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Saint Louis la « Venise Africaine »- SENEGAL

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Nous quittons la Mauritanie ce matin par le poste frontière de Diama en direction de Saint Louis

La Frontière Mauritanie- Sénégal

Il n’y a pas de taxe de sortie du territoire, mais en cas de dépassement de la durée de séjour, une régularisation sera nécessaire avant de quitter le pays.

Cependant, certains frais sont à prévoir, notamment :

  • 200 MRU par personne pour la traversée du parc naturel de Diawling,
  • 100 MRU pour la commune,
  • 200 MRU pour la police.

Le processus est relativement rapide et simple. À la première barrière, la douane récupère le passavant en environ 10 minutes. À la deuxième barrière, la police tamponne le passeport moyennant 200 MRU.

C’est également le moment opportun pour changer vos MRU restants, avec un taux de change assez intéressant de 150 FCFA pour 100 MRU.

À la frontière sénégalaise, garez-vous avant la barrière sur la droite pour la police, où vos empreintes digitales seront prises, des photos seront prises, et vos passeports seront enregistrés (environ 15 minutes). De l’autre côté de la rue, du côté de la douane, établissez le passavant. Vous disposez de 5 jours ouvrés pour le faire régulariser à Dakar, avec un coût de 10 €, ou autant si vous vous faites aider par un passeur. Du même côté, procurez-vous l’assurance CEDEAO, avec un coût d’environ 60 € pour une couverture de 3 mois.

Les deux frontières ont été franchies sans encombre, et sans fouille du véhicule, en moins de 2 heures ! Une étape administrative rapide avant de poursuivre votre aventure.

Saint Louis

Du Lampsar Lodge nous gagnons Saint-Louis pour visiter sa presqu’ile.

Ancienne capitale de l’Afrique Occidentale Française (AOF), puis du Sénégal et de la Mauritanie, aux confins du désert du Sahara,  Saint Louis ou Ndar en wolof vaut le détour. Une bonne occasion pour s’évader et découvrir cette ville et son architecture coloniale, classé patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 2000, ainsi que ses alentours. Elle s’est lancée dans un ambitieux programme de rénovation de ses anciens bâtiments et a commencé à transformer les entrepôts en restaurants et en hôtels.

Saint-Louis est posée sur des bancs de sable entourés par les eaux à l’embouchure du fleuve Sénégal. Une ville archipel qui navigue entre deux mondes, l’océan Atlantique d’un côté, le fleuve Sénégal de l’autre. L’ancien comptoir, capitale du Sénégal jusqu’en 1957, semble sommeiller dans une atmosphère du XIXème siècle – c’est pourtant une ville dynamique, où les arts et la culture sont florissants.  Douceur de l’air, lumière suave qui baigne les gens et les choses, nonchalance de ses habitants, Saint-Louis a un charme fou.

Principale caractéristique de cette région, le calme fleuve Sénégal marque la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie avant de se jeter dans l’Atlantique au voisinage de l’île historique de Saint-Louis. Le gouvernement sénégalais place de grands espoirs dans le potentiel ­agricole de cette zone fluviale. Mais à quelques kilomètres de là, le sol se craquelle en raison de la sécheresse, et les vents chauds du désert soufflent violemment dans les frondaisons des frêles acacias.

Riche de son architecture coloniale, avec leur façade de chaux, leur double toiture en tuile, leur balcon en bois et leur balustrade en fer forgé, le centre-ville, placée sur l’île, regorge de maisons colorées où il fait bon flâner. Elle est surtout connue pour sa proximité avec de splendides sites naturels et son festival de jazz.

Le calme de Saint Louis contraste avec le bouillonnement dakarois. Loin de cette agitation, il est bon de prendre un bol d’air frais dans cette petite ville où l’on peut encore écouter le silence.

Autour de l’île, les canaux du fleuve offrent une vue imprenable sur le balai des pirogues multicolores. Il ne faut pas hésiter à se promener le long du pont reliant l’île au quartier de Guet Ndar, le quartier des pêcheurs, pour y observer le coucher de soleil se refléter dans les eaux du fleuve.

De nombreux événements historiques ont balayé la région, et marqué chacun de leur empreinte les cultures, la religion et les traditions locales. Patrie des Toucouleurs, le Nord a très tôt été influencé par les marchands arabes qui y transportèrent des contrées septentrionales leurs marchandises et leur religion. Le royaume toucouleur du XVIe siècle (Fouta-Toro) fut ensuite intégré au vaste empire islamique d’El Hadj Omar Tall, qui englobait une grande partie de l’Afrique de l’Ouest. Ses troupes affrontèrent les Français qui y établirent leur premier campement, la ville historique de Saint-Louis, et jalonnèrent les rives du fleuve de forts majestueux.

Un sens de l’histoire imprègne cette région, palpable comme les grains de sable portés par le vent depuis le nord du Sahara. De la vieille ville paisible de Saint-Louis aux mosquées omariennes de style soudanais sur la lointaine Île à Morfil, on a souvent l’impression d’être transporté dans une autre époque, de respirer un air ancestral. Mais peut-être est-ce l’effet de la chaleur écrasante, ou du thé fort et sirupeux que l’on boit avec les habitants d’un village toucouleur.
C’est à Podor que l’on se laisse le mieux envoûter par l’extraordinaire esprit de la région. Assis sur le quai, près des entrepôts coloniaux magnifiquement restaurés, dos au fort classique, face au fleuve qui s’écoule paisiblement, la magie vous enveloppe. Et les anciens, près de la rive, auront plaisir à faire revivre leur passé en bavardant avec vous.

