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Le Cap – Cape Town entre Table Mountain et océans : voyage au bout du monde AFRIQUE DU SUD

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L’Échappée Spectaculaire de la Clarence Drive : Quand la Route du Cap Devient un Théâtre Sauvage

Entre falaises vertigineuses de grès, maquis du fynbos et hold-up insolite au bord de l’océan

 Laisser derrière soi le sanctuaire de Stony Point pour s’engager sur la légendaire route R44, plus connue sous le nom de Clarence Drive, constitue l’un des sommets paysagers d’un voyage en Afrique du Sud. Ce ruban d’asphalte, considéré à juste titre comme l’une des plus belles routes côtières au monde, épouse de manière spectaculaire les contours de la côte est de la False Bay. Taillée à flanc de falaise, la route serpente entre les montagnes escarpées aux teintes ocre et grisées et les eaux d’un bleu profond de l’océan Indien. En traversant les petites stations côtières de Betty’s Bay et de Pringle Bay, le voyageur évolue au cœur d’un paysage grandiose où les vagues viennent se fracasser avec force contre les rochers en contrebas, projetant des embruns qui baignent les pentes couvertes d’un fynbos verdoyant et parsemé de fleurs sauvages. Chaque virage dévoile un nouveau panorama sur l’immensité marine et les sommets théâtraux qui dominent la baie, incitant inévitablement à multiplier les arrêts sur les espaces aménagés pour immortaliser la vue ou guetter le souffle d’une baleine au large

C’est précisément lors de l’une de ces haltes contemplatives, alors que les yeux étaient rivés sur la ligne d’horizon et la côte découpée, qu’un comité d’accueil local a décidé de pimenter le road-trip de manière totalement imprévisible.

Un grand babouin chacma du sud (Babouin chacma – Chacma Baboon – Papio ursinus), tranquillement installé sur les murets de pierre sèche qui bordent la chaussée, surveillait attentivement les faits et gestes des visiteurs. Profitant du fait qu’une portière de la voiture soit restée grande ouverte pendant une séance de prises de vues, le primate a fait preuve d’un aplomb et d’une audace remarquables. Sans la moindre hésitation, il s’est glissé à l’intérieur du véhicule pour s’installer confortablement sur la banquette arrière, transformant instantanément l’habitacle en son terrain d’exploration privé.

Avec une dextérité surprenante, le babouin a immédiatement jeté son dévolu sur un sac en papier kraft qui reposait à l’arrière. Ce paquet contenait divers souvenirs, cadeaux de voyage et, pièce maîtresse de sa convoitise, un authentique œuf d’autruche vide destiné à la décoration. Persuadé d’avoir découvert une source de nourriture exceptionnelle ou le plus mémorable des casse-croûtes, le chapardeur s’est empressé de saisir l’œuf volumineux avant de s’enfuir prestement hors de la voiture pour se mettre à l’abri.

La suite de la scène a offert un grand moment d’humour naturaliste. Une fois assis en sécurité à l’orée de la végétation, le babouin a soigneusement inspecté son butin sous toutes les coutures. La déception fut visiblement à la hauteur de son audace d’origine. Constatant après examen que la structure n’était qu’une coquille calcaire désespérément vide et qu’il n’y avait absolument rien à manger à l’intérieur, le primate a manifesté son désintérêt le plus total. D’un geste dédaigneux, il a simplement lâché l’œuf d’autruche sur le sol avant de s’éloigner tranquillement et de se fondre à nouveau dans la densité végétale du maquis littoral.

Cette interaction mémorable et riche en émotions rappelle à quel point le voyage le long de la Clarence Drive reste une aventure brute, où la faune sauvage conserve une liberté totale et rappelle aux voyageurs qu’ils ne sont que des invités sur son territoire.

Pour les voyageurs qui souhaitent à leur tour parcourir cette route mythique entre Hermanus et Le Cap, l’itinéraire de la R44 par la Clarence Drive est entièrement gratuit et ouvert toute l’année, offrant de multiples points de vue panoramiques sécurisés pour observer le paysage ou faire une pause.

 

Il est toutefois essentiel de respecter des consignes de sécurité strictes lors des arrêts : ne laissez jamais de nourriture visible dans l’habitacle, gardez impérativement les vitres et les portières verrouillées lorsque vous vous éloignez du véhicule, et ne tentez jamais de nourrir ou d’approcher les babouins, car ces animaux sauvages restent puissants et imprévisibles. Pour planifier votre carnet de route et découvrir la richesse écologique de la réserve de biosphère du Kogelberg traversée par la route, vous pouvez consulter les guides officiels sur capenature.co.za.

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VISITE DE LA VILLE

Cape Town s’impose d’emblée comme un bout du monde mythique à la pointe de l’Afrique, là où la géographie hésite et où les océans se rencontrent. Dominée par la silhouette majestueuse de Table Mountain qui dicte son climat et ses perspectives, la cité se révèle par fragments contrastés. Elle palpite entre l’effervescence artistique des anciennes usines de Woodstock, les façades aux couleurs vives et l’héritage malais du quartier historique de Bo-Kaap, et l’activité intense de son centre-ville.

Cette métropole complexe, où la beauté spectaculaire des paysages coexiste avec des fractures sociales héritées de l’apartheid, puise sa force dans la richesse culturelle de ses communautés. Le long du littoral, elle change constamment de visage, offrant l’illusion d’une Californie australe sur les plages de Camps Bay avant de révéler son authenticité portuaire au V&A Waterfront. Aux portes de la ville, une nature indomptable reprend immédiatement ses droits, abritant une biodiversité exceptionnelle qui va des manchots africains aux grands mammifères marins. Vibrant d’histoire, de mémoire et de contrastes, le Cap ne se livre pas d’un seul bloc : c’est une ville qui marque durablement et que l’on n’a jamais fini de comprendre.

V&A Waterfront : L’Âme Battante du Cap entre Histoire, Art et Flânerie

Une déambulation maritime sous l’œil des otaries et les couleurs de la création locale

Le V&A Waterfront incarne cette ouverture maritime. Ancien port reconverti en quartier vivant, il mêle quais, musées, restaurants et embarcadères. La gastronomie y devient un langage universel : influences malaises, indiennes, africaines, européennes se croisent dans les assiettes, rappelant les routes commerciales anciennes et le rôle stratégique du Cap sur la route des Indes. Chaque plat porte en lui une histoire de passage, de métissage et d’adaptation.

Le long des bassins historiques, l’architecture coloniale aux façades pastel et aux toitures ornées de frontons néo-classiques côtoie le célèbre restaurant Den Anker, posé fièrement au bord de l’eau. Face aux terrasses ombragées par de grands parasols blancs, les voiliers et les catamarans de croisière se balancent doucement dans la brise. En arrière-plan, la célèbre Clock Tower, petite tour octogonale d’un rouge brique flamboyant datant de l’époque victorienne, dresse sa silhouette pittoresque au-dessus de la passe. La promenade se prolonge devant l’African Trading Port, un bâtiment imposant qui abrite des centaines de sculptures africaines de girafes en métal coloré, d’éléphants en bois et de bustes en pierre, exposées directement sur le parvis pavé sous l’œil des passants.

Cette vitalité culturelle s’exprime également à travers l’aménagement urbain moderne et ludique du quartier. Un immense escalier extérieur, entièrement décoré de bandes multicolores horizontales reprenant les noms des grandes galeries et des académies créatives de la ville, invite à rejoindre le cœur névralgique de l’art contemporain. Juste à côté, au pied du monumental musée Zeitz MOCAA installé dans d’anciens silos à grains, une sculpture dorée monumentale en forme de bague géante portant l’inscription « Cape Town » sert de cadre photo pour immortaliser cette halte urbaine. Un peu plus loin, les pontons de bois qui s’avancent dans la marina offrent un panorama paisible sur les appartements cossus et les yachts amarrés au calme.

Mais le Waterfront ne serait pas complet sans ses habitants les plus facétieux : l’Otarie à fourrure du Cap (Arctocephalus pusillus). Profitant d’une plateforme de bois spécialement aménagée pour elles le long des quais, plusieurs otaries s’offrent une sieste collective bien méritée. Mouillées, leurs fourrures sombres brillent sous la lumière douce du Cap tandis qu’elles s’étirent, se grattent d’une nageoire ou dressent fièrement leur museau vers le ciel pour capter les rayons du soleil. En quittant la douceur des quais, une visite s’impose au Watershed, un immense marché couvert et lumineux qui rassemble les échoppes de dizaines de créateurs, designers et artisans locaux. Sous sa haute charpente métallique, les boutiques de vêtements écoresponsables, les stands de bijoux artisanaux et les galeries de design témoignent de l’incroyable dynamisme artistique et du sens du partage qui animent cette capitale du bout du monde.

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Éclats du Cap : Du Waterfront au Fort de Bonne-Espérance

Récit immersif d’une traversée urbaine entre modernité, mémoire et architecture coloniale

Du bitume moderne du Waterfront aux pavés historiques de Greenmarket Square, la transition urbaine se fait au rythme des contrastes saisissants de la ville. Le départ s’amorce le long des canaux tranquilles du Waterfront, où l’eau calme reflète les lignes épurées des complexes hôteliers et des sièges sociaux contemporains comme la Waterway House. De petites passerelles en bois enjambent ces voies navigables, offrant une transition piétonne paisible avant de basculer vers l’effervescence du centre. On débouche rapidement sur les grands axes routiers qui ceinturent le quartier des affaires, dominés par d’immenses tours de verre aux façades bleutées et le grand bâtiment rectiligne de l’hôtel Westin, tandis que le va-et-vient des minibus blancs donne le ton du dynamisme local.

En s’enfonçant dans les rues intérieures, l’asphalte cède la place à des voies piétonnes pavées de briques rouges, dynamisées par des alignements de potelets multicolores – bleus, jaunes, verts, oranges – qui guident les pas des citadins sous une jeune canopée d’arbres feuillus. C’est ici que le patrimoine architectural commence à se dévoiler. Au coin de Loop Street, un magnifique édifice d’angle de style victorien habillé de gris et de blanc arbore une tourelle en saillie richement sculptée et de fins balcons en fer forgé, tandis qu’un bac à fleurs peint d’une grande fleur de protea apporte une touche de couleur locale. Plus loin, sur Bree Street, la silhouette majestueuse d’une église luthérienne historique à la façade jaune vif et blanc se détache sous les palmiers, son clocher pointu surmonté d’une flèche s’élançant fièrement vers le ciel gris. En remontant Long Street, l’histoire et la modernité continuent de se côtoyer à chaque croisement. Le célèbre Grand Daddy Hotel dresse sa structure sombre aux moulures blanches traditionnelles, abritant son célèbre bar et son restaurant au rez-de-chaussée, juste en face de bâtiments plus récents dédiés aux espaces de cotravail.

La promenade trouve son point d’orgue en débouchant sur les pavés séculaires de Greenmarket Square. Autrefois marché aux esclaves et place d’armes, ce cœur historique vibre aujourd’hui d’une tout autre énergie. En déambulant parmi les allées de ce marché artisanal dynamique enclavé au milieu d’un mélange éclectique d’architecture urbaine, on découvre une multitude d’étals colorés et débordants de créativité sous les grands arbres protecteurs. Des tissus chatoyants, des sculptures en bois et des toiles peintes aux couleurs de figures emblématiques comme Nelson Mandela ou de la faune africaine s’exposent aux yeux des passants.

L’un des stands, protégé par un auvent blanc, attire l’attention avec sa riche collection de souvenirs africains : rangées d’assiettes peintes, sculptures en bois d’animaux de la savane, masques artisanaux, perles vibrantes et variété de sacs en tissu aux motifs ethniques suspendus au plafond. Des plaques d’immatriculation colorées de différentes provinces sud-africaines décorent même l’avant de l’étal, ajoutant une touche locale authentique. Un autre étal adjacent se concentre davantage sur les textiles traditionnels, exposant des vêtements en Shweshwe aux motifs géométriques complexes et des robes d’enfants colorées, tandis que des sculptures d’éléphants taillées dans la pierre sont alignées sur une table basse au premier plan alors qu’un homme se repose non loin de là.

