Etosha, sanctuaire sauvage de Namibie
🐾 Safari poussiéreux et symphonie sauvage — Etosha, secteur Namutoni théâtre des silhouettes et des cris du bush
Payer son droit d’entrée au royaume animalier d’Etosha, c’est un peu comme acheter un billet pour l’un des plus grands spectacles vivants d’Afrique. Au Namutoni Lodge, les formalités sont simples : 150 dollars namibiens par adulte, 100 pour les enfants, 50 par véhicule. Une somme presque dérisoire au regard de ce qui nous attend de l’autre côté de la barrière : plusieurs heures d’immersion totale dans un documentaire grandeur nature, sans montage, sans narration, seulement le réel à l’état brut.

La piste principale longe ensuite le pan d’Andoni, immense étendue saline craquelée, bordée de buissons verdoyants. Nous poursuivons en direction d’Onkonshi Resort, encore imprégnés du ballet incessant des springboks. C’est alors qu’un contraste brutal accroche notre regard : une silhouette noire et blanche, parfaitement immobile, figée dans les herbes dorées. Un mâle doutarde à miroir blanc (Afrotis afraoides), se tient là, bec rouge pointé vers l’horizon, posture raide, presque martiale, oscillant entre parade amoureuse et fuite stratégique.

La matinée avance doucement. La lumière reste douce, les springboks encore engourdis, les zèbres de Burchell étonnamment calmes. Et puis, entre deux touffes d’herbes sèches, une nouvelle silhouette s’impose. Fine, alerte, oreilles dressées, pelage tricolore parfaitement contrasté : un chacal à chabraque (Lupulella mesomelas), Lupulella mesomelas, vient d’entrer en scène.
Nous le repérons à une cinquantaine de mètres, trottinant le long de la piste comme s’il avait un rendez-vous important. Son dos noir bordé de poils argentés tranche nettement avec ses flancs roux et son ventre clair. Son allure est souple, presque nonchalante, mais ses yeux balaient le terrain avec une précision chirurgicale. Nous décidons de le suivre doucement, sans bruit, comme deux naturalistes en quête d’un fragment de vérité comportementale.
C’est alors qu’il déploie toute sa ruse. D’un coup, il quitte la piste, s’enfonce dans les hautes herbes… et disparaît. Plus de queue, plus d’oreilles, plus de chabraque. Rien. Juste le vent et le silence. Nous attendons. Longtemps. Beaucoup trop longtemps pour un simple arrêt pipi de chacal. Et soudain, comme dans un sketch parfaitement réglé, il réapparaît… derrière nous. À bonne distance. Il a contourné notre véhicule, traversant la piste hors de notre champ initial. Une esquive élégante, une leçon de discrétion, un “vous ne m’aurez pas” silencieux mais limpide.

Nous bifurquons ensuite vers Tsumoor et Namutoni par la dérivation longeant le pan. Ce tronçon offre une succession de scènes saisissantes. Un grand koudou mâle se tient près d’une termitière, cornes spiralées majestueuses, rayures blanches nettes, crinière dorsale dressée. Il avance lentement, s’arrête, écoute, silhouette élancée et discrète.
Dans la lumière crue du pan, un autre personnage se détache de loin. Grand, roux, un peu bancal, lebubale rouge (Alcelaphus buselaphus), trotte avec cette allure étrange, presque désarticulée, avant de rappeler, à la moindre accélération, qu’il est capable d’atteindre les 70 km/h.
Sur la piste dorée, entre deux troupeaux de zèbres de Burchell et un springbok d’Etosha un peu cabotin, une silhouette se révèle lentement : l’outarde de Hartlaub, experte absolue du camouflage. Son plumage brun-beige se confond avec les herbes sèches, au point qu’il faut plisser les yeux pour admettre qu’il ne s’agit pas d’un mirage.

Dans les buissons secs, un éclat rouge nous arrête net. Le gonolek à poitrine écarlate (Laniarius atrococcineus) , surgit comme un acteur dramatique. Rouge incandescent sur noir brillant, il impose le silence. Aujourd’hui, pas de chant. Pourtant, son duo vocal est célèbre : un appel clair, une réponse grinçante, une harmonie parfaite. Mais ce matin-là, monsieur semble répéter en silence.
On ne l’attendait pas. Et pourtant, elle déboule sur le sable avec assurance : la pintade couronnée d’Etosha, Numida meleagris coronata. Elle ne vole pas vraiment, elle court. Et quand elle court, c’est avec la détermination d’un agent secret en mission. Cri métallique, allure pressée, silhouette improbable entre punk africain et boule à thé.
Alors que le bush semble somnoler sous le soleil, un détail subtil trahit une présence. Deux grandes oreilles, un regard fixe, un pelage parfaitement assorti aux herbes : le steenbok. Immobile, figé, convaincu que l’invisibilité passe par l’immobilité. Et presque, cela fonctionne.
Ce matin-là, sans le chercher, nous croisons aussi l’outarde de Kori australe. Majestueuse, silencieuse, presque snob. Elle ne court pas, elle défile. Elle ne vole pas, elle médite. Elle accompagne son passage de basses profondes, des “oom-oom-oom” dignes d’un opéra de savane, tandis que deux gnous distraits l’ignorent royalement.

Plus loin, les impalas broutent dans les clairières. Un guêpier d’Europe expose ses couleurs avant une acrobatie fulgurante. Un francolin à bec rouge surgit entre les racines. Un vanneau armé scrute la plaine. À l’approche de Namutoni, le cratérope à joues nues (Turdoides gymnogenys), , endémique du nord de la Namibie, monte la garde, parfaitement conscient de son rôle.

À Tree Palms, le paysage s’élargit. Un cortège d’autruches d’Afrique australe progresse lentement, suivi de poussins duveteux imitant chaque geste de l’adulte.
Dans les herbes sèches, entre deux acacias épineux, une silhouette immobile accroche soudain le regard. Perché à hauteur d’homme, le corps droit, le regard fixe, un rapace veille. Le plumage est sobre, gris ardoise presque uniforme, mais les pattes, d’un rouge vif, tranchent avec la poussière claire du sol. L’autour sombre (Melierax metabates) est là, maître du silence et de l’attente. Il ne crie pas, ne bouge pas, ne trahit rien. Son immobilité est totale, presque troublante. C’est un chasseur d’affût, patient, méthodique, qui observe chaque mouvement du bush, prêt à fondre sur une proie imprudente. Dans cette posture figée, il incarne toute la rigueur du monde des rapaces africains, où l’économie d’énergie est une règle vitale.

À peine avons-nous quitté cette présence austère qu’un éclat de mouvement rase le sol. Une mangouste rouge surgit des racines d’un acacia, pelage roux-gris, museau teinté, yeux sombres brillants de vigilance. Elle s’arrête net, se dresse légèrement, scrute notre véhicule, puis replonge dans les herbes avec la rapidité d’un trait de lumière. Une seconde apparaît, puis une troisième, laissant deviner la présence d’un petit groupe en maraude. Les mangoustes rouges, sociales et territoriales, fouillent le sol à la recherche d’insectes, de petits vertébrés, toujours sur le qui-vive, conscientes que chaque sortie est un compromis entre nourriture et danger.
Le retour par la piste nord longe à nouveau le pan. Un gemsbok solitaire avance lentement, incarnation parfaite de l’adaptation au désert. La lumière du soir dore les silhouettes : girafes d’Angola, oryx-gazelle, grands koudous et springboks d’Etosha se détachent sur fond de sel et de ciel pâle. Les points d’eau secondaires concentrent une vie intense, furtive, presque irréelle.
Ce safari dans le nord d’Etosha nous laisse une impression rare : celle d’un parc presque silencieux, intime, où chaque rencontre — d’un cortège d’autruches à ou un calao à bec rouge du sud perché — surgit du sel et du vent. Loin des circuits classiques, cette boucle entre King Nehale, Namutoni et Tree Palms révèle un Etosha brut, profond, et intensément vivant.
🏷️ #EtoshaNationalPark #NamibiaWildlife #NamutoniSafari #NaturalisteNomade #GnouBleu #Springbok #ZebreDeBurchell #OutardeEtosha #GirafeAngola #ElephantAfricain #ChacalDuBush #GonolekÉcarlate #SavaneNamibienne #ObservationNaturaliste #SafariMoments #VieSauvageAfrique
De Sesfontein à Etosha : détour par Opuwo, faune surprise et boissons fraîches
Quitter Sesfontein, c’est comme refermer un chapitre sablonneux de notre carnet de route. Pas de carburant à la station locale — juste un pompiste philosophe et un tuyau vide. La route du sud via Palmwag et Kamanjab aurait été plus courte, mais pas plus sûre. Alors on opte pour le détour stratégique : remonter vers Opuwo, carrefour commercial improbable où l’on trouve tout — du carburant, des Himba en robe traditionnelle, et surtout du Coca très frais et de la bière bien méritée.
Sur la piste, la Namibie continue de nous surprendre.
🦒 Une girafe d’Angola (Giraffa giraffa angolensis) surgit entre deux acacias, le cou parfaitement aligné avec un poteau en bois — illusion d’optique parfaite, comme si elle avait décidé de prolonger son anatomie par une antenne. Plus petite que ses cousines d’Etosha, elle avance avec élégance, presque en silence.
🪶 Un autruche d’Afrique australe (Struthio camelus) est assise au milieu des cailloux, le cou dressé comme un periscope. Elle semble méditer sur la géologie locale ou simplement digérer un brunch invisible. Sa posture est si improbable qu’on hésite à la photographier, de peur de briser sa concentration.
🦌 Et là, dans les herbes hautes, un regard discret : un steenbok, petit cervidé aux grandes oreilles, parfaitement camouflé. Il nous observe sans bouger, comme s’il savait que son meilleur atout, c’est de ne pas exister aux yeux des distraits. Mais nous, on l’a vu. Et on l’a salué.
Chaque détour devient une leçon de patience et d’attention. La Namibie ne se traverse pas, elle se mérite — et elle récompense ceux qui prennent le temps de regarder.
