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L’Éden aquatique du lac Manyara : Joyau du Rift, foisonnement culturel Tanzanie

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De la mosaïque artisanale de Mto wa Mbu au royaume des lions grimpeurs et des géants de la savane tanzanienne

Lorsque le soleil se lève sur les baobabs majeurs du parc national de Tarangire, notre expédition met le cap vers l’ouest en direction des hauts plateaux du Ngorongoro, en effectuant une escale passionnante dans la cuvette spectaculaire du parc national du Lac Manyara. Localisé au point GPS 3.3686° S, 35.8507° E, ce sanctuaire naturel de 330 kilomètres carrés — dont près de deux tiers sont occupés par les eaux alcalines du lac selon la saison — constitue une étape majeure du circuit nord tanzanien.

Notre traversée nous plonge d’abord dans la réalité sociologique et culturelle d’une Tanzanie vivante, où le ruban d’asphalte sert de fil conducteur entre les contreforts de la vallée du Rift et les traditions ancestrales des populations locales. Entre l’effervescence artisanale des marchés du sous-continent et le calme verdoyant de la forêt-galerie, cette étape révèle un équilibre subtil entre géologie spectaculaire, biodiversité foisonnante et défis contemporains de conservation.

L’accès au parc s’effectue tous les jours de 6 h 00 à 18 h 00, moyennant un droit d’entrée officiel fixé par la TANAPA à 59 USD par adulte non-résident (environ 140 000 TZS), et l’ensemble de nos itinéraires d’exploration est à retrouver sur www.voyageavecnous.com.

Des vergers fertiles de la vallée à l’effervescence multiculturelle de Mto wa Mbu

Dès les premiers kilomètres après notre départ de Tarangire, le trajet déroule un spectacle permanent où la route est bordée d’échoppes improvisées, d’ateliers d’artisans en plein air et de marchés colorés.

 Au volant de nos véhicules Land Cruiser 4×4 immatriculés T 219 ADQ, nous nous intégrons à une circulation locale trépidante et pittoresque : nous dépassons des cyclistes pédalant courageusement sous de lourds chargements de sacs et de bananes, tandis que des bus locaux débordant de voyageurs transportent bagages et marchandises jusque sur leurs toits. Dans cette vallée fertile irriguée par les eaux descendant des hauts plateaux, les agricultrices exposent des régimes de bananes issus d’une culture d’une diversité phénoménale du Bananier, comptant plus d’une vingtaine de variétés distinctes allant des bananes douces et sucrées aux plantains destinés aux préparations culinaires traditionnelles. Lors d’une halte gourmande au bord du chemin, au pied d’un arbre séculaire aux racines aériennes monumentales, mon appareil photographique Canon autour du cou, j’échange chaleureusement avec une vendeuse tanzanienne assise derrière une dizaine de bassines multicolores débordant de régimes de bananes fraîches. Un peu plus loin, deux jeunes filles tanzaniennes marchant d’un pas vif le long de la piste de terre ocre attirent nos regards : vêtues de robes aux motifs bariolés, elles transportent avec une grâce et un équilibre parfaits de larges paniers tressés recouverts de tissus colorés sur leurs têtes.

Le long de la route menant aux portes du parc, une habitante vêtue d’une tenue traditionnelle élégante aux nuances jaunes et brunes marche d’un pas rythmé en bordure des cultures.

À mesure que nous approchons du bourg de Mto wa Mbu — dont le nom signifie littéralement « la rivière aux moustiques » en swahili —, la frénésie humaine atteint son paroxysme au pied du grand escarpement de la Rift Valley.

Ce village haut en couleur représente un carrefour sociologique fascinant où se côtoient plus de cent vingt ethnies tanzaniennes différentes, chacune apportant ses coutumes, sa gastronomie et son savoir-faire.

Au cœur du marché, la convivialité locale se vit au présent : Nous éclatons de rire et échangeons des gestes enjoués avec les commerçants tanzaniens assis à l’ombre d’une échoppe garnie de splendides tissus Masaï (shukas) aux motifs géométriques éclatants.