À l’une des extrémités du marché, l’imposante Central Methodist Mission Church se dresse fièrement. Sa structure gothique en pierre grise contrastée par des détails architecturaux plus clairs, avec ses pignons pointus et ses grandes fenêtres en arc ogival, témoigne du passé historique de la ville, bien que sa façade soit partiellement masquée par de vieux arbres aux troncs tordus et aux racines apparentes, ancrés au milieu des pavés. Entre les toiles tendues des stands et les façades anciennes qui entourent la place, l’ambiance y est chaleureuse, rythmée par les négociations et les sourires des artisans. Malgré le ciel gris et la légère averse qui a mouillé le sol, l’atmosphère reste animée. C’est un lieu unique où l’histoire rencontre la culture contemporaine, offrant une immersion fascinante dans l’âme vibrante de Cape Town.

En quittant l’effervescence centrale de la place, le regard est immédiatement captivé par l’élégance symétrique de l’Ancien Hôtel de Ville, le Town House. Construit au XVIIIe siècle dans un style baroque tardif aux influences hollandaises, cet édifice arbore une superbe façade jaune crème et blanche, couronnée d’un petit clocher blanc qui veille sur la place depuis des générations. Les pas glissent ensuite naturellement vers l’allée piétonne adjacente, où les briques rouges luisent doucement. Sous les branches dénudées des arbres, les marchands locaux installent leurs étals abrités de toiles plastifiées et de parasols colorés, proposant de l’artisanat et des souvenirs le long des vitrines modernes.

C’est au bout de cette artère que se dresse la majestueuse silhouette de la cathédrale Saint-George. Surnommée la « cathédrale du peuple » pour son rôle central dans la lutte contre l’apartheid sous l’impulsion de l’archevêque Desmond Tutu, elle impose le respect avec son architecture néo-gothique en grès de la Montagne de la Table.

À l’extérieur, les murs de pierre sombre s’élancent vers le ciel, flanqués de drapeaux colorés dont le drapeau arc-en-ciel, symbole de la nation sud-africaine réconciliée. En franchissant les grandes portes de bois, le tumulte de la rue s’efface instantanément pour laisser place à une atmosphère solennelle et grandiose. Les immenses arches en pierre de taille s’élèvent vers une voûte impressionnante, baignée par la lueur tamisée de somptueux vitraux. L’un d’eux illustre avec une précision remarquable la Cène dans des éclats de bleu et de rouge, tandis qu’un grand vitrail circulaire diffuse une lumière mystique au-dessus des bancs de bois. Au fond du chœur, un grand crucifix doré est suspendu dans les airs, surplombant l’autel. Sous les fenêtres hautes, une grande bannière colorée proclamant « Freedom at last! » rappelle la ferveur politique et sociale qui a habité ces lieux. Pour prolonger cette rencontre avec l’histoire, il faut descendre dans les profondeurs du bâtiment. La crypte, transformée en espace d’exposition et de mémoire sous de lourdes voûtes surbaissées, propose un voyage poignant à travers des photographies d’époque, des coupures de presse au sol et des panneaux explicatifs dédiés aux grandes figures de la résistance, à l’image de Govan Mbeki.

La transition vers les grands centres névralgiques du pouvoir s’ouvre par une immersion immédiate au Company’s Garden. Les pelouses verdoyantes et humides accueillent d’emblée une faune locale habituée aux visiteurs. Une splendide Ouette d’Égypte (Alopochen aegyptiaca), fière et vigilante avec ses tâches brunes caractéristiques autour des yeux, guide ses quatre petits oisons à travers l’herbe tendre à la recherche de nourriture. À quelques pas de là, des Écureuils gris de Caroline (Sciurus carolinensis), introduits à l’époque coloniale par Cecil Rhodes, font de véritables acrobaties sur le pavage mouillé. L’un d’eux s’immobilise dans les herbes, redressant sa queue touffue bordée de blanc, curieux mais prêt à bondir au moindre mouvement.

En longeant les grilles du parc, le patrimoine politique de Cape Town se déploie à ciel ouvert. On contourne d’abord les lignes classiques et géométriques de la South African National Gallery, dont la façade beige crème, rythmée par de lourds volets de bois brun, accueille de grandes bannières d’expositions temporaires. En poursuivant la déambulation, une statue en bronze d’un homme barbu assis sur un rocher se détache sous les arbres, juste devant la clôture en fer forgé qui protège les superbes bâtiments du Parlement sud-africain. Les édifices parlementaires impressionnent par leur style architectural néo-classique édouardien, combinant des briques d’un rouge éclatant et de massives colonnes blanches à chapiteaux corinthiens. Le bâtiment principal présente un imposant fronton triangulaire supporté par de hauts piliers immaculés. Au milieu de cette rigueur politique, la flore locale reprend ses droits : de grands buissons d’oiseaux de paradis (Strelitzia reginae) laissent éclater leurs fleurs orange vif et bleutées en forme de tête d’oiseau exotique, contrastant merveilleusement avec les façades coloniales. Plus loin, au bout d’une allée pavée du parc, se dresse la Tuynhuys, l’actuel bureau du président de la République à Cape Town. Sa magnifique façade blanche de style géorgien, ornée de balustrades finement ciselées et surmontée de sculptures d’angelots entourant les armoiries coloniales, fait face à un jardin aux buis parfaitement taillés entourant une fontaine circulaire. Non loin de là, l’histoire coloniale de la région s’incarne de façon monumentale à travers la statue en bronze de Cecil John Rhodes. Érigé sur un haut piédestal de pierres massives, l’ancien premier ministre de la colonie du Cap lève le bras gauche vers le nord, tenant son chapeau de la main droite, au-dessus de l’inscription gravée dans la pierre : « Your hinterland is there ».

La marche se prolonge vers la lisière du District Six et des quartiers historiques, là où la mémoire urbaine s’écrit sur les façades. On croise d’abord la superbe bâtisse blanche de la Desmond & Leah Tutu House, siège de la fondation pour la paix du célèbre archevêque. L’édifice, marqué de l’année 1814 sur son fronton triangulaire orné d’armoiries dorées sculptées, présente un double escalier de pierre mênant à un porche surmonté d’une marquise en fer forgé. Un portrait stylisé de Desmond Tutu, discrètement visible derrière l’une des fenêtres à guillotine, rappelle l’esprit de réconciliation qui émane de ces murs. En avançant vers l’un des squares adjacents, un grand monument commémoratif en grès s’élève sur une esplanade pavée. Surmonté d’un groupe statuaire en bronze représentant un homme guidant un cheval vigoureux sous le regard de nombreux pigeons qui y ont trouvé refuge, ce mémorial fait face au long bâtiment jaune et blanc de la Cour Suprême. Un peu plus loin, un bassin rectangulaire dans lequel poussent d’épais fourrés de papyrus (Cyperus papyrus) apporte une note de fraîcheur. Près de l’eau, une pièce d’artillerie d’époque, un canon vert kaki posé sur des blocs de pierre, monte une garde silencieuse devant l’imposante structure blanche de la South African National Gallery.

Au débouché des grandes artères, l’horizon s’ouvre sur la majestueuse arche monumentale en pierre blanche qui marque l’entrée du célèbre Mount Nelson Hotel. Encadrée de colonnes de style classique et surmontée de lettres dorées, elle laisse deviner une longue allée bordée de palmiers géants, tandis que la flèche en briques brunes d’une église voisine perce le ciel bas. L’atmosphère se fait plus intimiste en s’engageant dans les rues résidentielles bordées de maisons victoriennes et géorgiennes aux façades mitoyennes. Les styles s’y mélangent joyeusement : au Prashad Café, la façade vert émeraude s’orne d’un auvent jaune vif, tandis que la maison voisine préfère un gris ardoise élégant.

Toutes partagent ces magnifiques balcons à l’étage soutenus par de fines colonnes et décorés de frises en fonte blanche évoquant de la dentelle. Au coin de Glynnville Terrace, une superbe demeure ocre à double niveau arbore une tourelle pointue en ardoise, dominant un carrefour où s’activent des agents de voirie en gilets fluorescents. L’histoire hospitalière du quartier se révèle un peu plus bas avec la façade en pierre de taille beige du Robbie Nurock Day Hospital. Ce bâtiment massif, d’une grande sobriété avec ses fenêtres en arc de cercle et ses colonnes engagées encadrant le balcon central, témoigne de l’architecture institutionnelle du début du siècle dernier. Enfin, la promenade urbaine s’adoucit devant les façades en briques rouges d’anciens entrepôts réhabilités, à l’image du Goods Entrance / Espresso Bar de la School of Coffee. Sa terrasse extérieure, abritée par des structures en bois sculpté et peinte de fresques ocre aux motifs africains traditionnels, invite à une pause bienvenue sur le bitume encore mouillé par l’averse.

Le voyage à travers le centre-ville trouve sa conclusion naturelle devant les murailles massives du Château de Bonne-Espérance (Castle of Good Hope). Plus ancien bâtiment colonial subsistant en Afrique du Sud, cette forteresse pentagonale dresse ses imposants remparts de pierre sombre et ses talus herbeux face aux pelouses rases qui l’entourent. L’accès principal s’effectue par une première porte monumentale encadrée de deux piliers ocre jaune, surmontés de lions sculptés peints en rouge. De vieux canons noirs, reliés par de lourdes chaînes blanches, encadrent le pavé humide qui mène vers le cœur défensif du site. En franchissant l’imposante porte d’entrée principale surmontée d’un clocher octogonal en briques claires et d’un fronton sculpté aux armes de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC), on pénètre dans la grande cour intérieure. Au pied des hauts murs de pierre, une immense ancre marine peinte en blanc, dressée contre la roche, rappelle la vocation maritime et stratégique du Cap. L’espace intérieur s’ouvre sur de vastes étendues d’herbe et des allées de dalles irrégulières, bordées par les longs bâtiments officiels peints d’un jaune safran éclatant. Le palais du gouverneur se distingue par son porche majestueux soutenu par de hautes colonnes blanches, où des visiteurs s’abritent sous des parapluies.

C’est devant ce balcon historique, le Kat Balkon, que la mémoire de la nation se dévoile de façon saisissante. Alignées le long d’un mur de briques rouges et de parements de pierre claire, quatre statues en bronze grandeur nature rendent hommage aux grands leaders de la résistance autochtone face à la colonisation : Doman, le leader Khoikhoi qui mena la première guerre contre les Hollandais, Xamvhane, le chef San, Ndlambe, le grand chef Xhosa, et Sekhukhune, le roi des Pedi. Postées sur de petits carrés de pelouse synthétique devant une balustrade en fer forgé ouvragé, ces figures altières portent leurs attributs traditionnels, drapés dans des parures de peaux ou de tissus peints. Malgré la pluie fine qui continue de mouiller l’esplanade, les visiteurs s’arrêtent longuement devant les panneaux explicatifs pour saluer ces gardiens de l’histoire sud-africaine.

Informations pratiques et conditions de visite :

  • Cathédrale Saint-George : Généralement ouverte tous les jours pour les visiteurs et les fidèles. L’accès est entièrement gratuit (les dons pour l’entretien du bâtiment et ses œuvres sociales sont appréciés).

  • Company’s Garden : L’accès à l’ensemble du parc est entièrement libre et gratuit tous les jours de la semaine. Notez que les visites de l’intérieur du Parlement et des bâtiments présidentiels comme la Tuynhuys sont soumises à de strictes restrictions de sécurité et nécessitent généralement une réservation officielle préalable.

