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Pumba Private Game Reserve terre du lion blanc Afrique du Sud

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Nous quittons Grahamstown dès l’aube, encore enveloppés par la fraîcheur du matin, impatients de rejoindre la Pumba Private Game Reserve, à peine une heure plus loin dans les collines ondulées de l’Eastern Cape. La route serpente entre des pentes couleur paille, des broussailles épaisses et des prairies ouvertes où la lumière naissante accroche les herbes sèches. À mesure que nous avançons, la poussière se soulève derrière nous comme un voile doré, et l’horizon se déploie en vagues successives, annonçant déjà la grandeur sauvage qui nous attend.

À l’entrée de la réserve, le silence nous saisit. Un silence vivant, vibrant, traversé de bruissements, de craquements, de souffles. Les 6 000 hectares de Pumba s’étendent dans un environnement de valley bushveld, ce milieu de transition où se rencontrent le Karoo semi‑aride et la brousse côtière plus humide. Le sol mêle grès et schistes anciens, les collines forment des cuvettes naturelles où l’eau s’accumule, et ces zones humides deviennent des refuges vitaux pour les herbivores durant les périodes de stress hydrique. Tout ici raconte l’équilibre fragile d’un écosystème façonné par la géologie, le climat et les migrations animales.

Le lodge apparaît, parfaitement intégré dans le paysage, avec ses toits de chaume et ses murs de pierre naturelle. À l’intérieur, l’atmosphère feutrée efface la fatigue du trajet. Le personnel nous accueille avec une courtoisie chaleureuse, nous invitant à régler les frais d’entrée — 7 460 ZAR pour notre groupe — tout en nous offrant une boisson rafraîchissante. Autour de nous, sculptures en bronze, détails artisanaux et bois patiné composent un décor qui rend hommage à la faune africaine. Le temps semble suspendu tandis que nous patientons, une tasse de thé ou de café à la main, observant le 4×4 ouvert qui nous attend dehors, prêt à nous emmener au cœur du bushveld.

À 10 h précises, nous prenons place à bord. Le moteur ronronne doucement, et déjà la magie opère. La piste ocre serpente entre les acacias, dévoilant des perspectives vallonnées où la végétation semble s’étirer à l’infini sous la lumière matinale. À peine avons‑nous quitté le lodge que les premiers habitants du sanctuaire apparaissent.

Dans les hautes herbes, un groupe d’impalas se détache avec grâce. Leurs silhouettes fines, leurs oreilles attentives, leurs bonds légers racontent une vigilance permanente. Un mâle, reconnaissable à ses cornes en lyre, surveille le groupe avec une noblesse tranquille. Plus loin, la végétation s’ouvre sur une clairière où des zèbres de Burchell broutent paisiblement. Leurs rayures uniques jouent avec la lumière, créant un tableau mouvant d’ombres et de contrastes. Ils nous ignorent presque, absorbés par leur repas, et nous offrent un moment rare d’observation intime.

Le paysage change soudain, s’élargit, devient plus ouvert. Sur ces plaines vallonnées, baignées d’une lumière douce, un petit troupeau de bonteboks se repose. Leur pelage brun profond, leur museau blanc, leurs cornes élégantes composent une scène d’une grande pureté. À proximité, un phacochère de Sundevall , planté dans la végétation basse, scrute les environs avec sa vigilance caractéristique, prêt à détaler au moindre danger.

La quiétude se brise lorsqu’un troupeau de gnous bleus commun surgit. Surpris par notre arrivée, ils s’égaillent dans un mouvement désordonné, mêlant puissance et agilité. Leur fuite brutale rappelle la tension permanente qui règne dans la savane, où chaque bruit peut annoncer un prédateur.

Puis la rencontre se fait plus imposante encore : un rhinocéros blanc. Il repose d’abord, massif, immobile, puis se relève lentement, révélant toute sa puissance. Sa silhouette se découpe sur l’horizon, monumentale, presque préhistorique.

Il broute, se déplace, se couche à nouveau, indifférent à notre présence. Pumba joue un rôle crucial dans la protection de ces géants : patrouilles anti‑braconnage, surveillance par drones, collaboration scientifique. Ici, chaque rhinocéros est un trésor vivant.