Mais l’atmosphère de Saint Louis est paisible. L’île est principalement dédiée au tourisme et elle regorge de commerces, de restaurants et d’auberges. Pour les souvenirs, quoi de plus simple que de se promener dans les diverses galeries d’art réparties dans les rues saint-louisiennes. Les artistes y sont nombreux à exposer leurs créations tout en égayant la ville de leurs toiles.

Les restaurants offrent une diversité de spécialités sénégalaises pour ravir nos papilles. Mais il y en a pour tous les goûts, d’ailleurs, plusieurs crêperies permettent aux inconditionnels et nostalgiques de la nourriture française de s’y retrouver.

LE QUARTIER DE SOR

En plongeant au cœur du quartier dynamique de Sor à Saint-Louis, nous nous retrouvons enveloppés par l’authenticité locale. Les marchés débordent d’une énergie palpitante, offrant un spectacle de couleurs et une variété de saveurs exotiques. Les gargotes locales, de véritables trésors culinaires, nous invitent à une aventure gustative audacieuse.

À la tombée de la nuit, la métamorphose visuelle  des rives du fleuve est spectaculaire. Les bars et restaurants perchés sur pilotis offrent un point de vue captivant sur les eaux tumultueuses. C’est le moment idéal pour s’imprégner de l’ambiance nocturne, entre les échos du muezzin et les murmures de la ville nouvelle de l’autre côté du fleuve.

Chaque soir, le spectacle envoûtant des Saint-Louisiennes élégantes déambulant dans les ruelles, vêtues de leurs tenues les plus raffinées, ajoute une note de grâce à cette aventure urbaine. En mode baroudeur, cette expérience complète de la vie quotidienne et nocturne de Saint-Louis promet des souvenirs intrépides et mémorables.

Entrer dans le marché de Sor équivaut à s’engager dans une véritable aventure. Les ruelles se rétrécissent considérablement, créant un dédale où se mêlent des fragrances variées : parfums enivrants, senteurs de cuir, effluves de viande fraîche et d’écailles de poisson. Il faut parfois avoir le cœur bien accroché en contemplant les tripes et les boyaux étalés au sol, les têtes de bétail dans des seaux ou encore les poissons évidés, scalpel en main. Ces scènes de vie quotidienne, empreintes de couleurs vibrantes, nous plongent au cœur des coutumes locales.

L’île de Saint-Louis

https://goo.gl/maps/nNrboBw8jLGCZLqa9

Explorer l’île de Saint-Louis, c’est comme voyager dans le temps à travers l’héritage colonial français en Afrique de l’Ouest. Les traces du passé sont palpables, ancrées dans une architecture exceptionnelle qui a valu à l’île d’être inscrite au Patrimoine de l’UNESCO. Nommée également N’dar, elle se situe au bord du fleuve Sénégal, offrant une vision unique du centre historique de Saint-Louis.

Chaque coin de l’île révèle des bâtiments coloniaux, des édifices aux balcons délicats en bois et en fer forgé. Les teintes pastel, parfois délavées par le temps, confèrent un charme supplémentaire à ces demeures pittoresques.

 

Le vieux quartier de l’île, relié à la route de Dakar par le pont Faidherbe, maintient fièrement ses constructions coloniales. Les façades aux teintes orange et rouge se dressent, ornées de balcons ouvragés en bois et de balustrades en fer forgé. Des trésors architecturaux, comme le palais de la gouvernance, la place Faidherbe aux palmiers jaunes, ou encore l’ancienne résidence des sœurs de Cluny à la rue Blaise-Dumont, imprègnent l’atmosphère d’une histoire riche. Cette dernière a même servi de décor au film « Coup de Torchon » de Bertrand Tavernier, avec son escalier intérieur en béton d’une beauté exceptionnelle.

 

 

LE PONT FAIDHERBE

Le majestueux pont Faidherbe (1865), commandé par Louis Faidherbe, se dresse en véritable chef-d’œuvre artistique, étendant ses 500 mètres au-dessus du fleuve Sénégal, connectant l’île – inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO – au quartier de Sor.

Cette icône, intégrée au patrimoine de l’UNESCO en 2000, a été rénovée après plus d’un siècle de service. Doté de 7 arches imposantes, le pont offre une particularité fascinante : la deuxième arche à partir de l’île est conçue pour pivoter autour d’un axe fixe, permettant le passage des navires. Une statue en bronze de Faidherbe, pesant 305 kg et érigée depuis 1887, agrémente le pont. Les trottoirs piétonniers encadrent la chaussée centrale de ce pont centenaire, inauguré le 19 octobre 1897 et rénové en 2011.

Traverser le pont à pied est une expérience plaisante, offrant une vue imprenable et une brise rafraîchissante. En franchissant le Pont Faidherbe, on découvre non seulement une société aux manières singulières et à la convivialité chaleureuse, mais aussi un trésor d’infrastructures et de bâtiments témoignant de l’histoire glorieuse de la vieille cité.

Ne manquez pas la Maison Rose et le marché Guet Ndar. À pied ou en calèche, à travers des rues aux noms évocateurs (Repentigny, Anne-Marie Javouhey, Blanchot, Pierre Loti…), explorez le parcours urbain organisé par le syndicat d’initiative de Saint-Louis.