 En bordure des allées du village, une véritable galerie d’art populaire à ciel ouvert s’adosse contre les clôtures de tôle ondulée : une profusion de toiles vives et naïves inspirées du célèbre mouvement artistique Tingatinga y est accrochée ou soigneusement étalée à même la terre rouge. Les toiles représentent baobabs, éléphants, girafes et paysages au coucher du soleil dans un embrasement de couleurs chaudes, sous le regard vigilant d’un marchand drapé dans sa shuka masaï aux teintes vertes

À quelques mètres de là, sous des abris traditionnels au toit de chaume (makuti), des sculpteurs sur bois travaillent accroupis à même le sol. Armés de maillets en bois et de ciseaux à bois, ils façonnent minutieusement de grands troncs d’ébène sous le regard curieux des passants, tandis que de lourds boucliers en cuir décorés reposent contre les piliers de bois de l’atelier où d’autres artisans discutent paisiblement autour d’un jeu de dames improvisé.

Le long des allées baignées d’une poussière rouge, des artisans masaï façonnent avec précision des lances et des boucliers décorés en mémoire de leur tradition guerrière, tandis que des sculpteurs travaillent les bois nobles pour créer des masques et des figures d’animaux. À leurs côtés, des peintres exposent des toiles vives et naïves inspirées du célèbre mouvement artistique Tingatinga, où la faune sauvage prend vie dans un festival de couleurs saturées. Au milieu des senteurs d’épices et de fruits mûrs, le swahili résonne en permanence, témoignant d’une harmonie culturelle exemplaire qui précède notre entrée dans le havre de paix naturel du lac Manyara.

L’arrivée au parc, nos premiers cercopithèques et la faune de la forêt-galerie

À notre arrivée devant l’entrée du parc national du Lac Manyara, nos véhicules 4×4 de safari se rangent sur l’esplanade dallée de dalles de pierre au pied de l’escarpement. Enzo pose joyeusement devant la roue de secours de notre Land Cruiser immatriculé T 478 APB, sa petite mascotte en main. Dès le contrôle franchi, nous poursuivons notre progression et suivons la piste de terre rouge ocre qui s’enfonce en de gracieux virages sous une voûte végétale d’une densité spectaculaire. La piste serpentant harmonieusement sous les dais d’acacias laisse apercevoir la terre ocre chauffée par le soleil qui contraste avec le feuillage touffu. Les poussières rougeâtres du sol contrastent à merveille avec le vert profond des grands arbres alimentés par des résurgences d’eaux souterraines.

Au cours de notre exploration le long des chemins ombragés, la vie de safari nous offre de magnifiques moments de complicité : Bastien prend la pose tout sourire devant le capot de notre Land Cruiser 4×4, arborant son t-shirt décoré de caméléons et son collier porte-bonheur. Lors d’une pause au bord du chemin, j’échange chaleureusement avec notre guide-chauffeur tanzanien appuyé contre le pare-buffle du 4×4, avant d’immortaliser cette belle rencontre par une photo côte à côte, le bras posé sur l’épaule de notre ami tanzanien.

En nous enfonçant sous la forêt-galerie alimentée par des résurgences d’eaux souterraines, nous croisons très vite nos tout premiers singes : le Cercopithecus mitis stuhlmanni — Stuhlmann’s blue monkey — Cercopithèque de Stuhlmann. Nous arrêtons doucement le 4×4 pour observer de près ces primates arboricoles au pelage sombre et dense, à la gorge claire et aux yeux expressifs ; l’un d’eux, assis sur une grosse branche, étudie ses pattes avec précaution, tandis qu’un peu plus haut dans le feuillage, un couple s’adonne à une séance d’épouillage mutuel d’une grande tendresse.

Un peu plus loin, sur les amas de rochers et les berges humides bordant la piste, le Papio anubis doguera – Doguera Olive Baboon – Babouin olive doguera nous offre un spectacle sociologique saisissant : une femelle assise sur les pierres allaite paisiblement son tout-petit blotti contre elle, tandis qu’au bord d’un ruisseau rocqueux, un adulte s’incline pour s’abreuver pendant qu’un jeune s’agrippe fermement à son dos.

