Grahamstown, bastion colonial devenu Makhanda Afrique du sud
De Graaff‑Reinet à Grahamstown — Traversée des paysages changeants de l’Eastern Cape
Ce matin, nous quittons Graaff‑Reinet et les vastes plaines minérales du Karoo pour prendre la route de Grahamstown, plus à l’est, là où les collines verdoyantes commencent à adoucir la rudesse du plateau. La route s’étire d’abord dans un décor aride, ponctué de buissons bas et de longues étendues ocre, puis serpente entre des vallées où les acacias dessinent des taches d’ombre sur le sol chauffé par le soleil. Le contraste est saisissant : d’un côté, l’immensité sèche du Karoo, de l’autre, les premiers signes d’un Eastern Cape plus fertile, plus doux, presque inattendu après tant de kilomètres de lumière brute.
Nous marquons un arrêt devant des champs d’aloès en pleine floraison. Leurs hampes orangées se dressent comme des torches végétales, éclatantes au milieu du paysage. Autour d’elles, une petite faune ailée s’active : des souimangas à poitrine blanche aux reflets métalliques plongent leur long bec courbé dans les fleurs, virevoltant d’une tige à l’autre dans un ballet rapide et précis. Le silence du Karoo se brise par instants sous leurs cris aigus, comme un fil sonore reliant les plantes au ciel.
La route traverse ensuite de petites localités rurales où le temps semble suspendu. Quelques maisons basses, des clôtures en bois, des silhouettes lointaines qui se déplacent lentement dans la poussière : autant de scènes qui témoignent de la transformation progressive du Karoo en région agricole. Ici, les pâturages gagnent du terrain, les troupeaux s’éparpillent dans les vallées, et les collines portent les traces d’une activité humaine discrète mais ancienne.
À mesure que nous approchons de Grahamstown, le paysage change subtilement. La végétation se densifie, les collines deviennent plus rondes, les couleurs plus vives. L’air lui‑même semble différent, plus humide, plus doux. Nous entrons dans une région au patrimoine culturel fort, marquée par l’histoire de la Frontière du Cap et par l’influence britannique du XIXᵉ siècle. Grahamstown, aujourd’hui Makhanda, apparaît comme une ville singulière, à la fois paisible et vibrante, connue pour ses nombreuses églises, ses bâtiments coloniaux et son rôle central dans la vie intellectuelle du pays grâce à Rhodes University.
Après notre installation, nous partirons explorer son centre historique, ses musées et ses rues ombragées, où se mêlent héritage colonial, vie étudiante et atmosphère artistique. Une nouvelle étape commence, différente du Karoo mais tout aussi riche, comme un pont entre nature, histoire et culture.
À la découverte de Grahamstown – Cité des Saints et berceau intellectuel du Cap oriental
Avant même de nous installer chez Tessa, nous partons à pied explorer Grahamstown, aujourd’hui Makhanda, une ville qui surgit des collines verdoyantes comme un îlot d’architecture britannique au cœur de l’Eastern Cape. Dès les premiers pas, les rues dévoilent une succession de façades victoriennes, de balcons en fer forgé, de maisons aux couleurs pastel et de boutiques anciennes dont les enseignes semblent figées dans le temps. L’atmosphère est paisible, presque suspendue, comme si la ville avait choisi de préserver son âme d’autrefois.
Fondée en 1812 par le colonel John Graham, Grahamstown fut d’abord un camp militaire destiné à contenir les Xhosa venus du nord. En 1819, le chef Makana mena une armée de dix mille guerriers contre les colons britanniques, un épisode devenu légendaire. Capturé puis exilé à Robben Island, Makana devint un symbole de résistance, et son nom résonne encore aujourd’hui dans celui de la ville. L’année suivante, l’arrivée des “1820 Settlers” transforma profondément la région : artisans, fermiers, missionnaires et intellectuels britanniques s’y installèrent, faisant de Grahamstown l’un des premiers foyers culturels et administratifs d’Afrique australe.
En parcourant les rues, cette histoire se lit dans chaque pierre. Les églises se succèdent, élancées et gothiques, comme la majestueuse cathédrale Saint‑Michel et Saint‑Georges qui domine Church Square de ses flèches et de ses vitraux colorés. Plus loin, d’autres édifices religieux, méthodistes ou anglicans, témoignent de la ferveur spirituelle qui valut à la ville son surnom de “City of Saints”. Les clochers, les arcs brisés, les façades en grès blond et les portails sculptés composent un paysage urbain unique en Afrique du Sud.
La dimension intellectuelle de Grahamstown apparaît dès que l’on s’approche de Rhodes University. Les bâtiments en briques, les sculptures contemporaines, les jardins d’aloès et les allées bordées d’arbres forment un campus vivant, ancré dans une tradition académique vieille de plus d’un siècle. Fondée en 1904, l’université accueille aujourd’hui des milliers d’étudiants et demeure l’un des pôles de recherche les plus dynamiques du pays.

