L’Aquarium des Deux Océans : Au Carrefour des Mondes Sous-Marins Cape Town Afrique du Sud
Une odyssée sensorielle et scientifique entre le courant chaud des Aiguilles et le flux glacé de Benguela

Inauguré le 13 novembre 1995 sur le dynamique V&A Waterfront, l’Aquarium des Deux Océans s’impose comme l’un des joyaux majeurs de la ville de Cape Town . Plus qu’une simple attraction touristique, ce complexe moderne de sept galeries thématiques abrite plus de 5 000 spécimens marins.

Il matérialise de façon spectaculaire la frontière liquide unique au monde où se rencontrent l’océan Indien et l’océan Atlantique. À travers plus de quatre millions de litres d’eau de mer, les visiteurs sont invités à une véritable immersion, le nez collé contre d’immenses parois de verre acrylique qui retiennent des écosystèmes entiers en suspension.
Chaque galerie a été pensée pour mettre en lumière la diversité biologique découlant de cette double influence océanique. Le voyage commence par la découverte de la fascinante cathédrale végétale de la Kelp Forest (forêt de varech géant), l’une des très rares présentations de ce type en intérieur à travers le monde. Portée par le va-et-vient d’une houle artificielle, cette forêt sous-marine abrite une faune d’une richesse incroyable, où les poissons multicolores frayent à l’abri des prédateurs.
Pour les plus jeunes, l’aventure prend une dimension tactile et ludique à la Touch Tide Pool (le bassin de marée tactile) et à la Ray Pool, où un système ingénieux de caméras et de télescopes géré par informatique permet d’explorer l’infiniment petit et d’interagir directement avec les textures étonnantes du vivant. Du ballet gracieux des raies à la nage placide des tortues géantes, l’émerveillement est total et propulse littéralement le public dans le monde enchanteur de Nemo.
Au-delà du spectacle visuel, l’aquarium déploie de nombreuses installations interactives destinées à conscientiser les visiteurs sur la fragilité des océans, l’impact de la pollution plastique et l’urgence de la préservation de l’environnement. L’éthique scientifique de l’établissement se traduit également par ses programmes de réhabilitation : à ce titre, les requins qui peuplaient autrefois le grand bassin (et avec lesquels il était possible de plonger) ont été relâchés en mer, leur espace faisant actuellement l’objet d’une vaste rénovation pour s’adapter aux futurs standards de conservation de l’institution.

Dès le grand hall d’entrée franchi, l’agitation du Waterfront s’efface pour laisser place au silence bleuté des premières vitrines. Conçues comme des fenêtres ouvertes sur les récifs coralliens chauds de l’océan Indien, ces premières stations nous plongent immédiatement dans une explosion de formes et de couleurs. C’est une entrée en matière saisissante, où l’œil doit s’habituer à décoder les contrastes chromatiques et les incroyables stratégies de dissimulation développées par la faune marine.

En approchant du premier grand bac, nous sommes immédiatement saisis par la clarté de l’eau et la vitalité des colonies de coraux branchus qui s’élancent vers la lumière. Au milieu de cette architecture minérale vivante, une multitude de petits poissons s’activent. Un peu plus loin, un petit groupe capte notre attention par sa grâce géométrique. L’Hénioche cocher (Heniochus diphreutes) plane dans le courant. Avec son corps compressé latéralement, ses bandes contrastées noires et blanches et son long filament dorsal jaune vif qui s’étire comme une traîne, il semble dessiner des arabesques dans l’eau claire. Sa silhouette graphique contraste merveilleusement avec le va-et-vient plus désordonné des autres habitants du récif. A ses côtés nous observons deux grands spécimens au corps ovale gris argenté et à la queue claire. L’un est positionné horizontalement en bas à gauche, et l’autre est orienté vers la droite, juste en dessous de la roche centrale: des poissons-chirurgiens gris (Acanthurus bahianus – Ocean Surgeonfish)

En déplaçant notre regard vers des vitrines plus intimes, le décor change. Le sable blanc et les anfractuosités rocheuses abritent des espèces bien plus discrètes, dont l’existence même dépend de l’art du camouflage ou de la dissimulation. Le Poisson-cacatoès (Ablabys taenianotus), posé sur le substrat, ressemble à s’y méprendre à une feuille morte ou à un morceau d’algue brune dérivant au gré du courant. Sa haute nageoire dorsale, qui débute juste au-dessus de ses yeux sombres, accentue cette silhouette végétale tandis qu’il reste presque immobile, confiant dans son mimétisme parfait. À côté, la Murène à yeux blancs (Gymnothorax thyrsoideus) tapie sous un surplomb rocheux laisse dépasser la moitié de son corps serpentiforme. Son épiderme rosé, parsemé d’une infinité de petites taches blanches et grises, se fond idéalement dans le granite environnant, tandis que son œil blanc, minuscule et perçant, guette le passage d’une proie potentielle depuis l’obscurité de sa cachette.

Les bassins suivants mettent en scène des cohabitations fascinantes, où la beauté des formes cache souvent de redoutables systèmes de défense. Au détour d’une paroi vitrée, l’Étoile de mer à bosses rouges (Protoreaster linckii) déploie son corps massif d’un blanc crème, souligné par un réseau géométrique de plaques et de protubérances d’un rouge écarlate. Juste à ses côtés, le Poisson-lion (Pterois miles) déploie ses nageoires pectorales comme des éventails de plumes zébrées, ses longues épines venimeuses flottant avec une légèreté trompeuse. Dans un coin plus sombre, le mimétisme atteint son paroxysme avec le Poisson-scorpion barbu (Scorpaenopsis oxycephala). Véritable extension de la roche, son corps est entièrement recouvert d’excroissances cutanées et d’algues encroûtantes, et seule l’infime pulsation de ses ouïes révèle la présence de ce redoutable prédateur passif.
La visite se poursuit vers des modules plus petits, véritables bijoux de technologie où la lumière est gérée pour sublimer la faune et la flore. Des anémones de mer , notamment des Anémones tubulaires Cerianthus sp. – Tube-dwelling Anemone , et des coraux mous déploient leurs tentacules charnus sous une lumière actinique d’un bleu profond, révélant des propriétés de fluorescence spectaculaires. C’est un spectacle presque hypnotique, où les pointes vertes et roses des polypes semblent vibrer d’une énergie propre, achevant de nous préparer aux géants que nous allons rencontrer dans les galeries suivantes.