En descendant le pont Faidherbe et en arrivant sur l’île, le paysage est dominé par un ensemble architectural : la Gouvernance. Des vestiges du vieux fort colonial subsistent, avec des murs à la base épaisse, visibles depuis la rue Milles Lacroix. Parmi les sites à découvrir, le Palais du gouverneur, un fort du XVIIIe siècle, se dresse en face de la place Faidherbe, nommée d’après le célèbre gouverneur colonial. Les maisons coloniales avec balcons en fer forgé et vérandas bordent cette place emblématique.

À l’ouest, la Gouvernance s’ouvre sur une place ombragée, la place Faidherbe, où trône la statue du gouverneur éponyme. La Savane, rebaptisée place d’Orléans, est entourée des casernes Rognât Nord et Sud (1837). Louis Léon Faidherbe, gouverneur du Sénégal de 1854 à 1864, est immortalisé par une statue au centre du jardin. Sur cette place, le Général Blanchot a célébré la victoire d’Austerlitz. De chaque côté de cette place centrale, les deux quartiers de l’île : le Sud ou Sindoné et le Nord ou Lodo, offrent une plongée dans l’histoire. Au fil de la balade, découvrez des édifices anciens à l’architecture typique.

L’hôtel de la Poste fait partie de ces bâtiments emblématiques. C’était l’escale prisée de l’aviateur Mermoz à l’apogée de l’Aéropostale; il offre l’opportunité de savourer un verre dans son patio verdoyant, baigné des chants mélodieux des oiseaux. Nous y découvrons un petit musée très passionnant sur l’aérospatiale, mais aussi des lettres comme celle envoyée par Emmanuel Macron à Léopold Sédar Senghor. L’île de Saint-Louis dévoile ainsi son passé colonial à travers ses joyaux architecturaux, offrant une plongée immersive dans une époque révolue.

Le Sud, première zone d’implantation européenne, également appelé Kertian, révèle dès les abords de la Gouvernance la cathédrale, un joyau architectural.

CATHEDRALE

Saint-Louis se distingue particulièrement en tant que grand centre religieux, abritant plusieurs églises et mosquées imposantes. La cathédrale Saint-Louis, la plus ancienne église d’Afrique de l’Ouest, capte l’admiration avec sa façade néo-classique impressionnante, ornée de deux tours carrées imposantes. À l’entrée, une statue monumentale du roi de France vous accueille chaleureusement. L’intérieur de la cathédrale, d’une élégance remarquable, renferme des œuvres fascinantes. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000 pour son architecture unique et sa splendeur, cette cathédrale est un chef-d’œuvre exceptionnel à ne pas manquer.

 

Consacrée en 1828, la cathédrale Saint-Louis a marqué l’histoire en tant que première église de l’Afrique de l’Ouest. Admirez sa façade néoclassique, son porche avancé et son fronton qui était autrefois surmonté d’une statue de Saint-Louis, malheureusement détruite il y a quelques années, emportée par le vent. Malgré cette perte, la cathédrale demeure une expérience visuelle et spirituelle inoubliable.

LA POINTE SUD

Sur l’alignement vers l’Ouest, l’ancienne école des Frères Ploërmel (1841), transformée au début du siècle en établissement Peyrissac, préserve encore ses façades d’époque.

En direction du « Grand bras », un splendide bâtiment blanc doté d’un balcon en fer forgé richement décoré. Initialement siège du Conseil Général, il a successivement accueilli le Conseil Colonial, l’Assemblée Territoriale, l’Assemblée Régionale, et récemment, il est devenu le Centre Culturel Régional. Une fois la porte massive en bois franchie, vous pourrez admirer le superbe plafond en bois à caissons peints.

En vous dirigeant vers la Pointe Sud, explorez l’ancienne maison des sœurs de Saint-Joseph de Cluny, qui a longtemps abrité les Services Régionaux des Impôts. Elle se distingue par son escalier monumental aux deux volets circulaires, offrant l’une des originalités les plus captivantes de Saint-Louis.

Avant d’atteindre la Pointe Sud, faites une pause au Lycée Ameth Fall, dont les bâtiments érigés en 1840 sur l’emplacement du premier cimetière chrétien ont successivement servi d’hôpital civil, de collège Blanchot, pour finalement devenir le Lycée de jeunes Filles. Sa cour majestueuse et l’équilibre de son architecture créent une atmosphère de douce intimité.

Adjacente au lycée, un édifice plus moderne, le Centre de Recherche et de Documentation du Sénégal (CRDS), anciennement l’Institut Français d’Afrique Noire (1954), abrite une bibliothèque importante, un trésor inestimable d’archives de l’A.O.F. Ne manquez pas la visite du musée et de la galerie d’exposition d’art moderne.

HYDROBASE

À la pointe sud de l’île, le musée offre une collection captivante de photographies anciennes de la ville ainsi que des expositions sur le nord du Sénégal. En descendant la Langue de Barbarie, plus au sud, on atteint l’hydrobase.

Depuis l’esplanade du CRDS, la vue s’étend magnifiquement sur le plan d’eau qui s’écoule vers l’embouchure. Au-delà, sur la Langue de Barbarie, se trouve le quartier populeux de Guet N’Dar, qui organise chaque année d’importantes régates, le cimetière et l’hydrobase d’où Jean Mermoz s’est envolé pour sa traversée de l’Atlantique. À l’est, se déploient les quartiers plus récents de Sor, représentant le Saint-Louis moderne.