  • Monuments du District Six : La plupart des édifices et façades historiques s’admirent librement au fil des rues. La Desmond & Leah Tutu House propose parfois des expositions temporaires ou des espaces d’information accessibles au public selon les périodes.

  • Château de Bonne-Espérance : Ouvert tous les jours de 9h00 à 17h00 (dernière entrée à 16h45). Les tarifs d’entrée s’élèvent généralement à environ 50 ZAR pour les adultes et 25 ZAR pour les enfants et étudiants, incluant l’accès aux cours intérieures, aux remparts et aux différents musées militaires et d’art du site

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L’Aquarium des Deux Océans : Au Carrefour des Mondes Sous-Marins 

Inauguré le 13 novembre 1995 sur le dynamique V&A Waterfront, l’Aquarium des Deux Océans s’impose comme l’un des joyaux majeurs de la ville du Cap. Plus qu’une simple attraction touristique, ce complexe moderne de sept galeries thématiques abrite plus de 5 000 spécimens marins. Il matérialise de façon spectaculaire la frontière liquide unique au monde où se rencontrent l’océan Indien et l’océan Atlantique. À travers plus de quatre millions de litres d’eau de mer, les visiteurs sont invités à une véritable immersion, le nez collé contre d’immenses parois de verre acrylique qui retiennent des écosystèmes entiers en suspension.

Tarifs et Conditions de Visite

  • Adresse du site web officiel : www.aquarium.co.za

  • Horaires d’ouverture : Ouvert tous les jours de l’année de 9h30 à 18h00.

  • Tarifs d’entrée : 980 ZAR pour nous  4

    • Note pratique : Ne manquez pas de consulter le grand tableau d’affichage à l’entrée afin de planifier votre parcours autour des heures de nourrissage des manchots, des raies et des différents bassins interactifs.

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Bo-Kaap : Un kaléidoscope d’histoire, d’art engagé et de couleurs au cœur du Cap

Rassasiés par un déjeuner d’exception chez Iron Steak & Bar, nous laissons derrière nous les arômes fumés de la viande pour nous immerger dans l’atmosphère envoûtante de Bo-Kaap. Situé à quelques pas seulement du centre-ville, sur les pentes douces de Signal Hill, ce quartier emblématique captive immédiatement le regard. Les ruelles pavées particulièrement escarpées voient s’aligner un festival de maisons basses aux façades peintes de teintes éclatantes : rose fuchsia, bleu azur, jaune poussin, vert pomme et orange flamboyant se répondent dans une harmonie saisissante sous la lumière du Cap.

Anciennement connu sous le nom de quartier malais, Bo-Kaap puise ses racines dans l’histoire coloniale du XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècle. C’est ici que se sont installés les descendants de travailleurs et d’artisanat sous contrat, ainsi que des personnes asservies acheminées par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales depuis la Malaisie, l’Indonésie, Madagascar et d’autres régions d’Afrique. Au fil des générations, cette communauté a forgé la culture Cape Malay, remarquable par son architecture unique, sa gastronomie épicée légendaire et sa foi musulmane préservée, symbolisée par le minaret d’Auwal Mosque, la plus ancienne mosquée du pays.

La tradition d’habiller les maisons de couleurs vives s’est affirmée après l’abolition de l’esclavage.

En peignant leurs foyers d’un nuancier éclatant, les habitants ont affirmé symboliquement leur liberté retrouvée, leur individualité et la fierté de leur patrimoine.

En déambulant le long de Dorp Street et des petites rues adjacentes, la promenade révèle une dimension engagée et profondément humaine. De nombreuses façades se parent de fresques murales percutantes, où les symboles de paix, de résistance et de mémoire collective se mêlent aux motifs traditionnels et aux calligraphies arabes. L’art urbain y devient une tribune poétique, exprimant une solidarité vive avec les luttes internationales et témoignant de l’identité vibrante du quartier.

L’artisanat d’art s’invite lui aussi au détour des escaliers et des terrasses. Les marchands locaux exposent des créations faites main, tandis que des œuvres monumentales attirent l’œil, à l’image de scènes créatives élaborées à partir de matériaux recyclés qui rendent hommage au génie populaire sud-africain.

Les enfants jouant sur le pas des portes, les salutations chaleureuses des résidents et le panorama qui s’ouvre sur les sommets environnants confèrent à cette marche un rythme doux et authentique.

Entre mémoire historique preserved, expressions artistiques contemporaines et convivialité spontanée, la visite de Bo-Kaap s’impose comme une parenthèse incontournable pour ressentir toute la générosité et la diversité culturelle du Cap.

TABLE MOUNTAIN Sur le toit du Cap, là où la montagne devient horizon

ITINERAIRE

Nous nous approchons de Table Mountain comme on entre dans un livre de géologie à ciel ouvert. Devant nous se dresse l’un des reliefs les plus anciens de la planète, façonné il y a plus de 360 millions d’années, lorsque cette partie de l’Afrique australe n’était encore qu’un vaste système sédimentaire. Les grès quartzitiques qui composent son sommet se sont déposés lentement, puis ont été soulevés par les mouvements tectoniques avant d’être patiemment arasés par l’érosion. Ce long travail du temps a donné naissance à cette silhouette parfaitement tabulaire, devenue le repère géographique et symbolique du Cap.

À mesure que nous gagnons de l’altitude — à pied par les anciens sentiers ou portés par le téléphérique — la péninsule du Cap se déploie sous nos yeux. La montagne culmine à 1 086 mètres, suffisamment haut pour embrasser d’un seul regard la ville, l’océan Atlantique et les reliefs satellites qui structurent le paysage urbain. Signal Hill et Lion’s Head apparaissent comme des contreforts arrondis, tandis qu’au nord, Devil’s Peak se distingue souvent par un mince nuage accroché à son sommet, résultat de la condensation rapide de l’air humide poussé par les vents dominants. Par temps exceptionnellement clair, notre regard porte très loin, jusqu’aux lignes bleutées des montagnes du Drakensberg, rappelant l’immensité du territoire sud-africain.

Sur le plateau sommital, nous marchons sur une surface minérale presque plane, rare à cette altitude. Le sol est pauvre, acide, exposé aux vents violents et aux incendies périodiques. Pourtant, la vie s’y est installée avec une remarquable efficacité. Environ 1 500 espèces végétales prospèrent ici, dominées par le fynbos, formation végétale endémique du Cape Floral Kingdom. Les protéas, emblèmes nationaux, côtoient bruyères et restios, toutes adaptées à des conditions extrêmes et à un cycle écologique étroitement lié au feu. Cette biodiversité exceptionnelle explique l’intégration de la montagne au Table Mountain National Park, où la protection est stricte : aucune fleur ne peut être cueillie, aucune cigarette allumée.

La faune, plus discrète, se révèle au fil de notre progression. Les dassies (nom FR : Daman du Cap, nom GB : Rock hyrax, nom latin : Procavia capensis) occupent les fissures rocheuses et se chauffent au soleil sur les dalles de grès. Leur comportement peu farouche rappelle l’absence historique de grands prédateurs, lions et léopards ayant disparu respectivement au début du XIXᵉ et du XXᵉ siècle. Autour d’eux, mangoustes, tortues, serpents et porc-épics témoignent d’un écosystème encore riche, malgré la proximité immédiate de l’une des plus grandes villes du pays.

En suivant les sentiers qui longent les falaises occidentales, nous atteignons Pulpit Rock, formation rocheuse spectaculaire semblable à une chaire suspendue sur l’océan. Depuis ce promontoire, la vue s’étend sur Camps Bay, Clifton et l’Atlantique infini. Le grès strié et fissuré raconte des centaines de millions d’années de sédimentation, soulignées par l’érosion qui façonne chaque contrefort et chaque corniche. Les vents violents sculptent les roches et influencent la végétation : seules les espèces les plus robustes du fynbos — restios, bruyères et petites protéas — survivent ici, accrochées aux fissures comme de petites flammes vertes dans la pierre.

Pour les randonneurs expérimentés, India Venster offre un itinéraire exigeant mais incomparable. Cette voie étroite gravissant le flanc nord-est de la montagne combine escalade légère et passages rocheux exposés, avec des chaînes et des prises naturelles sculptées dans le grès. Chaque mètre gagné révèle de nouvelles perspectives sur la ville du Cap et la baie de False Bay. Le sentier, bien que sportif, illustre la géologie en action : dalles inclinées, fractures et pentes abruptes montrent comment les forces tectoniques et l’érosion continue façonnent la montagne.

Le sentier débouche sur le plateau sommital, où le sol minéral presque plat contraste avec la verticalité des parois franchies. Ici, environ 1 500 espèces végétales prospèrent, dominées par le fynbos, formation endémique du Cape Floral Kingdom. Les protéas, bruyères et restios s’adaptent aux vents violents et aux incendies périodiques, constituant un écosystème résilient et extraordinairement riche. La faune, discrète mais omniprésente, inclut dassies, mangoustes, tortues et serpents, tous témoins d’un équilibre ancien entre climat, relief et biodiversité.

Nous poursuivons notre exploration jusqu’à Maclear’s Beacon, point culminant du plateau, marqué par une borne historique. La descente nous entraîne vers des pentes plus abritées, jusqu’aux zones cultivées et aux espaces ouverts sur Camps Bay, illustrant le lien étroit entre montagne, climat et occupation humaine.

En fin de parcours, la montagne continue de structurer nos déplacements et nos regards. Elle guide naturellement la ville vers l’océan et les quartiers ouverts sur la baie, comme Camps Bay, où l’on mesure à quel point Table Mountain n’est pas seulement un relief spectaculaire, mais un élément central du fonctionnement environnemental, climatique et culturel du Cap.

Informations pratiques et conditions de visite

  • Tarifs et accès : L’accès au parc national par les sentiers de randonnée est gratuit. Pour emprunter le téléphérique (Table Mountain Aerial Cableway), les tarifs varient selon l’heure de la journée (les billets du matin étant légèrement plus chers que ceux de l’après-midi). Il est fortement conseillé de réserver en ligne pour éviter les longues files d’attente et de vérifier les conditions météorologiques, le téléphérique cessant de fonctionner en cas de vent violent ou de visibilité nulle.

  • Conditions de visite : Une bonne condition physique et des chaussures de marche robustes sont requises pour les sentiers comme India Venster. Il convient d’emporter des vêtements chauds et coupe-vent, le climat changeant très rapidement au sommet. La réglementation environnementale y est stricte afin de préserver ce patrimoine mondial.

  • Site internet officiel : Pour consulter les grilles tarifaires à jour et réserver vos billets, visitez le site officiel : https://www.tablemountain.net/

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Le Littoral de Big Bay : Le Paradis des Sports de Glisse et de la Vue Iconique

Entre sable immaculé, promontoires de granit poli et panorama grandiose sur Table Mountain

Ici, la perspective s’inverse de manière spectaculaire. Après avoir traversé les quartiers résidentiels du Cap et dépassé les lagunes paisibles de Milnerton, la côte ouest se déploie dans toute sa splendeur à Big Bay, juste après l’emblématique Bloubergstrand. De loin, cet alignement de dunes dorées et de complexes résidentiels modernes face à l’immensité de l’océan Atlantique semble vibrer d’une énergie communicative. C’est en accédant aux larges passerelles de bois et aux rampes qui descendent vers la plage que l’on est immédiatement immergé dans l’atmosphère dynamique de ce hot-spot côtier.

Contrairement aux criques escarpées de la Péninsule, Big Bay est un vaste ruban de sable où la géographie offre un tout autre spectacle. Loin des promontoires de granit, la plage se prête admirablement bien aux grandes étendues, seulement ponctuées par quelques récifs rocheux à marée basse. L’ambiance y est électrique, un véritable sanctuaire pour les surfeurs locaux et les kitesurfeurs qui s’affrontent sur les vagues régulières, offrant un spectacle de voiles colorées dans le ciel. Les familles et les groupes d’amis profitent de cette atmosphère détendue pour des pique-niques ou des promenades animées, les rires se mêlant au bruit du ressac continuel de l’océan Atlantique.