La déambulation à travers les galeries de l’aquarium nous réserve un magnifique contraste entre la délicatesse des petites créatures côtières et la force tranquille des espèces de l’océan profond. En approchant d’un bac baigné d’une lumière douce, nous découvrons un herbier de zostères où s’accrochent de timides hippocampes. Parmi eux, l’Hippocampe de Knysna (Hippocampus capensis), une espèce endémique d’Afrique du Sud extrêmement menacée, se confond idéalement avec la végétation grâce à sa robe verte et brune. À ses côtés, l’Hippocampe à museau court (Hippocampus hippocampus) s’agrippe fermement aux tiges grâce à sa queue préhensible, oscillant doucement au rythme du courant artificiel.
Plus loin, l’ambiance lumineuse s’obscurcit pour mettre en valeur des organismes luminescents et mystérieux. Des cérianthes déploient leurs tentacules fins et translucides sous une lumière violette fluorescente, évoquant des fleurs de verre s’épanouissant sur le fond sableux. Non loin, une Méduse lune (Aurelia aurita) dérive gracieusement dans un bleu abyssal, ses pulsations régulières et ses canaux internes illuminés créant un spectacle hypnotique et apaisant.

Le changement d’échelle est brutal lorsque nous arrivons devant les immenses vitrines des espèces pélagiques et côtières de plus grande taille. Un imposant Poisson-cochon (Bodianus bilunulatus), au corps massif et à la mine patibulaire, passe à quelques centimètres de la vitre, nous fixant de son œil cerclé de blanc tout en faisant bouger ses nageoires pectorales avec une surprenante agilité. Enfin, sur le fond sableux d’un autre bassin, une splendide Langouste du Cap (Jasus lalandii) se dresse fièrement sur ses pattes robustes. Ses longues antennes orange pointées vers le haut, son exosquelette rougeoyant constellé de petites bosses rugueuses et ses pattes violacées témoignent de la formidable diversité des crustacés qui peuplent les récifs rocheux et froids de cette côte australe.
Le grand bassin océanique offre une halte hypnotique où le temps semble suspendu, confortablement installés sur les gradins qui font face à cette immense muraille d’eau.
Notre oeil est immédiatement captivé par la silhouette imposante et presque préhistorique du Musselcracker noir (Cymatoceps nasutus). Véritable colosse des zones de ressac sud-africaines, ce seigneur des récifs impressionne par sa tête massive ornée d’un museau bulbeux d’un blanc d’albâtre, une excroissance charnue qui lui vaut le surnom local de « Poenskop ». Évoluant avec une force tranquille au milieu du ressac reconstitué, ce sparidé endémique rappelle par sa présence la fragilité des géants à croissance lente de l’Afrique australe, dont la survie dépend aujourd’hui de la création de sanctuaires marins protégés. Puis, notre attention s’est tournée vers le camouflage parfait du Faux jacopever Sebastichthys capensis – False Jacopever, paisiblement installé sur ses nageoires pectorales au milieu des anémones. Tandis que le Poisson-bécasse rouge Notopogon xenosoma – Longspine Bellowsfish , véritable curiosité de la nature, réalisait de parfaits vols stationnaires la tête inclinée vers le bas. Ces deux maîtres de l’adaptation, l’un dissimulé par sa magnifique livrée constellée de nacre et l’autre par sa silhouette anguleuse au rostre télescopique
Devant nous, un ballet majestueux et silencieux se déploie. Une splendide Raie-aigle du Cap (Myliobatis aquila) plane avec une grâce infinie juste sous la surface lumineuse, révélant son ventre d’un blanc immaculé ponctué de taches sombres sur les bordures de ses ailes pectorales. Non loin, une autre raie, au dos sombre et lisse, ondule au-dessus du sable, effleurant presque le fond d’une glissade parfaitement maîtrisée.

C’est aussi dans ce grand espace bleuté que nage, d’un battement de nageoires lent et régulier, une magnifique Tortue caouanne (Caretta caretta). Son imposante carapace brune, sculptée par les ans, et sa tête massive aux plaques d’écaille bien dessinées forcent le respect. Elle s’approche curieusement de la vitre acrylique, nous offrant un face-à-face saisissant où l’on peut admirer son plastron jaunâtre et la puissance tranquille de ses membres antérieurs qui lui servent de rames dans l’immensité de son écosystème.

En déplaçant notre regard vers des vitrines adjacentes, le rouge vif d’un arrière-plan met en valeur la silhouette d’un Poisson-lion (Pterois miles), dont les rayures blanches et orange et les épines dorsales dressées évoquent une parure de guerrier récifal. Enfin, au ras du sable blanc où poussent de petits bouquets de verdure marine, de jeunes Requins-hâ (Galeorhinus galeus) se faufilent avec vivacité, leurs corps fuselés et grisâtres glissant avec une souplesse féline, parfaits ambassadeurs de la vie prédatrice côtière de l’Afrique australe.
À l’étage, le décor se transforme radicalement pour nous accueillir dans une vaste zone ouverte à l’atmosphère tropicale, où de grands palmiers et des fougères denses recréent un véritable écrin de verdure côtière. Avant de rejoindre la plage de galets, notre regard est attiré par plusieurs vivariums et petits bassins d’eau douce intégrés au milieu de la végétation, qui abritent des espèces d’une grande rareté.

C’est là que se dissimule le Crapaud léopard du Cap (Sclerophrys pantherina), un amphibien endémique d’Afrique du Sud, remarquable par son dos robuste marbré de motifs géométriques olive et jaune. Juste à côté, un Xénope lisse (Xenopus laevis) se tient suspendu entre deux eaux, dévoilant ses petites pattes avant fines et ses puissantes pattes arrière palmées, parfaitement adaptées à la vie aquatique. Les petits bassins environnants révèlent d’autres merveilles de la faune locale, comme un élégant Poisson-cocher rouge (Prognathodes aculeatus) nageant près d’une anémone, ou un discret Sébaste rouge (Sebastes capensis) posé sur le sable sombre, tandis que de petites langoustes s’activent sous une feuille de varech.