En montant vers Gunfire Hill, la ville s’ouvre sous nos yeux. Le 1820 Settlers National Monument, massif et anguleux, se dresse face au vent. Ce bâtiment commémoratif, plus fonctionnel qu’esthétique, abrite salles de spectacle et espaces culturels. Depuis son parvis, la vue sur Makhanda est spectaculaire : la ville s’étend dans un amphithéâtre de collines, ses toits anciens et ses clochers émergeant d’un tapis de verdure. À proximité, un cercle de pierres dressées rappelle l’importance des cycles célestes dans les cultures africaines. Une plaque explique comment ces alignements marquaient les équinoxes, les solstices et l’apparition des Pléiades, signalant le début de la nouvelle année. Ce lieu silencieux relie la ville coloniale à des traditions bien plus anciennes.
En redescendant vers le centre, nous traversons des jardins plantés d’aloès géants, leurs hampes rouge‑orangé dressées vers le ciel. Les souimangas virevoltent autour des fleurs, ajoutant une touche de vie et de couleur à ce décor minéral. Puis viennent les rues commerçantes, bordées de bâtiments victoriens parfaitement conservés : façades sculptées, arcades, tours horlogères, vitrines rétro et enseignes d’un autre temps. L’Observatory Museum, avec son architecture élégante et son histoire liée à l’astronomie coloniale, attire immédiatement le regard. Plus loin, les boutiques anciennes, les maisons peintes en vert ou en bleu pâle, les porches en bois et les vitrines anciennes composent un tableau urbain d’une grande richesse patrimoniale.
Grahamstown respire une atmosphère singulière, mélange de ferveur religieuse, d’héritage colonial, de vie étudiante et de créativité contemporaine. Ici, l’histoire n’est pas figée : elle se lit dans les monuments, se ressent dans les rues, se raconte dans les musées et se vit chaque année lors du National Arts Festival, lorsque la ville entière devient une scène ouverte.
Makhanda est une ville où se croisent mémoire, savoir et culture, un lieu où l’Afrique du Sud dévoile l’une de ses facettes les plus complexes et les plus fascinantes.
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Safari inoubliable à la Pumba Private Game Reserve
Nous quittons Grahamstown dès l’aube, impatients de découvrir la Pumba Private Game Reserve, située à une heure à peine de route dans la région vallonnée de l’Eastern Cape. Le soleil se lève sur des paysages d’une beauté singulière : une alternance de collines couleur paille, de broussailles et de prairies que traverse la route poussiéreuse menant à la réserve.
Dès l’entrée, nous sommes saisis par le calme. Ici, la nature semble reprendre ses droits. Les 6 000 hectares de Pumba se déploient dans un environnement de valley bushveld, une mosaïque de plaines herbeuses, de zones de savane arbustive et de bosquets denses. Ce milieu de transition entre le Karoo semi-aride et la brousse côtière plus humide offre une étonnante diversité d’habitats. Sous nos pieds, le sol mêle sable, grès et schistes anciens ; le relief ondulé retient les eaux de pluie dans de petites cuvettes naturelles, formant des mares et des zones humides vitales pour la faune.
À notre arrivée, un verre de bienvenue nous est offert sur la terrasse du lodge avant le départ du game drive. Notre guide, un passionné d’écologie, nous explique que Pumba est une réserve « malaria-free », une particularité précieuse dans cette région. Elle abrite une densité animale remarquable et fait partie des rares réserves du Cap oriental où vivent les Big Five : lion, éléphant, buffle, léopard et rhinocéros.