🔖 Hashtags
#GirafeDAngola #StruthioCamelus #SteenbokSpotting #OpuwoDetour #KaokolandChronicles #NamibiaWildlife #RoadToEtosha #CocaFraisEtBièreFraîche #SafariSansCarburant #CarnetDeTerrain #FauneDuBush #NamibiaSurprise #AntilopeCamouflée #GirafeAlignée #AutrucheAssise
GAME DRIVE SECTEUR OLIFANTRUS -ETOSHA – Le grand vide
Nous arrivons à Etosha en milieu d’après-midi, par la Galton Gate, cette porte discrète qui ouvre sur un monde à part. À peine les formalités réglées — 2750 dollars namibiens pour cinq nuits, quatre personnes et un véhicule, soit le prix de l’émerveillement garanti — que le parc nous accueille avec ses premières rayures : un groupe de zèbres de Burchel , paisibles, alignés comme des codes-barres vivants dans la savane dorée.
Leurs rayures descendent jusqu’au ventre, leur allure est robuste, leur présence presque chorégraphiée. Ce sont bien des Equus quagga burchellii, les zèbres de Burchel , les plus communs d’Etosha, mais jamais banals. Ils nous regardent passer sans bouger, comme s’ils savaient que le spectacle ne fait que commencer.
Etosha, que les Nama appellent « le grand vide », n’a rien d’un désert. C’est une dépression calcaire de 4 731 km², vestige d’une mer intérieure asséchée il y a des millions d’années. Jadis vaste de plus de 93 000 km² lors de sa création en 1907, le parc a vu ses frontières se réduire avant l’indépendance, pour ne conserver aujourd’hui “que” 22 912 km². Pourtant, il reste l’une des plus grandes réserves de brousse sauvages au monde, s’étirant sur 350 km d’est en ouest.
En son centre, le pan d’Etosha s’étend comme une cicatrice blanche, un lit d’argile qui ne se couvre d’eau qu’à la saison des pluies. Alors, les flamants roses et les grues couronnées affluent, transformant la terre aride en miroir rose pâle. Mais en cette saison sèche, c’est la savane qui parle : éléphants d’Afriue Australe majestueux, gnous bleus à barbe noire bousculés par la soif, lions du Cap tapis à l’affût, rhinocéros noirs et impalas à face noire, tous trouvent ici leur place dans une chorégraphie millénaire.
Nous avons choisi de poser nos valises à Olifantsrus Camp, le plus récent des camps du parc, situé dans la partie ouest, plus reculée. Dix emplacements, chacun limité à huit personnes, une cachette à double étage surplombant un point d’eau artificiel devenu lieu de pèlerinage pour les éléphants d’Afriue Australe. Ici, le spectacle ne s’interrompt jamais : phacochères fouillant le sable, oiseaux exotiques rivalisant de couleurs, et cette lumière qui change tout, du lever au coucher.
Etosha n’est pas qu’un parc. C’est un théâtre naturel, une scène où chaque acacia devient rideau, chaque point d’eau un décor, et chaque animal un acteur. Et nous, spectateurs émerveillés, acceptons de perdre la notion du temps pour mieux savourer chaque instant.
La piste vers Olifantsrus s’étire devant nous, poussiéreuse, sinueuse, bordée de mopanes et de buissons secs qui semblent attendre le retour des pluies. Le soleil décline doucement, dorant les herbes hautes et projetant des ombres longues sur la savane. Notre self-drive se poursuit, rythmé par les craquements des pneus sur le gravier et les regards scrutateurs lancés à travers les vitres.
Et soudain, un mouvement discret dans les broussailles. Nous ralentissons, moteur au ralenti, et là — un groupe de grand koudou (Tragelaphus strepsiceros), partiellement dissimulés dans les feuillages. Leurs robes brun-gris se fondent dans le décor, mais leurs grandes oreilles en alerte et leurs silhouettes élancées trahissent leur présence. Une femelle nous fixe, immobile, le regard franc, presque curieux. Ses fines rayures blanches sur le flanc, ses grands yeux sombres et sa posture élégante en font une apparition presque fantomatique dans ce théâtre végétal.
Les grand koudou sont les maîtres du camouflage. Leur démarche est souple, presque silencieuse, et leur capacité à se fondre dans le paysage est telle qu’on pourrait passer à côté sans les voir. Mais ce soir, ils nous offrent leur présence, comme une bénédiction discrète. Ils ne fuient pas, ne s’agitent pas — ils nous observent, puis s’éloignent lentement, disparaissant dans les buissons comme s’ils n’avaient jamais été là.
Nous reprenons la route vers Olifantsrus, encore imprégnés de cette rencontre. Le camp n’est plus très loin, et déjà, la lumière change, virant à l’ambre. Chaque virage devient promesse, chaque arbre une cachette potentielle. Etosha nous parle, sans bruit, mais avec insistance.
Nous quittons la piste principale pour explorer les chemins plus discrets qui serpentent vers les points d’eau, ces clairières minérales où la vie sauvage vient s’abreuver ou simplement attendre. Renostervlei est l’un d’eux — silencieux, presque vide à première vue. Pas de zèbres de Burchel , pas d’éléphants d’Afriue Australe, pas même un springboks d’Etosha distrait. Le bush semble figé, comme suspendu dans une chaleur d’après-midi.

Mais à une centaine de mètres, sous l’ombre dense d’un petit groupe d’arbres, le téléobjectif capte un frémissement. Deux formes allongées, presque fondues dans la poussière claire. Nos premières lionnes du Cap, étendues dans la fraîcheur relative de l’ombre, le regard calme, les muscles au repos. Elles ne bougent pas, mais elles sont là — puissantes, présentes, souveraines.
Leur pelage se confond avec les teintes du sol, et seules leurs oreilles qui pivotent trahissent leur vigilance. Elles nous ont repérés bien avant que nous ne les voyions. C’est toujours ainsi avec les lions du Cap: ce sont eux qui décident du moment de la rencontre.
Nous restons là, moteur coupé, à les observer dans le silence. Le bush reprend vie, non pas par le bruit, mais par la tension douce de cette présence. Etosha nous offre ses reines dès le premier jour, sans tambour ni trompette, juste une scène parfaite sous un arbre, à Renostervlei.
Nous poursuivons notre progression vers Olifantsrus, et chaque kilomètre semble vouloir nous offrir une nouvelle apparition. Le bush, d’abord silencieux, se met à vibrer de vie. Les yeux s’habituent, le regard s’affine, et soudain, au détour d’un virage, un gemsbok solitaire traverse lentement la piste.
C’est un mâle, massif, élégant, reconnaissable entre mille : le gemsbok ou oryx-gazelle (Oryx gazella), emblème du désert namibien. Sa robe gris-beige contraste avec le sol rouge, ses longues cornes droites semblent tracer des lignes dans le ciel, et son masque facial noir et blanc lui donne une allure de guerrier antique. Il avance sans hâte, comme s’il connaissait déjà le chemin, parfaitement adapté à ce paysage aride qu’il semble dominer sans effort.

Le gemsbok est un maître de la survie. Capable de résister à des températures extrêmes, il peut vivre sans eau pendant des jours, tirant son hydratation des plantes qu’il consomme. Son allure noble et sa démarche assurée nous rappellent que dans ce décor minéral, chaque animal est une leçon d’adaptation.
Plus loin, dans les buissons, un mouvement furtif attire notre attention. Un steenbok, petit et nerveux, surgit entre les branches. Ses grandes oreilles dressées captent le moindre son, et son pelage fauve se fond dans les herbes sèches. Il nous observe un instant, puis disparaît comme une ombre.
Etosha ne se contente pas de montrer ses géants. Il révèle aussi ses secrets, ses silhouettes discrètes, ses équilibres fragiles. Chaque rencontre est une surprise, chaque piste une promesse. Et nous roulons, émerveillés, dans ce théâtre sauvage où la faune joue sans répétition, mais toujours avec justesse
Puis nous arrivons à l’entrée d’Olifantsrus, encore enveloppés par cette lumière dorée qui semble vouloir retenir le jour. Le panneau du camp surgit au détour d’un virage, presque timidement, comme s’il ne voulait pas interrompre notre contemplation. Et pourtant, c’est bien là : le “repos des éléphants”, niché dans la partie ouest d’Etosha, loin des foules, au cœur d’une brousse qui respire encore le silence.
Autour de nous, la nature continue son ballet discret. Un dernier groupe de zèbres de Burchel traverse la piste, les rayures vibrantes dans la poussière rouge. Un gemsbok solitaire s’éloigne lentement, sa silhouette noble découpée sur les collines lointaines. Et dans les buissons, une girafe d’Angola (Giraffa giraffa angolensis) se penche avec grâce pour attraper une feuille, comme si elle saluait notre arrivée.
Nous sommes toujours émerveillés. Par la densité de la vie, par sa discrétion, par cette capacité qu’a Etosha de nous surprendre à chaque instant. Le camp est simple, presque austère, mais il s’ouvre sur un point d’eau où les éléphants d’Afriue Australe viennent boire, où les phacochères fouillent, où les oiseaux s’affrontent en couleurs. Ici, le spectacle ne s’arrête jamais, même quand le soleil se couche.
Et nous, les yeux encore pleins de rencontres, nous installons pour la nuit, convaincus que demain, Etosha nous racontera une autre histoire.
🌄 Dolomites d’Etosha : aube froissée, reliefs anciens et ballet animalier
L’aube se glisse doucement sur Olifantsrus, étirant des nuances d’orange et de rose sur les collines de schistes et les dunes rouges. La lumière est magnifique, presque tendre, ce qui contraste agréablement avec nos visages chiffonnés par une nuit… disons, sportive. La fameuse tente de toit flambant neuve, fière comme un paon au magasin, a décidé de bouder au moment crucial : charnière bloquée, vis introuvables, refus catégorique de s’ouvrir. Résultat : quatre humains entassés dans la voiture, version “sardines grand luxe”. Au réveil, c’est moins du repos que de la survie, mais enfin, nous y sommes.