La progression continue, ponctuée de rencontres successives : un impala solitaire dont les marques noires sur les fesses tracent un motif distinctif ; un mâle nyala, somptueux, avançant avec une élégance presque cérémonielle ; un choucador à oreillons bleus, perché dans la canopée, dont le plumage irisé capte la lumière comme un éclat de métal vivant.

Plus loin, un damalisque à front blanc traverse les buissons, tandis que des babouins chacma animent la végétation de leurs déplacements rapides. Un zèbre des plaines apparaît, puis un autre phacochère, puis un groupe entier, trottinant avec leur démarche comique mais toujours alerte. Chaque rencontre enrichit notre immersion, comme si la réserve déroulait devant nous un inventaire vivant de sa biodiversité.

Les points d’eau attirent naturellement la vie. Des jacanas à poitrine dorée trottinent sur les nénuphars, des ibis sacrés sondent la vase, des hérons cendrés guettent dans les roselières. Une Ouette d’Égypte, perchée sur un poteau, surveille les alentours avec une assurance presque royale. Les vervets s’agitent dans les arbres, tandis que les autruches avancent avec leur démarche ample, véritables sentinelles de la savane.

Puis viennent les girafes du Sud. Leur apparition transforme le paysage. Elles avancent avec une grâce lente, presque irréelle, oscillant légèrement à chaque pas. Elles broutent la cime des arbustes, observent, se figent, repartent. Leur présence verticale redessine le décor.

Un martin-chasseur à tête brune surgit ensuite, perché sur une branche moussue, son bec bicolore brillant dans la lumière. Son bleu électrique tranche avec les tons ocres du bushveld

La progression nous mène vers les buffles d’Afrique, massifs, sombres, imposants. Ils broutent paisiblement, mais leur puissance silencieuse impose le respect. Le paysage s’ouvre, alternant herbes hautes et zones humides, un biotope parfaitement adapté à ces troupeaux.

La quête des Big Five se poursuit. Nous croisons des familles de babouins chacma, dont une femelle portant son petit sur le dos, scène touchante et pleine de tendresse. Plus loin, des babouins perchés au sommet d’une euphorbe candélabre dominent le paysage, offrant une vision étonnante de leur agilité.

Puis vient l’hippo pool. Les hippopotames d’Afrique Australe  s’enfoncent dans la boue, se figent, nous observent, leurs yeux et leurs museaux émergeant de la surface. Leur présence lourde, presque immobile, impose une atmosphère particulière, mélange de calme et de tension.

Puis notre regard est capté par une sihouette massive sur la flanc de colline opposé, celle d’un éléphant de savane d’Afrique australe. Il se déplace avec aisance à travers le maquis arbustif du Pumba Private Nature Reserve, illustrant sa capacité à impacter et à modifier son habitat par son alimentation et ses déplacements. L’animal est calme, en phase de prospection alimentaire, utilisant sa trompe pour sélectionner la végétation dans cet environnement buissonnant.

Dans les plaines ouvertes et les collines broussailleuses de Pumba, l’Autour chanteur (Melierax canorus) apparaît souvent comme une silhouette immobile, dressée au sommet d’un arbre mort ou d’un poteau oublié. Son plumage gris cendré se fond dans la lumière sèche du bushveld, mais ses longues pattes rouge‑orangé et son regard vif trahissent immédiatement le prédateur en alerte. Lorsque le vent glisse sur les herbes, il reste parfaitement immobile, scrutant le sol à la recherche d’un mouvement, d’un éclat, d’un frémissement.

Parfois, il descend au sol avec une aisance surprenante pour un rapace, trottant entre les buissons à la poursuite d’un lézard ou d’un rongeur. D’autres fois, il s’élève dans un vol lent et mesuré, laissant apparaître son large croupion blanc, éclatant comme un signal dans le ciel pâle. Dans le silence du matin, son chant clair et sifflé résonne au‑dessus des collines, rappelant pourquoi on le nomme « chanteur ».

Et soudain, sur la colline opposée, la silhouette apparaît. Le lion blanc. Il avance lentement, sa robe claire contrastant avec la végétation aride. Chaque mouvement est fluide, puissant, maîtrisé. Il s’arrête, scrute, repart. Sa crinière se déploie dans la lumière dorée. C’est une apparition presque irréelle, un moment suspendu où la beauté brute du monde sauvage se révèle dans toute sa splendeur.

