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Ibis hagedash Bostrychia hagedash – Hadada Ibis *

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Nous explorons les berges du fleuve Gambie, au cœur du Parc National du Niokolo-Koba au Sénégal, et nous apercevons l’ Ibis hagedash, également connu sous le nom d’Ibis hadada, un oiseau brun de taille moyenne avec des pattes brèves et un cou et une tête plus grisâtres. Chez les adultes, le manteau et le dos arborent une couleur brune de base, avec des reflets verts et bronze luisants. La tête, plus grise que le reste du corps, est ornée d’une fine rayure chamoisée traversant la largeur des joues. Le cou présente une teinte brunâtre ou gris fumé.

Les primaires, secondaires et la plupart des couvertures alaires changent de couleur selon l’exposition à la lumière, allant du brun verdâtre au rouge pâle et au violet, formant ainsi des taches colorées sur les ailes. La queue est bleu foncé, tandis que le croupion et les sus-caudales sont verts. Le bec, de couleur corne, affiche une nette tache rouge à la base de la mandibule supérieure. La partie nue des lores et la base du bec sont noires, et les iris brun sombre sont entourés par un anneau orbital blanc. Les pattes et les pieds sont brun-corne foncé, avec une légère suffusion de rouge pâle sur les orteils.À la naissance, les oisillons ont une peau rose et un duvet brun, un bec noir et des pattes et pieds rosâtres. Les immatures ressemblent aux adultes mais sont plus grisâtres et manquent de lustre brillant sur le dos et les ailes.

Cette espèce s’adapte parfaitement à cet environnement riche et diversifié.

L’Ibis hagedash fréquente les prairies ouvertes et les savanes du parc, en particulier le long des ruisseaux boisés et les berges du fleuve Gambie. Ils sont souvent observés dans les zones cultivées, les grands jardins, et les aires de jeux à proximité, mais également dans les marais et les rives des lacs et réservoirs du parc.

Ces oiseaux sont principalement sédentaires, se nourrissant en couples ou en petits groupes. Ils recherchent leur nourriture dans le sol meuble, capturant une variété d’invertébrés comme des vers de terre, coléoptères, papillons, larves de mouches, mille-pattes, et crustacés. Leur capacité à s’adapter à différents environnements leur permet de jouer un rôle écologique essentiel, notamment en éliminant les insectes nuisibles dans les plantations et les parcours de golf.

La saison de nidification de l’Ibis hagedash dans cette région suit les cycles locaux de pluies et de sécheresse. Leurs nids, construits avec des branches et des brindilles, sont placés sur les branches d’arbres à une hauteur de 3 à 6 mètres, parfois jusqu’à 12 mètres. La ponte, comprenant généralement 2 ou 3 œufs, a lieu à des périodes spécifiques, dépendant des conditions locales. Les oisillons, couverts de duvet brun-roux, deviennent indépendants après environ 49 jours.

Le Parc National du Niokolo-Koba, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, offre un habitat idéal pour l’Ibis hagedash, contribuant à la conservation de cette espèce. Bien que cette espèce ne soit pas globalement menacée, elle bénéficie des mesures de protection locales mises en place dans le parc. La réduction de la chasse et la conservation des habitats naturels ont favorisé la stabilité et l’augmentation des populations d’Ibis hagedash dans cette région. Nous trouvons les Ibis hagedash dans les prairies ouvertes et les savanes, surtout le long des ruisseaux boisés et en bordure des rivières. Ils fréquentent aussi les terres cultivées, les grands jardins et les aires de jeux, moins souvent les marais, rives des lacs, mangroves et plages. Ils préfèrent les zones boisées clairsemées et les lisières des forêts. Dans des régions comme le Gabon et le Cameroun, ils nichent même dans les forêts pluviales primaires, mais évitent généralement les boisements denses et les zones arides. En altitude, au Kenya par exemple, ils peuvent grimper jusqu’à 1 800 mètres.

En explorant les berges du fleuve Gambie et les vastes étendues du parc, nous avons la chance d’observer ces oiseaux fascinants dans leur habitat naturel, témoignant de la richesse écologique et de la biodiversité préservée du Niokolo-Koba.

Trois sous-espèces se distinguent par leur taille et coloration. La race nominale hagedash présente un bec plus court et une couleur plus pâle. La race brevirostris est plus sombre avec des taches brillantes plus vertes et violettes sur les ailes. La race nilotica a un bec nettement plus allongé et certains individus sont plus grands.

L’Ibis hagedash émet un cri rude et bruyant composé de trois syllabes distinctes, souvent comparé aux vagissements d’un bébé ou aux rires effrayants d’une sorcière. Ce cri distinctif, « ha-da-da », le différencie de l’Ibis olive qui n’émet que deux syllabes. L’expression de l’Ibis hagedash est moins rauque que celle de l’Ibis vermiculé.

Majoritairement sédentaires, les Ibis hagedash se nourrissent en couples, en petits groupes, voire en rassemblements de cinquante oiseaux. On les voit parfois avec des hérons garde-bœufs ou des chevaliers aboyeurs. Ils varient la taille de leurs bandes au cours de la journée, arrivant bruyamment dès l’aube sur les lieux de nourrissage et s’en éloignant le soir pour se reposer. Ils volent paresseusement vers leurs dortoirs communs, qui contiennent habituellement une centaine d’oiseaux monospécifiques, utilisés toute l’année.

Le régime alimentaire de l’Ibis hagedash comprend principalement des invertébrés tels que vers de terre, coléoptères, papillons, larves de mouches, mille-pattes, et crustacés. Une étude montre que 96% des proies sont des insectes, capturés à 60% sur la surface du sol. Ils évitent les grandes proies et les poissons sont absents de leur diète. La disponibilité en sol meuble est cruciale, car les sécheresses peuvent rendre l’extraction des proies difficile, augmentant ainsi la mortalité. Ils sont utiles dans les plantations et les parcours de golf, éliminant les insectes nuisibles.

La nidification atteint son apogée pendant et après les pluies, mais varie selon les régions. Par exemple, en Gambie et en Tanzanie, elle se déroule durant la saison sèche. Les pontes ont lieu à des périodes différentes : février en Zambie, octobre-novembre en Afrique du Sud, décembre-janvier dans la province Est du Cap, et avril en Ouganda. Les couples nichent isolément, construisant des nids de branches et brindilles garni de herbes et lichens, souvent à 3-6 mètres au-dessus du sol, parfois jusqu’à 12 mètres. La ponte comprend généralement 2 ou 3 œufs, l’incubation dure entre 25 et 28 jours, et les oisillons deviennent indépendants après 49 jours.

Originaires d’Afrique, les Ibis hagedash couvrent presque tout le continent au sud du Sahara, à l’exception de l’extrême pointe de la corne de l’Afrique et du sud-ouest (ouest de l’Angola, Namibie, Botswana, Province Nord du Cap). Les sous-espèces reconnues sont B. h. brevirostris, B. h. nilotica et B. h. hagedash. Cette espèce n’est pas globalement menacée, étant commune localement, notamment en Afrique orientale et méridionale. Elle a connu un déclin au début du XXe siècle en raison de la chasse, mais a rebondi grâce aux mesures de protection légale et à la réduction de l’importation d’espèces d’arbres non indigènes.

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