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Découverte de Port Alfred et de ses environs
Ce matin, nous prenons la route en direction de Port Alfred, impatients de retrouver l’océan. Après les reliefs arides du Karoo et les savanes dorées de Pumba, l’air marin a un goût de renouveau. La route serpente à travers un paysage de collines verdoyantes, parsemées de fermes et de bosquets d’acacias. Peu à peu, la végétation se transforme : les buissons denses du bushveld laissent place à des forêts côtières et à des prairies balayées par le vent.
Dans l’arrière-pays, à Bathurst, nous faisons halte à la plantation d’ananas Summerhill. Sur la route, les collines verdoyantes laissent entrevoir des cultures en terrasses. Ici pousse le Queen Pineapple, variété typique de la région. Et difficile de manquer l’attraction principale : le Big Pineapple, un ananas géant de 16,70 mètres de haut posé au milieu de la ferme ! Nous montons ses quatre étages et découvrons un petit musée agricole consacré à la culture de ce fruit tropical, introduit au XIXᵉ siècle. Le site accueille aussi un village xhosa reconstitué, une ferme pédagogique et un pub rustique où nous goûtons un jus d’ananas frais produit sur place — une vraie explosion de saveurs.
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En route vers Port Elizabeth
Nous quittons Grahamstown sous un doux soleil d’hiver pour rejoindre Port Elizabeth, surnommée aujourd’hui Gqeberha, la grande ville côtière de la province du Cap-Oriental. La route qui serpente le long de la R72 offre de magnifiques panoramas sur l’océan Indien. Par endroits, les vagues viennent lécher les dunes dorées, et les troupeaux de vaches broutent paisiblement dans les prairies côtières.
Nous traversons des paysages vallonnés, ponctués de fermes et de plantations d’ananas, avant de rejoindre le littoral plus urbanisé des environs de Nelson Mandela Bay. Port Elizabeth s’annonce par ses larges avenues bordées d’arbres, ses immeubles blancs et ses longues plages qui s’étirent à perte de vue.
Ancien port colonial fondé en 1820 par les colons britanniques, la ville s’est développée autour de sa baie abritée, aujourd’hui centre industriel et touristique. C’est aussi l’une des portes d’entrée du parc national des Éléphants d’Addo, que nous découvrirons prochainement.
La transition est saisissante : après les ambiances rurales de Grahamstown et la douceur balnéaire de Port Alfred, Port Elizabeth nous plonge dans une atmosphère urbaine et maritime, mêlant histoire, modernité et parfum d’aventure.
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FAUNE ET FLORE
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La Cuisine
Toutes les informations, par région sur la gastronomie sud africiane en suivant ce lien : La Cuisine en Afrique du Grahamstown –
Grahamstown – Déjeuner au Nic’s Nest, entre charme colonial et douceur de vivre
Après une matinée consacrée à la découverte de Grahamstown, aujourd’hui Makhanda, la ville nous apparaît comme un entrelacs de collines verdoyantes, de clochers gothiques et de façades victoriennes baignées de lumière. Les rues anciennes, les maisons pastel, les porches en fer forgé et les tours horlogères composent un décor où l’histoire britannique semble encore murmurer. L’atmosphère est paisible, presque feutrée, comme si la ville avait choisi de préserver son âme du XIXᵉ siècle. C’est dans ce cadre chargé de mémoire que nous décidons de faire une pause, avant de reprendre notre exploration.