Le café du matin prend alors des allures de rite d’initiation. Sur la passerelle d’Olifantsrus, la vapeur du breuvage tiède monte dans l’air frais pendant que le soleil tapisse les murs du hide d’un orange chaleureux. Les paupières gonflées s’ouvrent enfin et le monde redevient un peu logique. Et c’est à ce moment-là que le bush décide de nous offrir un cadeau : un springboks d’Etosha , parfait dans la lumière, s’approche avec la nonchalance gracieuse qui semble être inscrite dans son ADN. Sa robe crème, sa bande chocolat, ses cornes en lyre — tout est à sa place. Il observe, broute un peu, puis continue son chemin. Nous le suivons du regard, la fatigue déjà moins lourde.
La route qui mène ensuite vers le secteur des Dolomites se déroule lentement devant nous, comme si elle voulait nous préparer à un autre monde. Le paysage change presque imperceptiblement : les acacias se tordent en silhouettes plus noueuses, le terrain devient plus pierreux, les vallées se creusent, et l’horizon se hérisse de collines striées de dolomie. Ici, la géologie raconte une histoire bien plus ancienne que nous : un passé modelé à l’époque du Gondwana, où les affleurements dolomitiques ont été sculptés en crêtes, en marches et en replis. Le sol devient plus clair, plus minéral, et la végétation se fait discrète, adaptée à cette lumière brute et à ces pentes ingrates.
À mesure que nous avançons, la vie s’anime lentement. Un vautour africain ou un vautour oricou , silhouette immobile sur un arbre épineux, semble hésiter entre saluer le matin ou attendre que l’air chauffe pour gagner un courant ascendant. L’oiseau nous regarde, le cou dénudé et les ailes à demi ouvertes, comme une sculpture vivante qui jauge le monde. Un peu plus loin, un autre springbok traverse la piste, bondit, s’arrête, repart, tel un danseur qui profiterait du lever du jour pour répéter.
Les zèbres de Burchel apparaissent ensuite dans la lumière rasante, silhouettes rayées se découpant dans la poussière dorée. Ils avancent avec une prudence calculée, comme s’ils connaissaient chaque pierre du chemin. L’un d’eux nous fixe un long moment avant de disparaître dans les herbes, tel un guetteur chargé de valider notre passage.
Un hartebeest solitaire se détache bientôt sur le fond ocre des collines. Sa robe rousse capture les premiers rayons du soleil tandis que ses cornes recourbées semblent pointer vers un ailleurs qu’il serait le seul à connaître. Puis, comme un écho à cette présence, un gemsbok surgit entre les acacias, majestueux avec son masque noir et blanc et ses longues cornes droites comme deux javelots. Sa démarche est lente, précise, presque gênée par tant de dignité. Il nous regarde quelques secondes, puis glisse dans le paysage comme une ombre royale.
Les autruches d’Afrique australe, elles, préfèrent l’élégance nonchalante. L’une avance à grands pas, les plumes sombres ondulant dans la brise, le cou tendu comme un périscope attentif. Rien ne semble l’émouvoir, et pourtant chaque mouvement paraît pesé. Une autre, peut-être la même, s’immobilise soudain, nous tourne le dos et contemple l’horizon, immobile dans son rôle de grand oiseau préhistorique en plein questionnement existentiel.
La végétation devient plus dense par endroits et le relief se resserre. Entre deux bosquets, deux girafe d’Angola (Giraffa giraffa angolensis) apparaissent presque par magie. Leurs silhouettes élancées se fondent dans les troncs d’acacias et leurs mouvements sont si lents qu’on pourrait croire qu’elles flottent. L’une plie son long cou pour cueillir délicatement quelques feuilles, l’autre nous observe sans vraiment nous regarder, comme si elle nous classait mentalement dans la catégorie “non menaçants mais bruyants”.
La route serpente ensuite entre des collines de dolomie qui jouent avec la lumière du matin. Un oiseau discret, peut-être une outarde de Hartlaub,, se fige dans les hautes herbes. Son plumage moucheté le rend presque invisible, et il semble nous défier à un concours de patience. Nous perdons avant même d’avoir commencé.
Le décor devient toujours plus minéral à mesure que nous approchons du cœur du secteur. Un kori bustard se déplace à pas feutrés près d’un point d’eau, massif, imposant, mais animé d’une grâce silencieuse. Cet oiseau, l’un des plus lourds capables de voler, avance comme s’il ne voulait déranger ni l’air ni la lumière.
Puis, tandis que le soleil décline en douceur derrière les collines dolomitiques, un chacal à chabraque (Lupulella mesomelas) traverse la piste, rapide et discret, comme la dernière virgule d’un récit sauvage. Les ombres s’allongent, l’air se refroidit, et le silence reprend sa place naturelle.
Le secteur des Dolomites se referme derrière nous, laissant l’impression d’un monde plus secret, plus exigeant, où la faune semble forgée par la pierre, le vent et la lumière. zèbres de Burchel , sprispringboks d’Etoshangboks nerveux, girafes d’Angola (Giraffa giraffa angolensis)contemplatives, gemsboks princiers, vautours africain ou vautours oricou silencieux, autruches d’Afrique australe stoïques et bustards imposants — chacun a joué son rôle dans ce théâtre minéral. Ici, la beauté ne se proclame pas : elle se révèle, à ceux qui prennent le temps de la regarder.
Hashtags
#EtoshaDolomites #Olifantsrus #NamibieSauvage #ZèbresDeHartmann #Gemsbok #Girafes #Springbok #VautoursDeNamibie #SafariNaturaliste #NamibiaGeology #DolomiteHills #EtoshaWest #WildNamibia #BushChronicles #NaturalisteEnSafari #NamibiaWildlife
De Dolomites à Okaukuejo : la route où même les zèbres vous saluent en passant
En quittant les Dolomites par la piste de Galton Gate, le paysage change presque comme par magie : les collines sombres et arrondies en dolomie laissent place à un bush plus ouvert, puis à ces grandes plaines blanchies par la calcrète, cette croûte calcaire héritée d’un ancien bassin tectonique. Sous nos roues, c’est toute l’histoire géologique de l’Ovambo qui craque doucement, comme si la Terre commentait le voyage.
Et très vite, ce sont les animaux qui prennent le relais. Les premiers à nous accueillir : les zèbres de Hartmann, ventre blanc, silhouette trapue, l’air un peu surpris qu’on soit venus jusque dans “leur” montagne. Ils disparaissent dans la poussière, juste assez vite pour nous laisser admirer une girafe d’Angola (Giraffa giraffa angolensis) et son petit avançant parmi les acacias, comme deux danseurs maladroits mais élégants.
Un peu plus loin, un steenbok surgit — minuscule fusée rousse, oreilles XXL, regard en mode “je n’ai rien fait, je vous jure” — puis file dans les herbes. Plus discret mais toujours là, le grand koudou femelle apparaît entre les feuillages : robe grise rayée, regard calme, démarche fantomatique.
Puis, au détour d’un point d’eau, la dynamique change. Une autruche d’Afrique australes’avance la première, le cou déployé en perche inquisitrice, ses plumes sombres frémissant sous le vent sec venu du Kaokoveld. À quelques pas, un marabout d’Afrique solitaire, silhouette austère coiffée de son éternelle tête nue, inspecte les berges avec un calme presque cérémoniel. Le contraste entre ces deux géants du bush — l’un nerveux, l’autre impassible — suffit à transformer une scène banale en tableau comportemental fascinant.
À l’approche d’Olifantsrus, la végétation épaissit. On croise des gnous bleus à barbe noire, des springboks d’Etosha, une autruche d’Afrique australequi traverse la piste comme si elle avait un rendez-vous et aucun sens du timing. Le bush devient un théâtre, et chaque rencontre un petit acte improvisé.
En reprenant la route vers Okaukuejo, les plaines s’ouvrent et les scènes se succèdent : une girafe d’Angola (Giraffa giraffa angolensis) en position improbable pour boire, un kori bustard traversant la savane comme un vieux sage très occupé, un steenbok sculpté dans la lumière dorée, un écureuil terrestre du Cap perché comme un petit philosophe du bush.
Alors que la piste s’élargissait et que la poussière blanche de la calcrète s’élevait sous nos roues, un troupeau d’éléphants surgit du bush comme une vague silencieuse. Les adultes, massifs et puissants, avançaient avec lenteur, trompes oscillantes, oreilles déployées pour capter le moindre signal. Les jeunes trottaient entre les pattes des plus âgés, s’exerçant aux jeux et aux gestes de la vie sociale. Chaque pas soulevait un nuage de poussière fine
Nous coupâmes le moteur, fascinés : aucun bruit ne pouvait rivaliser avec la majesté de cette procession. Certains s’arrêtèrent pour nous observer, trompe suspendue, puis rejoignirent le groupe pour s’abreuver au point d’eau proche. Le contraste entre leur masse imposante et la délicatesse de leurs gestes — éclaboussures légères, caresses de trompe — rappelait que la puissance et la grâce peuvent coexister dans le même être. Pendant quelques minutes suspendues, le temps s’arrêta : nous étions témoins d’un rituel millénaire de cohésion et de survie, où chaque éléphant d’Afriue Australe connaissait sa place et son rôle dans la communauté. 
La lumière baisse, les ombres s’allongent. Les zèbres de Burchel traversent la piste en file, les springboks d’Etoshabondissent comme s’ils défiaient la gravité, les gemsboks avancent avec la solennité d’armures antiques. Même les nids de tisserins sociaux pendus aux acacias semblent vouloir raconter quelque chose.
Et puis, enfin, les tours d’Okaukuejo apparaissent, comme un mirage très bien organisé. Le fameux point d’eau attend déjà la tombée de la nuit, prêt à accueillir rhinocéros noirs, oryx-gazelle, éléphants d’Afriue Australe, lions du Cap… et nous autres, simples spectateurs émerveillés.