La flore raconte elle aussi son histoire : euphorbes succulentes, aloès en fleurs, acacias tordus par le vent. Le guide insiste sur la lutte contre les espèces invasives, eucalyptus et acacias noirs, dont les racines captent l’eau au détriment des plantes endémiques. Restaurer le bushveld originel est un travail patient, essentiel.

Après deux heures et demie de safari, nous regagnons le lodge. Le contraste entre l’immensité sauvage et l’atmosphère feutrée du bâtiment est saisissant. La salle à manger, baignée de lumière, ouvre sur la brousse par de grandes baies vitrées. Le décor mêle artisanat africain, bois, pierre et touches élégantes.

Le déjeuner devient une parenthèse gourmande : soupe de légumes du pays, pain maison, puis un généreux plat principal mêlant porc mariné, saucisse de bœuf, ailes de poulet, légumes méditerranéens, pâtes, frites et salade grecque Msenge. Le repas se conclut par un trio de desserts traditionnels : pudding Malva chaud, glace maison, tarte au lait. Un moment de douceur au cœur du bush.

Depuis la salle, la vie sauvage continue son ballet : nyalas en parade, impalas en joutes, babouins traversant la brousse. Le point d’eau devient une scène permanente, un théâtre naturel où chaque espèce joue son rôle.

En quittant la réserve, la nature nous offre encore quelques instants précieux : girafes avançant dans la lumière, impalas s’affrontant, phacochère scrutant les environs, mangouste jaune  alerte, gnou solitaire. La savane semble vouloir nous accompagner jusqu’à la porte, comme pour prolonger l’enchantement.

Nous reprenons la route avec le sentiment profond d’avoir vécu une parenthèse hors du temps, dans un écosystème fragile et grandiose où la science, la conservation et la beauté sauvage se rejoignent pour protéger la vie.

FAUNE ET FLORE

souimangas à poitrine blanche

zèbres de Burchell

impalas

phacochère de Sundevall

damalisque à front blanc

gnous bleus commun

rhinocéros blanc

nyala

choucador à oreillons bleus

Ouette d’Égypte

girafes du Sud

martin-chasseur à tête brune

babouins chacma

bonteboks

buffles d’Afrique

hippopotames d’Afrique Australe

SHORTS REELS ET RUSHS

VIDEOS  

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La Cuisine 

Toutes les informations, par région sur la gastronomie sud africiane en suivant ce lien : La Cuisine en Afrique du Grahamstown –

Grahamstown – Déjeuner au Nic’s Nest, entre charme colonial et douceur de vivre

Après une matinée consacrée à la découverte de Grahamstown, aujourd’hui Makhanda, la ville nous apparaît comme un entrelacs de collines verdoyantes, de clochers gothiques et de façades victoriennes baignées de lumière. Les rues anciennes, les maisons pastel, les porches en fer forgé et les tours horlogères composent un décor où l’histoire britannique semble encore murmurer. L’atmosphère est paisible, presque feutrée, comme si la ville avait choisi de préserver son âme du XIXᵉ siècle. C’est dans ce cadre chargé de mémoire que nous décidons de faire une pause, avant de reprendre notre exploration.

BUTTER CHICKEN

Le Nic’s Nest Restaurant se trouve légèrement en retrait du centre, dans un quartier résidentiel où les jardins s’ouvrent sur des allées ombragées. La bâtisse, simple et accueillante, se niche au milieu d’une végétation généreuse. Dès l’entrée, le lieu dégage une impression de refuge, comme une parenthèse douce après l’effervescence discrète de la ville. Le jardin, protégé par de grands arbres, filtre la lumière en un jeu de taches mouvantes qui glissent sur les tables. L’ambiance est calme, presque intime, et l’on comprend immédiatement pourquoi cette adresse est appréciée des habitants autant que des visiteurs.

BOWL

À l’intérieur comme en terrasse, le temps semble ralentir. Les conversations se font murmurées, les odeurs de cuisine s’échappent doucement de la salle, et l’on se laisse gagner par cette atmosphère détendue qui contraste avec les rues animées que nous venons de parcourir. Le service est simple, chaleureux, sans artifice, fidèle à l’esprit de la maison.