Le Nic’s Nest Restaurant se trouve légèrement en retrait du centre, dans un quartier résidentiel où les jardins s’ouvrent sur des allées ombragées. La bâtisse, simple et accueillante, se niche au milieu d’une végétation généreuse. Dès l’entrée, le lieu dégage une impression de refuge, comme une parenthèse douce après l’effervescence discrète de la ville. Le jardin, protégé par de grands arbres, filtre la lumière en un jeu de taches mouvantes qui glissent sur les tables. L’ambiance est calme, presque intime, et l’on comprend immédiatement pourquoi cette adresse est appréciée des habitants autant que des visiteurs.

À l’intérieur comme en terrasse, le temps semble ralentir. Les conversations se font murmurées, les odeurs de cuisine s’échappent doucement de la salle, et l’on se laisse gagner par cette atmosphère détendue qui contraste avec les rues animées que nous venons de parcourir. Le service est simple, chaleureux, sans artifice, fidèle à l’esprit de la maison.

Lorsque les plats arrivent, chacun découvre une assiette qui lui ressemble. Nadège savoure une Beef Lasagne généreuse, fondante, servie avec cette simplicité réconfortante qui rappelle les recettes familiales. Margot se plonge dans un Butter Chicken parfumé, où la douceur de la crème et de la tomate enveloppe des morceaux de poulet tendres, accompagnés de riz basmati et de sambals colorés. Bastien choisit un Bowl au poulet grillé, mêlant nouilles aux œufs, légumes croquants et une sauce satay aux cacahuètes et à la noix de coco qui apporte une touche exotique et chaleureuse. Quant à moi, je me laisse tenter par les Prawn & Chorizo, un plat savoureux, relevé, presque trop pour mon palais, mais parfaitement exécuté pour les amateurs de sensations épicées.

Ce déjeuner devient un moment suspendu, une respiration au cœur de la journée. Le jardin, les voix étouffées, la lumière douce filtrée par les feuillages, tout concourt à créer une atmosphère apaisante. On y ressent une autre facette de Grahamstown, plus intime, plus quotidienne, loin des monuments, des musées et des grandes histoires. Ici, la ville se raconte autrement, à travers son art de vivre, sa cuisine simple et généreuse, et cette douceur de vivre qui semble imprégner chaque recoin.
L’addition, raisonnable pour un repas à quatre, s’élève à R731, un prix qui reflète l’esprit du lieu : accessible, sincère, sans prétention. En quittant Nic’s Nest, nous retrouvons les rues anciennes avec cette sensation d’avoir touché quelque chose de plus personnel, comme si la ville nous avait offert un instant de son intimité. La visite peut reprendre, nourrie de cette pause paisible où histoire et quotidien se sont entremêlés avec une élégance discrète.
Ocean Basket – Port Alfred
Port Alfred a cette manière douce de mêler l’odeur de l’océan à celle des rues tranquilles, comme si la ville respirait au rythme de la marée. Après une journée passée entre dunes, lagune et vent salé, Ocean Basket s’est imposé comme une évidence, une halte lumineuse où l’on retrouve la mer dans l’assiette autant que dans l’air.