Sur les pentes d’une butte de terre rouge parsemée de roches, toute une troupe s’active : les babouins grimpent le talus en exposant leurs callosités ischiatiques roses, les mères transportant leurs petits chevauchant leur bas du dos à la façon de cavaliers, tandis qu’au bord de l’eau, une séance d’épouillage minutieuse s’organise sous le regard paisible d’un juvénile assis dans la boue.

En nous avançant plus profondément sur la piste ombragée, la vie sociale des babouins se révèle d’un enjouement irrésistible : dans la frondaison d’un jeune arbre, un babouin juvénile fait preuve d’une agilité déconcertante en se suspendant la tête en bas par les pattes arrière à une liane souple, au milieu d’un épais bouquet de feuilles vertes.

Non loin de là, un autre jeune primate est assis confortablement à califourchon sur une branche lisse et s’amuse à mordiller et grignoter studieusement un petit morceau de bois sec tenu entre ses doigts. Plus haut dans la mâture d’un grand arbre, un adulte s’est calé contre une branche maîtresse pour effeuiller et manger calmement les jeunes pousses tendres, tandis qu’au bord du chemin rocailleux, un grand mâle pensif est assis à même la terre rouge, la main posée sur le museau comme plongé dans une profonde réflexion. Un peu plus loin, dans l’enchevêtrement des branches d’un buisson dense, toute une jeune fratrie de babouins escalade les rameaux ligneux sous le regard protecteur des adultes , se chamaillant gentiment sur les fourches des troncs recouverts de lichens.

Sur les branches basses d’un arbre mort, deux babouins installés côte à côte s’adonnent à une séance d’épouillage mutuel d’une délicatesse remarquable, leurs doigts furetant avec soin dans la fourrure épaisse. Plus bas, au bord de la piste de scories volcaniques rouges, le spectacle se fait irrésistible d’humour : un grand babouin olive est assis à même le sol ocre, le dos bien droit et la jambe arrière comiquement relevée dans une posture de détente absolue, tandis que d’autres individus déambulent paisiblement sur la terre rouge.

Au loin, la ligne d’horizon laisse deviner les reflets miroitants du lac sur lesquels se détache la frange rose caractéristique formée par le Flamant rose . À la lisière des sous-bois, notre première observation naturaliste nous arrête devant un groupe familial de Bucorvus leadbeateri crawshayi — Crawshay’s ground hornbill — Bucorve du Sud de Crawshay.

Sur le sol de terre sèche parsemé d’herbes brunies par le soleil, ce grand oiseau terrestre se laisse admirer d’une proximité exceptionnelle : nous observons en détail son plumage d’un noir profond, son puissant bec noir incurvé et la peau nue de sa gorge d’un rouge carmin étincelant. L’un des bucorves marche d’un pas assuré au sol en compagnie d’un jeune babouin olive qui trottine juste devant lui dans une complicité singulière, avant que l’oiseau ne fasse une halte auprès d’une souche pour toiletter activement les plumes de ses ailes.

 

Posé à faible hauteur sur le tronc rugueux d’un acacia, un magnifique Trachyphonus erythrocephalus erythrocephalus — Red-and-yellow barbet — Barbican à tête rouge (race type) capte notre regard : son masque rouge vif, son plastron jaune souligné d’une bande sombre et son manteau tiqueté de pastilles blanches font briller ses couleurs vives au milieu de la pénombre du sous-bois.

Plus haut dans la canopée, nos yeux se lèvent vers les hautes branches torsadées d’un arbre séculaire pour admirer le majestueux Bycanistes brevis — Silvery-cheeked hornbill — Calao à joues argentées. Perché avec assurance sur le bois mort, l’oiseau exhibe son impressionnant casque couleur crème surmontant un bec massif, avant de déployer ses larges ailes noires et blanches pour s’élancer d’un vol puissant à travers la canopée. Ce puissant oiseau frugivore joue un rôle écologique fondamental pour la régénération de la forêt riveraine en dispersant les graines des arbres majeurs à travers tout l’écosystème.