LES QUARTIERS NORD

La balade nous ramène vers le quartier Nord en longeant les quais qui bordent le grand bras du fleuve Sénégal. L’aménagement de ces quais a débuté en 1830 et a été renforcé par Faidherbe avant d’être achevé par Roume. D’abord construits en bois, ils ont progressivement été transformés en maçonnerie, assurant ainsi la voirie, la salubrité de l’île, et la protection définitive contre les inondations.

Ces quais servaient de lieu de déchargement et d’embarquement des marchandises dans le cadre du commerce fluvial. Les entrepôts alignés, en particulier sur le quai Nord, sont des témoignages de la prospérité passée. Ces maisons de commerce bordelaises et marseillaises occupaient généralement un îlot entier avec une cour intérieure fermée. Du côté du fleuve, des entrepôts stockaient les marchandises débarquées, tandis que du côté de la rue, des boutiques dotées de grandes portes en bois et de vitrines au rez-de-chaussée, ainsi que des appartements des négociants à l’étage avec de vastes terrasses et balcons à balustrade.

LA GRUE A VAPEUR DE SAINT-LOUIS

Au nord, sur le quai Roume, une ancienne grue à vapeur de 20 tonnes a été utilisée pour décharger le matériel, y compris une locomotive, destiné à la construction du chemin de fer.

En 1880, lorsque le gouvernement français a accordé les premiers crédits pour la construction d’une voie ferrée reliant Kayes sur le Fleuve Sénégal à Bamako sur le Fleuve Niger, il s’est avéré indispensable de disposer à Saint-Louis d’un engin de levage capable de soulever des fardeaux très lourds, dont certains, comme les locomotives, pesaient 14 tonnes.

Une première grue a été envoyée, mais le navire qui la transportait a fait naufrage sur le banc d’Arguin en Mauritanie. Une seconde est arrivée à destination. Elle avait été commandée aux constructeurs Bon et Lustremant, qui ont ensuite fourni le mécanisme de la travée tournante du Pont Faidherbe.

Cette grue est arrivée en pièces détachées et a été assemblée en 1883 par le Maréchal des Logis Peyssonneaux, assisté par le soldat de première classe Tellier, dont les noms sont encore gravés dans le métal de la grue.

Après le choix de Dakar comme point d’appui de la flotte en 1898, la grue a perdu son importance militaire. Elle a été cédée par la marine à la colonie, restant en service jusqu’en 1954.

Cet engin de levage à vapeur est l’un des rares au monde à être arrivé jusqu’à nous dans un état de conservation presque parfait.

Un peu plus loin, à gauche, se trouve le camp El Hadji Omar, anciennement appelé camp Archinard, abritant l’ancienne poudrière et les cantonnements des « Tirailleurs Sénégalais ».

LE QUAI DU BOU EL MOGDAD

Le Bou El Mogdad, véritable trésor navigant des eaux sénégalaises, nous transporte à travers les époques le long du majestueux fleuve Sénégal. Réminiscence des temps coloniaux, ce navire restauré nous offre une expérience immersive unique, nous permettant de revivre l’époque florissante du transport fluvial dans la région.

De Saint-Louis, ville élégante bordant l’océan Atlantique, à Podor, ancien comptoir paisible aux portes du Sahara, embarquez pour une croisière inoubliable en Afrique à bord du Bou El Mogdad. Ce navire légendaire, autrefois le seul lien entre les populations de la Vallée du Fleuve, vous convie aujourd’hui à suivre les traces de la Route des Comptoirs.

Au fil de l’eau, des paysages grandioses se dévoilent, offrant un spectacle saisissant de la faune et de la flore du nord du Sénégal. Au gré des méandres du fleuve, partez à la rencontre d’une population authentique au cœur chaleureux, dans les villages reculés de la brousse.

De halte en halte, les anciens comptoirs se révèlent, chargés d’histoires captivantes. Prenez le temps de découvrir, de rencontrer, de vous émerveiller, au rythme envoûtant du Bou El Mogdad.

LA GRANDE MOSQUEE

De la Pointe Nord, la vue sur l’amont du fleuve offre une perspective sur l’île de Bopp Thior, où la première briqueterie de la région fut installée.

En revenant vers le centre-ville, à la limite des allées, la Grande Mosquée, de style maghrébin, a été édifiée par l’administration coloniale pour la communauté musulmane grandissante. Le clocher logé dans son minaret gauche reste une énigme : c’est la seule au monde avec un cadran d’horloge et une cloche.

Plus au centre encore, deux édifices voisins sur la rue Marie Parsine Abdoulaye Seck (ex. Brière de l’Isle) : le Palais de justice construit en 1841 dont l’escalier monumental et le portail en fer forgé frappent le visiteur, et la Maison militaire avec une architecture remarquablement conservée. Ce dernier édifice aurait été construit sur l’emplacement de l’habitation du Gouverneur Schmaltz, rescapé du fameux Radeau de la Méduse.

Tout au long du parcours de découverte, le visiteur aura remarqué le caractère typique des habitations.