Hashtags :
#SafariEtosha #DolomitesToOkaukuejo #NamibiaWildlife #BushStories #ZebresDeHartmann #GiraffeMoments #ElephantsOnTheRoad #SpringbokLife #GemsbokStyle #KuduWhispers #KoriBustardVibes #OlifantsrusAdventure #NamibiaRoadtrip #CalcreteLand #EtoshaMagic
🚗🐾 Self-drive safari à l’ouest d’Okaukuejo — secteur Wolfsnes, Okondeka, Adamax, Natco, Leeubron
La piste file vers l’ouest d’Okaukuejo sous un ciel dur et pur; la matinée s’étire en bandes de lumière qui cisèlent la topographie basse — dalles calcaires pâles, plaques de sable fin, poches argileuses et coussins de gravier. Cette trame géologique contrôle la répartition de la végétation et, par ricochet, la répartition des animaux : la végétation se concentre en lambeaux d’herbe jaunie, en bosquets d’acacias et en îlots arborés qui retiennent à la fois l’ombre et l’humidité souterraine. Là où le calcaire affleure l’herbe s’amenuise, la visibilité s’offre au regard et les prédateurs comme les proies adaptent leurs stratégies; où de petites dépressions retiennent l’humidité, poussent des touffes plus vertes qui agissent comme de petites oasis et comme des aimants pour la faune.
Il ne bougeait pas. Absolument pas. Et pourtant, il était là, bien campé sur ses longues pattes jaunes, les yeux grands ouverts comme deux projecteurs de safari. L’Œdicnème tacheté, maître du camouflage et roi du stoïcisme, nous offrait une performance de théâtre silencieux sur fond de gravier namibien.
La journée nous donne une leçon sur la relation entre forme du relief et comportements. Les kudus émergent des replis rocheux, leurs longues cornes spiralées et leurs bandes blanches verticales servant à rompre la silhouette sur fond de pierres et d’arbustes. Le grand kudu, solide marcheur de terrain pierreux, se sert des buttes et des buissons pour se dissimuler et pour conserver l’avantage visuel; sa morphologie — oreilles larges, cou élancé, membres maniables — traduit une adaptation à la vie en mosaïque rocheuse où la furtivité prime. Non loin, les impalas défilent plus nerveux, lyre‑cornus et profil fin, choisissant les touffes herbeuses les plus nutritives et s’abreuvant parfois dans de petites dépressions, gestes révélateurs d’une économie de l’effort dans un milieu où la ressource se compte au mètre carré.
Sur les plaines ouvertes, la silhouette de l’autruche d’Afrique australerythme le trajet : l’adulte, haut perché sur ses longues pattes, scrute l’horizon tandis que les juvéniles brunâtres se fondent dans la palette roussâtre; leur stratégie combine vision panoramique et fuite rapide. À proximité, les springboks d’Etosha— grâce à leur robe tricolore et à leur capacité de bondir — animent le sol par des mouvements saccadés, marques d’une vigilance constante et d’une mobilité adaptée aux patchworks d’herbe. Les gnous bleus à barbe noire, plus massifs et au pas lourd, ponctuent la plaine d’un tempo différent : regroupés à l’ombre des arbres‑îlots ou dispersés en petites unités, ils exploitent des stations d’herbe grossière et profitent d’ombres ténues pour gérer la chaleur.
La présence d’oryx-gazelle ou gemsbok impose une lecture de la contrainte hydrique et thermique : ces grands herbivores au masque facial contrasté et aux longues cornes droites manifestent des adaptations physiologiques et comportementales à l’aridité — capacité à extraire humidité des plantes, tolérance aux températures élevées et efficience dans la sélection des ressources foliaires. Ils avancent souvent à découvert, tête haute, évaluant la topographie et les rides du sol qui signalent l’emplacement d’une végétation plus grasse ou d’un point d’eau temporaire.
Les girafes d’Angola (Giraffa giraffa angolensis), parfois debout, parfois assises — posture rare et presque intimiste — exploitent les poches de feuillage des arbres clairsemés. Leur comportement de broutage traduit une relation directe entre architecture végétale et niche alimentaire : les individus choisissent des arbres offrant un feuillage accessible ou des branches qui concentrent plus d’humidité, et quand l’un se couche on perçoit une dynamique sociale discrète entre veille et repos. Leur posture souligne aussi la variabilité du relief : buttes basses et creux guident leurs déplacements et protègent ponctuellement des vents dominants.
Le monde aviaire est partout, structurant la scène et illustrant des stratégies complémentaires. Les Kori bustards apparaissent au sol, lourdes mais parfaitement adaptées à la cueillette d’insectes, de petits reptiles et de matières végétales sur les sols ouverts. Les secretarybirds — silhouettes protéiformes, longues pattes et crêtes relevées — parcourent la savane à la recherche de serpents et de petits vertébrés, martelant parfois le sol de coups puissants et combinant affût visuel et chasse à pied.
De petits faucons chauve-souris et rapaces se perchent sur des branches nues, alternant affût et piqué rapide; leurs querelles aériennes ou perchoirs sur des branches élevées témoignent d’une compétition territoriale et d’une stratégie d’exploitation des micro‑courants thermiques et des perchoirs disponibles. Les Pale Chanting Goshawks et semblables profitent des colonies de tisserins et des nids monumentaux qui transforment certains arbres en centres d’activité ; ces amas de paille, faits par les tisserins sociaux, constituent de véritables « immeubles » pour l’avifaune, favorisant la densité de proies et attirant des rapaces opportunistes.
Les nids de tisserins dominent certains arbres comme des architectures animales massives : multi‑chambres, isolantes et durables, ces constructions modifient localement l’écologie en offrant abri et micro‑climat. Autour de ces cités aviaires la petite faune s’active, attirée par la concentration d’insectes et de petits vertébrés, et les rapaces trouvent aux perchoirs des points d’observation privilégiés. Ainsi, un arbre‑nid ne se réduit pas à sa fonction de logement; il devient un nœud écologique dynamisant les interactions proie‑prédateur à l’échelle d’une zone.
Au ras du sol, la vie se joue en accéléré. Les écureuil terrestre du Cap et les banded mongooses exploitent les poches de terrain meuble, se dressent en sentinelles et fouillent méthodiquement; leur queue épaisse, leur station dressée et leurs mouvements rapides témoignent d’une adaptation fine à l’aridité et à la prédation. Ces petits mammifères organisent l’espace en terriers et en sentiers, et leur activité attire l’attention des rapaces et des carnivores opportunistes. Les nombreuses observations de rongeurs, de mangoustes rayées et de petites colonies coopératives soulignent l’importance des ressources ponctuelles — graines, insectes, racines — et l’efficacité de stratégies sociales pour optimiser la récolte et réduire le risque.
Les zèbres de Burchel , par leurs rayures graphiques, ajoutent une dynamique visuelle et comportementale : en groupe, leurs bandes créent une confusion optique qui défavorise les prédateurs détecteurs de silhouettes individuelles; leur recherche de pâturage les mène à fréquenter les lisières écologiques, là où l’herbe persiste. Leurs présences alternent avec celles des gnous bleus à barbe noire et des oryx-gazelle, formant un patchwork où chaque espèce occupe une niche de ressource légèrement différente.
L’eau demeure l’amas critique autour duquel se cristallisent les interactions. Aux points d’eau que nous avons observés, les springboks d’Etosha boivent en files prudentes, les autruches d’Afrique australe abaissent leur cou pour capter la surface et les hérons ou oiseaux waders profitent des berges pour pêcher. Les jeunes gazelles paraissent particulièrement vigilantes, buvant vite puis se replia nt en éventail pour guetter la menace. Ces haltes révèlent la hiérarchie spatiale des accès à la ressource : l’eau, bien que parfois peu profonde ou temporaire, structure fortement le comportement et la distribution des espèces.
Tout au long du trajet, les présences plus massives — buffles à l’ombre d’un arbre, parfois vus se reposer sous un parasol végétal — rappellent que l’ombre peut valoir plus qu’un point d’eau. Les arbres‑îlots offrent refuge thermique, redistribution des insectes et points d’observation. La juxtaposition d’un buffle à l’ombre, d’un gemsbok au découvert, d’un zèbre fugitif et d’une girafe d’Angola (Giraffa giraffa angolensis) au broutage illustre la diversité des réponses écologiques à la même contrainte climatique.
La logistique humaine se mêle aux observations naturelles. Le manque de carburant rencontré dans plusieurs postes du parc — rupture aussi constatée à Namutoni, Olifants et Okaukuejo — a conduit à un détour logique vers Andersson’s Gate pour se réapprovisionner, un rappel concret que la sécurité et la planification sont parties intégrantes d’un terrain d’étude sur le long cours. Le véhicule offre une plateforme d’observation stable et mobile, mais c’est la gestion des ressources qui garantit la possibilité d’observer ces écosystèmes dans la durée.
En fermant la boucle vers le lodge, le paysage restitue les mêmes motifs sous de nouvelles lumières : micro‑reliefs qui dictent les routes, arbres‑îlots qui concentrent la vie, nids monumentaux qui structurent l’activité aviaire, et une partition d’espèces — kudus, impalas , gnous bleus à barbe noire , zèbres de Burchel , springboks d’Etosha, gemsboks, autruches d’Afrique australe, girafes d’Angola (Giraffa giraffa angolensis), oiseaux rapaces et prédateurs terrestres — dont les stratégies reflètent la topographie et la disponibilité hydrique. Observer, c’est lire ces correspondances entre géologie, végétation et comportement. Chaque arrêt, chaque regard porté sur un bosquet, une trace ou une ombre offre une clé pour déchiffrer la logique d’ensemble : une mosaïque écologique où la forme du sol et la vie s’écrivent l’une l’autre à l’ouest d’Okaukuejo.
Hashtags
#SelfDriveOkaukuejo #EtoshaOuest #SafariNamibie #GnusNoirs #Kudu #Oryx #Autruche #Girafe #Springbok #Tisserins #Birding #CarnetDeTerrain #AventureSavane
Self‑drive à l’est d’Okaukuejo
L’après-midi s’ouvre sur une scène discrète mais pleine d’importance écologique : à la pompe du Raptor, les petites surfaces chaudes et les fentes du béton deviennent des micro‑territoires vitaux. Les lézards bariolés que nous observons s’exposent sur les dalles pour augmenter leur température corporelle après la fraîcheur matinale, alternant poses d’exposition, courts sprints vers une anfractuosité protectrice et immobiles observatoires. Le bleu vif ou les touches colorées sur la gorge de certains individus n’est pas seulement ornemental ; c’est un signal visuel en contexte de thermorégulation et de communication, particulièrement visible sur un sol chauffé par le soleil. Leur comportement est parfaitement adapté à cet environnement anthropisé : ils exploitent la régularité thermique des surfaces humaines, utilisent les ombres portées des pompes et des bidons pour moduler l’exposition et disparaissent en un éclair dans la poussière au moindre mouvement de véhicule — un petit ballet d’efficacité et de prudence qui annonce la suite du trajet.