Rencontre avec les pachydermes, les eaux du Rift et les défis de la conservation

En quittant l’ombre de la forêt riveraine pour déboucher dans une zone de taillis plus ouverts et de buissons d’acacias, une rencontre majestueuse nous attend : une famille de Loxodonta africana knochenhaueri – East African Elephant – Éléphant de savane d’Afrique de l’Est émerge doucement de la végétation dense. Nous coupons le moteur pour savourer le spectacle silencieux de ces géants. Sous la voûte ombragée des grands arbres, un spectaculaire spécimen se tient immobile à l’abri de la chaleur, arborant de magnifiques défenses en ivoire très allongées et courbées qui effleurent la végétation du sol. À quelques mètres de là, une mère éléphant entoure doucement de sa trompe souple le cou et le dos de son jeune éléphanteau, un contact physique empreint d’une tendresse infinie qui témoigne des liens sociaux extrêmement puissants unissant ces pachydermes. En nous avançant très lentement à leur hauteur, la scène familiale gagne encore en émotion : abrités sous le dôme protecteur des branches entrelacées, plusieurs adultes entourent un tout jeune éléphanteau couché paisiblement sur le sol de terre sèche, profitant de la fraîcheur du sous-bois sous la surveillance bienveillante de sa mère.

Un grand mâle adulte s’approche ensuite de notre véhicule avec une assurance majestueuse : sa trompe puissante pend droit vers le sol, flanquée de deux défenses de couleur crème parfaitement sculptées, tandis qu’il braque ses yeux expressifs vers nous dans un moment d’observation mutuelle inoubliable. D’autres membres de la tribu déambulent en lisière des taillis, les jeunes trottinant au flanc de leurs mères en essayant maladroitement de saisir des branches tendres avec leurs petites trompes.

En poursuivant notre route, la piste serpente le long d’une rivière paisible s’écoulant entre des berges de terre ocre bordées d’arbres touffus, avant de nous mener au site emblématique de l’hippo pool au point GPS 3.3750° S, 35.8611° E. Nous faisons une pause au bord de l’eau où je pose en polo beige, avec en toile de fond la frondaison des acacias ombrageant une mare où repose un groupe de pachydermes aquatiques entouré d’aigrettes.

Sur la rive boueuse, le spectacle naturaliste est saisissant : de colossaux spécimens d’Hippopotamus amphibius kiboko — East African hippopotamus — Hippopotame d’Afrique orientale sont allongés hors de l’eau, leur peau sombre et plissée étalée sur la terre rouge. Une formidable symbiose s’opère sous nos yeux : le Buphagus erythrorynchus — Red-billed oxpecker — Pique-bœuf à bec rouge parcourt activement le dos et la tête des mastodontes pour les débarrasser de leurs parasites, tandis que le Bubulcus ibis – Cattle Egret – Héron garde-bœufs et l’Egretta garzetta garzetta – Little egret – Aigrette garzette au plumage blanc comme la neige se promènent en toute confiance à quelques centimètres de leurs museaux. Sous les rameaux épineux d’un Vachellia xanthophloea — Fever tree — Acacia des fièvres, un hippo massif sort prudemment des fourrés pour gagner le bassin, escorté par une volée d’échassiers.

Plus loin, sur la vasière alcaline s’étendant à perte de vue face au lac Manyara, une incroyable concentration aviaire prend forme : des centaines d’oiseaux d’eau, dominés par les silhouettes majestueuses du Mycteria ibis — Yellow-billed stork — Tantale ibis au bec jaune vif et du Marabout d’Afrique, partagent les marécages avec les hippopotames en train de brouter ou de se prélasser dans la boue.

Une Aigrette garzette se tient fièrement perchée directement sur le dos massif d’un hippo allongé, formant un tableau naturel fascinant. À l’arrière-plan, sur la plaine s’étendant jusqu’au lac, des troupeaux de Gnou bleu  et de zèbres paissent pacifiquement au milieu des échassiers.