La zone commerciale adjacente, avec ses terrasses de cafés et de restaurants, incarne le summum de l’art de vivre en plein air, où la convivialité et la décontraction sont reines, souvent comparée au « Saint-Trop' » des amoureux des sports nautiques.

En parcourant cette vaste étendue, on est frappé par le contraste saisissant entre les éléments et l’arrière-plan légendaire.

Face à nous, l’océan Atlantique déploie des eaux fraîches, dont la clarté se mêle à l’écume des vagues, venant lécher un sable fin. C’est l’un des paysages de carte postale les plus photographiés au monde : la silhouette majestueuse et plate de Table Mountain, encadrée par la silhouette conique de Lion’s Head et la pointe de Signal Hill, se découpe sur un ciel d’azur parfait. Un prélude idéal avant de rejoindre notre logement pour la nuit.

Pour profiter pleinement de l’expérience, sachez que l’accès à la plage de Big Bay est entièrement gratuit. Le stationnement dans les parkings dédiés peut s’avérer difficile en fin de semaine en raison de sa popularité ; il est donc conseillé de s’y rendre tôt le matin. Bien que l’eau de l’Atlantique y soit particulièrement vivifiante (oscillant généralement entre 12°C et 16°C en raison des courants marins), le site est particulièrement réputé pour les amateurs de glisse car il est exposé au célèbre vent « South Easter ». Vous pouvez retrouver l’ensemble des informations pratiques, de la météo et de l’état des plages sur le site de la ville capetown.gov.za.

Évasion littorale à Green Point et Mouille Point Une promenade iodée au pied des icônes du Cap

Ce matin, la brise marine nous a conduits vers Green Point et la célèbre promenade de Mouille Point, où l’océan Atlantique vient frapper avec force les récifs rocheux dominés par la silhouette majestueuse de Signal Hill. Arpenter cette esplanade, c’est embrasser d’un même regard l’énergie citadine des immeubles contemporains et la nature brute de la péninsule. Entre pelouses verdoyantes, phares historiques et criques battues par les vagues, la balade offre un véritable concentré d’art de vivre capetonien.

Impossible de manquer le phare de Green Point, perché fièrement à Mouille Point avec ses rayures diagonales rouges et blanches si caractéristiques. Mis en service en 1824, il s’agit du plus ancien phare opérationnel d’Afrique du Sud. Conçu par l’architecte Herman Schutte, ce monument classé impose sa structure rectangulaire sur fond d’immeubles modernes et de palmiers, continuant de veiller sur les navires contournant la péninsule pour rappeler la riche histoire maritime de la baie de Table.

En poursuivant la marche le long des grandes étendues d’herbe qui bordent l’océan, une œuvre monumentale capte immédiatement l’attention : l’installation « Perceiving Freedom » de l’artiste Michael Elion. Ces lunettes géantes en acier, représentant la monture emblématique de Nelson Mandela, sont orientées de façon hautement symbolique vers l’horizon et Robben Island, où l’ancien président fut incarcéré pendant dix-huit ans. L’œuvre invite chacun à regarder le paysage à travers les yeux de l’homme qui a guidé la nation vers la liberté.

Le long du pavé piétonnier, le spectacle de l’océan Atlantique est permanent. À marée basse, les dalles de grès et de schiste se découvrent, laissant apparaître de petites cuvettes rocheuses où la mer vient s’engouffrer en mousse blanche. En levant les yeux, le panorama sur Signal Hill et Lion’s Head offre un contraste saisissant avec la ligne d’horizon marine. C’est le terrain de jeu privilégié des marcheurs, des coureurs et des familles venues profiter de l’air marin.

Les rochers côtiers et les eaux claires du bord de mer constituent également un refuge précieux pour l’avifaune marine locale. On y croise régulièrement le Goéland dominicain (Larus dominicanus / Kelp Gull) en train de flotter paisiblement au-dessus des bancs de moules et d’anémones dans les cuvettes d’eau transparente. Ce grand goéland au manteau noir profond et au bec jaune doté d’une tache rouge est un nettoyeur infatigable des côtes australes. À ses côtés, la Mouette du Cap (Chroicocephalus hartlaubii / Hartlaub’s Gull) se tient souvent posée sur les bornes du front de mer. Cette mouette endémique du sud-ouest de l’Afrique se reconnaît immédiatement à son plumage gris perle, ses yeux sombres perçants et ses pattes d’un rouge profond.

Côté pratique, la promenade de Mouille Point ainsi que le Green Point Park adjacent sont entièrement libres et gratuits d’accès tout au long de l’année, offrant de vastes espaces verts équipés de bancs face à la mer. Pour ceux qui souhaitent découvrir l’intérieur du phare de Green Point, des visites de la tour sont régulièrement organisées par la Transnet National Ports Authority moyennant un tarif d’environ 35 à 50 ZAR par personne, tandis que le stationnement reste aisé le long de Mouille Point Beach Road.

https://www.capetown.gov.za/

Évasion spectaculaire le long de Victoria Road Un itinéraire haut en couleur vers Hout Bay

Aujourd’hui, cap au sud en empruntant l’une des plus belles routes panoramiques du monde : Victoria Road. Accrochée aux contreforts rocheux de la péninsule du Cap, cette route côtière serpente entre les parois abruptes des Twelve Apostles et les rouleaux turquoise de l’océan Atlantique. Chaque virage dévoile un paysage grandiose où la roche granitique sculptée par le sel rencontre l’immensité marine. Revenir vers Hout Bay par ce parcours est une véritable ode aux grands espaces sud-africains.

Le premier arrêt le long du littoral mène à Willie’s High Tide Pool, un recoin sauvage où la roche sombre affleure au milieu de la houle. Les formations de schiste et de grès découpent de petites bassines naturelles balayées par les vagues blanches. Plus loin, le décor s’ouvre sur les célèbres criques de Clifton, avec leurs villas luxueuses accrochées au relief et leurs plages de sable fin abritées du vent, suivies de l’immense ruban doré de Camps Bay. La vue sur les montagnes dominant les eaux cristallines offre un spectacle féerique.

En poursuivant la montée vers le Pietro Ferrero Viewpoint, le panorama devient monumental. Ce belvédère offre un point de vue imprenable sur la baie de Llandudno, ses blocs de granit polis par l’océan et l’anse turquoise qui se découpe au pied des collines verdoyantes. Sur le parking du point de vue, l’ambiance devient particulièrement vivante grâce aux étals d’artisanat local. De talentueux sculpteurs exposent un marché multicolore d’objets en bois et en pierre : girafe élégantes, masques traditionnels, statuettes peintes, bols gravés et animaux de la savane sculptés avec une finesse remarquable.

Le littoral abrite également une avifaune marine et un milieu naturel d’une grande richesse. Entre les rochers battus par les flots et les massifs de fynbos qui tapissent les versants, on observe le ballet discret du Goéland dominicain (Larus dominicanus / Kelp Gull) et du Cormoran du Cap (Phalacrocorax capensis / Cape Cormorant). Les cuvettes marégraphiques recèlent une flore et une faune intertidales fascinantes, où s’accrochent de nombreuses moules noires et des algues brunes géantes adaptées aux forts courants.

Côté pratique, le parcours le long de Victoria Road ainsi que les différents points de vue, dont le Pietro Ferrero Viewpoint et Willie’s High Tide Pool, sont en accès totalement libre et gratuit tout au long de l’année. Des espaces de stationnement aménagés permettent de s’arrêter en toute sécurité le long de la route pour admirer le paysage ou échanger avec les artisans. Les objets en bois sculpté et souvenirs d’artisanat s’achètent directement auprès des créateurs locaux, à des tarifs négociables dans la convivialité.

https://www.capetown.gov.za/

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Cap de Bonne-Espérance — Là où les continents, les océans et le temps se rencontrent

ITINERAIRE

Nous consacrons la journée entière à la péninsule, car ce territoire ne se traverse pas : il se lit lentement. En quittant Le Cap, nous suivons la course du soleil, laissant l’urbanité s’effacer au profit d’un paysage de plus en plus brut. La route épouse la géographie, contourne les baies, franchit les seuils rocheux, et révèle peu à peu l’extrémité sud-ouest du continent africain. Devant nous s’ouvre la Cape of Good Hope, intégrée depuis 1998 au Table Mountain National Park, cœur d’un des ensembles naturels les plus anciens et les plus complexes de la planète.

Ici, la géologie impose sa loi. Les falaises abruptes plongent dans l’océan, composées de grès et de roches formées il y a plusieurs centaines de millions d’années, témoins d’anciens fonds marins lentement soulevés puis sculptés par l’érosion. Face à nous, l’Atlantique Sud, ouvert vers l’Antarctique, projette vents violents et houles longues. Ce n’est pas un cap “terminal” du continent, mais un seuil climatique et océanographique majeur, où se croisent courants, brumes et masses d’air, donnant naissance à une mosaïque écologique unique.

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De Jaffar à Cape Town : Pourquoi nous avons dit adieu à notre hardtop RockAlu de chez Outback pour le Smartcap

L’épreuve du feu sur les pistes africaines : Quand le matériel avoue ses limites

De la traversée épique de la région de Midelt et des tôles ondulées du fameux cirque de Jaffar au Maroc, jusqu’aux portes de Cape Town, plus de 100 000 kilomètres à arpenter les pistes africaines ont soumis notre véhicule à une épreuve d’une rare intensité. Nous avons bravé les océans de sable du Sahara en Mauritanie, négocié les pistes endiablées et cassantes de Guinée, surmonté les secteurs boueux et moites d’Afrique de l’Ouest, et sillonné les pistes de safari poussiéreuses de l’Afrique australe.

Cette immersion prolongée au cœur des terrains les plus exigeants de la planète a malheureusement eu raison de la solidité de notre hardtop de marque RockAlu vendu par  Outback. (https://www.rockalu.com/) Manifestement peu conçu pour ce type d’aventures extrêmes et le martèlement incessant des vibrations, le matériel a très vite montré de graves signes de faiblesse. Les soudures ont lâché les unes après les autres, les pistons d’ouverture des vantaux ont rapidement rendu l’âme, et d’importantes fuites d’eau et de poussière sont apparues. Pour couronner le tout, les poignées de fixation ont elles aussi montré leurs limites : les vantaux s’ouvraient régulièrement en pleine roulade, occasionnant parfois des pertes de matériel particulièrement frustrantes au milieu de nulle part.

Notre retour temporaire en France avant de reprendre les pistes a donc confirmé une évidence : l’installation d’un équipement de remplacement était devenue indispensable pour tout overlander au long cours. C’est lors de notre passage en Afrique du Sud, véritable capitale de la culture tout-terrain et des expéditions au bout du monde, que nous avons choisi de remplacer cet outil crucial. Nous avons jeté notre dévolu sur la gamme Smartcap, un matériel nettement plus solide, esthétique et pratique, tout en s’avérant moins coûteux que d’autres solutions du marché.

Les Échappées Sauvages du Pays du Cap : Des Falaises Océaniques aux Vallées Viticoles

Un périple de mille paysages à moins de cent kilomètres de la cité mère sud-africaine

En quittant l’effervescence du centre-ville, nous mettons le cap au sud le long de la péninsule pour embrasser un paysage où les montagnes plongeant dans l’Atlantique sculptent des panoramas d’une théâtralité saisissante. À seulement soixante-dix kilomètres de Cape Town, nous franchissons les portes de la réserve naturelle de Cape Point, sanctuaire protégé du parc national de Table Mountain. La route serpente au milieu d’une végétation buissonnante unique au monde, le Fynbos, où nous croisons fréquemment des troupes de Babouins chacmas (Papio ursinus, Chacma baboon, Babouin chacma) en quête d’aliments et le Zèbre de montagne du Cap (Equus zebra zebra, Cape mountain zebra, Zèbre de montagne du Cap) arpentant les plateaux. Au terme de la péninsule, nous nous tenons au sommet des falaises escarpées du Cap de Bonne-Espérance (GPS : -34.3568, 18.4740), essuyant les rafales de vent où se mêlent les influences des courants marins dans un rugissement océanique mémorable.