C’est d’abord la maison à étage et toits de tuiles avec au rez-de-chaussée de grandes pièces aux lourdes portes en bois servant de boutiques. Côté rue comme côté cour, les appartements en enfilade aux plafonds hauts en bois et aux nombreuses ouvertures donnent sur des balcons avec balustrades sapin et en fer forgé. Par temps chaud, l’intérieur offre une grande fraîcheur. Et l’on imagine la vie douce et aisée que les Signares, ces belles métisses qui font encore rêver, menèrent en ces lieux.

 

C’est ensuite, plus loin du centre-ville, au Nord comme au Sud, la maison basse dite maison portugaise. Généralement petite, construite en dur, elle est couverte en tuiles rouge à double pente et souvent en terrasse. On y accède par un porche décoré avec un portail en bois. À l’intérieur, les chambres alignées s’ouvrent sur une large véranda fraîche.

 

Une fois la visite de l’île achevée, vous pouvez traverser le pont Servatius en direction de la Langue de Barbarie.

LES PLAGES

La ville de Saint-Louis affiche une splendeur incomparable et ses plages sont divines. D’une eau de couleur turquoise, ses plages sont des cadres enchanteurs. À première vue, vous aurez l’impression d’avoir découvert le paradis. Elles sont éblouissantes. Les magnifiques vagues sauront plaire aux surfeurs. Plusieurs types d’activités nautiques y sont disponibles comme la plongée, la nage, l’équitation dans la région, etc. Vous vous y amuserez vraiment.

EN PIROGUE SUR LE FLEUVE

Saint-Louis est splendide vue du fleuve, d’où l’on admire l’architecture de ses maisons signares et de ses anciens entrepôts sur les quais. On embarque sur une pirogue, qui nous emmène sur le fleuve en passant les deux ponts qui relient l’île à Sor et à la langue de Barbarie.

QUARTIER DES PECHEURS

Après un délicieux repas à l’Hôtel Renaissance (voir notre article ci-dessous), nous décidons d’explorer davantage la vie locale. Nous engageons une calèche pour nous conduire dans le quartier des pêcheurs, où le marché aux poissons et le retour des pêcheurs nous attendent.

Le quartier des pêcheurs de la Langue de Barbarie offre une expérience authentique du Sénégal. Les ruelles sinueuses et les pirogues entassées créent une atmosphère pittoresque. En marchant à travers ce dédale, nous atteignons la mer, une vue spectaculaire, surtout à marée basse.

Guet Ndar, relié à l’île de Saint-Louis par plusieurs ponts, est un véritable chaos organisé. Ici, la vie tourne presque exclusivement autour de la pêche. Les rues sont bordées de dizaines de pirogues, et les habitants vaquent librement à leurs occupations. En nous promenant le long de la plage, nous découvrons la vraie vie quotidienne de Saint-Louis.

Le populaire quartier de Santhiaba, de l’autre côté du pont, est le quartier historique des pêcheurs de Saint-Louis. Les rues y sont si peuplées que, jusqu’à récemment, les habitants devaient partager les horaires de sommeil, une partie l’après-midi, une autre la nuit. Récemment, les pêcheurs, réputés plus riches que la moyenne, ont acquis des propriétés sur la terre ferme pour y passer la nuit.

 

La visite du marché Ndar révèle une variété de vêtements, de tissus, de couturiers et d’ateliers de repassage. Nous dénichons un magnifique tissu patchwork, très épais, qui trouvera sa place sur notre table. Plus loin, la halle aux viandes offre une expérience sensorielle intense, avec des découpes et des cuissons en direct, partageant une odeur alléchante.

 

En continuant notre exploration, nous atteignons le marché aux poissons. Attention aux âmes sensibles, les odeurs y sont plus fortes qu’à Yoff ou Mbour ! D’énormes sacs de poissons variés jonchent le sol, et des camions frigorifiques déchargent de la glace. Le spectacle est impressionnant, avec des cris, des négociations et des transactions animées. Les femmes font sécher les poissons au soleil, destinés à être vendus à Dakar.

Côté fleuve, une autre scène se déroule, toujours dans le monde des pêcheurs. Les bateaux débarquent d’énormes quantités de poissons, les camions attendent pour les charger, et la plage se remplit d’activités. Les femmes, majoritairement présentes, récupèrent le fruit de la pêche de leurs maris. Ici, les enfants ne vont pas à l’école par crainte qu’ils ne choisissent des métiers autres que celui de leur père, menaçant ainsi la pérennité de la pêche par manque de main-d’œuvre.

Le spectacle des femmes préparant le poisson sur la plage, le tout dans une ambiance animée d’enfants jouant et s’initiant à la pêche, offre une plongée fascinante dans la vie quotidienne de Saint-Louis. Une mention spéciale pour les courses de pirogue par équipe et par quartier, une tradition sérieuse dans cette communauté.

Dans le Guet N’Dar, une visite au cimetière musulman, où les sépultures sont recouvertes de filets de pêche, nous offre un aperçu unique de la vie et de la culture locales.

 

RESERVE SPECIALE DE GUEMBEUL

Embarquement imminent pour l’aventure au cœur de la mystérieuse réserve spéciale de Guembeul ! Départ ce matin avec l’excitation de l’inconnu. Nous avons contacté Pape Niang, un guide expérimenté (77 351 99 86), connaisseur des moindres recoins de ce sanctuaire sauvage.

La réserve, un trésor méconnu, se dévoile à une douzaine de kilomètres au sud de Saint-Louis. Un endroit où la nature s’exprime librement. Nous avons opté pour l’aventure à pied, avec un circuit de 90 minutes, promettant une immersion totale dans la faune et la flore.