En ouvrant la portière de notre véhicule 4×4, le paysage d’acacias laisse subitement place aux immensités arides et solennelles du lit asséché du lac Manyara. Sur cette vasière alcaline aux teintes ocre et roussâtres, Franck pose en polo beige et lunettes de soleil, balayant du regard la plaine qui s’étire jusqu’au pied des imposantes falaises basaltiques de la Rift Valley. Au milieu de cette steppe craquelée bordée à l’horizon par la ligne blanche étincelante de la croûte de soude, la faune sauvage s’adapte aux conditions arides : un Gnou bleu solitaire se dresse immobile sur le sol désertique, tandis qu’au lointain, un troupeau de gnous et de Equus quagga boehmi – Grant’s Zebra – Zèbre de Grant galope à travers la plaine, soulevant un nuage de poussière dorée sous la lumière crue de l’après-midi.

En bordure de cette vasière alcaline, un phénomène météorologique spectaculaire retient notre attention : un impressionnant tourbillon de poussière (dust devil) s’élève à une grande hauteur dans le ciel clair, faisant tournoyer la terre rouge et la soude sèche au-dessus du sol aride. Dans ce décor grandiose dominé à l’horizon par les falaises bleutées du Rift, plusieurs Giraffa tippelskirchi – Masai Giraffe – Girafe masaï arpentent la plaine dorée de leur pas nonchalant. Spectacle rare et privilège naturaliste, deux girafes sont couchées à même la terre craquelée du lac asséché, leurs longs cous dressés vers le ciel dans un moment de repos paisible. Plus loin, en regagnant la lisière de la forêt-galerie, une autre girafe franchit élégamment la piste de latérite rouge sous les voûtes ombragées des acacias.

La piste de latérite rouge monte ensuite sur un promontoire dégagé où nos 4×4 de safari font une courte halte devant les reliefs ondulés de la savane arborée. En contrebas, un magnifique Acacia à parasol étire ses branches horizontales caractéristiques, encadrant le ruban argenté de la rive et l’immensité du lac Manyara. Sur l’aire de pique-nique aménagée sur ce sol de scories volcaniques, un crâne impressionnant de Buffle d’Afrique aux cornes massives repose au sommet d’une termitière de terre ocre, créant un tableau emblématique de la vie sauvage africaine face à l’immensité du paysage. Au lointain, la muraille basaltique de la falaise du Rift s’élève avec puissance sous un ciel bleu parsemé de légers nuages.

À la frontière entre le sous-bois et la plaine dégagée, le paysage offre une composition d’une beauté sauvage saisissante : les silhouettes élancées du Palmier doum aux palmes en éventail s’élèvent aux côtés de majestueux Vachellia tortilis spirocarpa — East African umbrella thorn — Acacia parasol d’Afrique orientale, dont les sommets plats caractéristiques dominent la vaste étendue dorée qui s’étire jusqu’aux berges miroitantes du lac sous un ciel immense. Pour clore cette matinée d’exploration, nous faisons une halte sur une aire de pique-nique ombragée par ces immenses acacias aux canopées étalées en ombrelle. Aménagée sur un sol de terre volcanique rouge, cette aire accueille nos 4×4 de safari garés à l’ombre. Plusieurs tables et chaises en fer forgé sont disposées pour permettre aux voyageurs de déjeuner en observant le paysage, tandis que notre chauffeur-guide tanzanien profite de ce moment de quiétude pour s’allonger sur un banc de pierre, savourant un repos mérité sous la fraîcheur des arbres.

En portant notre regard vers l’ouest par-dessus la frondaison dorée des acacias, le panorama géologique est saisissant : les puissantes falaises basaltiques de l’escarpement de la Rift Valley se dessinent avec force à l’horizon sous un ciel d’Afrique voilé.