En mettant le cap vers l’intérieur des terres à cinquante kilomètres à l’est de Cape Town, nous pénétrons dans les vallées verdoyantes de la Route des Vins, berceau de l’architecture néerlandaise du Cap (Cape Dutch). Notre flânerie commence à Stellenbosch, deuxième plus ancienne ville du pays, où les demeures blanchies à la chaux s’alignent sous des allées de chênes centenaires. Nous poursuivons sur quatre-vingts kilomètres jusqu’à la vallée de Franschhoek, le fameux coin des Huguenots français arrivés au XVIIᵉ siècle, désormais capitale gastronomique régionale enserrée dans un écrin de montagnes spectaculaires. Entre dégustations de Pinotage dans des domaines viticoles historiques et trajets pittoresques à bord du tramway des vins, nous découvrons un patrimoine géologique et culturel d’une immense richesse, complété plus au nord par les imposants dômes de granit de Paarl.

Au pied des versants orientaux de la Montagne de la Table, à seulement treize kilomètres du cœur urbain, nous arpentons les sentiers du Jardin Botanique National de Kirstenbosch, chef-d’œuvre végétal mondial dédié à la préservation de la flore australe. En empruntant la passerelle suspendue de la canopée, nous contemplons la richesse des Proteas en fleur avec une vue dégagée sur toute la vallée.

Vers le nord, à environ quatre-vingt-dix kilomètres le long de la côte atlantique, nous gagnons le West Coast National Park et sa lagune turquoise de Langebaan, où le printemps austral recouvre la terre de tapis féeriques de fleurs sauvages colorées au milieu des oiseaux limicoles.

Enfin, au large du port, la traversée vers Robben Island nous plonge dans l’histoire politique contemporaine en marchant sur les traces du passé pénitentiaire de Nelson Mandela. Pour préparer chaque étape logistique de cet itinéraire sud-africain, nous nous appuyons sur les informations utiles du portail officiel des parcs nationaux https://www.sanparks.org.

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FAUNE ET FLORE

Daman des rochers (Procavia capensis – Rock Hyrax)

Manchots du Cap  (Spheniscus demersus – African Penguin)

Babouin chacma du sud (Babouin chacma – Chacma Baboon – Papio ursinus)

Otarie à fourrure du Cap (Cape Fur Seal – Arctocephalus pusillus)

L’Hénioche cocher (Heniochus diphreutes)

poissons-chirurgiens gris (Acanthurus bahianus – Ocean Surgeonfish)

Poisson-cacatoès (Ablabys taenianotus)

Murène à yeux blancs (Gymnothorax thyrsoideus)

Étoile de mer à bosses rouges (Protoreaster linckii)

Poisson-lion (Pterois miles)

Poisson-scorpion barbu (Scorpaenopsis oxycephala)

Hippocampe de Knysna (Hippocampus capensis)

Anémones tubulaires Cerianthus sp. – Tube-dwelling Anemone

Méduse lune (Aurelia aurita)

Langouste du Cap (Jasus lalandii)

Musselcracker noir (Cymatoceps nasutus)

Raie-aigle du Cap (Myliobatis aquila)

Requin-hâ (Galeorhinus galeus)

Faux jacopever Sebastichthys capensis – False Jacopever

Poisson-bécasse rouge Notopogon xenosoma – Longspine Bellowsfish

Xénope lisse (Xenopus laevis)

Manchot gorfou (Eudyptes chrysocome)

Crapaud léopard du Cap (Sclerophrys pantherina)

requin plat-nez (Notorynchus cepedianus)

sars zèbre (Diplodus cervinus hottentotus )

Requin taureau (Carcharias taurus)

sérioles du Cap (Seriola lalandii)

chrysolaphe bleu (Chrysoblephus laticeps)

Mérou jaune (Epinephelus marginatus )

Écureuils gris de Caroline (Sciurus carolinensis)

Ouette d’Égypte (Alopochen aegyptiaca)

Goéland dominicain (Larus dominicanus / Kelp Gull)

Mouette du Cap (Chroicocephalus hartlaubii / Hartlaub’s Gull)

RUSHS SHORTS ET REELS

VIDEOS  

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vous pouvez faire une recherche par nom de ville en utilisant la loupe en haut à droite ou retrouver la liste complète en suivant ce lien : ARTICLES VILLES D’AFRIQUE DU SUD

Les délices multiculturels du Cap : De la cuisine Cape Malay aux trésors gourmands de l’Atlantique

Entre épices de la route des Indes, braai traditionnel et vignobles historiques : notre immersion dans la gastronomie sud-africaine

Au cœur du quartier historique aux façades colorées du Bo-Kaap à la ville du Cap, nous plongeons dans une mosaïque culinaire absolument unique au monde, façonnée par la position stratégique du Cap de Bonne-Espérance sur la route des Indes. Fondée au XVIIe siècle comme comptoir de ravitaillement pour les navires de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC), la cité a vu sa gastronomie s’enrichir des savoir-faire des populations venues de Malaisie, d’Indonésie, d’Inde et de Madagascar. C’est en arpentant les ruelles pavées que nous découvrons la célèbre cuisine Cape Malay, caractérisée par l’utilisation subtile d’épices douces comme le curcuma, la cannelle, la cardamome et le gingembre. Nous y dégustons l’incontournable bobotie, un gratin de viande hachée délicatement épicée, garni de raisins secs, surmonté d’un appareil à l’œuf doré et traditionnellement servi avec du riz au curcuma. Dans les petites échoppes familiales, nous savourons également les samoosas croustillants et les koe’sisters, de délicieux beignets épicés roulés dans la noix de coco râpée.

En nous rapprochant des quais du Victoria & Albert Waterfront et des ports de pêche pittoresques comme celui de Kalk Bay, nous mesurons à quel point l’océan Atlantique et le puissant courant froid de Benguela nourrissent la table capetonienne. L’écosystème marin exceptionnel fournit le mythique snoek (Thyrsites atun – Snoek – Snoek), un poisson prédateur emblématique cuit traditionnellement sur le gril au feu de bois (le célèbre braai) et laqué d’une marinade sucrée-salée à la confiture d’abricot et au beurre d’ail. Le terroir végétal n’est pas en reste, car la végétation unique du fynbos s’invite directement dans les assiettes : les plantes indigènes comme le rooibos (Aspalathus linearis – Rooibos – Rooibos) infusent sauces, desserts et gins artisanaux locaux, tandis que les viandes de gibier issues des réserves (springbok, koudou ou autruche) sont saisies à la perfection sur les braseros.

Pour accompagner ce festin de saveurs, notre périple nous mène sur la route des vins de Constantia et de Stellenbosch, où les colons huguenots français importèrent leur savoir-faire viticole dès la fin du XVIIe siècle, donnant naissance à des nectars réputés comme le Pinotage ou le Chenin Blanc. Côté budget, la gastronomie du Cap offre un rapport qualité-prix remarquable : un plat complet de bobotie ou un stew d’agneau dans un restaurant de quartier revient à environ 120 ZAR à 220 ZAR (environ 6 € à 11 €), tandis qu’un grand repas de poissons frais ou de viandes grillées au braai sur le port oscille entre 250 ZAR et 450 ZAR (environ 13 € à 23 €). Pour approvisionner nos repas en autonomie ou rencontrer les producteurs locaux lors des week-ends, nous arpentons les étals animés de l’Oranjezicht City Farm Market ou du Old Biscuit Mill. Pour retrouver l’ensemble de nos adresses gourmandes et nos guides complets sur l’Afrique du Sud, vous pouvez directement visiter notre plateforme : La Cuisine en Afrique du Sud

Festin Carnivore et Douceurs de l’Overberg au Bossa Burgundy

Une halte hautement réconfortante et gourmande après les émotions sauvages de la Clarence Drive

La transition est saisissante lorsque l’on quitte les courbes spectaculaires de la Clarence Drive pour s’offrir une pause chaleureuse dans la douceur de vivre de la région du Cap. Après avoir bravé le vent et croisé les fameux babouins de la côte, la faim se fait pressante pour notre petit groupe de voyageurs. C’est au restaurant Bossa Burgundy que nous décidons de poser nos valises le temps d’un déjeuner sous le signe de la convivialité et de la tradition carnivore sud-africaine. L’ambiance y est animée, typique de ces adresses où les locaux aiment se retrouver pour partager de généreuses pièces de viande grillées à la perfection, rappelant l’amour indéfectible de ce pays pour la cuisine au feu de bois et le sens du partage.

La lecture de la carte s’annonce immédiatement comme un voyage de saveurs intenses. Nadège jette son dévolu sur le filet de bœuf Pepper Jack, une pièce d’une tendreté absolue. De mon côté, je me laisse tenter par le Rump Pepper Jack, un pavé de croupe généreux flambé au brandy sous nos yeux, puis magnifié par une sauce onctueuse au poivre vert de Madagascar, des copeaux de pecorino et quelques feuilles de roquette sauvage qui apportent une note poivrée et fraîche à l’ensemble.

Bastien reste fidèle aux grands classiques des steakhouses locaux en optant pour un magnifique Sirloin de bœuf à la cuisson impeccable. Quant à Margot, elle choisit la gourmandise absolue avec le filet de bœuf Johnny Blue, une création originale et robuste couronnée de bacon croustillant, de mozzarella fondue et de champignons charnus, le tout entièrement drapé sous une généreuse et crémeuse sauce au fromage bleu. Les assiettes sont copieuses, accompagnées de frites dorées, illustrant à merveille la générosité de la table sud-africaine.

Pour clore ce festival de grillades, la tentation sucrée est trop forte. Nous craquons collectivement pour des gaufres belges croustillantes encore tièdes, généreusement nappées de Nutella et de petits fruits des bois acidulés qui équilibrent parfaitement la richesse du chocolat. Et pour parfaire cette expérience culinaire, je ne résiste pas à l’appel du célèbre Dom Pedro. Ce dessert liquide emblématique d’Afrique du Sud, sorte de milk-shake pour adultes mariant de la glace à la vanille et de la crème, est ici sublimé par l’Amarula. Cette liqueur mythique est élaborée à partir des fruits du célèbre marula, un arbre hautement symbolique des savanes dont les éléphants raffolent des fruits fermentés. C’est une douceur onctueuse et fraîche, idéale pour trinquer à la réussite de nos aventures sur les routes du Western Cape.

Le restaurant Bossa Burgundy est ouvert tous les jours de la semaine pour le déjeuner et le dîner. Les tarifs des plats principaux oscillent généralement entre 150 et 300 rands, offrant un rapport qualité-prix exceptionnel pour des viandes d’une telle qualité. Vous pouvez retrouver l’ensemble de leurs menus et réserver votre table directement sur leur site internet officiel bossa.co.za.

Tarif pour 4 avec biere, boissons et dessert 1500 ZAR

Une Halte Sacrée chez Spur : Le Paradis de la Grillade Sud-Africaine

Quand la Route s’Arrête pour Laisser Place à la Gourmandise

Après des kilomètres de pistes à avaler la poussière, il est des enseignes dont la simple vue du logo réveille instantanément les papilles et réchauffe les cœurs. Spur Steak Ranches fait indéniablement partie de ces institutions incontournables en Afrique du Sud où l’on sait que l’on va passer un moment d’une convivialité absolue. Pour notre tablée de quatre aventuriers, pousser la porte de ce restaurant, c’est l’assurance de retrouver une ambiance authentique, joyeuse, et surtout une carte ultra-généreuse capable de satisfaire toutes les faims, des envies de fraîcheur croquante aux appétits de carnivores les plus féroces.