En poursuivant notre chemin sur la passerelle en bois, nous débouchons sur la plage reconstituée qui sert de refuge aux mascottes incontournables de l’aquarium : le Manchot du Cap (Spheniscus demersus). Plusieurs individus se dandinent sur les rochers ou lissent leur plumage noir et blanc sous les panneaux d’information qui alertent sur les menaces d’extinction pesant sur cette espèce d’ici 2035. Parmi eux, une rencontre insolite capte notre attention près des barrières en bois : un Manchot gorfou (Eudyptes chrysocome), reconnaissable à ses aigrettes d’un jaune vif qui encadrent sa tête noire et à son bec rouge robuste. Qu’ils soient blottis contre les rochers pour une sieste à l’abri du vent ou en train de glisser avec agilité dans l’eau claire de leur grand bassin, ces oiseaux charismatiques offrent un spectacle attendrissant qui sensibilise petits et grands à l’importance cruciale de leur préservation dans les eaux sud-africaines.

La redescente vers le rez-de-chaussée nous ramène face à la spectaculaire forêt de varech géant, que l’on peut admirer sur plusieurs niveaux pour une perspective unique de la surface jusqu’au fond sableux. Cet écosystème vertical, bercé par une houle artificielle permanente, recrée une véritable cathédrale végétale baignée d’une lumière translucide. Au milieu des immenses stipes de varech qui ondulent doucement, une multitude de poissons typiques des eaux froides du Cap se faufilent. Des sars zèbre (Diplodus cervinus hottentotus ) arborent fièrement leurs bandes verticales sombres et contrastées, tandis que de superbes poissons orangés, comme le sébaste tacheté (Sebastes capensis), apportent des touches de couleur vive dans cette pénombre émeraude.
Au niveau le plus bas, notre regard plonge vers le fond sableux où patrouillent les grands prédateurs du courant de Benguela. Un Requin-hâ (Galeorhinus galeus) glisse à mi-hauteur avec une vivacité remarquable, son corps fuselé et athlétique fendant l’eau au milieu des algues.