Lors d’une pause appréciée sur une aire de repos aménagée sur un sol de scories et de terre rouge volcanique, l’ambiance se fait chaleureuse et détendue : pendant que nous échangeons nos impressions de voyage, notre chauffeur-guide tanzanien profite de cet arrêt pour s’allonger confortablement sur un muret de pierre, le bras replié sur les yeux pour savourer un moment de repos bien mérité.

Ce secteur est également célèbre pour la présence du Lion d’Afrique , dont certains individus ont développé le comportement rare de grimper dans les branches des acacias pour échapper aux insectes du sol et profiter d’une brise rafraîchissante. Sur le plan géologique, la cuvette du lac Manyara repose sur le plancher même de la Rift Valley, bordée à l’ouest par de spectaculaires falaises basaltiques.

Le lac alcalin, dépourvu d’émissaire et alimenté par les pluies et des sources souterraines, subit d’immenses variations de niveau qui imposent une adaptabilité permanente à la faune. Historiquement soumis aux pressions pastorales et agricoles des communautés riveraines, le parc bénéficie aujourd’hui de programmes de gestion intégrée menés par la TANAPA. Les patrouilles de rangers et les protocoles anti-braconnage s’accompagnent d’initiatives de tourisme communautaire visant à partager les retombées financières avec les villages voisins, réduisant ainsi les conflits homme-faune tout en préservant les couloirs de migration vitaux pour la grande faune africaine avant que nous ne reprenions la route en direction du majestueux cratère du Ngorongoro. Retrouvez l’ensemble de nos itinéraires, nos cartes interactives et nos carnets de voyage détaillés sur notre site www.voyageavecnous.com.

FAUNE ET FLORE

Bubulcus ibis – Cattle Egret – Héron garde-bœufs

Bucorvus leadbeateri crawshayi — Crawshay’s ground hornbill — Bucorve du Sud de Crawshay

Buphagus erythrorynchus — Red-billed oxpecker — Pique-bœuf à bec rouge

Bycanistes brevis — Silvery-cheeked hornbill — Calao à joues argentées.

Cercopithecus mitis stuhlmanni — Stuhlmann’s blue monkey — Cercopithèque de Stuhlmann

Delta campaniforme rendalli — Rendall’s potter wasp — Guêpe maçonne de Rendall

Egretta garzetta garzetta – Little egret – Aigrette garzette

Equus quagga boehmi – Grant’s Zebra – Zèbre de Grant

Giraffa tippelskirchi – Masai Giraffe – Girafe masaï

Hippopotamus amphibius kiboko — East African hippopotamus — Hippopotame d’Afrique orientale

Kobus ellipsiprymnus ellipsiprymnus — Common waterbuck — Cobe à croissant commun

Loxodonta africana knochenhaueri – East African Elephant – Éléphant de savane d’Afrique de l’Est

Mycteria ibis — Yellow-billed stork — Tantale ibis

Papio anubis doguera – Doguera Olive Baboon – Babouin olive doguera

Trachyphonus erythrocephalus erythrocephalus — Red-and-yellow barbet — Barbican à tête rouge (race type)

Vachellia tortilis spirocarpa — East African umbrella thorn — Acacia parasol d’Afrique orientale

Vachellia xanthophloea — Fever tree — Acacia des fièvres

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Vidéos

Saveurs du Rift et Festins de Bananeraies autour de Manyara

De la street-food colorée de Mto wa Mbu aux pique-niques panoramiques sur l’escarpement

En quittant la poussière des pistes pour gagner le bourg effervescent de Mto wa Mbu (GPS : 3°21’00.0″S 35°51’00.0″E), carrefour sociologique unique où se croisent plus de cent vingt ethnies au pied du Grand Rift tanzanien, nous plongeons dans une explosion de saveurs et d’arômes locaux. C’est ici, au cœur des plantations abondamment irriguées par les eaux de l’escarpement, que s’épanouit la grande curiosité horticole de la région : le Bananier rouge . Nous goûtons avec délice à ces bananes fraîches à la peau pourpre et à la chair douce parfumée aux notes de framboise, avant de nous attabler sous l’ombre dense des feuillages pour un buffet traditionnel cuit au feu de bois. Dans nos assiettes se mêlent le Ndizi na Nyama, savoureux ragoût où la banane plantain verte mijote avec de la viande tendue de Chèvre domestique, des tomates et des oignons, ainsi que le Makande, mélange réconfortant de grains de Maïset de haricots rouges longuement réduits.