Les festivités culinaires commencent en beauté avec une entrée à partager qui met tout le monde d’accord : un bol de foies de volaille épicés, fondants à souhait, baignant dans une sauce onctueuse et relevée, escorté d’un pain à l’ail croustillant tout juste sorti du four. Pour les amateurs de grignotage tex-mex, l’assiette de nachos mexicains s’impose comme un chef-d’œuvre de gourmandise, combinant le croquant des tortillas au fondant d’une montagne de fromage fondu, couronnée d’un dôme généreux de guacamole crémeux, de crème acidulée et de dés de tomates fraîches.

La suite du repas s’articule autour de plats principaux tout aussi mémorables. Une immense assiette de salade composée apporte une magnifique touche de couleur et de fraîcheur, mariant de tendres lanières de poulet grillé, du bacon croustillant, des lamelles d’avocat parfaitement mûr et une fine brunoise d’oignons rouges pour le peps. Côté grillades, le spectacle est au rendez-vous. On se délecte d’un steak de bœuf d’une tendreté absolue, littéralement submergé sous une coulée de sauce au fromage hautement addictive et flanqué d’une généreuse portion de frites dorées. Pour les puristes, une autre pièce de viande saisie à la perfection s’accompagne de deux impressionnants os à moelle rôtis, libérant une texture riche et savoureuse. Enfin, le poulet braisé, magnifiquement caramélisé et laqué d’une sauce barbecue sirupeuse, rappelle à chaque bouchée le savoir-faire unique des Sud-Africains en matière de braai et de grillades.

Pour découvrir l’ensemble de leurs spécialités ou localiser votre prochaine étape gourmande lors d’un road-trip, n’hésitez pas à consulter leur site officiel : https://www.spursteakranches.co.za/

Une Escale Gourmande Face au Port de Hout Bay : The Lookout

Quand les saveurs de l’océan Indien et les épices du Cap s’invitent à la table des voyageurs

Pour la pause de la mi-journée, l’animation du port de Hout Bay nous offre un cadre idéal. C’est ici, installés au Lookout Restaurant, que nous choisissons de faire halte afin de découvrir la richesse culinaire locale dans une ambiance maritime authentique. Face aux eaux scintillantes de la baie, la carte propose un savoureux voyage entre produits de la mer ultra-frais et influences indiennes traditionnelles, une dualité historique qui caractérise profondément la culture gastronomique de la région du Cap.

Pour débuter ce déjeuner, nous nous laissons tenter par une entrée iodée et incontournable : une assiette d’huîtres fraîches locales, réputées pour leur finesse. Présentées sur un lit de glace pilée et généreusement garnies d’un tartare de condiments subtilement vinaigré, elles sont accompagnées de quartiers de citron frais dont le jus vient réveiller les notes marines en bouche. La suite du repas met en lumière la richesse des épices du Cap, un héritage direct de la cuisine malaise et indienne très ancrée en Afrique du Sud. Bastien opte pour un classique et réconfortant Butter Chicken, un poulet fondant mijoté dans une sauce onctueuse, doucement épicée et parfumée, servie dans un grand bol blanc sous une fine galette croustillante qui préserve toutes les saveurs et la chaleur du plat. Dans la même lignée aromatique,

Nadège choisit la pizza Ahoy Matey, une spécialité originale cuite au feu de bois où la pâte fine et dorée est nappée de morceaux de poulet façon tikka masala, relevée d’oignons rouges croquants, de coriandre fraîche et de généreuses touches de yaourt blanc frais pour adoucir le piquant des épices. Pour ma part, la proximité immédiate des bateaux de pêche m’oriente vers un choix purement maritime : un Seafood Cioppino. Cette réinterprétation d’un ragoût de la mer traditionnel se compose d’un bouillon de tomates copieux et subtilement relevé, dans lequel s’entremêlent des morceaux de poisson frais, des moules charnues en coquille, des calamars tendres et de magnifiques crevettes entières, le tout surmonté d’un brin d’aneth et escorté d’une assiette de frites dorées. L’ensemble de ce repas, partagé en famille et accompagné de vin blanc et de boissons fraîches, s’élève à un montant total de 1300 ZAR. Une très belle étape qui confirme que la cuisine sud-africaine excelle autant dans le travail des produits de son terroir marin que dans l’art de marier les influences du monde.

Délices de Mésopotamie au Mesopotamia Kurdish Restaurant

Une escale gourmande aux saveurs kurdes et levantines à Cape Town

Pour le déjeuner, nous succombons à l’appel des parfums envoûtants du Mesopotamia Kurdish Restaurant. Cette cuisine moyen-orientale réveille en nous de magnifiques souvenirs de voyages passés en Turquie et en Jordanie, une culture culinaire où le partage et la générosité sont élevés au rang d’art. L’ambiance chaleureuse nous plonge immédiatement dans une hospitalité typiquement kurde, offrant un contraste saisissant et fascinant avec l’effervescence urbaine sud-africaine.

C’est tout naturellement en observant la table que notre rituel commence par un généreux plateau de mezzés proposé à 165 ZAR. Disposées avec soin, les spécialités s’offrent à nos papilles : l’onctuosité du hummus rivalise avec la fraîcheur acidulée du tatziki, tandis que l’ezme bien relevé et la shaksuka fondante se marient à merveille avec les dolmades délicatement roulées et les légumes frits du kizartma. Pour accompagner ce festival coloré, un assortiment de pains traditionnels, comprenant un pain ballon spectaculairement gonflé, de la pita moelleuse et quelques morceaux croustillants de taco, circule joyeusement de main en main.

La suite du festin maintient cette belle effervescence culinaire. Margot se régale d’une cassolette de poulet mijotée dans une sauce tomate maison aux légumes de saison, servie fumante dans son pot en terre cuite traditionnel et recouverte d’une généreuse couche de fromage fondu doré à souhait.

De son côté, Bastien se laisse tenter par les pideli köfte, ravivant ses souvenirs anatoliens avec ces boulettes de viande traditionnelles savoureuses, dressées sur un lit de pain à l’ail imbibé de sauce tomate et accompagnées d’un yaourt onctueux.

Nadege apprécie la subtilité du chicken Nazik, où la volaille tendre et mijotée repose sur une délicieuse purée d’aubergines au yaourt ailé. Quant à l’Iskender choisi pour mon assiette, le gigot d’agneau confit et fondant révèle des arômes profonds, magnifiquement nappé de sa sauce spéciale sur un pain naan, escorté de riz safrané et d’une salade croquante.

Pour clore en beauté ce voyage gustatif, nous partageons quelques morceaux de baklava croustillants et saturés de pistaches vertes concassées, servis avec une boule de glace à la vanille et une touche de crème fouettée. Cette table vivante et riche en saveurs démontre à quel point la scène gastronomique de Cape Town sait célébrer les cultures du monde entier avec authenticité.

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Au Cœur de Cape Town : Pause Gourmande au Restaurant Karibu et Vue sur la Marina au V&A Waterfront

L’ambiance est tout simplement magique sur les terrasses animées du V&A Waterfront, où nous prenons la direction du Restaurant Karibu (https://kariburestaurant.co.za/)  pour nous installer confortablement en extérieur. De là, nous jouissons d’une vue imprenable sur la baie et la marina où balancent doucement les voiliers. Pour nous faire patienter au soleil, quelques sticks dorés et croustillants nous sont gracieusement offerts, accompagnés d’huile d’olive vierge et de vinaigre balsamique.

Vient ensuite le moment d’imprimer nos choix sur la carte. Nadège opte en premier lieu pour une grande spécialité locale, le Malay Chicken curry, un plat mijoté tout en douceur avec son mélange classique d’épices parfumées. Malheureusement, la déception est au rendez-vous dans l’assiette : les morceaux de poulet sont de basse qualité, principalement composés de peau et de chair de cuisses, et servis en quantité si faible que nous demandons poliment le retour du plat. Changement de cap réussi puisque Nadège se réoriente vers le choix de Margot, le V&A Chicken, qui s’avère être un véritable délice. Ce plat associe de tendres suprêmes de poulet superposés de mozzarella fondante, de tomates séchées et d’un pesto de coriandre, le tout enveloppé dans une pâte phyllo croustillante cuite au four et nappé d’une délicieuse sauce à la marmelade d’oignons doux et au vin rouge.

De son côté, Bastien se régale avec une Masala Chicken salad aux aiguillettes de poulet marinées et au yaourt cumin, tandis que je me laisse tenter par les Venison medallions, une belle sélection de gibier du Bushveld saisi à la perfection et servi avec sa sauce crémeuse à l’Amarula. Une très belle table partagée en famille pour un total de 1300 ZAR boissons comprises.

Iron Steak & Bar à Cape Town : Le temple carnivore aux portes de Bo-Kaap

Niché au cœur de Breeze Street, à deux pas des ruelles colorées du quartier iconique de Bo-Kaap à Cape Town, le restaurant Iron Steack & Bar, ( Iron Steak and Bar ) s’impose comme une halte gourmande incontournable pour les amateurs de viande d’exception. L’établissement fait honneur à la culture carnivore sud-africaine en sublimant des découpes soigneusement sélectionnées, principalement issues d’élevages locaux nourris à l’herbe ou de prestigieuses lignées Wagyu. La cuisson maîtrisée sur charbon de bois et l’attention portée aux détails en font une adresse incontournable du centre-ville.

La formule hivernale réserve une expérience aussi généreuse que réconfortante. Le repas débute par une attention délicieuse : une portion de maïs soufflé chaud fourré au beurre offerte pour patienter. Après le plat principal, la formule se conclut en beauté avec un cornet de glace artisanale au caramel beurre salé, agrémentée de pépites de chocolat et de noix de pécan.

Lors de notre déjeuner à quatre, chacun a trouvé son bonheur autour de la table. Nadège a opté pour le Wagyu burger & chips, un burger juteux et savoureux servi avec des frites croustillantes, tout en bénéficiant elle aussi de la petite attention du maïs soufflé au beurre et de la glace gourmande en dessert. Pour nous trois, le choix s’est porté sur la pièce maîtresse de la carte, le « Main Act » : le Flat Iron Steak – grass fed de 200 grammes, servi tendrement tranché sur planche avec sa salade verte d’accompagnement et ses couteaux hachoirs emblématiques gravés au nom de la maison. En complément, les frites cuites dans la graisse de bœuf Wagyu (Wagyu beef dripping chips) ont apporté une touche de croustillant et une richesse en bouche inoubliables.

Iron Steak & Bar confirme qu’il est une maison où la viande est reine et où la qualité est au rendez-vous à chaque étape du repas. L’addition s’est élevée à 1 750 ZAR pour nous quatre, boissons comprises, ce qui représente un rapport qualité-prix exceptionnel pour une telle expérience au Cap.

Ultime Escale Gourmande avant l’Envol

La tradition du braai s’invite à l’aéroport du Cap pour un dernier banquet savoureux

Alors que notre vol pour Paris via Istanbul approche, nous nous accordons une halte bien méritée au Spur de l’aéroport international du Cap. Installés confortablement dans le terminal aux lignes architecturales contemporaines de verre et d’acier, nous embrassons du regard le paysage des Cape Flats, cette vaste plaine sableuse façonnée par les dépôts marins et entourée au loin par le relief gréseux de la montagne de la Table.

C’est dans ce cadre géographique unique, où la flore du fynbos s’épanouit sur les pentes environnantes et où le Souimanga du Fynbos  voltige d’ordinaire parmi les proteas tandis que l’Océanite de Wilson  patrouille les côtes atlantiques, que se perpétue une véritable institution sociologique. En Afrique du Sud, la culture de la viande grillée rassemble toutes les communautés depuis les traditions pastorales et l’histoire politique complexe du pays, élevant le banquet de viandes rôties au rang de symbole d’hospitalité nationale.