Puis vient l’observation du requin plat-nez (Notorynchus cepedianus) au cœur de la forêt de kelp : l’un de nos moments forts. C’est fascinant de voir ce seigneur des eaux côtières glisser avec une agilité parfaite au milieu des grandes lianes brunes qui ondulent. Pouvoir admirer d’aussi près ses sept paires de fentes branchiales et son allure de fossile vivant, presque irréelle, offre une immersion immédiate dans la richesse sauvage des fonds marins du Cap.
Plus bas encore, un impressionnant Requin taureau (Carcharias taurus), reconnaissable à sa silhouette massive et trapue, plane lentement au ras du sable d’un mouvement presque imperceptible. Sa peau sombre et constellée de petites taches fauves se détache nettement sur le substrat clair, tandis qu’un banc de sérioles du Cap (Seriola lalandii) passe au-dessus de lui en un mouvement collectif d’une synchronisation parfaite.
Au cœur des grands stipes de kelp, le chrysolaphe bleu (Chrysoblephus laticeps), plus connu sous le nom local de Red Roman, apporte une magnifique touche de couleur orange vif aux bassins rocheux. Observer la silhouette massive et le profil abrupt de ce poisson récifal emblématique, curieusement posté face à ses congénères à l’abri de la végétation sous-marine, témoigne de la riche biodiversité endémique qui peuple les failles rocheuses de la péninsule du Cap
Cette immersion à double niveau nous permet d’apprécier la complexité de cette faune marine. En s’approchant tout près des parois, d’immenses mérous sombres comme le Mérou jaune (Epinephelus marginatus ) nous fixent de leur œil rond et placide, presque immobiles près des rochers. Ce face-à-face silencieux avec les géants et les voltigeurs du varech met un point d’orgue mémorable à notre visite de ce sanctuaire océanique.
Cette formidable route des profondeurs se découvre facilement sur le Waterfront du Cap, l’aquarium étant ouvert tous les jours de l’année de neuf heures trente à dix-huit heures. Côté budget, l’entrée pour notre famille de quatre personnes s’élève à neuf cent quatre-vingts rands. Pour planifier au mieux votre visite, n’hésitez pas à consulter le site internet officiel www.aquarium.co.za et à jeter un œil au grand tableau d’affichage situé à l’entrée afin de caler votre parcours sur les heures de nourrissage des manchots et des raies.
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FAUNE ET FLORE
Daman des rochers (Procavia capensis – Rock Hyrax)
Manchots du Cap (Spheniscus demersus – African Penguin)
Babouin chacma du sud (Babouin chacma – Chacma Baboon – Papio ursinus)
Otarie à fourrure du Cap (Cape Fur Seal – Arctocephalus pusillus)
L’Hénioche cocher (Heniochus diphreutes)
poissons-chirurgiens gris (Acanthurus bahianus – Ocean Surgeonfish)
Poisson-cacatoès (Ablabys taenianotus)
Murène à yeux blancs (Gymnothorax thyrsoideus)
Étoile de mer à bosses rouges (Protoreaster linckii)
Poisson-scorpion barbu (Scorpaenopsis oxycephala)
Hippocampe de Knysna (Hippocampus capensis)
Anémones tubulaires Cerianthus sp. – Tube-dwelling Anemone
Langouste du Cap (Jasus lalandii)
Musselcracker noir (Cymatoceps nasutus)
Raie-aigle du Cap (Myliobatis aquila)
Requin-hâ (Galeorhinus galeus)
Faux jacopever Sebastichthys capensis – False Jacopever
Poisson-bécasse rouge Notopogon xenosoma – Longspine Bellowsfish
Manchot gorfou (Eudyptes chrysocome)
Crapaud léopard du Cap (Sclerophrys pantherina)
requin plat-nez (Notorynchus cepedianus)
sars zèbre (Diplodus cervinus hottentotus )
Requin taureau (Carcharias taurus)
sérioles du Cap (Seriola lalandii)
chrysolaphe bleu (Chrysoblephus laticeps)
Mérou jaune (Epinephelus marginatus )
Écureuils gris de Caroline (Sciurus carolinensis)
Ouette d’Égypte (Alopochen aegyptiaca)
Goéland dominicain (Larus dominicanus / Kelp Gull)
Mouette du Cap (Chroicocephalus hartlaubii / Hartlaub’s Gull)
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Festin Carnivore et Douceurs de l’Overberg au Bossa Burgundy
Une halte hautement réconfortante et gourmande après les émotions sauvages de la Clarence Drive
La transition est saisissante lorsque l’on quitte les courbes spectaculaires de la Clarence Drive pour s’offrir une pause chaleureuse dans la douceur de vivre de la région du Cap. Après avoir bravé le vent et croisé les fameux babouins de la côte, la faim se fait pressante pour notre petit groupe de voyageurs. C’est au restaurant Bossa Burgundy que nous décidons de poser nos valises le temps d’un déjeuner sous le signe de la convivialité et de la tradition carnivore sud-africaine. L’ambiance y est animée, typique de ces adresses où les locaux aiment se retrouver pour partager de généreuses pièces de viande grillées à la perfection, rappelant l’amour indéfectible de ce pays pour la cuisine au feu de bois et le sens du partage.
La lecture de la carte s’annonce immédiatement comme un voyage de saveurs intenses. Nadège jette son dévolu sur le filet de bœuf Pepper Jack, une pièce d’une tendreté absolue. De mon côté, je me laisse tenter par le Rump Pepper Jack, un pavé de croupe généreux flambé au brandy sous nos yeux, puis magnifié par une sauce onctueuse au poivre vert de Madagascar, des copeaux de pecorino et quelques feuilles de roquette sauvage qui apportent une note poivrée et fraîche à l’ensemble.
Bastien reste fidèle aux grands classiques des steakhouses locaux en optant pour un magnifique Sirloin de bœuf à la cuisson impeccable. Quant à Margot, elle choisit la gourmandise absolue avec le filet de bœuf Johnny Blue, une création originale et robuste couronnée de bacon croustillant, de mozzarella fondue et de champignons charnus, le tout entièrement drapé sous une généreuse et crémeuse sauce au fromage bleu. Les assiettes sont copieuses, accompagnées de frites dorées, illustrant à merveille la générosité de la table sud-africaine.
Pour clore ce festival de grillades, la tentation sucrée est trop forte. Nous craquons collectivement pour des gaufres belges croustillantes encore tièdes, généreusement nappées de Nutella et de petits fruits des bois acidulés qui équilibrent parfaitement la richesse du chocolat. Et pour parfaire cette expérience culinaire, je ne résiste pas à l’appel du célèbre Dom Pedro. Ce dessert liquide emblématique d’Afrique du Sud, sorte de milk-shake pour adultes mariant de la glace à la vanille et de la crème, est ici sublimé par l’Amarula. Cette liqueur mythique est élaborée à partir des fruits du célèbre marula, un arbre hautement symbolique des savanes dont les éléphants raffolent des fruits fermentés. C’est une douceur onctueuse et fraîche, idéale pour trinquer à la réussite de nos aventures sur les routes du Western Cape.
Le restaurant Bossa Burgundy est ouvert tous les jours de la semaine pour le déjeuner et le dîner. Les tarifs des plats principaux oscillent généralement entre 150 et 300 rands, offrant un rapport qualité-prix exceptionnel pour des viandes d’une telle qualité. Vous pouvez retrouver l’ensemble de leurs menus et réserver votre table directement sur leur site internet officiel bossa.co.za.