LE PARC NATIONAL DE DJOUDJ 

Nous profitons de notre visite de la presqu’ile de Saint-Louis pour trouver un guide qui peut nous emmener visiter le Parc National de Djoudj.

Après âpres négociations nous nous mettons d’accord avec Aliou BAYE FALL BI +221 77 677 70 29. Il nous accompagne en voiture au parc, s’occupe des droits d’entrée, des frais de parking, du prix du bateau et d’un guide supplémentaire sur place pour 15000 FCFA par personne

 

Guélack : un village Peul en autosuffisance – SENEGAL

Explorons le Gandiolais avec une première escale au marché de Rao. Bien loin des étals destinés aux touristes, cet endroit est authentiquement local. Les Peuls y arrivent avec leurs troupeaux ou par cars rapides, créant un tableau vivant avec leurs grandes djellabas bleues maures, chéchias et couleurs vives sénégalaises. C’est une immersion totale dans l’authenticité, déconnectée de toute autre expérience dans le pays. Ce marché, considéré comme une intersection hebdomadaire des civilisations, propose des marchandises aussi bien sénégalaises que mauritaniennes.

Nous partons ensuite  à travers de spistes sableuses en direction de Guélack, un village peul en autosuffisance

DAGANA 

Dagana, un joyau figé dans l’époque coloniale, nous invite à un voyage dans le temps, remontant à l’ère où la ville prospérait en tant que comptoir commercial florissant, principalement grâce au commerce de la gomme arabique. La ville, semblant avoir été arrêtée dans sa progression au début du siècle dernier, offre un spectacle unique où l’histoire se mêle au quotidien.

Le marché de Dagana, vibrant de couleurs et d’activités, a bénéficié d’un programme de réhabilitation ambitieux. Ce projet vise à moderniser les infrastructures tout en préservant le caractère authentique du marché. Doté de halles fonctionnelles, d’un nombre accru d’étals et de cantines, ainsi que de magasins de stockage et d’une aire de débarquement, le marché de Dagana promet de devenir un véritable centre économique dynamique.

Le fort de Dagana, datant de l’époque coloniale, témoigne de l’histoire mouvementée de la région. Initialement érigé pour protéger le commerce des menaces extérieures, le fort a été le théâtre de nombreux événements historiques. Transformé aujourd’hui en hôtel, le fort offre aux visiteurs une immersion dans le passé à travers des expositions captivantes et une vue imprenable sur le fleuve Sénégal depuis sa piscine.

La reinstallation des Français, après la chute de l’Empire et la restitution du Sénégal en 1817, est marquée par la reprise d’une partie des projets d’André Brüe: la création de postes le long du fleuve pour la protection du commerce sans cesse menacé par les riverains. Le fort de Dagana date de cette époque.

« Sur la berge plate et maintenant boisée, nous avions acheté en 1520, un terrain de quelques hectares, à proximité du village, nous avions construit une petite caserne entourée d’un quadrilatère de mur. On renforça plus tard cet ouvrage en élevant des bastions aux quatre coins du mur d’enceinte qu’on reprit du même coup écrit d’Antreville de la Salle (1900) »

La garnison comportait en 1835 un lieutenant, un chirurgien, 32 sous-officiers et soldats. La protection des commerçants qui montaient faire la traite était la préoccupation principale des chefs de poste.

Le poste de Dagana a été attaqué dans la matinée du 15 mars 1908 par Aly Yoro Dia un marabout originaire de Fanaye, décidé à « mettre à mort tous ceux qui ne voudraient pas se convertir à la religion musulmane ». Le marabout et une centaine de ses partisans armés ouvrirent le feu et se portèrent à l’assaut de la résidence en trois colonnes. Le combat dura plus d’une heure et les assaillants furent repoussés, après avoir subi de lourdes pertes.

Les quais du fleuve Sénégal offrent une atmosphère unique, bordée par les anciennes maisons de commerce au charme colonial. Ces bâtisses imposantes témoignent d’une époque révolue, où la prospérité commerciale régnait en maître. Aujourd’hui, ces établissements témoignent de l’histoire de la région, rappelant l’âge d’or du commerce de la gomme arabique.

La balade à Dagana réserve également des rencontres insolites, comme celle avec le majestueux fromager, arbre emblématique de la région. Le fromager, également appelé arbre à kapok, est un arbre issu de la famille des bombacacées. L’arbre tient son nom du fait que son bois était utilisé dans la fabrication de boîtes à fromage. Son bois est léger, et permet la fabrication de bateaux telles pirogues. Mais il est aussi connu pour la fibre végétale cotonneuse qu’il produit, le fameux « kapok », qui fournit un matériau imputrescible, isolant et imperméable, idéal pour rembourrer coussins, oreillers et gilets !

Observant les chevaux se baignant dans le fleuve, aux côtés des femmes lavant leur linge,  nous sommes témoins de la vie quotidienne imprégnée de la nature environnante.  Nous rebroussons chemin en passant devant une école. Nous entendons les enfants réciter, en français. Au tableau un texte, « le bélier de papa ». Une belle écriture qui montre a quel point la langue française est reconnue ici.

Enfin, le retour dans les rues commerçantes nous plonge dans l’authenticité des traditions locales, telles que le séchage du blé et la transformation de la farine par les meuniers locaux.