De retour dans le parc national du lac Manyara (GPS : 3°21’06.0″S 35°48’54.0″E), l’expérience culinaire se poursuit en pleine nature sur les hauteurs du Rift. Sur l’aire de pique-nique de Msasa, ombragée par les silhouettes majestueuses de l’Acacia parasol d’Afrique orientale et de l’Acacia des fièvres, nous déballons nos lunch boxes tout en dominant le miroir d’eau alcalin. Les guides et cuisiniers locaux nous font partager le fameux Nyama Choma, cette grillade tanzanienne de chèvre saisie au brasero et relevée de la salade rafraîchissante Kachumbari à base de tomates, piments et oignons rouges, sans oublier l’incontournable Ugali accompagné d’épinards sauvages Mchicha sautés aux cacahuètes, ou encore le popuiraire Chipsi Mayai dégusté sur le pouce. Pour organiser cette étape gourmande et naturaliste, les accès au parc sont régis par l’organisme officiel TANAPA (www.tanzaniaparks.go.tz) aux tarifs de 59 USD hors taxes (environ 70,80 USD TTC) par adulte non-résident et 40 USD par véhicule. Les visites guidées culinaires au cœur des bananeraies de Mto wa Mbu s’organisent directement à l’entrée du village pour environ 25 USD par personne, scellant une immersion gastronomique et culturelle indissociable du voyage.

Ravitaillement et Bivouac au Seuil du Rift

S’approvisionner à Mto wa Mbu pour les pistes du lac Manyara

Nous faisons étape au cœur du bourg animé de Mto wa Mbu (GPS : 3°21’00.0″S 35°51’00.0″E), véritable ruche marchande située au seuil du parc national du lac Manyara. Pour préparer nos journées de safari et réapprovisionner notre 4×4 en autonomie, nous arpentons les étals du marché central. Nous y sélectionnons des fruits et légumes frais, des avocats charnus, des tomates et les régimes parfumés du Bananier rouge — Red banana — Musa acuminata. Dans les petites échoppes locales, les dukas, nous faisons le plein de bonbonnes d’eau potable de cinq litres, de riz et d’épicerie sèche. Quelques têtes de Chèvre domestique traversent la chaussée au milieu des étals, rappelant l’ambiance pastorale de cette oasis irriguée au pied de l’escarpement.

Avant de franchir les portes du parc régies par l’organisme officiel TANAPA (www.tanzaniaparks.go.tz), nous complétons la logistique du véhicule aux stations-services du centre du village, comme Puma ou Tanoil, afin de faire le plein de carburant et d’ajuster la pression des pneumatiques pour la piste. L’approvisionnement en espèces s’effectue directement aux distributeurs automatiques des banques CRDB ou NMB pour retirer des shillings tanzaniens, indispensables car les commerçants du marché n’acceptent ni les cartes bancaires ni les dollars. Prêts pour l’exploration, nous laissons derrière nous l’effervescence du bourg pour nous engager sur les pistes sauvages.

Nuits au Bord du Rift et Bivouacs sous les Acacias

Des campings de Mto wa Mbu aux lodges perchés sur l’escarpement de Manyara

Nous cherchons notre havre pour la nuit aux abords du parc national du lac Manyara (GPS : 3°21’06.0″S 35°48’54.0″E), où l’offre d’hébergement s’adapte à chaque style d’aventure en safari. Au cœur même du parc, l’immersion est absolue dans les campings sauvages gérés par l’organisme officiel TANAPA (www.tanzaniaparks.go.tz) où le bivouac s’effectue au plus près de la faune, tout comme dans la fraîcheur des lodges exclusifs intégrés à la canopée. En prenant de la hauteur sur les falaises de l’escarpement du Rift, des établissements emblématiques offrent des vues panoramiques spectaculaires sur l’immense miroir d’eau alcalin qui s’étend à nos pieds.