Tarif pour 4 avec biere, boissons et dessert 1500 ZAR
Une Halte Sacrée chez Spur : Le Paradis de la Grillade Sud-Africaine
Quand la Route s’Arrête pour Laisser Place à la Gourmandise
Après des kilomètres de pistes à avaler la poussière, il est des enseignes dont la simple vue du logo réveille instantanément les papilles et réchauffe les cœurs. Spur Steak Ranches fait indéniablement partie de ces institutions incontournables en Afrique du Sud où l’on sait que l’on va passer un moment d’une convivialité absolue. Pour notre tablée de quatre aventuriers, pousser la porte de ce restaurant, c’est l’assurance de retrouver une ambiance authentique, joyeuse, et surtout une carte ultra-généreuse capable de satisfaire toutes les faims, des envies de fraîcheur croquante aux appétits de carnivores les plus féroces.
Les festivités culinaires commencent en beauté avec une entrée à partager qui met tout le monde d’accord : un bol de foies de volaille épicés, fondants à souhait, baignant dans une sauce onctueuse et relevée, escorté d’un pain à l’ail croustillant tout juste sorti du four. Pour les amateurs de grignotage tex-mex, l’assiette de nachos mexicains s’impose comme un chef-d’œuvre de gourmandise, combinant le croquant des tortillas au fondant d’une montagne de fromage fondu, couronnée d’un dôme généreux de guacamole crémeux, de crème acidulée et de dés de tomates fraîches.
La suite du repas s’articule autour de plats principaux tout aussi mémorables. Une immense assiette de salade composée apporte une magnifique touche de couleur et de fraîcheur, mariant de tendres lanières de poulet grillé, du bacon croustillant, des lamelles d’avocat parfaitement mûr et une fine brunoise d’oignons rouges pour le peps. Côté grillades, le spectacle est au rendez-vous. On se délecte d’un steak de bœuf d’une tendreté absolue, littéralement submergé sous une coulée de sauce au fromage hautement addictive et flanqué d’une généreuse portion de frites dorées. Pour les puristes, une autre pièce de viande saisie à la perfection s’accompagne de deux impressionnants os à moelle rôtis, libérant une texture riche et savoureuse. Enfin, le poulet braisé, magnifiquement caramélisé et laqué d’une sauce barbecue sirupeuse, rappelle à chaque bouchée le savoir-faire unique des Sud-Africains en matière de braai et de grillades.
Pour découvrir l’ensemble de leurs spécialités ou localiser votre prochaine étape gourmande lors d’un road-trip, n’hésitez pas à consulter leur site officiel : https://www.spursteakranches.co.za/
Une Escale Gourmande Face au Port de Hout Bay : The Lookout
Quand les saveurs de l’océan Indien et les épices du Cap s’invitent à la table des voyageurs
Pour la pause de la mi-journée, l’animation du port de Hout Bay nous offre un cadre idéal. C’est ici, installés au Lookout Restaurant, que nous choisissons de faire halte afin de découvrir la richesse culinaire locale dans une ambiance maritime authentique. Face aux eaux scintillantes de la baie, la carte propose un savoureux voyage entre produits de la mer ultra-frais et influences indiennes traditionnelles, une dualité historique qui caractérise profondément la culture gastronomique de la région du Cap.
Pour débuter ce déjeuner, nous nous laissons tenter par une entrée iodée et incontournable : une assiette d’huîtres fraîches locales, réputées pour leur finesse. Présentées sur un lit de glace pilée et généreusement garnies d’un tartare de condiments subtilement vinaigré, elles sont accompagnées de quartiers de citron frais dont le jus vient réveiller les notes marines en bouche. La suite du repas met en lumière la richesse des épices du Cap, un héritage direct de la cuisine malaise et indienne très ancrée en Afrique du Sud. Bastien opte pour un classique et réconfortant Butter Chicken, un poulet fondant mijoté dans une sauce onctueuse, doucement épicée et parfumée, servie dans un grand bol blanc sous une fine galette croustillante qui préserve toutes les saveurs et la chaleur du plat. Dans la même lignée aromatique,
Nadège choisit la pizza Ahoy Matey, une spécialité originale cuite au feu de bois où la pâte fine et dorée est nappée de morceaux de poulet façon tikka masala, relevée d’oignons rouges croquants, de coriandre fraîche et de généreuses touches de yaourt blanc frais pour adoucir le piquant des épices. Pour ma part, la proximité immédiate des bateaux de pêche m’oriente vers un choix purement maritime : un Seafood Cioppino. Cette réinterprétation d’un ragoût de la mer traditionnel se compose d’un bouillon de tomates copieux et subtilement relevé, dans lequel s’entremêlent des morceaux de poisson frais, des moules charnues en coquille, des calamars tendres et de magnifiques crevettes entières, le tout surmonté d’un brin d’aneth et escorté d’une assiette de frites dorées. L’ensemble de ce repas, partagé en famille et accompagné de vin blanc et de boissons fraîches, s’élève à un montant total de 1300 ZAR. Une très belle étape qui confirme que la cuisine sud-africaine excelle autant dans le travail des produits de son terroir marin que dans l’art de marier les influences du monde.
Délices de Mésopotamie au Mesopotamia Kurdish Restaurant
Une escale gourmande aux saveurs kurdes et levantines à Cape Town
Pour le déjeuner, nous succombons à l’appel des parfums envoûtants du Mesopotamia Kurdish Restaurant. Cette cuisine moyen-orientale réveille en nous de magnifiques souvenirs de voyages passés en Turquie et en Jordanie, une culture culinaire où le partage et la générosité sont élevés au rang d’art. L’ambiance chaleureuse nous plonge immédiatement dans une hospitalité typiquement kurde, offrant un contraste saisissant et fascinant avec l’effervescence urbaine sud-africaine.
C’est tout naturellement en observant la table que notre rituel commence par un généreux plateau de mezzés proposé à 165 ZAR. Disposées avec soin, les spécialités s’offrent à nos papilles : l’onctuosité du hummus rivalise avec la fraîcheur acidulée du tatziki, tandis que l’ezme bien relevé et la shaksuka fondante se marient à merveille avec les dolmades délicatement roulées et les légumes frits du kizartma. Pour accompagner ce festival coloré, un assortiment de pains traditionnels, comprenant un pain ballon spectaculairement gonflé, de la pita moelleuse et quelques morceaux croustillants de taco, circule joyeusement de main en main.
La suite du festin maintient cette belle effervescence culinaire. Margot se régale d’une cassolette de poulet mijotée dans une sauce tomate maison aux légumes de saison, servie fumante dans son pot en terre cuite traditionnel et recouverte d’une généreuse couche de fromage fondu doré à souhait.