La visite de Dagana est bien plus qu’une simple excursion, c’est une plongée dans l’histoire, la culture et les traditions d’une région imprégnée de richesse et de diversité. Chaque coin de rue, chaque monument, raconte une histoire fascinante qui captive et enchante les visiteurs, offrant une expérience inoubliable au cœur de l’Afrique occidentale.

 

LES LIENS VERS LES PHOTOS de Saint-Louis et ses environs

J 573 PARC NATUREL DE DIAWLING & LA FRONTIERE MAURITANIE SENEGAL

J 573 LA PRESQU’ILE DE SAINT LOUIS – SAINT LOUIS SENEGAL

J 573 LE QUARTIER DES PECHEURS – SAINT LOUIS SENEGAL

J 574 LE PARC NATIONAL DE DJOUDJ PARTIE 1/2 – SAINT LOUIS SENEGAL

J 574 LE PARC NATIONAL DE DJOUDJ PARTIE 2/2 – SAINT LOUIS SENEGAL

J 575 LA RESERVE NATURELLE DE GUEMBEUL – SAINT LOUIS SENEGAL

J 576 LE QUARTIER DE SOR – SAINT LOUIS SENEGAL

Guélack : un village Peul en autosuffisance – SENEGAL

Aller-retour à Dakar pour faire valider le CPD👍

J 579 DAGANA – PODOR SENEGAL

J 583 LE BOU EL MOGDAD SAINT LOUIS SENEGAL

VIDEO DE L’ETAPE

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La Cuisine Sénégalaise

Toutes les informations, par région sur la gastronomie sénégalaise en suivant ce lien : La Cuisine Sénégalaise

Le supermarché Auchan près de l’Église Notre-Dame de Lourdes est une option pratique pour trouver une variété de produits alimentaires, y compris de la viande, du poisson, des légumes et des articles d’épicerie traditionnelle. De plus, le rayon d’alcools bien achalandé peut offrir une sélection diversifiée de boissons.

LES REPAS AU LAMPSAR LODGE

Bien que l’équipement décevant du Lampsar et de ses bungalows ait terni notre expérience, il faut noter que la cuisine demeure satisfaisante.

Les plats tels que le pavé de zébu en sauce crémée et le curry de lotte sont irréprochables. Le capitaine grillé et la brochette de lotte sont tout à fait convenables. Il est possible de déguster les repas sur la terrasse extérieure avec vue sur le fleuve ou à l’intérieur.

RESTAURANT CHEZ DASSO – SAINT LOUIS

Noé et Laurent, des Bretons rencontrés au Lampsar Lodge, ont partagé avec nous une pépite culinaire à Saint-Louis : le petit restaurant de Dasso, niché au cœur de la presqu’île. L’endroit, chaleureux avec seulement quelques tables, donne l’impression d’être chez soi.

Dasso, l’hôte sympathique, concocte dans sa cuisine ouverte des mets délicieux à partir de produits frais et locaux. Parmi les délices au menu, les nems au poulet et aux crevettes se distinguent par leur saveur légèrement pimentée. Nous succombons à la tentation en explorant les plats traditionnels tels que le Yassa, le Thiou et le fonio, sans oublier de goûter au bissap blanc orange, une boisson rafraîchissante. Un vrai festin qui ajoute une touche exquise à notre expérience à Saint-Louis !

RESTAURANT FLAMINGO SAINT LOUIS SENEGAL

Une belle adresse sur la presqu’ile avec une terrasse couverte ouverte sur le fleuve, une piscine (payante) et un service de qualité
L’adresse propose des plats diversifiés entrées, viandes, volailles, et bien sur poissons et fruits de mer, mais aussi un coin snack
Le Choukouya de viande et de poulet au kan kankan, un plat d’origine ivoirienne et nigérienne de viande marinée et cuite à l’étouffée, en papillote ou braisée, est exceptionnel
Le kankan est une épice très prisée des amateurs de viandes braisées, t un mélange très aimé en Afrique Subsaharienne. On s’en sert pour assaisonner les choukouya de mouton, d’agneau ou de poulet.
Les médaillons de poissons et crevettes façon malaisienne sont aussi excellents
TARIF 45000 FCFA pour 4 soit 68 €

La gastronomie de Saint-Louis puise largement son inspiration dans les traditions culinaires des quartiers voisins tels que Guet N’Dar, réputé pour ses pêcheurs. Au Flamingo Lodge, cette influence se manifeste notamment à travers la marmite de poissons de Guet N’Dar, une soupe exquise et épicée, préparée avec les poissons frais du jour. À ne pas manquer également, le remarquable filet de Thiof, cuit sur peau et enrobé d’une croûte d’herbes fraîches, servi avec une succulente fondue de tomates. Cette fusion de saveurs locales et d’innovations culinaires promet une expérience gastronomique inoubliable.

FILET MIGNON AU JUS DE BOUYE REST FLAMINGO SAINT LOUIS

Alors que nous sillonnons la route entre Podor et Lompoul, nous faisons une halte bienvenue au Flamingo, le restaurant du Bar Hôtel de la Poste. Nous sommes enchantés de retrouver ce lieu où nous avons déjà savouré d’excellents mets.