À l’intérieur, la salle vibre d’une énergie balnéaire : conversations légères, parfums d’ail et de citron, crépitements des poêles où les prawns mijotent dans leurs sauces méditerranéennes. Les plateaux de sushis glissent d’une table à l’autre, éclats de rose, de vert et de blanc, tandis que les grands seafood platters débordent de crevettes, de calamars, de moules et de morceaux de poisson grillé. Les moules arrivent fumantes, nappées d’un beurre à l’ail qui accroche la lumière, et les portions de calamars, tendres et dorées, rappellent les petits restaurants de bord de mer où l’on mange avec les doigts et le sourire. Le fish & chips, croustillant et généreux, fait partie de ces plats simples qui rassurent, et les sauces maison — lemon butter, garlic, peri-peri — ajoutent cette signature Ocean Basket, à la fois accessible et franchement gourmande.
Le service est rapide, chaleureux, presque familial, comme si chacun ici savait que les voyageurs arrivent souvent avec le vent encore dans les cheveux. On sent la proximité de l’océan dans chaque geste, dans chaque assiette, dans cette manière de cuisiner la mer avec simplicité et générosité.
Et puis vient l’addition, douce comme une brise du soir : 1200 ZAR pour nous quatre, vin et boissons compris. Un tarif étonnamment léger pour une table aussi abondante, surtout dans une ville côtière où la fraîcheur des produits se paie souvent plus cher. On sort d’Ocean Basket avec ce goût de sel et de citron qui prolonge encore un peu la journée, comme si le repas avait capturé l’essence même de Port Alfred : simple, lumineux, ouvert sur la mer.
Déjeuner à Pumba Private Game Reserve – Une parenthèse gourmande au cœur du bushveld
Après deux heures et demie de safari, encore enveloppés par la poussière dorée des pistes et les silhouettes mouvantes des animaux croisés, nous avons regagné le lodge de Pumba Private Game Reserve. Le contraste a été immédiat, presque saisissant : quitter l’immensité sauvage pour entrer dans un espace feutré, baigné de lumière, où le bois, la pierre et les tissus naturels composent une atmosphère chaleureuse, comme un refuge posé au bord du bushveld.
La salle à manger s’ouvre largement sur les collines verdoyantes. Les grandes baies vitrées laissent entrer une lumière douce qui glisse sur le parquet, éclaire les tables dressées avec soin et révèle, au loin, les mouvements discrets des nyalas et des impalas qui s’approchent du point d’eau. Le décor mêle élégance et simplicité : lampes en bois sculpté, illustrations animalières, poteries artisanales, bouquets secs, tout ici raconte l’Afrique du Sud avec une sobriété raffinée.

Le déjeuner commence par une soupe de légumes du pays, servie brûlante dans un bol épais. Sa couleur profonde, oscillant entre l’ocre et le roux, rappelle les teintes de la terre que nous venons de parcourir. La crème déposée en spirale sur le dessus fond lentement, adoucissant les saveurs. À côté, un pain maison encore tiède, à la croûte fine et dorée, dégage une odeur de farine et de beurre qui réconforte instantanément. C’est le genre d’entrée simple et sincère qui vous ramène à l’essentiel

Le plat principal arrive comme une célébration de la générosité sud‑africaine. Sur l’assiette, les couleurs se répondent : le porc mariné, tendre et légèrement caramélisé, dégage un parfum de braise et d’épices douces ; la saucisse de bœuf, juteuse, rappelle les braais familiaux ; les ailes de poulet, dorées et croustillantes, portent la signature du feu et du temps. Autour, les légumes méditerranéens apportent leurs notes sucrées, les pâtes offrent une douceur neutre qui équilibre l’ensemble, les frites croustillent sous la fourchette, et la salade grecque Msenge, avec ses cubes de fromage, ses tomates éclatantes et ses concombres croquants, apporte une fraîcheur bienvenue.

C’est un plat qui raconte la rencontre entre la cuisine locale et les influences venues d’ailleurs, un mélange de rusticité et de finesse.
Le dessert, lui, est une véritable parenthèse de douceur. Le pudding Malva, chaud et moelleux, dégage un parfum de caramel et d’abricot qui emplit la pièce. La glace maison, posée à côté, fond lentement, créant un contraste délicieux entre le chaud et le froid. La tarte au lait, douce et crémeuse, apporte une note finale presque nostalgique, comme un souvenir d’enfance retrouvé au bout du monde. Le trio forme un équilibre parfait, une conclusion gourmande qui prolonge encore un peu la magie du lieu.
Pendant que nous savourons ces plats, la vie sauvage continue son ballet derrière les vitres.