De son côté, Bastien se laisse tenter par les pideli köfte, ravivant ses souvenirs anatoliens avec ces boulettes de viande traditionnelles savoureuses, dressées sur un lit de pain à l’ail imbibé de sauce tomate et accompagnées d’un yaourt onctueux.
Nadege apprécie la subtilité du chicken Nazik, où la volaille tendre et mijotée repose sur une délicieuse purée d’aubergines au yaourt ailé. Quant à l’Iskender choisi pour mon assiette, le gigot d’agneau confit et fondant révèle des arômes profonds, magnifiquement nappé de sa sauce spéciale sur un pain naan, escorté de riz safrané et d’une salade croquante.
Pour clore en beauté ce voyage gustatif, nous partageons quelques morceaux de baklava croustillants et saturés de pistaches vertes concassées, servis avec une boule de glace à la vanille et une touche de crème fouettée. Cette table vivante et riche en saveurs démontre à quel point la scène gastronomique de Cape Town sait célébrer les cultures du monde entier avec authenticité.
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Au Cœur de Cape Town : Pause Gourmande au Restaurant Karibu et Vue sur la Marina au V&A Waterfront
L’ambiance est tout simplement magique sur les terrasses animées du V&A Waterfront, où nous prenons la direction du Restaurant Karibu (https://kariburestaurant.co.za/) pour nous installer confortablement en extérieur. De là, nous jouissons d’une vue imprenable sur la baie et la marina où balancent doucement les voiliers. Pour nous faire patienter au soleil, quelques sticks dorés et croustillants nous sont gracieusement offerts, accompagnés d’huile d’olive vierge et de vinaigre balsamique.
Vient ensuite le moment d’imprimer nos choix sur la carte. Nadège opte en premier lieu pour une grande spécialité locale, le Malay Chicken curry, un plat mijoté tout en douceur avec son mélange classique d’épices parfumées. Malheureusement, la déception est au rendez-vous dans l’assiette : les morceaux de poulet sont de basse qualité, principalement composés de peau et de chair de cuisses, et servis en quantité si faible que nous demandons poliment le retour du plat. Changement de cap réussi puisque Nadège se réoriente vers le choix de Margot, le V&A Chicken, qui s’avère être un véritable délice. Ce plat associe de tendres suprêmes de poulet superposés de mozzarella fondante, de tomates séchées et d’un pesto de coriandre, le tout enveloppé dans une pâte phyllo croustillante cuite au four et nappé d’une délicieuse sauce à la marmelade d’oignons doux et au vin rouge.
De son côté, Bastien se régale avec une Masala Chicken salad aux aiguillettes de poulet marinées et au yaourt cumin, tandis que je me laisse tenter par les Venison medallions, une belle sélection de gibier du Bushveld saisi à la perfection et servi avec sa sauce crémeuse à l’Amarula. Une très belle table partagée en famille pour un total de 1300 ZAR boissons comprises.
Iron Steak & Bar à Cape Town : Le temple carnivore aux portes de Bo-Kaap
Niché au cœur de Breeze Street, à deux pas des ruelles colorées du quartier iconique de Bo-Kaap à Cape Town, le restaurant Iron Steack & Bar, ( Iron Steak and Bar ) s’impose comme une halte gourmande incontournable pour les amateurs de viande d’exception. L’établissement fait honneur à la culture carnivore sud-africaine en sublimant des découpes soigneusement sélectionnées, principalement issues d’élevages locaux nourris à l’herbe ou de prestigieuses lignées Wagyu. La cuisson maîtrisée sur charbon de bois et l’attention portée aux détails en font une adresse incontournable du centre-ville.
La formule hivernale réserve une expérience aussi généreuse que réconfortante. Le repas débute par une attention délicieuse : une portion de maïs soufflé chaud fourré au beurre offerte pour patienter. Après le plat principal, la formule se conclut en beauté avec un cornet de glace artisanale au caramel beurre salé, agrémentée de pépites de chocolat et de noix de pécan.
Lors de notre déjeuner à quatre, chacun a trouvé son bonheur autour de la table. Nadège a opté pour le Wagyu burger & chips, un burger juteux et savoureux servi avec des frites croustillantes, tout en bénéficiant elle aussi de la petite attention du maïs soufflé au beurre et de la glace gourmande en dessert. Pour nous trois, le choix s’est porté sur la pièce maîtresse de la carte, le « Main Act » : le Flat Iron Steak – grass fed de 200 grammes, servi tendrement tranché sur planche avec sa salade verte d’accompagnement et ses couteaux hachoirs emblématiques gravés au nom de la maison. En complément, les frites cuites dans la graisse de bœuf Wagyu (Wagyu beef dripping chips) ont apporté une touche de croustillant et une richesse en bouche inoubliables.
Iron Steak & Bar confirme qu’il est une maison où la viande est reine et où la qualité est au rendez-vous à chaque étape du repas. L’addition s’est élevée à 1 750 ZAR pour nous quatre, boissons comprises, ce qui représente un rapport qualité-prix exceptionnel pour une telle expérience au Cap.
Ultime Escale Gourmande avant l’Envol
La tradition du braai s’invite à l’aéroport du Cap pour un dernier banquet savoureux
Alors que notre vol pour Paris via Istanbul approche, nous nous accordons une halte bien méritée au Spur de l’aéroport international du Cap. Installés confortablement dans le terminal aux lignes architecturales contemporaines de verre et d’acier, nous embrassons du regard le paysage des Cape Flats, cette vaste plaine sableuse façonnée par les dépôts marins et entourée au loin par le relief gréseux de la montagne de la Table.
C’est dans ce cadre géographique unique, où la flore du fynbos s’épanouit sur les pentes environnantes et où le Souimanga du Fynbos voltige d’ordinaire parmi les proteas tandis que l’Océanite de Wilson patrouille les côtes atlantiques, que se perpétue une véritable institution sociologique. En Afrique du Sud, la culture de la viande grillée rassemble toutes les communautés depuis les traditions pastorales et l’histoire politique complexe du pays, élevant le banquet de viandes rôties au rang de symbole d’hospitalité nationale.
Sous nos yeux, la table se garnit de plats généreusement servis qui incarnent cette passion pour l’élevage du Bœuf issu des grands espaces du Karoo. Nous découvrons un succulent filet de viande grillée laqué d’une sauce barbecue sirupeuse et recouvert d’une tranche de cheddar fondant, flanqué d’une sauce aux poivres parfumée dans son ramequin, d’une montagne d’oignons frits croustillants et d’un panier métallique rempli de frites bien chaudes. À côté, un quart de poulet rôti exhibe une peau dorée et caramélisée par les braises, offrant un contraste parfait avec le croquant des effilochés d’oignons.