Sous nos yeux, la table se garnit de plats généreusement servis qui incarnent cette passion pour l’élevage du Bœuf  issu des grands espaces du Karoo. Nous découvrons un succulent filet de viande grillée laqué d’une sauce barbecue sirupeuse et recouvert d’une tranche de cheddar fondant, flanqué d’une sauce aux poivres parfumée dans son ramequin, d’une montagne d’oignons frits croustillants et d’un panier métallique rempli de frites bien chaudes. À côté, un quart de poulet rôti exhibe une peau dorée et caramélisée par les braises, offrant un contraste parfait avec le croquant des effilochés d’oignons. La gourmandise atteint un sommet lorsque nous entamons ces deux généreux demi-os à moelle coupés dans la longueur, saupoudrés de gros sel et rôtis à la perfection, accompagnant un pavé de viande juteux et fondant. Un autre filet nappé de marinade brillante s’accompagne d’une onctueuse sauce à la crème et au fromage, ravissant nos papilles avant les longues heures de voyage. Dans cet environnement aéroportuaire confronté aux enjeux écologiques modernes de gestion des déchets et d’empreinte carbone, retrouver une qualité irréprochable et des tarifs identiques à ceux des restaurants du centre-ville constitue une divine surprise. L’accès s’effectue librement dans la zone de départ du terminal international, permettant aux voyageurs de prolonger la magie sud-africaine jusqu’aux dernières minutes.

Site web : https://www.spursteakranches.com/ Coordonnées GPS : -33.9715, 18.6021

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Se ravitailler au Cap : Guide pratique pour un séjour réussi en Afrique du Sud

Que l’on s’apprête à prendre la route pour un long périple à travers l’Afrique australe ou que l’on s’installe au Cap pour explorer la péninsule, la question de l’approvisionnement est centrale. Entre métropole moderne et carrefour culturel, Le Cap offre une variété remarquable d’options pour remplir ses placards, faire le plein de carburant ou gérer son budget au quotidien.

Produits frais et viande : L’art du braai sud-africain

En Afrique du Sud, la viande occupe une place d’honneur, portée par la tradition incontournable du braai. Pour dénicher les meilleures pièces de bœuf, d’agneau, de porc, de poulet ou encore les fameuses boerewors (saucisses traditionnelles épicées), les boucheries locales spécialisées surpassent bien souvent la grande distribution en termes de conseils et de fraîcheur.

Parmi les adresses plébiscitées pour éviter les produits industriels :

  • The Butcher’s Market : Présent notamment à Tokai (avec une sélection très variée dans un cadre moderne), à Eerste River (réputé pour ses très bons prix et ses conseils avisés), ainsi qu’à Strand et Brackenfell.

  • The Butcher Man : Une institution populaire située dans le quartier de Green Point.

  • Bismila Butchery : Idéal pour retrouver d’excellents produits locaux en plein centre-ville.

  • Son of a Butcher, Sacks Butchery ou encore Bravo Meat Market constituent également de très bonnes alternatives de quartier.

Dans les grandes surfaces spécialisées comme Food Lover’s Market, les rayons regorgent également de pièces marinées prêtes pour le grill, à l’image du poulet mariné style barbecue (Chicken Flatty) ou des assortiments de boerewors artisanales.

Bien que la ville soit bordée par l’océan Atlantique, les enseignes de restauration comme Cape Town Fish Market ne proposent pas de poisson cru à l’étal. Pour cuisiner soi-même des produits de la mer, il convient de se tourner vers des poissonneries spécialisées :

  • Fish4Africa : Un réseau de petites boutiques spécialisées disséminées dans différents quartiers (Woodstock, Monte Vista, Strand, etc.) proposant les arrivages du jour.

  • Ocean Jewels : Une référence pour le retrait ou la livraison de poissons frais et surgelés de première qualité, notamment le merlu (hake) ou le thon albacore (yellowfin tuna).

Pour le reste des courses du quotidien, Le Cap dispose d’un maillage commercial extrêmement dense et diversifié :

  • Woolworths (Woolworths Food) : L’enseigne premium par excellence. Leurs magasins, particulièrement lumineux et parfaitement achalandés, proposent des rayons boulangerie (Our Bakery), des espaces traiteur (Our Kitchen), ainsi qu’une sélection impressionnante de fruits, légumes frais et produits laitiers soigneusement emballés.

  • Checkers, Pick n Pay et Spar : Omniprésents dans toute la métropole, ces supermarchés offrent une gamme très complète d’épicerie générale, de produits locaux et de marques internationales à des tarifs très compétitifs.

Les marchés et circuits alternatifs

  • Marchés de producteurs : Pour une ambiance conviviale et des produits de saison, le Oranjezicht City Farm Market ou le Mowbray Market sont des étapes très appréciées.

  • Vendeurs locaux et étals : Sur St George’s Mall ou Greenmarket Square, les marchands de légumes proposent des produits frais à des tarifs souvent très avantageux.

  • Épiceries à petits prix : Des magasins indépendants ou discount comme Foodeez, Mr No Jokes ou AAA Distribution permettent de réduire la note sur les produits de grande consommation.

Budget moyen pour les repas préparés soi-même

Cuisiner ses propres repas au Cap s’avère particulièrement économique. À titre indicatif, les prix moyens observés en supermarché s’établissent ainsi :

  • Pain (500 g) : environ 7 à 10 ZAR

  • Fruits et légumes de base (pommes, tomates, pommes de terre) : environ 15 à 25 ZAR / kg

  • Viande (poulet ou bœuf) : de 60 à 130 ZAR / kg (variable selon la découpe et la boucherie)

  • Produits laitiers et œufs : environ 10 à 30 ZAR l’unité ou la boîte

Exemple de budget pour 4 personnes

Pour un repas complet préparé pour quatre personnes (par exemple : poulet marinē grillé, riz, salade composée, légumes sautés et fruits de saison en dessert), il faut compter un budget d’environ 250 à 450 ZAR (soit approximativement 12 à 23 €), selon que l’on s’approvisionne en marché local ou en grande surface premium.

Carburant, banques et logistique du quotidien

  • Carburant : Les stations-services (Engen, Shell, BP, Sasol, Total) sont nombreuses sur tous les grands axes et dans la métropole. Le service à la pompe est systématiquement assuré par des pisteurs : il est d’usage de laisser un petit pourboire (5 à 10 ZAR) pour le service (nettoyage du pare-brise, vérification de la pression des pneus).

  • Services bancaires : Le réseau bancaire (Standard Bank, FNB, ABSA, Nedbank) est moderne et très étendu. Les distributeurs automatiques (GAB/ATM) acceptent les cartes internationales majeures. La grande majorité des commerces, boucheries et supermarchés acceptent le paiement sans contact et par carte bancaire.

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Où se loger au Cap : Quartiers, villas et adresses pour vivre la péninsule sud-africaine

Entre l’étreinte de la montagne de la Table et le souffle de l’Atlantique : notre panorama pour choisir le point de chute idéal

S’installer au Cap, c’est apprivoiser une géographie spectaculaire où l’urbanisme s’est moulé entre les parois abruptes de la montagne de la Table (Table Mountain) et les eaux rugissantes de l’océan Atlantique. Lorsque nous recherchons le pied-à-terre idéal dans cette métropole multiculturelle, la diversité des quartiers offre des atmosphères architecturales et sociologiques très contrastées. Le cœur névralgique du Victoria & Albert Waterfront et de Green Point séduit par son animation continue, sa sécurité renforcée et ses résidences modernes en bord de mer, constituant un excellent point de départ pour sillonner la ville. Un peu plus au sud, le long de la promenade balayée par les brises maritimes, Sea Point déploie ses immeubles résidentiels et ses guest-houses conviviales. Dans ces secteurs centraux, nous apprécions particulièrement la proximité immédiate des restaurants, des supermarchés et des axes principaux qui facilitent nos déplacements quotidiens.

En nous déplaçant le long de la somptueuse route côtière de l’Atlantic Seaboard vers Camps Bay, le paysage urbain s’ouvre sur les falaises majestueuses des Douze Apôtres. C’est ici que se nichent les luxueuses villas d’architecte et les appartements de grand standing dotés de baies vitrées panoramiques plongeant sur le coucher de soleil. Pour un séjour en famille ou en groupe d’amis privilégiant l’autonomie et le confort, la location de maisons de vacances indépendantes (self-catering) réservées via des plateformes comme Booking s’impose comme une formule remarquable. Des demeures spacieuses comme la Princess Holiday Home offrent une parenthèse paisible avec jardin, cuisine équipée et stationnement sécurisé pour notre véhicule. Cette formule s’avère extrêmement rentable pour des séjours prolongés de dix à douze nuits, permettant de vivre au rythme capetonien tout en préparant ses repas après les journées d’excursion.

En poussant notre découverte vers les hauteurs viticoles de Constantia (point GPS : -34.0225, 18.4231), l’ambiance devient plus paisible et verdoyante, nous immergeant dans une architecture coloniale néerlandaise du Cap (Cape Dutch), entourée de domaines séculaires et de chênes imposants. Côté budget et conditions de réservation, l’offre d’hébergement au Cap s’adapte à toutes les bourses mais exige une anticipation rigoureuse, en particulier durant la haute saison estivale de novembre à mars. Pour une maison de vacances indépendante de plusieurs chambres, les tarifs oscillent généralement entre 1 000 € et 1 200 € pour une dizaine de nuits (soit environ 90 € à 110 € la nuitée pour l’ensemble du logement). Les Bed & Breakfasts de charme à Sea Point ou Green Point proposent des chambres doubles entre 80 € et 140 € la nuit avec petit-déjeuner compris, tandis que les hôtels de prestige du Waterfront ou les villas d’exception de Camps Bay dépassent rapidement 250 € à 450 € la nuit. Pour les passionnés de voyage itinérant et d’overland, des terrains de camping aménagés en bordure de péninsule vers Noordhoek proposent des emplacements pour véhicules équipés entre 20 € et 35 € la nuit.

Quelle que soit la formule retenue, la présence d’un parking privé et sécurisé demeure un critère essentiel pour garer son véhicule en toute sérénité, tandis qu’un système de secours électrique (inverter ou générateur) garantit un confort ininterrompu lors des délestages électriques nationaux (load shedding). Pour préparer votre réservation, comparer les secteurs résidentiels et découvrir tous nos conseils d’étape en Afrique du Sud,

Notre retour d’expérience à la Princess Holiday Home

Pour poser nos bagages pendant onze nuits dans la région du Cap, notre choix s’est porté sur la Princess Holiday Home, dénichée sur Booking pour un total de 1099 € pour 11 nuits. Positionnée en retrait de l’agitation urbaine et du centre-ville, cette localisation excentrée s’est révélée être un choix stratégique judicieux pour nos déplacements. Elle nous a permis d’échapper au fameux brouillard matinal qui stagne fréquemment sur le littoral Atlantique ainsi qu’à la pollution urbaine, tout en conservant un accès facile aux axes routiers majeurs du Western Cape.

Sur le plan architectural et aménagement, la maison offre de beaux volumes particulièrement appréciables pour un séjour prolongé en groupe. On y trouve un vaste espace de vie lumineux composé d’un salon confortable, d’une grande table à manger en bois et d’une cuisine ouverte. Le logement compte trois chambres bien distinctes permettant d’accueillir chacun confortablement, complétées par une unique salle de bains équipée d’une baignoire rétro. À l’extérieur, le jardin abrite une agréable piscine entourée de palmiers et une terrasse couverte dotée d’un traditionnel braai en briques, parfait pour prolonger les soirées.

Cependant, le niveau de confort réel s’est avéré en dessous des promesses de la description initiale. Durant les nuits les plus fraîches, l’absence de chauffage suffisant s’est fait sentir, accentuée par des boiseries vieillissantes et un manque d’étanchéité au niveau des ouvertures qui laissent passer les courants d’air. La présence d’une seule salle de bains demande une certaine organisation au quotidien, tandis que l’équipement de la cuisine reste assez sommaire pour ceux qui souhaitent cuisiner régulièrement sur place.