Transition sur la piste — microhabitats et dynamique des présencesÀ quelques kilomètres, la piste se déroule sur des roches claires et des tapis d’herbe éparse ; la topographie locale, faite de dalles, de creux et d’îlots d’ombre, structure immédiatement la distribution de la faune. Les impalas apparaissent comme les gestionnaires de ces limbes herbeux. En petits groupes, ils alternent pâture et vigilance, s’agrégeant sous le couvert des arbres quand le soleil monte. Leur posture — oreilles mobiles, arrêts brefs, regards rapides vers l’horizon — traduit une économie comportementale précise : chaque arrêt sur une touffe d’herbe est calibré en fonction du gain nutritif attendu et du risque perçu. Les mâles, reconnaissables à leurs cornes en lyre, scrutent et scandent le mouvement social, tandis que les femelles et les jeunes se replient en éventail à la moindre alerte, et reprennent leur broutage quand le calme revient.
À côté d’eux, le helmeted guineafowl travaille le sol avec une ténacité différente mais complémentaire. Ce gallinacé fouille méthodiquement, gratte et dissipe la litière, révélant insectes et graines cachées. Sa silhouette ponctuée et son cou bleu‑rouge servent autant à la reconnaissance de groupe qu’à un rôle d’alerte : bruyant lorsqu’il est dérangé, il peut aussi être un indicateur précieux de présence de ressources pour d’autres espèces. Observé en cortège ou individuellement, le guineafowl agit comme un nettoyeur du sous‑bois et comme un révélateur d’activité trophique locale — ses passages entraînent une micro‑réorganisation du sol qui profite à l’ensemble de la chaîne alimentaire.
Dominant la scène, posés sur des branches nues et des perchoirs élevés, les petits rapaces identifiés sur les photos — Pale Chanting Goshawks — adoptent la posture calme mais entièrement attentive qui les caractérise. Leurs pattes orange et leur poitrine finement barrée les rendent immédiatement reconnaissables; immobiles, ils scrutent le sol et se servent des courants thermiques et des perchoirs pour détecter le moindre mouvement. Leur stratégie de chasse combine l’observation depuis un point fixe et des descentes rapides vers des proies de petite taille : insectes, lézards ou jeunes vertébrés mis à nu par l’agitation des guineafowls et des impalas . Leur présence près des arbres‑îlots et des zones parcourues par les gallinacés n’est pas fortuite — ils profitent des perturbations que ces derniers provoquent pour repérer des proies et réduire l’effort de recherche.
Ce que révèlent ensemble ces observations, strictement limitées aux animaux photographiés, c’est une partition spatiale et fonctionnelle très claire. Les lézards occupent les niches thermiques instantanées — surfaces chauffées, fissures et ombres anthropiques — et constituent une ressource énergétique pour des prédateurs locaux. Les guineafowls travaillent le tapis du sol et augmentent la disponibilité d’invertébrés, modifiant localement la distribution des ressources. Les impalas , en gérant les touffes d’herbe et en assurant une vigilance collective, façonnent à leur tour le paysage d’opportunités pour prédateurs et charognards. Les goshawks, enfin, opèrent en exploits ponctuels depuis les hauteurs, tirant profit de l’ensemble de ces dynamiques pour compléter leur régime. Rien de spectaculaire peut‑être au premier regard, mais la séquence est emblématique d’une petite économie écologique : l’ombre, la pierre, la poussière et quelques gestes répétés suffisent à structurer un réseau d’interactions.
#SelfDriveOkaukuejo #EtoshaOuest #EtoshaEst #SafariNamibie #GnusNoirs #Kudu #Oryx #Autruche #Girafe #Springbok #Tisserins #Birding #CarnetDeTerrain #Lézards #Gemsbokvlakte #Olifantsbad
Game Drive d’Okaukuejo à Halali : carnet de poussière et de lumière
La piste d’Ondongab s’ouvre devant nous sous une lumière dorée qui glisse sur les herbes hautes comme un voile. Le sol, mélange de calcaire pulvérulent et de sable fin, dessine un relief doux où s’accrochent acacias isolés, buissons bas et rideaux d’herbes sèches. C’est une savane ouverte mais subtile, faite de caches et d’attentes.
Ce matin là, perché sur une branche nue, droit comme un chef de poste, l’autour chanteur nous attendait déjà. Son plumage gris cendré, ses longues pattes rouge orangé et son regard perçant semblaient dire : « Vous êtes en retard, les bipèdes. Moi, je guette depuis l’aube. »
Nous avons pris le temps de l’observer — lui aussi. Il scrutait le sol avec une concentration digne d’un stratège, prêt à fondre sur un lézard imprudent ou un insecte trop bruyant. Son ventre finement barré frémissait à peine sous la brise, et son bec bicolore brillait comme un accessoire de mode savane. À intervalles réguliers, il lançait son chant flûté, ce kleeu-kleeu-kleeu-ku-ku-ku qui résonne comme une mélodie de territoire bien gardé.
Et justement, derrière l’un de ces rideaux végétaux, deux formes immobiles se devinent. Ce ne sont ni des rochers ni des illusions : deux rhinocéros noirs, à demi dissimulés, figés dans une veille tranquille. Leur peau grise se confond avec les tonalités du paysage ; seuls un frémissement d’oreille ou un lent balancement de tête trahissent leur présence. Une apparition discrète, presque intime.
Plus loin, un chacal à chabraque (Lupulella mesomelas) traverse la piste avec l’aisance d’un habitué. Silhouette fine, démarche souple, il s’arrête, observe, puis reprend sa route. Un instant furtif, parfaitement intégré au décor.
Ondongab ne se dévoile pas d’un bloc : il suggère, laisse entrevoir, murmure. Puis la piste blanchit et bascule soudain sur le pan.
Le bush laisse place à une mer de sel et de poussière, plate comme un lac asséché. Le pan d’Etosha, immense dépression saline de 4 800 km², domine le paysage. Surface pâle, horizon abstrait, lumière implacable — un désert minéral façonné par le temps.
Et pourtant, la vie s’y glisse.
Sur les pourtours verdoyants, un springboks d’Etosha solitaire s’abreuve dans une flaque bordée de roseaux. Un kori bustard progresse entre les herbes hautes, discret malgré sa stature. Un peu plus tôt, des gemsboks, silhouettes sculptées, ont traversé la piste avec assurance, ambassadeurs parfaits de ce milieu exigeant.
Au loin, Etosha Lookout offre un panorama saisissant : le pan s’étire, silencieux, presque irréel.
Entre Sueda et Salvadora, le décor change encore : savane ouverte, herbes dorées, quelques acacias tordus… et un attroupement inattendu. Une quinzaine de mangoustes rayées occupent le bas-côté, en pleine « réunion de quartier ». Certaines debout sur leurs pattes arrière, d’autres fouillant la poussière,

d’autres encore jouant entre les touffes d’herbe sèche. Un vrai théâtre miniature, drôle et vivant. Après quelques minutes d’observation attentive et amusée, elles s’éclipsent en file indienne dans les herbes.
Rhino Drive porte bien son nom. La piste devient plus rocailleuse, bordée d’acacias, de zones ouvertes et d’affleurements calcaires.
Les springboks d’Etosha ouvrent le bal, bondissants ou couchés à l’ombre. Puis viennent les zèbres de Burchel , rayés comme des codes-barres vivants, avançant par petits groupes.
Noniams s’annonce comme une oasis discrète : un bassin bordé de roseaux, niché dans une dépression. Les traces autour témoignent d’une fréquentation intense.
zèbres de Burchel prudents, impalas nerveux, kudus élégants à grandes oreilles… Les silhouettes se succèdent sans se bousculer. Sur les berges, guineafowls, kori bustards et parfois un héron complètent la scène. Le lieu respire la coexistence paisible.
En quittant Noniams, la piste repart entre herbes rases, roches saillantes et zones de transition. springboks d’Etoshabondissants, zèbres de Burchel réfléchis, gnous bleus à barbe noire grognons en cortège compact, et même une girafe d’Angola (Giraffa giraffa angolensis) qui apparaît et disparaît comme une ombre géante. Puis les kudus reviennent, se glissant entre les arbres avec leur élégance furtive.
Le pan réapparaît ensuite, immense, blanc, silencieux. Les animaux traversent la piste : springboks, zèbres de Burchel , gnous. Nous cherchons un endroit où déjeuner — mais en dehors des zones officielles, pas question de sortir. Les débats s’enchaînent (« trop exposé », « pas autorisé », « trop de gnous »…), jusqu’au panneau salvateur : Picnic Site.
Une table en béton, deux bancs, un acacia tordu, un soupçon d’ombre — et surtout le droit de poser le pied au sol. Le pain est un peu sec, le fromage trop chaud, mais le décor est parfait : vue sur le pan et passage d’animaux au loin. On mange, on observe, on rit.
Plus tard, une seconde aire de pique-nique offre la même pause bénie : calme, herbes rases, zèbres de Burchel au loin et guêpes un peu trop curieuses. Un moment simple, précieux, typique du self-drive.
En fin de parcours, Etosha Lookout marque le dernier arrêt. Ici, rien que l’immensité : le pan blanc, le ciel bleu, le silence total. Chacun descend, s’avance, observe. Pas un bruit, pas un mouvement — juste la puissance d’un désert fossile suspendu dans la lumière.
Un au revoir silencieux, mais profond.
#EtoshaLookout #VueExceptionnelle #PanSilencieux #SelfDriveNamibie #CarnetDeBrousse #NamibieEnFamille #Etosha #GameDrive #Naturalisme
Etosha, dernier matin — de Halali à Namutoni par Helio Hills, Goas, Springbokfontein, Ngobib, Kalkheuwel, Okerfontein et Chudop
#CarnetDeBrousse #EtoshaEst #HelioHills #Ngobib #Chudop #Namutoni
Le jour se lève sur Halali, et avec lui notre dernier safari dans Etosha. Nous quittons le camp en silence, comme pour ne pas troubler l’équilibre fragile de la savane encore endormie. La piste d’Helio Hills s’ouvre devant nous, sinueuse, bordée de mopanes aux feuilles frémissantes. Le sol calcaire blanchâtre, strié de veines sombres, annonce les reliefs ondulés du socle dolomitique. Les collines, modestes mais imposantes, offrent refuge aux mangoustes rayées et aux écureuil terrestre du Cap, que l’on aperçoit dressés sur leurs pattes arrière, guettant le moindre mouvement.