La gourmandise atteint un sommet lorsque nous entamons ces deux généreux demi-os à moelle coupés dans la longueur, saupoudrés de gros sel et rôtis à la perfection, accompagnant un pavé de viande juteux et fondant. Un autre filet nappé de marinade brillante s’accompagne d’une onctueuse sauce à la crème et au fromage, ravissant nos papilles avant les longues heures de voyage. Dans cet environnement aéroportuaire confronté aux enjeux écologiques modernes de gestion des déchets et d’empreinte carbone, retrouver une qualité irréprochable et des tarifs identiques à ceux des restaurants du centre-ville constitue une divine surprise. L’accès s’effectue librement dans la zone de départ du terminal international, permettant aux voyageurs de prolonger la magie sud-africaine jusqu’aux dernières minutes.
Site web : https://www.spursteakranches.com/ Coordonnées GPS : -33.9715, 18.6021
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Se ravitailler au Cap : Guide pratique pour un séjour réussi en Afrique du Sud
Que l’on s’apprête à prendre la route pour un long périple à travers l’Afrique australe ou que l’on s’installe au Cap pour explorer la péninsule, la question de l’approvisionnement est centrale. Entre métropole moderne et carrefour culturel, Le Cap offre une variété remarquable d’options pour remplir ses placards, faire le plein de carburant ou gérer son budget au quotidien.
Produits frais et viande : L’art du braai sud-africain
En Afrique du Sud, la viande occupe une place d’honneur, portée par la tradition incontournable du braai. Pour dénicher les meilleures pièces de bœuf, d’agneau, de porc, de poulet ou encore les fameuses boerewors (saucisses traditionnelles épicées), les boucheries locales spécialisées surpassent bien souvent la grande distribution en termes de conseils et de fraîcheur.
Parmi les adresses plébiscitées pour éviter les produits industriels :
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The Butcher’s Market : Présent notamment à Tokai (avec une sélection très variée dans un cadre moderne), à Eerste River (réputé pour ses très bons prix et ses conseils avisés), ainsi qu’à Strand et Brackenfell.
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The Butcher Man : Une institution populaire située dans le quartier de Green Point.
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Bismila Butchery : Idéal pour retrouver d’excellents produits locaux en plein centre-ville.
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Son of a Butcher, Sacks Butchery ou encore Bravo Meat Market constituent également de très bonnes alternatives de quartier.
Dans les grandes surfaces spécialisées comme Food Lover’s Market, les rayons regorgent également de pièces marinées prêtes pour le grill, à l’image du poulet mariné style barbecue (Chicken Flatty) ou des assortiments de boerewors artisanales.
Bien que la ville soit bordée par l’océan Atlantique, les enseignes de restauration comme Cape Town Fish Market ne proposent pas de poisson cru à l’étal. Pour cuisiner soi-même des produits de la mer, il convient de se tourner vers des poissonneries spécialisées :
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Fish4Africa : Un réseau de petites boutiques spécialisées disséminées dans différents quartiers (Woodstock, Monte Vista, Strand, etc.) proposant les arrivages du jour.
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Ocean Jewels : Une référence pour le retrait ou la livraison de poissons frais et surgelés de première qualité, notamment le merlu (hake) ou le thon albacore (yellowfin tuna).
Pour le reste des courses du quotidien, Le Cap dispose d’un maillage commercial extrêmement dense et diversifié :
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Woolworths (Woolworths Food) : L’enseigne premium par excellence. Leurs magasins, particulièrement lumineux et parfaitement achalandés, proposent des rayons boulangerie (Our Bakery), des espaces traiteur (Our Kitchen), ainsi qu’une sélection impressionnante de fruits, légumes frais et produits laitiers soigneusement emballés.
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Checkers, Pick n Pay et Spar : Omniprésents dans toute la métropole, ces supermarchés offrent une gamme très complète d’épicerie générale, de produits locaux et de marques internationales à des tarifs très compétitifs.
Les marchés et circuits alternatifs
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Marchés de producteurs : Pour une ambiance conviviale et des produits de saison, le Oranjezicht City Farm Market ou le Mowbray Market sont des étapes très appréciées.
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Vendeurs locaux et étals : Sur St George’s Mall ou Greenmarket Square, les marchands de légumes proposent des produits frais à des tarifs souvent très avantageux.
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Épiceries à petits prix : Des magasins indépendants ou discount comme Foodeez, Mr No Jokes ou AAA Distribution permettent de réduire la note sur les produits de grande consommation.
Budget moyen pour les repas préparés soi-même
Cuisiner ses propres repas au Cap s’avère particulièrement économique. À titre indicatif, les prix moyens observés en supermarché s’établissent ainsi :
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Pain (500 g) : environ 7 à 10 ZAR
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Fruits et légumes de base (pommes, tomates, pommes de terre) : environ 15 à 25 ZAR / kg
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Viande (poulet ou bœuf) : de 60 à 130 ZAR / kg (variable selon la découpe et la boucherie)
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Produits laitiers et œufs : environ 10 à 30 ZAR l’unité ou la boîte
Exemple de budget pour 4 personnes
Pour un repas complet préparé pour quatre personnes (par exemple : poulet marinē grillé, riz, salade composée, légumes sautés et fruits de saison en dessert), il faut compter un budget d’environ 250 à 450 ZAR (soit approximativement 12 à 23 €), selon que l’on s’approvisionne en marché local ou en grande surface premium.
Carburant, banques et logistique du quotidien
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Carburant : Les stations-services (Engen, Shell, BP, Sasol, Total) sont nombreuses sur tous les grands axes et dans la métropole. Le service à la pompe est systématiquement assuré par des pisteurs : il est d’usage de laisser un petit pourboire (5 à 10 ZAR) pour le service (nettoyage du pare-brise, vérification de la pression des pneus).
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Services bancaires : Le réseau bancaire (Standard Bank, FNB, ABSA, Nedbank) est moderne et très étendu. Les distributeurs automatiques (GAB/ATM) acceptent les cartes internationales majeures. La grande majorité des commerces, boucheries et supermarchés acceptent le paiement sans contact et par carte bancaire.
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LES LOGEMENTS
Notre retour d’expérience à la Princess Holiday Home