En bilan, la Princess Holiday Home reste une adresse agréable pour son calme, sa piscine et son espace global, mais le tarif demandé demeure un peu élevé au vu du confort effectif et des prestations intérieures qui mériteraient un rafraîchissement.

Réservation du logement : https://www.booking.com/hotel/za/princess-holiday-home.html

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A quelle période visiter le Cap ? 

Entre océans et montagnes, choisir la bonne saison pour apprivoiser la Mother City

Posée au pied de l’emblématique Table Mountain, là où les influences de l’Atlantique et de l’Océan Indien se rencontrent, Cape Town déploie des paysages spectaculaires au fil des saisons. Pour vivre pleinement la magie de la côte sud-africaine, observer la faune marine et arpentere la péninsule du Cap de Bonne-Espérance sous son meilleur jour, le choix du calendrier s’avère essentiel.

L’été austral, de novembre à mars, constitue la période idéale pour explorer la région. Sous un soleil radieux et des températures oscillant entre 22°C et 28°C, nous profitons de conditions parfaites pour arpenter les sentiers du parc national ou flâner du côté de Big Bay et des plages de la côte ouest. C’est la saison reine pour les activités de plein air, même s’il faut compter avec le fameux « South-Easter », ce vent sec et vigoureux qui balaye régulièrement la baie pour offrir un ciel d’une pureté cristalline.

L’inter-saison, en particulier d’avril à mai, réserve un charme exceptionnel. Le vent s’apaise, les températures restent particulièrement douces et les journées lumineuses permettent d’explorer la route des vins ou la péninsule en toute quiétude, loin des fortes affluences estivales. C’est un moment privilégié pour observer la flore australe qui commence à reverdir.

L’hiver austral, de juin à octobre, dévoile une tout autre facette du Cap. Bien que le climat devienne plus frais et humide, avec des températures moyennes autour de 15°C à 18°C, cette période offre un spectacle naturel fascinant : c’est le moment fort de la migration des baleines franches australes qui viennent se réfugier dans les baies abritées de la région. Pour les passionnés d’observation marine et de nature sauvage, ces mois d’hiver révèlent la puissance brute de l’écosystème littoral.

Comment rejoindre le Cap depuis Paris et Bruxelles ?

Les meilleures options d’envol et les compagnies les plus économiques pour rallier l’Afrique du Sud

Rallier le Cap au départ de Paris s’effectue principalement par la voie aérienne. Le vol direct opéré par Air France depuis Paris-Charles de Gaulle constitue l’option la plus rapide en environ onze heures et demie, pour un prix moyen oscillant entre 900 € et 1 400 € l’aller-retour en classe économique selon la période. Pour faire baisser la note, les vols avec une escale s’imposent comme la solution la plus économique. Les compagnies africaines comme Ethiopian Airlines (via Addis-Abeba) et Kenya Airways (via Nairobi) proposent régulièrement les tarifs les plus compétitifs, avec un prix moyen situé entre 550 € et 750 € l’aller-retour. Dans une gamme tarifaire moyenne comprise entre 650 € et 850 €, Turkish Airlines (via Istanbul), Qatar Airways (via Doha) et Emirates (via Dubaï) offrent un compromis idéal entre prix attractifs et excellent confort à bord.

transport avion

Au départ de Bruxelles-National, l’itinéraire nécessite obligatoirement une correspondance, pour un temps de trajet total de quatorze à dix-sept heures. Pour bénéficier des billets les moins chers depuis la Belgique, Ethiopian Airlines se positionne une fois encore en tête avec un tarif moyen tournant autour de 580 € à 750 € l’aller-retour via Addis-Abeba. D’autres transporteurs comme Discover Airlines (filiale loisir de Lufthansa via Francfort) ou EgyptAir (via Le Caire) affichent des prix moyens oscillant entre 620 € et 800 €. Enfin, de nombreux voyageurs belges choisissent de s’envoler avec KLM depuis l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol (facilement accessible en train Eurostar direct depuis la gare de Bruxelles-Midi), pour un budget moyen s’établissant entre 700 € et 900 €.

En résumé, le budget moyen d’un billet aller-retour varie de 600 € à 800 € sur les compagnies africaines ou moyen-orientales avec escale, contre 900 € à 1 300 € pour les liaisons directes ou les compagnies européennes traditionnelles. Ces tarifs moyens peuvent toutefois grimper au-delà de 1 500 € durant la très haute saison touristique de l’été austral (de décembre à février). Pour passer sous la barre des prix moyens, il reste vivement conseillé de réserver son vol quatre à six mois à l’avance et de privilégier les mois intermédiaires d’avril à juin et de septembre à novembre.

Franchir les frontières vers le Cap : Visas, formalités et passage en douane pour véhicules européens

Du visa touristique au Carnet de Passages en Douane : notre guide logistique pour conduire votre propre véhicule jusqu’au bout de l’Afrique

Lorsque nous franchissons les contrôles d’immigration pour rejoindre les terres sud-africaines et entamer notre périple vers la péninsule du Cap, les démarches administratives pour les ressortissants européens s’avèrent particulièrement fluides et bien encadrées. Pour les citoyens français, belges ou suisses, l’entrée sur le territoire s’effectue sous le régime d’une exemption de visa préalable pour tout séjour touristique d’une durée maximale de 90 jours. À notre arrivée au poste frontière terrestre ou à l’aéroport international du Cap, l’officier d’immigration appose gratuitement sur notre passeport un permis de séjour temporaire (Visitor’s Visa – section 11(1)(a)). Pour obtenir ce tampon d’entrée sans encombre, nous présentons un passeport original valide au moins 30 jours après la date de sortie prévue du territoire (une validité de 6 mois restant fortement recommandée), comportant au minimum deux pages vierges consécutives destinées aux tampons. Les autorités exigent également la présentation d’un billet de retour ou de continuation de voyage, ou la preuve d’un itinéraire de sortie pour les voyageurs en overland. Si l’aventure capetonienne se prolonge, ce visa touristique de 90 jours peut faire l’objet d’une demande de prolongation de 90 jours supplémentaires directement sur place auprès des centres VFS Global, à condition d’effectuer la démarche au moins 60 jours avant l’expiration du premier visa.

Pour les passionnés de voyage itinérant et d’overland qui traversent le continent ou font débarquer leur propre véhicule tout-terrain, van ou camping-car européen au port du Cap, la réglementation douanière sud-africaine (South African Revenue Service – SARS) impose un document fondamental : le Carnet de Passages en Douane (CPD). Délivré en Europe par les clubs automobiles agréés, ce passeport douanier international permet l’importation temporaire de notre véhicule sans avoir à s’acquitter des lourdes taxes douanières à la frontière. L’obtention de ce carnet exige le versement préalable d’une caution ou d’un dépôt de garantie dont le montant varie généralement de 100 % à 150 % de la valeur argus du véhicule. Lors du passage en douane ou du dépotage du conteneur sur les quais du port capetonien, nous présentons le carnet original à faire tamponner, accompagné du certificat d’immatriculation original (carte grise), de nos permis de conduire nationaux et internationaux, ainsi que d’une procuration notariée en anglais si le véhicule appartient à une société ou un tiers. L’admission temporaire du véhicule est strictement calquée sur la durée du visa touristique accordé au conducteur.

Sur le plan des assurances routières, l’Afrique du Sud présente une spécificité notable par rapport à la majorité des pays africains : la souscription d’une assurance responsabilité civile automobile tiers au poste frontière n’est pas légalement obligatoire. Les dommages corporels causés aux tiers lors d’un accident de la circulation sont automatiquement pris en charge par un fonds national d’État, le Road Accident Fund (RAF), directement financé par une taxe prélevée sur chaque litre de carburant vendu à la pompe. Néanmoins, comme ce fonds ne couvre absolument pas les dégâts matériels causés aux véhicules tiers ou à votre propre équipement, la souscription volontaire d’une assurance privée matérielle auprès d’un courtier local reste vivement conseillée pour rouler l’esprit tranquille. Si votre véhicule arrive par fret maritime dans un conteneur au port commercial du Cap, il convient de prévoir un budget d’environ 600 € à 1 200 € pour couvrir les frais d’agent maritime (clearing agent), de manutention portuaire et d’inspection douanière avant de prendre la route.

Pour préparer vos documents administratifs, vérifier les modalités du visa touristique et suivre toutes nos étapes logistiques en Afrique du Sud, vous pouvez consulter le portail officiel du ministère sud-africain de l’Intérieur (https://www.dha.gov.za), le site des douanes SARS (https://www.sars.gov.za

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Budget prévisionnel pour un séjour à Cape Town pour 4 personnes

Estimation complète et équilibrée pour une immersion de 7 jours dans la Mother City

Posée entre les crêtes théâtrales de la montagne de la Table et le littoral découpé de l’Atlantique, Cape Town s’explore idéalement en groupe à travers ses routes panoramiques et ses réserves côtières. Pour notre petit groupe de quatre adultes, l’organisation financière d’un tel périple s’avère particulièrement avantageuse grâce à la mutualisation des coûts sur place et à un taux de change très favorable sur la restauration et les hébergements privatifs.

Tableau récapitulatif des dépenses (7 nuits / 4 personnes)

Poste de dépense Estimation par personne Total pour 4 personnes Observations
Vol international A/R 850,00 € à 1 200,00 € 3 400,00 € à 4 800,00 € Lignes régulières avec escale depuis la France
Hébergement (Villa / Grand Appartement) 300,00 € à 500,00 € 1 200,00 € à 2 000,00 € Logement privatif tout confort pour 4 à Big Bay, Camps Bay ou Green Point
Location de véhicule & Carburant 85,00 € à 140,00 € 340,00 € à 560,00 € SUV ou berline spacieuse pour 7 jours de road trip
Restauration & Epicerie 250,00 € à 400,00 € 1 000,00 € à 1 600,00 € Repas en brasseries marines, vignobles et achats au marché
Activités & Parcs nationaux 100,00 € à 175,00 € 400,00 € à 700,00 € Entrées à Cape Point, Boulders, Kirstenbosch et Téléphérique
TOTAL ESTIMÉ 1 585,00 € à 2 415,00 € 6 340,00 € à 9 660,00 € Budget global tout compris pour l’ensemble du groupe

LES LIENS VERS LES PHOTOS  

J 1478 Hold-up sauvage sur la route du Cap !

J 1479 — Big Bay : le paradis de la glisse face à la plus belle vue du Cap !

J 1481 De Muizenberg à Boulders Beach, aux portes du Cap de Bonne-Espérance !

J 1482 Rencontre magique avec les manchots de Boulders Beach

J 1482. De Miller’s Point au royaume sauvage des babouins chacmas !

J 1483 L’appel sauvage de la côte ouest, de Scarborough à Noordhoek ! 🚗🌊

J 1484 Chapman’s Peak Drive : la corniche céleste gravée dans la montagne

J 1484 Rencontres insolites et poils doux sur les quais de Hout Bay

J 1485 Immersion spectaculaire au cœur des deux océans

J 1486. Le V&A Waterfront, l’âme vibrante et métissée du Cap

J 1487 – De la brise du Waterfront aux pavés chargés d’histoire : notre traversée magique de Cape Town ! 🇿🇦

J 1489 Atmosphère Portuaire et Énergie Urbaine au V&A Waterfront de Cape Town

J 1490 Face au Rideau de Brume à la Station du Téléphérique de Table Mountain

J 1492 Le Cap : Une balade haute en couleur à Bo-Kaap

📘 J 1493 — Promenade de Mouille Point & Green Point Park (Cape Town)

📘 J 1494 — Victoria Road : Clifton, Camps Bay, Willie’s High Tide Pool & Pietro Ferrero Viewpoint (Hout Bay)

LES LIENS

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