BEEF LASAGNE

Lorsque les plats arrivent, chacun découvre une assiette qui lui ressemble. Nadège savoure une Beef Lasagne généreuse, fondante, servie avec cette simplicité réconfortante qui rappelle les recettes familiales. Margot se plonge dans un Butter Chicken parfumé, où la douceur de la crème et de la tomate enveloppe des morceaux de poulet tendres, accompagnés de riz basmati et de sambals colorés. Bastien choisit un Bowl au poulet grillé, mêlant nouilles aux œufs, légumes croquants et une sauce satay aux cacahuètes et à la noix de coco qui apporte une touche exotique et chaleureuse. Quant à moi, je me laisse tenter par les Prawn & Chorizo, un plat savoureux, relevé, presque trop pour mon palais, mais parfaitement exécuté pour les amateurs de sensations épicées.

PRAWN & CHORIZO

Ce déjeuner devient un moment suspendu, une respiration au cœur de la journée. Le jardin, les voix étouffées, la lumière douce filtrée par les feuillages, tout concourt à créer une atmosphère apaisante. On y ressent une autre facette de Grahamstown, plus intime, plus quotidienne, loin des monuments, des musées et des grandes histoires. Ici, la ville se raconte autrement, à travers son art de vivre, sa cuisine simple et généreuse, et cette douceur de vivre qui semble imprégner chaque recoin.

L’addition, raisonnable pour un repas à quatre, s’élève à R731, un prix qui reflète l’esprit du lieu : accessible, sincère, sans prétention. En quittant Nic’s Nest, nous retrouvons les rues anciennes avec cette sensation d’avoir touché quelque chose de plus personnel, comme si la ville nous avait offert un instant de son intimité. La visite peut reprendre, nourrie de cette pause paisible où histoire et quotidien se sont entremêlés avec une élégance discrète.

Ocean Basket – Port Alfred  

Port Alfred a cette manière douce de mêler l’odeur de l’océan à celle des rues tranquilles, comme si la ville respirait au rythme de la marée. Après une journée passée entre dunes, lagune et vent salé, Ocean Basket s’est imposé comme une évidence, une halte lumineuse où l’on retrouve la mer dans l’assiette autant que dans l’air.

Ocean Basket – Port Alfred

À l’intérieur, la salle vibre d’une énergie balnéaire : conversations légères, parfums d’ail et de citron, crépitements des poêles où les prawns mijotent dans leurs sauces méditerranéennes. Les plateaux de sushis glissent d’une table à l’autre, éclats de rose, de vert et de blanc, tandis que les grands seafood platters débordent de crevettes, de calamars, de moules et de morceaux de poisson grillé. Les moules arrivent fumantes, nappées d’un beurre à l’ail qui accroche la lumière, et les portions de calamars, tendres et dorées, rappellent les petits restaurants de bord de mer où l’on mange avec les doigts et le sourire. Le fish & chips, croustillant et généreux, fait partie de ces plats simples qui rassurent, et les sauces maison — lemon butter, garlic, peri-peri — ajoutent cette signature Ocean Basket, à la fois accessible et franchement gourmande.

Le service est rapide, chaleureux, presque familial, comme si chacun ici savait que les voyageurs arrivent souvent avec le vent encore dans les cheveux. On sent la proximité de l’océan dans chaque geste, dans chaque assiette, dans cette manière de cuisiner la mer avec simplicité et générosité.

Et puis vient l’addition, douce comme une brise du soir : 1200 ZAR pour nous quatre, vin et boissons compris. Un tarif étonnamment léger pour une table aussi abondante, surtout dans une ville côtière où la fraîcheur des produits se paie souvent plus cher. On sort d’Ocean Basket avec ce goût de sel et de citron qui prolonge encore un peu la journée, comme si le repas avait capturé l’essence même de Port Alfred : simple, lumineux, ouvert sur la mer.

Déjeuner à Pumba Private Game Reserve – Une parenthèse gourmande au cœur du bushveld

Après deux heures et demie de safari, encore enveloppés par la poussière dorée des pistes et les silhouettes mouvantes des animaux croisés, nous avons regagné le lodge de Pumba Private Game Reserve. Le contraste a été immédiat, presque saisissant : quitter l’immensité sauvage pour entrer dans un espace feutré, baigné de lumière, où le bois, la pierre et les tissus naturels composent une atmosphère chaleureuse, comme un refuge posé au bord du bushveld.