C’est une pause rafraîchissante sur notre trajet. À Saint-Louis, les températures sont plus clémentes, atteignant 32°C, tandis qu’à Podor, elles grimpent jusqu’à 38°C. Sur la terrasse du restaurant, nous profitons de la douce brise venue du fleuve.
Les plats que nous choisissons sont tous un véritable délice : une généreuse brochette de bœuf, le pavé de zébu pour Margot, la pizza pour Bastien, et pour ma part, je me laisse tenter par le filet mignon au jus de bouye, préparé avec du jus de baobab, apportant une délicieuse saveur légèrement acidulée à la sauce.
Nous sommes fascinés par les bienfaits du baobab, riche en antioxydants, en fer, en vitamine C et en magnésium. Cette superbe source d’énergie prévient la fatigue liée au stress oxydatif et offre une protection bénéfique pour la santé du foie. Les études montrent que la poudre de baobab possède également des propriétés analgésiques, anti-inflammatoires et réparatrices pour le foie, faisant de ce fruit un trésor nutritionnel à découvrir et à savourer.

RESTAURANT HOTEL LA RESIDENCE – SAINT LOUIS

Notre découverte gastronomique à Saint-Louis s’est révélée être une expérience exceptionnelle, notamment au restaurant de l’hôtel La Résidence. Ce lieu emblématique, imprégné de l’esprit colonial, offre une ambiance à la fois surannée et métissée, créant une atmosphère unique.

La diversité et la qualité de la carte sont remarquables, avec une mention spéciale pour le pavé de zébu au poivre, une création présente sur la carte depuis 1954, ce qui lui confère une valeur historique. Chaque jour, le restaurant propose également un menu différent, ajoutant une touche d’excitation à chaque visite.

Parmi les recommandations qui ont marqué notre palais, la bouillabaisse saint louisienne et le poisson farci à la louisienne se distinguent par leur excellence, leur générosité et leurs saveurs délicieuses. Les prix, très raisonnables compte tenu de la qualité des plats, rendent cette expérience gastronomique encore plus appréciable.

L’hôtel La Résidence a vraiment su créer une expérience culinaire mémorable à la croisée de l’histoire et de la gastronomie. Cette découverte restera gravée dans nos souvenirs gustatifs à Saint-Louis.

PRIX POUR 6 : 78900 FCFA soit environ 115 € comprenant le dessert et les boissons

DINER HOTEL RESTAURANT LA RESIDENCE

HOTEL RESTAURANT OASIS SAINT LOUIS

L’hôtel-restaurant, situé près de l’hydrobase, offre une atmosphère agréable et accueillante. À la recherche d’une table près de la piscine, vous avez été chaleureusement accueillis par la patronne. Le menu propose des plats simples mais bien réalisés, avec des crevettes à l’ail et à la crème qui se distinguent par leur excellence. Le poulet, accompagné d’une pâte de curry verte savoureusement préparée, offre une expérience culinaire délicieuse. Les salades composées sont également appétissantes, offrant une option fraîche et légère.

En plus des délices culinaires, l’hôtel-restaurant propose une sélection d’alcools pour accompagner votre repas. La piscine, très propre, est accessible au prix de 3000 FCFA par personne, bien que hors saison, vous ayez eu la possibilité d’en profiter après le repas.

Le prix total pour six personnes s’est élevé à 35 500 FCFA, offrant ainsi une expérience culinaire et de loisirs complète.

RESTAURANT DE LA POINTE NORD SAINT LOUIS

Dès notre arrivée sur l’île de Saint-Louis, Oumou nous a réservé un accueil des plus chaleureux. Son petit restaurant, niché sur la pointe nord, avait piqué notre curiosité lors de notre première visite, mais nous avions été déçus de le trouver fermé ce jour-là. Toutefois, fidèles à notre promesse faite à Oumou, nous avons décidé de revenir, et c’est exactement ce que nous avons fait ce dimanche.
Nous avons été enchantés de déguster les spécialités de poissons à la sauce à l’ail et de poulet braisé à l’ail, préparées avec une grande attention par Oumou. Ces plats étaient accompagnés d’un assortiment de riz et de légumes sautés, comprenant des pommes de terre, des navets, des carottes, du chou, et même une délicieuse patate douce blanche ! L’ambiance de son restaurant, agrémentée d’un décor magnifique, a ajouté une touche spéciale à notre expérience culinaire.
Mais ce qui a véritablement marqué cette expérience, c’est la gentillesse et l’accueil chaleureux d’Oumou, qui ont contribué à rendre notre repas encore plus mémorable et délicieux.

LES LOGEMENTS

LAMPSAR LODGE SAINT LOUIS

Le Lampsar Lodge se présente comme un havre hôtelier au nord du Sénégal, niché au cœur de la vallée du fleuve, promettant un confort moderne (climatisation, jacuzzi, accès internet) dans un décor original et soigné.

Cependant, la réalité est tout autre, et les travaux en cours ne suffisent pas à justifier l’état général décevant. Nous aurions apprécié d’être informés à l’avance des inconvénients. Notre séjour a été raccourci à une seule nuit, et nous encourageons fortement les voyageurs à inspecter les chambres et la structure avant de s’y installer : la piscine était négligée, les moustiquaires déchirées, absence d’eau chaude dans les lavabos, parfois aucune eau du tout ou un mince filet à la douche, la climatisation fonctionnait de manière aléatoire, et le jacuzzi était hors service, comme prévu. L’accès à internet était pratiquement inexistant.

Malgré son emplacement privilégié au milieu d’une nature sauvage, le séjour au Lampsar Lodge a été entaché par une réception peu accueillante et une déception générale quant à la qualité des installations.

LES LIENS

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