Pour poser nos bagages pendant onze nuits dans la région du Cap, notre choix s’est porté sur la Princess Holiday Home, dénichée sur Booking pour un total de 1099 € pour 11 nuits. Positionnée en retrait de l’agitation urbaine et du centre-ville, cette localisation excentrée s’est révélée être un choix stratégique judicieux pour nos déplacements. Elle nous a permis d’échapper au fameux brouillard matinal qui stagne fréquemment sur le littoral Atlantique ainsi qu’à la pollution urbaine, tout en conservant un accès facile aux axes routiers majeurs du Western Cape.
Sur le plan architectural et aménagement, la maison offre de beaux volumes particulièrement appréciables pour un séjour prolongé en groupe. On y trouve un vaste espace de vie lumineux composé d’un salon confortable, d’une grande table à manger en bois et d’une cuisine ouverte. Le logement compte trois chambres bien distinctes permettant d’accueillir chacun confortablement, complétées par une unique salle de bains équipée d’une baignoire rétro. À l’extérieur, le jardin abrite une agréable piscine entourée de palmiers et une terrasse couverte dotée d’un traditionnel braai en briques, parfait pour prolonger les soirées.
Cependant, le niveau de confort réel s’est avéré en dessous des promesses de la description initiale. Durant les nuits les plus fraîches, l’absence de chauffage suffisant s’est fait sentir, accentuée par des boiseries vieillissantes et un manque d’étanchéité au niveau des ouvertures qui laissent passer les courants d’air. La présence d’une seule salle de bains demande une certaine organisation au quotidien, tandis que l’équipement de la cuisine reste assez sommaire pour ceux qui souhaitent cuisiner régulièrement sur place.
En bilan, la Princess Holiday Home reste une adresse agréable pour son calme, sa piscine et son espace global, mais le tarif demandé demeure un peu élevé au vu du confort effectif et des prestations intérieures qui mériteraient un rafraîchissement.
Réservation du logement : https://www.booking.com/hotel/za/princess-holiday-home.html
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A quelle période visiter le Cap ?
Entre océans et montagnes, choisir la bonne saison pour apprivoiser la Mother City
Posée au pied de l’emblématique Table Mountain, là où les influences de l’Atlantique et de l’Océan Indien se rencontrent, Cape Town déploie des paysages spectaculaires au fil des saisons. Pour vivre pleinement la magie de la côte sud-africaine, observer la faune marine et arpentere la péninsule du Cap de Bonne-Espérance sous son meilleur jour, le choix du calendrier s’avère essentiel.
L’été austral, de novembre à mars, constitue la période idéale pour explorer la région. Sous un soleil radieux et des températures oscillant entre 22°C et 28°C, nous profitons de conditions parfaites pour arpenter les sentiers du parc national ou flâner du côté de Big Bay et des plages de la côte ouest. C’est la saison reine pour les activités de plein air, même s’il faut compter avec le fameux « South-Easter », ce vent sec et vigoureux qui balaye régulièrement la baie pour offrir un ciel d’une pureté cristalline.
L’inter-saison, en particulier d’avril à mai, réserve un charme exceptionnel. Le vent s’apaise, les températures restent particulièrement douces et les journées lumineuses permettent d’explorer la route des vins ou la péninsule en toute quiétude, loin des fortes affluences estivales. C’est un moment privilégié pour observer la flore australe qui commence à reverdir.
L’hiver austral, de juin à octobre, dévoile une tout autre facette du Cap. Bien que le climat devienne plus frais et humide, avec des températures moyennes autour de 15°C à 18°C, cette période offre un spectacle naturel fascinant : c’est le moment fort de la migration des baleines franches australes qui viennent se réfugier dans les baies abritées de la région. Pour les passionnés d’observation marine et de nature sauvage, ces mois d’hiver révèlent la puissance brute de l’écosystème littoral.
Budget prévisionnel pour un séjour à Cape Town pour 4 personnes
Estimation complète et équilibrée pour une immersion de 7 jours dans la Mother City
Posée entre les crêtes théâtrales de la montagne de la Table et le littoral découpé de l’Atlantique, Cape Town s’explore idéalement en groupe à travers ses routes panoramiques et ses réserves côtières. Pour notre petit groupe de quatre adultes, l’organisation financière d’un tel périple s’avère particulièrement avantageuse grâce à la mutualisation des coûts sur place et à un taux de change très favorable sur la restauration et les hébergements privatifs.
Tableau récapitulatif des dépenses (7 nuits / 4 personnes)
| Poste de dépense | Estimation par personne | Total pour 4 personnes | Observations |
| Vol international A/R | 850,00 € à 1 200,00 € | 3 400,00 € à 4 800,00 € | Lignes régulières avec escale depuis la France |
| Hébergement (Villa / Grand Appartement) | 300,00 € à 500,00 € | 1 200,00 € à 2 000,00 € | Logement privatif tout confort pour 4 à Big Bay, Camps Bay ou Green Point |
| Location de véhicule & Carburant | 85,00 € à 140,00 € | 340,00 € à 560,00 € | SUV ou berline spacieuse pour 7 jours de road trip |
| Restauration & Epicerie | 250,00 € à 400,00 € | 1 000,00 € à 1 600,00 € | Repas en brasseries marines, vignobles et achats au marché |
| Activités & Parcs nationaux | 100,00 € à 175,00 € | 400,00 € à 700,00 € | Entrées à Cape Point, Boulders, Kirstenbosch et Téléphérique |
| TOTAL ESTIMÉ | 1 585,00 € à 2 415,00 € | 6 340,00 € à 9 660,00 € | Budget global tout compris pour l’ensemble du groupe |
LES LIENS VERS LES PHOTOS
J 1478 Hold-up sauvage sur la route du Cap !
J 1479 — Big Bay : le paradis de la glisse face à la plus belle vue du Cap !
J 1481 De Muizenberg à Boulders Beach, aux portes du Cap de Bonne-Espérance !
J 1482 Rencontre magique avec les manchots de Boulders Beach
J 1482. De Miller’s Point au royaume sauvage des babouins chacmas !
J 1483 L’appel sauvage de la côte ouest, de Scarborough à Noordhoek ! 🚗🌊
J 1484 Chapman’s Peak Drive : la corniche céleste gravée dans la montagne
J 1484 Rencontres insolites et poils doux sur les quais de Hout Bay
J 1485 Immersion spectaculaire au cœur des deux océans
J 1486. Le V&A Waterfront, l’âme vibrante et métissée du Cap
J 1489 Atmosphère Portuaire et Énergie Urbaine au V&A Waterfront de Cape Town
J 1490 Face au Rideau de Brume à la Station du Téléphérique de Table Mountain
J 1492 Le Cap : Une balade haute en couleur à Bo-Kaap
J 1493 — Promenade de Mouille Point & Green Point Park (Cape Town)
LES LIENS
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Une odyssée sensorielle et scientifique entre le courant chaud des Aiguilles et le flux glacé de Benguela





















28 réflexions sur «L’Aquarium des Deux Océans : Au Carrefour des Mondes Sous-Marins Cape Town Afrique du Sud»