La salle à manger s’ouvre largement sur les collines verdoyantes. Les grandes baies vitrées laissent entrer une lumière douce qui glisse sur le parquet, éclaire les tables dressées avec soin et révèle, au loin, les mouvements discrets des nyalas et des impalas qui s’approchent du point d’eau. Le décor mêle élégance et simplicité : lampes en bois sculpté, illustrations animalières, poteries artisanales, bouquets secs, tout ici raconte l’Afrique du Sud avec une sobriété raffinée.

soupe de légumes du pays – Pumba Lodge Grahamstown

Le déjeuner commence par une soupe de légumes du pays, servie brûlante dans un bol épais. Sa couleur profonde, oscillant entre l’ocre et le roux, rappelle les teintes de la terre que nous venons de parcourir. La crème déposée en spirale sur le dessus fond lentement, adoucissant les saveurs. À côté, un pain maison encore tiède, à la croûte fine et dorée, dégage une odeur de farine et de beurre qui réconforte instantanément. C’est le genre d’entrée simple et sincère qui vous ramène à l’essentiel

salade Pumba Lodge Grahamstown

Le plat principal arrive comme une célébration de la générosité sud‑africaine. Sur l’assiette, les couleurs se répondent : le porc mariné, tendre et légèrement caramélisé, dégage un parfum de braise et d’épices douces ; la saucisse de bœuf, juteuse, rappelle les braais familiaux ; les ailes de poulet, dorées et croustillantes, portent la signature du feu et du temps. Autour, les légumes méditerranéens apportent leurs notes sucrées, les pâtes offrent une douceur neutre qui équilibre l’ensemble, les frites croustillent sous la fourchette, et la salade grecque Msenge, avec ses cubes de fromage, ses tomates éclatantes et ses concombres croquants, apporte une fraîcheur bienvenue.

C’est un plat qui raconte la rencontre entre la cuisine locale et les influences venues d’ailleurs, un mélange de rusticité et de finesse.

Le dessert, lui, est une véritable parenthèse de douceur. Le pudding Malva, chaud et moelleux, dégage un parfum de caramel et d’abricot qui emplit la pièce. La glace maison, posée à côté, fond lentement, créant un contraste délicieux entre le chaud et le froid. La tarte au lait, douce et crémeuse, apporte une note finale presque nostalgique, comme un souvenir d’enfance retrouvé au bout du monde. Le trio forme un équilibre parfait, une conclusion gourmande qui prolonge encore un peu la magie du lieu.

Pendant que nous savourons ces plats, la vie sauvage continue son ballet derrière les vitres.

Les nyalas se déplacent avec une élégance tranquille, les impalas s’affrontent par moments dans des joutes silencieuses, et les babouins traversent la brousse avec leurs petits agrippés au dos. Le lodge devient alors un observatoire privilégié, un espace suspendu où l’on mange en regardant la nature vivre, comme si le repas et le paysage ne formaient qu’une seule et même expérience.

Lorsque nous quittons la table, repus et apaisés, la lumière a changé. Le soleil descend doucement sur les collines, les ombres s’allongent, et la réserve semble respirer plus lentement.

Ce déjeuner à Pumba n’a pas été qu’un repas : c’était une pause dans le temps, un moment de douceur au cœur du bush, une manière de reprendre souffle avant de replonger dans l’immensité sauvage.

🛍️ Grahamstown / Makhanda – Guide pratique pour le quotidien

Grahamstown, aujourd’hui Makhanda, offre tout ce qu’il faut pour vivre et voyager sereinement dans l’Eastern Cape. La ville combine commerces modernes, services essentiels et ambiance tranquille, idéale pour une halte ou un séjour prolongé.

Dans le centre, les supermarchés Pick n Pay et Spar sont les points de ravitaillement les plus pratiques : rayons bien fournis, produits frais, et même un « Biltong Bar » où l’on découvre la fameuse viande séchée sud‑africaine. Le Rosehill Mall, facilement accessible, rassemble plusieurs commerces de proximité et permet de faire ses courses en une seule étape. Comme partout en Afrique du Sud, le paiement par carte bancaire est roi : rapide, sécurisé, accepté partout, y compris en sans contact.