Les nyalas se déplacent avec une élégance tranquille, les impalas s’affrontent par moments dans des joutes silencieuses, et les babouins traversent la brousse avec leurs petits agrippés au dos. Le lodge devient alors un observatoire privilégié, un espace suspendu où l’on mange en regardant la nature vivre, comme si le repas et le paysage ne formaient qu’une seule et même expérience.
Lorsque nous quittons la table, repus et apaisés, la lumière a changé. Le soleil descend doucement sur les collines, les ombres s’allongent, et la réserve semble respirer plus lentement.
Ce déjeuner à Pumba n’a pas été qu’un repas : c’était une pause dans le temps, un moment de douceur au cœur du bush, une manière de reprendre souffle avant de replonger dans l’immensité sauvage.
🛍️ Grahamstown / Makhanda – Guide pratique pour le quotidien
Grahamstown, aujourd’hui Makhanda, offre tout ce qu’il faut pour vivre et voyager sereinement dans l’Eastern Cape. La ville combine commerces modernes, services essentiels et ambiance tranquille, idéale pour une halte ou un séjour prolongé.
Dans le centre, les supermarchés Pick n Pay et Spar sont les points de ravitaillement les plus pratiques : rayons bien fournis, produits frais, et même un « Biltong Bar » où l’on découvre la fameuse viande séchée sud‑africaine. Le Rosehill Mall, facilement accessible, rassemble plusieurs commerces de proximité et permet de faire ses courses en une seule étape. Comme partout en Afrique du Sud, le paiement par carte bancaire est roi : rapide, sécurisé, accepté partout, y compris en sans contact.
Côté services financiers, Makhanda dispose d’une infrastructure solide. Standard Bank, Capitec, African Bank ou encore GBS Mutual Bank sont toutes présentes en ville. Pour retirer de l’argent, mieux vaut privilégier les distributeurs situés dans les centres commerciaux ou les zones sécurisées. Et si un ATM vous propose une conversion automatique en euros, refusez-la : le débit en Rands (ZAR) est toujours plus avantageux.
Pour le carburant, aucune difficulté : les stations‑service sont nombreuses le long des axes principaux. Les prix sont régulés au niveau national et mis à jour chaque mois. En juin 2026, l’essence tournait autour de 27,63 ZAR/litre et le diesel autour de 30,64 ZAR/litre. Le paiement par carte est accepté partout, mais il reste d’usage de laisser un petit pourboire au pompiste, qui effectue le service pour vous.
Au quotidien, Makhanda est une ville simple, pratique et accueillante, où l’on trouve facilement de quoi se ravitailler, se déplacer et gérer ses besoins essentiels. Garder un peu de cash pour les petits achats informels reste utile, mais la carte bancaire suffit largement pour le reste. Une étape agréable et fonctionnelle au cœur de l’Eastern Cape.
LES LOGEMENTS
LES LIENS VERS LES PHOTOS
J 1438 De Graaff‑Reinet à Grahamstown — Entre Karoo aride et collines verdoyantes de l’Eastern Cape
J 1438 – Grahamstown / Makhanda, cité des Saints et des Savoirs
J 1439 – De Grahamstown à Port Alfred : la route vers l’océan
LES LIENS
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ITINERAIRE




Après le déjeuner, nous rejoignons notre hébergement situé au
La cuisine, entièrement équipée, permet de préparer un repas maison après une journée d’exploration, un luxe appréciable lors d’un long voyage. Les chambres, sobres et élégantes, offrent des lits d’un confort rare, garantissant des nuits véritablement réparatrices.
5 réflexions sur «Grahamstown, bastion colonial devenu Makhanda Afrique du sud»