La piste s’élargit. Le soleil, bas sur l’horizon, découpe les ombres longues des buissons. Et là, dans un silence presque cérémoniel, il est là.
Un mâle solitaire, massif, la peau plissée comme une carte ancienne, avance lentement entre les touffes d’herbe sèche. Sa trompe se lève, saisit une branche, l’agite comme un sceptre végétal. Les oiseaux se taisent. Nous aussi.
Il ne nous regarde pas. Il sait. Il sent. Il continue, imperturbable, vers un bosquet plus dense. Ses oreilles battent doucement, comme des éventails de cuir. Chaque pas soulève un nuage de poussière dorée. Nous restons là, moteurs coupés, suspendus à son rythme.
Goas n’est plus très loin, mais nous n’avons pas envie d’y arriver trop vite. Ce moment, cette lenteur, cette présence… c’est tout Etosha qui nous parle.
Puis le décor change. Sous un acacia noueux, trois jeunes lionnes du Capsont tapies. Leurs flancs palpitent, leurs oreilles pivotent. Elles observent un petit groupe de zèbres de Burchel qui traverse lentement. L’une d’elles se redresse, avance, hésite, puis se ravise. Le vent tourne. Le zèbre relève la tête. Elle recule, se fond à nouveau dans l’ombre. Rien ne se joue, mais tout est là : tension, instinct, silence.
Nous poursuivons vers Springbokfontein, où les zèbres de Burchel et les gnous bleus à barbe noire avancent en file, les museaux baissés. Un groupe de springboks d’Etosha bondit à l’écart, nerveux. Un kori bustard surgit, presque cérémonial, le cou tendu, la crête frémissante. Un secrétaire prend son envol, ailes déployées, jambes traînantes, silhouette improbable dans le ciel bleu.
Plus loin, sur un arbre épineux, un goshawk nous observe. Son corps gris est tendu, ses pattes orange vif serrent la branche comme des serres de métal. Il ne bouge pas. Il attend. Il sait.
La piste vers Ngobib devient plus sablonneuse, bordée de petits koppies et de buissons secs. Un groupe de marabouts d’Afrique se tient près d’un point d’eau asséché, silhouettes sombres et têtes chauves, comme des sentinelles d’un autre monde. Un échasse à ailes noires glisse sur une flaque résiduelle, ses longues pattes rouges dessinant des arabesques dans la vase.
Nous approchons de Ngobib. Le paysage s’ouvre à nouveau, les collines s’éloignent, et la lumière devient crue. Ce tronçon, entre Springbokfontein et Ngobib, nous aura offert une autre facette d’Etosha : plus minérale, plus aérienne, peuplée d’oiseaux et de regards perçants.

Sur une branche nue nous observons un pie-grièche à front blanc perché sur branche nue, capuchon blanc pur, masque noir large et très contrasté, dos marron-gris, dessous crème.
À Kalkheuwel, le point d’eau est animé. Un grand koudou surgit du couvert, ses cornes spiralées découpant le ciel. Des impalas et des springboks d’Etosha se mêlent aux zèbres de Burchel , tandis qu’un gemsbok traverse la scène, silhouette sculptée, noir et blanc sur fond de savane dorée. Un kori bustard marche avec lenteur, le cou tendu, les yeux mi-clos.
La piste devient plus claire, presque blanche. À Okerfontein, le pan s’étale devant nous, immense, silencieux, irréel. Une girafe d’Angola (Giraffa giraffa angolensis) s’avance lentement, ses jambes fines dessinant des ombres longues sur la croûte salée. Des zèbres de Burchel passent en file, et au loin, un groupe de springboks d’Etosha bondit dans la lumière. Le vent soulève un voile de poussière. Nous sommes au bord du monde, là où la roche devient sel, où le silence devient langage.
Puis nous rebroussons chemin, reprenons la piste vers Namutoni. Dernier arrêt à Chudop. Le point d’eau est calme, mais vibrant. Des zèbres de Burchel s’abreuvent, alignés comme des codes-barres vivants. Un koudou surgit, un gemsbok s’avance, et derrière lui, un échasse à ailes noires glisse sur une flaque résiduelle. Le goshawk est toujours là, perché, vigilant.
Enfin,
FAUNE ET FLORE
outarde à miroir blanc (Afrotis afraoides)
chacal à chabraque (Lupulella mesomelas)
bubale rouge (Alcelaphus buselaphus)
gonolek à poitrine écarlate (Laniarius atrococcineus)
éléphants de savane de l’Afrique australe
cratérope à joues nues (Turdoides gymnogenys)
autour sombre (Melierax metabates)
scorpion granulé à gros corps,
VIDEOS
SHORTS
Points de ravitaillement en carburant
| Étape | Point de ravitaillement le plus proche | Remarques |
|---|---|---|
| Epupa Falls → Marble Camp | ✅ Opuwo | Dernier point fiable avant les zones reculées. Station Shell ou Puma. |
| Marble Camp → Hartmann/Marienfluss | ❌ Pas de station dans les vallées | Zone extrêmement isolée. Prévoir jerrycans depuis Opuwo. |
| Marienfluss → Ongongo Waterfalls | ✅ Sesfontein (si itinéraire via Purros ou Hoanib) | Petite station locale, parfois en rupture. Vérifier à l’avance. |
| Ongongo → Olifantrus (Etosha Ouest) | ✅ Kamanjab ou Palmwag (selon route choisie) | Palmwag a une station fiable. Kamanjab est plus grand, ravitaillement sûr. |
| Olifantrus → Namutoni (Etosha Est) | ✅ Okaukuejo, ✅ Halali, ✅ Namutoni | Les camps d’Etosha ont des stations, mais parfois avec horaires limités. |
⚠️ Recommandations pratiques
- Opuwo est votre dernier point de ravitaillement fiable avant d’entrer dans les zones reculées du Kaokoland.
- Prévoir des jerrycans pleins pour traverser les vallées de Hartmann et Marienfluss, où il n’y a aucune infrastructure.
- Sesfontein peut dépanner, mais il est prudent de vérifier la disponibilité du carburant à l’avance.
- Palmwag et Kamanjab sont des points stratégiques pour refaire le plein avant Etosha.
- Dans Etosha, les camps principaux (Okaukuejo, Halali, Namutoni) disposent de stations, mais il est conseillé de ne pas y arriver à sec.
🛣️ Itinéraire & Points de ravitaillement en vivres
| Étape | Eau potable | Nourriture générale | Viande fraîche / produits carnés | Remarques |
|---|---|---|---|---|
| Epupa Falls → Marble Camp | ✅ Epupa Lodge / campings | ✅ Épicerie de base à Epupa village | ❌ Très limité — pas de boucherie locale | Prévoir ravitaillement à Opuwo avant de partir |
| Marble Camp → Hartmann/Marienfluss | ❌ Aucun point fiable | ❌ Aucun commerce | ❌ Aucun accès | Zone totalement isolée — autonomie complète requise |
| Marienfluss → Ongongo Waterfalls | ✅ Sesfontein (source + lodge) | ✅ Petite supérette à Sesfontein | ⚠️ Parfois disponible au lodge ou marché local | Sesfontein est un point de ravitaillement modeste mais utile |
| Ongongo → Olifantrus (Etosha Ouest) | ✅ Palmwag Lodge / Kamanjab | ✅ Supérette à Palmwag ou Kamanjab | ✅ Boucherie à Kamanjab (plus fiable) | Palmwag : lodge bien équipé ; Kamanjab : ville avec commerces diversifiés |
| Olifantrus → Namutoni (Etosha Est) | ✅ Okaukuejo, Halali, Namutoni (camps) | ✅ Boutiques dans les camps principaux | ⚠️ Viande parfois disponible dans les shops de camp | Les camps d’Etosha ont des boutiques, mais choix limité et prix élevés |
🧭 Recommandations pratiques
- Opuwo est le dernier vrai centre logistique avant d’entrer dans le Kaokoland : eau, nourriture, viande, carburant.
- Prévoir des réserves d’eau pour 3 à 5 jours dans les vallées de Hartmann et Marienfluss.
- Sesfontein peut dépanner, mais il est prudent de ne pas compter sur une disponibilité constante.
- Palmwag et Kamanjab sont des points stratégiques pour refaire le plein en vivres, avec accès à viande fraîche.
- Dans Etosha, les boutiques de camp proposent des produits de base, parfois de la viande sous vide, mais à des tarifs élevés.
🏦 Points de retrait et Western Union sur l’itinéraire
| Localité / Étape | Distributeur (ATM) | Western Union | Remarques |
|---|---|---|---|
| Epupa Falls | ❌ Aucun distributeur | ❌ Aucun service Western Union | Zone isolée — prévoir retrait à Opuwo avant d’y accéder |
| Opuwo | ✅ Plusieurs distributeurs (Bank Windhoek, FNB) | ✅ Western Union via agences locales | Dernier vrai centre logistique avant le Kaokoland |
| Marble Camp / Vallées | ❌ Aucun distributeur | ❌ Aucun service Western Union | Autonomie complète requise — pas de services bancaires |
| Sesfontein | ⚠️ Parfois un petit distributeur (à vérifier) | ❌ Pas de Western Union | Services très limités — ne pas compter dessus pour du cash |
| Palmwag | ✅ Distributeur au lodge (selon disponibilité) | ❌ Pas de Western Union | Peut dépanner, mais pas garanti — vérifier à l’avance |
| Kamanjab | ✅ Distributeurs (Bank Windhoek, FNB) | ✅ Western Union disponible | Ville bien équipée pour ravitaillement et services bancaires |
| Etosha (Olifantrus → Namutoni) | ✅ ATM à Okaukuejo, Halali, Namutoni (selon fonctionnement) | ❌ Pas de Western Union dans les camps | Les distributeurs fonctionnent mais peuvent être hors service ou limités |
| Tsumeb (près de Namutoni) | ✅ Plusieurs distributeurs | ✅ Western Union disponible | Ville proche de Namutoni avec tous les services bancaires |
🧭 Recommandations pratiques
- Opuwo et Kamanjab sont vos points stratégiques pour retirer du cash et utiliser Western Union.