Côté services financiers, Makhanda dispose d’une infrastructure solide. Standard Bank, Capitec, African Bank ou encore GBS Mutual Bank sont toutes présentes en ville. Pour retirer de l’argent, mieux vaut privilégier les distributeurs situés dans les centres commerciaux ou les zones sécurisées. Et si un ATM vous propose une conversion automatique en euros, refusez-la : le débit en Rands (ZAR) est toujours plus avantageux.

Pour le carburant, aucune difficulté : les stations‑service sont nombreuses le long des axes principaux. Les prix sont régulés au niveau national et mis à jour chaque mois. En juin 2026, l’essence tournait autour de 27,63 ZAR/litre et le diesel autour de 30,64 ZAR/litre. Le paiement par carte est accepté partout, mais il reste d’usage de laisser un petit pourboire au pompiste, qui effectue le service pour vous.

Au quotidien, Makhanda est une ville simple, pratique et accueillante, où l’on trouve facilement de quoi se ravitailler, se déplacer et gérer ses besoins essentiels. Garder un peu de cash pour les petits achats informels reste utile, mais la carte bancaire suffit largement pour le reste. Une étape agréable et fonctionnelle au cœur de l’Eastern Cape.

LES LOGEMENTS  

🏠 Notre hébergement à Grahamstown – 38A Hill Street chez Tessa

Après le déjeuner, nous rejoignons notre hébergement situé au 38A Hill Street, en plein cœur de Makhanda (Grahamstown). La maison de Tessa se niche dans une rue calme, à quelques pas seulement des façades victoriennes, des églises gothiques et des rues anciennes qui donnent à la ville son caractère si singulier. Dès l’arrivée, une impression de douceur s’installe : celle d’un lieu pensé pour accueillir, apaiser, offrir un moment de répit au voyageur.

La maison, ancienne mais parfaitement entretenue, déploie des pièces lumineuses où le charme du passé se mêle au confort moderne. Le salon, spacieux et chaleureux, s’ouvre sur un petit jardin verdoyant où la lumière de l’après‑midi se pose avec délicatesse.

La cuisine, entièrement équipée, permet de préparer un repas maison après une journée d’exploration, un luxe appréciable lors d’un long voyage. Les chambres, sobres et élégantes, offrent des lits d’un confort rare, garantissant des nuits véritablement réparatrices.

Comme souvent dans les maisons du Karoo, les soirées peuvent être fraîches. Tessa l’anticipe avec une attention remarquable : chauffages d’appoint disponibles dans chaque pièce, cheminée parfaitement fonctionnelle, bois renouvelé chaque jour. Le crépitement du feu, le parfum du bois et la chaleur diffuse transforment la maison en cocon, idéal pour se détendre après une journée passée à arpenter les rues de Grahamstown.

Le logement dispose également d’une piscine, agréable lors des journées chaudes, ainsi que d’un parking gratuit sur place. Lave‑linge et sèche‑linge complètent l’ensemble, rendant l’adresse particulièrement pratique pour les voyageurs au long cours. La connexion Wi‑Fi rapide, la télévision et la climatisation ajoutent encore au confort du séjour, sans jamais rompre l’atmosphère paisible du lieu.

Chez Tessa, tout semble pensé pour que l’on se sente immédiatement chez soi. Son accueil discret mais attentif, la qualité des équipements, la tranquillité du quartier et la douceur de la maison font de cette adresse une halte idéale pour découvrir Grahamstown dans les meilleures conditions. Une parenthèse sereine, conviviale, qui accompagne parfaitement l’exploration de cette ville où l’histoire, la culture et l’art de vivre se rencontrent avec élégance.

TARIF 304 € POUR 3 NUITS

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LES LIENS VERS LES PHOTOS  

J 1438 De Graaff‑Reinet à Grahamstown — Entre Karoo aride et collines verdoyantes de l’Eastern Cape

J 1438 – Grahamstown / Makhanda, cité des Saints et des Savoirs

🇫🇷 J 1439 – De Grahamstown à Port Alfred : la route vers l’océan

J 1440 – Pumba Private Game Reserve / Terre du lion blanc

LES LIENS

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