariqa.

C’est là que se trouve aussi la première bibliothèque du désert, une bibliothèque coranique créee au XVIème siècle

Elle est considérée comme parmi les plus riches du Maroc et du Monde Islamique. Fondée par Al Imam Abou Al Abbass Ahmed Naciri, elle renforcera le rôle de la confrérie en tant que centre spirituel rayonnant où convergeront des érudits, des oulémas et des tolbas en quête du savoir, attirés en cela par les collections d’ouvrages, de parchemins et de manuscrits précieux qui y sont réunis.

Riche de près de 4000 livres, cette prestigieuse bibliothèque abrite aujourd’hui des travaux séculaires de théologie, d’histoire, de science et de médecine en provenance de toutes les régions du Maroc, d’Andalousie et du Moyen orient (Médine, Istanbul, le Caire,…).

Parmi les milliers de manuscrits conservés, nous trouvons également des Corans enluminés et des traités de mathématiques, d’astrologie, d’astronomie et de pharmacopée, ainsi qu’un exemplaire tricentenaire du Coran, un ouvrage de Pythagore en arabe vieux de 500 ans et des manuscrits de grands savants musulmans Ibn Sina, Ibn Rochd et Al Khawarizmi.

Tamegroute est également réputée dans le pays pour le savoir-faire de ses artisans potiers. Depuis la nuit des temps, elle est l’une des premières activités artisanales de l’homme. Retrouvez notre article consacré à cet art et découvrez les particularités des poteries de Tamegroute

TINFOU & la zaouia de taggerssifft

Nous poursuivons notre descente vers le sud et sortons de la nationale  pour visiter Tinfou. La route serpente au milieu de la palmeraie avec la particularité c’est qu’ici les palmiers sont ensablés…

Une piste nous emmène juqu’à la Zaouia de Taggerssifft, un vieux ksour absolument charmant entouré de sable où vivent encore de nombreux habitants

À quelques kilomètres nous partons explorer les dunes de Tinfou ! Ce petit erg est accessible à tous les véhicules, et il est très facile de s’y repérer.

Ce petit erg (dunes) est à quelques centaines de mètre par une piste parfaitement carrossable. Quelques auberges sont à proximité, et au fond, on aperçoit les sommets des djebels voisins. On ne peut pas se perdre dans Tinfou comme à Merzouga ou à Chebbi, mais on peut déjà y trouver le sable, monter sur une dune, ou, au contraire, au creux des vagues de sables, s’imaginer être seul au monde.

LES LIENS VERS LES PHOTOS de la Vallée du Drâa

J 505 LA ROUTE DE L’ANTI ATLAS ET LA VALLEE DU DRÂA MAROC

LE GARAGE IRIKI DE ZAGORA SPECIALISTE DU 4X4

j 506 AMEZROU – ZAGORA

j 507 TISSERGATE – l’Oasis de ZAGORA et le Grand souk du dimanche

LES POTIERS DE TAMEGROUTE – ZAGORA MAROC

J 508 TAMEGROUTESA ZAOUIA ET SA BIBLIOTHEQUE DU DESERT

j 508 TINFOU – village, zaouia tagarssifft & LES DUNES DE TINFOU – ZAGORA MAROC

VIDEO DE L’ETAPE

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LES LIENS

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