- Palmwag peut dépanner, mais il est prudent de ne pas compter sur sa disponibilité.
- Dans Etosha, les distributeurs existent mais peuvent être capricieux : mieux vaut ne pas y arriver à sec.
- Tsumeb, à l’est d’Etosha, est un bon point de repli pour tous les services bancaires.
AUTRES ARTICLES SUR la Namibie à DISPOSITION :
La Cuisine
Toutes les informations, par région sur la gastronomie congolaise en suivant ce lien : La Cuisine namibienne
Okaukuejo : entre midi fonctionnel et soirée savoureuse
À Okaukuejo, la cuisine se décline en deux temps, presque deux mondes. Le déjeuner, servi au restaurant principal, se veut pratique mais sans grande inspiration. La carte est courte, les plats standardisés : salade grecque, spaghetti bolognaise, poulet grillé accompagné de chips et de légumes vapeur. Le tout est servi rapidement, sans fioriture, mais à un tarif qui ferait froncer les sourcils même en ville. On mange pour se caler, pas pour s’émouvoir — une halte fonctionnelle entre deux sorties dans le bush.Okaukuejo Rest Camp — Dîner sous les étoiles (et sous le tartare)

Après une journée bien remplie entre zè bres de Burchel en contre-jour, rhinocéros noirs en pleine lumière et piscine à la personnalité affirmée, le deuxième dîner au restaurant d’Okaukuejo vient clore la soirée avec panache… et sauce tartare.
Bastien ouvre le bal avec un poisson pané croustillant, accompagné d’une tartare généreuse qui aurait pu faire rougir un chef de brasserie parisienne. Margot, fidèle à ses instincts carnivores, opte pour une côte de porc juteuse, servie avec une sauce qui ne plaisante pas. Et pour Nadège et moi, c’est le grand saut : steak d’oryx, cuisson parfaite, goût subtil, texture ferme — une viande qui mérite son statut de star locale. On hésite entre l’admiration et la photo souvenir.
Le service est souriant, les assiettes bien dressées, et l’ambiance tamisée ajoute une touche de safari chic. On mange sous les étoiles, avec les cris lointains des hyènes comme fond sonore — une playlist sauvage, mais parfaitement dans le ton.
Un excellent repas, sans prétention mais avec tout ce qu’il faut : du goût, du cœur, et un soupçon d’aventure dans l’assiette.
#OkaukuejoRestCamp #DînerSavane #PoissonPanéSafariStyle #CôteDePorcNomade #SteakDOryx #CuisineNamibienne #SafariGourmand #EtoshaByNight #RepasSousLesÉtoiles #CarnetDeBrousseGastronomique
Halali : le buffet sans panache
À Halali, le buffet ne manque pas de viande — le bœuf est servi avec générosité, le poulet fait acte de présence. Mais au-delà de cette abondance carnée, c’est le manque d’audace qui déçoit. Aucun choix à la carte, aucune trace de gibier local, comme si le springbok et le kudu n’étaient bons qu’à être photographiés.
On aurait rêvé d’un plat qui raconte la savane, d’un menu qui dialogue avec le bush. À la place, une formule standardisée, tiède dans l’assiette comme dans l’intention. Le cadre est correct, les guêpes toujours fidèles, mais l’assiette manque de relief — et d’identité.
🪶 Hashtags
#HalaliRestCamp #BuffetSansPanache #BoeufEnAbondance #PouletSansConviction #OùEstLeGibier #CuisineSansTerritoire #EtoshaNationalPark #CarnetDeBrousse #NamibieEnFamille #SelfDriveGastronomie #AventureAfricaine #DéjeunerSousLesMopanes
Dîner à Namutoni : entre oryx grillé et sauce tartare
#NamutoniSteakhouse #SafariGourmand #OryxSurAssiette #HakeFilletEnBrousse #CôtesDePorcEtCoucherDeSoleil #EtoshaFinale #BushBarChronicles #NamibianCuisine #SelfDriveEtSelfService #DînerSousLesTourelles #WildlifeEtPapilles
Et pour le dîner, me direz-vous ? Eh bien, à Namutoni, on ne plaisante pas avec l’assiette. Le Steakhouse (quand il est ouvert, ce qui relève parfois du safari logistique) propose une carte qui ferait saliver un lion du Caprepenti.
Au menu :
- Un Tender Game Steak d’oryx, grillé à la perfection, nappé de sauce au poivre, accompagné de riz vapeur et de légumes qui ont vu du soleil.
- Des côtes de porc, juteuses, bien saisies, servies avec pilaf et carottes croquantes.
- Et pour les amateurs de poisson, un Hake Fillet en sauce tartare, croustillant dehors, fondant dedans, avec frites dorées et légumes vapeur.
Le tout peut être accompagné d’un verre de Boschendal Le Bouquet ou d’un Tall Horse Pinotage, selon que vous préférez les fleurs ou les chevaux dans votre palais. Et si vous avez encore un peu de place — ou juste l’envie de prolonger la soirée — le bush bar vous attend, avec ses anecdotes de rangers, ses pintades en fond sonore, et ses Underberg à prix philosophique.
👉 Conseil aux visiteurs : ne sous-estimez jamais un steak d’oryx. Il a plus de panache qu’un springbok en plein saut.
LES LOGEMENTS
🐘 Olifantsrus : le repos des éléphants… et des campeurs patients
Après une journée de piste bien remplie, ponctuée de zèbres de Burchel rayés comme des pyjamas, de koudous camouflés façon mobilier rustique, et de lionnes du Cap en mode sieste prolongée, nous arrivons enfin à Olifantsrus Camp, ce havre discret niché dans l’ouest d’Etosha. Ici, pas de lodge tape-à-l’œil ni de piscine à débordement : juste des emplacements pour tentes, des mopanes bienveillants, et un calme presque philosophique.
Le camp est impeccablement entretenu : sanitaires propres comme un laboratoire, cuisine commune fonctionnelle, douches chaudes qui font oublier la poussière du bush, et même un petit kiosque pour les urgences sucrées ou carbonisées. C’est le spot rêvé pour les amateurs de tente de toit, qui aiment dormir à deux mètres du sol et se réveiller avec vue sur les branches.
Mais le clou du spectacle, c’est censé être le hide à deux étages, cette structure en bois qui surplombe un point d’eau artificiel. On y accède par une passerelle digne d’un film d’aventure, le soleil couchant en bonus. En bas, de grandes vitres permettent — en théorie — d’observer les animaux à hauteur de museau. En pratique… les vitres sont si sales qu’on se croirait dans un aquarium abandonné. Entre les traces de doigts, la poussière et les moustiques suicidaires, l’observation devient un exercice de foi.
Et les animaux, eux, ont visiblement décidé de faire grève. Pas d’éléphants, pas de rhinocéros, pas même un springbok en retard. Le point d’eau reste désespérément calme, comme un bar désert un lundi matin. Seuls les oiseaux nocturnes viennent ponctuer le silence de leurs cris stridents, histoire de rappeler qu’on est bien en pleine nature.
Mais malgré cette soirée sans faune, Olifantsrus conserve son charme. Le ciel s’embrase, les lampes solaires s’allument doucement, et le silence devient presque sacré. On se sent loin de tout, mais exactement là où il faut être.
#OlifantsrusCamp #EtoshaOuest #SafariSansFaune #HideSansVue #TenteDeToitParadise #CampingZen #NamibiaWildlife #CarnetDeTerrain #CoucherDeSoleilSansRhinocéros #ObservationÀLImagination #SilenceDuBush
🏕️ Okaukuejo Rest Camp : La Savane sous les Projecteurs
Nous pénétrons dans Okaukuejo Rest Camp en début d’après-midi, franchissant son portail de pierre surmonté de l’inscription “Welcome Okaukuejo”. Derrière les murs, les bâtiments aux toits de tuiles et la célèbre tour de guet en pierre nous rappellent que ce lieu fut jadis un avant-poste militaire fondé en 1901, devenu depuis le centre administratif du parc d’Etosha.
Nous déjeunons au restaurant, qui propose une formule simple mais efficace, à l’ombre d’une toiture légère.
Puis, sous le soleil brûlant, nous profitons de la piscine circulaire, bordée de chaises longues et de parasols en chaume.
Il était là, bien campé sur sa branche, comme s’il surveillait l’entrée du lodge. Costume noir impeccable, chemise rouge éclatante, petites touches de blanc sur les ailes… bref, un look digne d’un maître d’hôtel chic qui aurait décidé de s’improviser garde du corps.
Le traquet à ventre rouge (Myrmecocichla formicivora) n’a pas besoin de pancarte pour se faire remarquer : son ventre flamboyant attire l’œil comme un néon dans la nuit. Et pourtant, il n’est pas là pour faire le beau. Son menu préféré ? Les fourmis. Des centaines, des milliers, avalées avec une régularité qui ferait pâlir n’importe quel amateur de tapas.
Nos chambres, spacieuses et bien aménagées, offrent un vaste espace de vie ouvert sur la savane.
La salle de bains privative est impeccable : eau chaude, toilettes à chasse, vasque en pierre locale, et même un petit coin café avec bouilloire, miroir et serviettes empilées. Le mobilier mêle bois brut et béton ciré, et la lumière naturelle filtre à travers les rideaux beiges.

En fin d’après-midi, nous partons assister au spectacle le plus emblématique d’Etosha : le point d’eau illuminé. Ce soir-là, pas de rhinocéros ni de lions du Cap, mais les lueurs du coucher du soleil suffisent à nous captiver. Les silhouettes des zèbres de Burchel se découpent dans la lumière rasante, et les reflets dans l’eau créent une scène presque picturale.
Lorsque le soleil disparaît derrière l’horizon, la savane s’emplit de crépitements nocturnes : hyènes lointaines, cris d’oiseaux, bruissements d’insectes. Assis sur notre terrasse, le regard rivé sur le point d’eau, nous comprenons pourquoi Okaukuejo est si emblématique : c’est un lieu où l’histoire humaine se mêle à l’éternité de la vie sauvage, un endroit où chaque regard croisé avec un animal devient un souvenir inoubliable.
Le deuxième soir à Okaukuejo, on a joué la carte du timing parfait. D’abord, rendez-vous au waterhole pour le coucher du soleil — et là, la savane nous a offert son plus beau numéro de lumière. Le ciel s’est mis à fond : orange incandescent, rose tendre, violet profond, avec quelques nuages en mode pinceau flou. Les silhouettes des arbres se sont découpées comme des ombres chinoises, et le plan d’eau s’est transformé en miroir magique, reflétant chaque nuance comme s’il voulait participer au spectacle.
Les zèbres, eux, ont compris l’ambiance. Ils sont arrivés pile à l’heure dorée, se sont placés avec précision pour que leurs rayures se reflètent dans l’eau, et ont bu avec une élégance digne d’un défilé. On aurait dit qu’ils avaient répété.
Puis, à 20h, changement de décor : la lumière baisse, les projecteurs du lodge s’allument, et nous, fidèles au poste, attendons le grand moment. Et il est venu. Un rhinocéros noir, massif, calme, presque solennel, est apparu dans le halo lumineux. Il a avancé lentement, a reniflé le sol comme s’il vérifiait la qualité du service, puis s’est installé pour boire. Sa peau épaisse captait la lumière comme une sculpture vivante, et chaque mouvement semblait pesé, mesuré, presque chorégraphié.
Et comme si la soirée ne suffisait pas, un lion du Capest venu s’inviter. Discret, fluide, il s’est approché du point d’eau, s’est accroupi, a bu… mais hélas, trop dans la pénombre pour mon objectif. Juste une ombre mouvante, une silhouette royale, un frisson dans l’obscurité.
Ce deuxième soir, le waterhole d’Okaukuejo a tenu toutes ses promesses : lumière sublime, faune en parade, et une ambiance nocturne digne d’un opéra sauvage. On est rentrés au lodge avec des étoiles plein les yeux — et un peu de poussière dans les chaussures.
🪶 Hashtags
#OkaukuejoCamp #EtoshaNationalPark #SafariNocturne #VieSauvage #ZebresAuPointDEau #TourDeGuetEtosha #PiscineSousLeSoleil #BushChalet #NatureIntacte #AfriqueAustrale #WildlifePhotography #Conservation #AventureAfricaine #CoucherDeSoleilEtosha #TerrasseSurLaSavane
Halali Rest Camp : Oasis Sauvage au Cœur d’Étosha
À mi-chemin entre Okaukuejo et Namutoni, Halali Rest Camp s’impose comme une halte stratégique et végétale, lovée sous les mopanes. Son nom, “Halali”, emprunté à la tradition cynégétique germanique, évoque la fin de la chasse — ici, on ne traque plus, on observe, on contemple, on respecte.
Dès l’arrivée, l’ombre généreuse des arbres nous accueille, tout comme les dix-sept chalets aux allures de cases d’État : confortables, un peu fatigués, mais moelleux et fonctionnels. La piscine, annoncée comme la plus vaste du parc, offre une eau plus trouble que turquoise, et semble parfois abriter plus de scorpions que de nageurs. Un petit nettoyage régulier ne serait pas de trop, surtout pour éviter les puces d’eau et les surprises à huit pattes.
Justement, en chemin vers le point d’eau Moringa, la piste nous offre un clin d’œil discret mais piquant : un scorpion granulé à gros corps, bien campé sur ses huit jambes, queue relevée, pincers en alerte. Il avance lentement, comme s’il savait qu’il était le seul à ne pas fuir les projecteurs. Une rencontre brève
, fascinante, qui rappelle que la savane ne se limite pas aux grands herbivores.
Moringa, niché au pied des rochers granitiques, bruisse le jour des cris de babouins et du clapotis des éléphants. Mais c’est la nuit que le lieu révèle sa magie : les projecteurs s’allument, et les ombres s’animent. Ce soir-là, cinq rhinocéros noirs se succèdent dans le halo orangé, indifférents à notre présence. Ils avancent, reniflent, boivent, se croisent, se jaugent — et nous, assis sur les bancs de pierre, nous retenons notre souffle.
Halali, c’est cela : une halte rugueuse mais précieuse, une oasis imparfaite mais essentielle. On y dort sous les étoiles, on y mange avec les guêpes, on y observe avec gratitude. Et quand on repart, on emporte avec soi le souvenir d’un lieu où la savane parle bas, mais juste — même à travers les pinces d’un scorpion.
🪶 Hashtags
#HalaliRestCamp #EtoshaNationalPark #OasisSauvage #MoringaPointDEau #RhinocerosNoirs #ScorpionSurLaPiste #PiscineMystérieuse #MopaneMood #SelfDriveNamibie #AventureAfricaine #CarnetDeBrousse #WildlifePhotography #NatureSansFiltres #SavaneEtSilence #GraniteEtGuêpes #NamibieEnFamille
Fort Namutoni : dormir à l’ombre des tourelles (ou presque)
#FortNamutoni #EtoshaFinale #SafariAvecStyle #CoucherDeSoleilSurLesTourelles #BrousseEtBidons #SelfDriveSafari #HistoireEtHerbesSèches #NamibianNostalgia
Dernière nuit à Etosha. On pensait dormir dans un fort, le Fort Namutoni, comme des officiers coloniaux en villégiature. Spoiler : on dort à côté. Les chambres doubles, les chalets et le campement sont tous hors des murs, dans une zone bien aménagée, certes, mais sans créneaux ni tourelles. Le fort, lui, reste le cœur historique — et le meilleur spot pour le coucher de soleil.
Dès qu’on franchit la grande porte blanche, flanquée de tourelles crénelées, on entre dans un décor de film. Les murs ont vu passer des soldats allemands, des policiers sud-africains, des flamants roses (en saison humide), et maintenant… nous, en tongs et jumelles. Le fort a été détruit, reconstruit, reclassé, et aujourd’hui, il vous accueille avec une supérette, une boutique de souvenirs, un bush bar, une piscine (à nettoyer plus souvent, disons-le), et surtout… une ambiance unique.
Les chambres extérieures sont simples mais fonctionnelles, avec salle de bain privative et douche extérieure pour se rincer en regardant les impalas passer. Le vrai luxe, c’est de grimper sur les remparts au coucher du soleil : le ciel s’enflamme, les herbes frémissent, et on se prend à rêver qu’on est les gardiens d’un royaume oublié.
À l’intérieur du fort, les deux restaurants (African Fusion et le Steakhouse) étaient fermés lors de notre passage — probablement en pause stratégique. Heureusement, la terrasse sur le point d’eau du roi Nehale compense largement : girafes, éléphants, koudous… tout le monde vient y boire, sauf les touristes qui ont oublié leur jumelles.
Et puis il y a l’histoire. Le fort a été construit en 1897, détruit en 1904, reconstruit en 1906, reclassé monument national en 1950, et ouvert au tourisme en 1957. Aujourd’hui, on y flâne, on y rêve, on y écoute les pintades crier à la lune et les koudous marcher dans les herbes sèches.
Fort Namutoni, c’est un peu le dernier clin d’œil d’Étosha : un lieu où la mémoire humaine et la vie sauvage cohabitent, où l’on peut boire un café en regardant un éléphant, et où chaque pierre semble vous raconter une anecdote. Un endroit parfait pour finir son safari… ou pour commencer à rêver au prochain.
👉 Conseil aux visiteurs : grimpez sur les murs, écoutez les pintades, et ne cherchez pas la chambre 12 dans la tourelle — elle n’existe pas.
Hashtags : #FortNamutoni #NamutoniLodge #EtoshaNationalPark #DernièreNuit #SafariNamibie #CoucherDeSoleil #DoucheAvecVue #BushBarChronicles #SelfDriveSafari #HistoireEtNature #SavaneAfricaine #BrousseEtBidons #NamibiaWildlife #TourellesEtTensions #EtoshaForever
LES LIENS VERS LES PHOTOS
J 1217
Safari dans le nord d’Etosha
J 1217 Observation du gnou bleu à Etosha – Namutoni : entre barbe noire et sabots prudent
J 1217
Le springbok d’Etosha Namutoni : bondissant, élégant… et un brin cabotin
J 1217
“Le cri du miroir blanc” — Rencontre avec le Korhaan d’Etosha outarde à miroir blanc
J 1217
“Rayures en mouvement” — Rencontre avec les zèbres d’Etosha, secteur Namutoni
J 1217
“Le détour du rusé” — Rencontre avec un chacal à chabraque à Etosha
J 1217
“Le désarticulé du Pan” — Bubale rouge, l’antilope qui trotte de travers mais file droit
J 1217
La fantomatique de Namutoni — L’outarde de Hartlaub joue à cache-cache
J 1217 ![]()
gonolek à poitrine écarlate Le chanteur masqué du bush à Etosha
J 1217
Tockus rufirostris — Le calao à bec rouge du Sud dans les savanes d’Etosha…
J 1217 🐘 Les géants plissés du Pan —elephant d’Afrique australe chronique éléphantesque à Etosha
J 1217
Grand Koudou : “Rayures, oreilles et élégance : le koudou, ce fantôme du bush
J 1217
“Casque bleu sur terrain sablonneux — la pintade d’Etosha en opération spéciale
J 1217 🦒 Giraffa giraffa angolensis — Les grandes dames d’Etosha
J 1217
Le guêpier d’Europe fait son show à Namutoni
J 1217
Le cratérope à joues nues fait son numéro à Namutoni
LES LIENS
#tourdumonde #voyageenfamille #tourdumondeenfamille #raptor #Voyageavecnous #travelyourself #vivreautrement #backpacker #flashbackpacker
#traveladdict #voyagerautrement #slowtravel #slowtravelling #paysage #4×4 #4x4life #4x4adventure #travelphotography #roadtrip #ontheroad #overland #overlander #overlanding #traveladdict #toutestpossible #allispossible







59 réflexions sur “Etosha, sanctuaire sauvage de Namibie”