Pour les voyageurs au long cours et les équipages en 4×4, le bourg de Mto wa Mbu constitue l’escale idéale avec ses campings aménagés sur l’herbe à l’instar de Migombani ou de Twiga, parfaits pour déplier les tentes de toit à l’ombre des grands arbres tout en restant à proximité des ravitaillements. D’autres choisissent de pousser jusqu’aux hauts plateaux de Karatu, au milieu des plantations de café, pour se rapprocher de la porte du cratère du Ngorongoro. Les redevances d’entrée du parc s’élèvent à 59 USD hors taxes (environ 70,80 USD TTC) par adulte pour vingt-quatre heures et 40 USD par véhicule, auxquelles s’ajoutent environ 35 USD par personne pour les nuitées en camping public, concluant parfaitement cette journée au cœur de la vallée du Rift.

La Magie de la Brousse au Kirurumu Tarangire

En immersion sous la toile aux portes du royaume des éléphants

Notre 4×4 Toyota Land Cruiser vert de safari s’engage sur la piste terreuse du parc national de Tarangire (GPS : 3°40’00.0″S 36°00’00.0″E), louvoyant sous les branches courbées des acacias et les silhouettes imposantes du Baobab africain . À l’approche de la frontière nord du parc, nous atteignons le Kirurumu Tarangire Camp.

Nous sommes accueillis au niveau du pavillon de réception principal en maçonnerie sous un grand toit de chaume portant l’écriteau « KARIBU KIRURUMU UNDER CANVAS Tarangire Tamarind Camp », où un voyageur se repose paisiblement sur la banquette à l’ombre. De là, une équipe de porteurs Maasaï vêtus de leurs paires de shúkàs traditionnelles rouges et bleues prend en charge nos pesantes valises noires et oranges, les transportant avec une aisance saisissante en équilibre sur leur tête. Nous les suivons le long du sentier de sable bordé de balises lumineuses coiffées de minuscules toits de paille.

Nous découvrons notre bungalow sous toile permanent, monté sur une terrasse surélevée en béton rouge et abrité sous une vaste charpente en bois recouverte de chaume. La toile verte se fond parfaitement dans les buissons de la savane. En franchissant la porte coulissante en bois, nous pénétrons dans une très grande pièce chaleureuse au sol terracota orné de tapis aux motifs géométriques. L’espace comprend de grands lits en fer forgé enveloppés dans d’immenses moustiquaires blanches immaculées, et s’ouvre à l’arrière sur une arche maçonné menant à une salle d’eau privative soignée. Depuis la varangue en ronds de bois, nous observons au sol une Delta campaniforme rendalli — Rendall’s potter wasp — Guêpe maçonne de Rendall affairée sur le sable sec. À quelques dizaines de mètres du camp, à travers les herbes hautes et dorées, un groupe de Kobus ellipsiprymnus ellipsiprymnus — Common waterbuck — Cobe à croissant commun nous contemple calmement sous un Acacia parasol d’Afrique orientale — East African umbrella thorn — Vachellia tortilis spirocarpa.

Aux heures des repas, nous rejoignons la grande tente mess restaurant devant laquelle nous accueille un serveur en tenue blanche impeccable. À l’intérieur, les tables sont soigneusement dressées avec de somptueuses cloches de service en inox miroitantes et des sous-plats artisanaux perlés de motifs maasaï. Notre fils s’amuse d’ailleurs à arborer autour du cou l’un de ces grands colliers traditionnels en perles multicolores offerts par nos hôtes. À la tombée du jour, le camp s’illumine de la lueur des lanternes à pétrole. Nous nous rassemblons autour du grand feu de brousse crépitant à même le sol, profitant de la chaleur des bûches incandescentes pour échanger sur nos découvertes de la journée sous le ciel étoilé de Tanzanie.

Pour organiser votre séjour ou préparer votre itinéraire, les droits d’entrée dans le parc national sont gérés par l’organisme officiel TANAPA (www.tanzaniaparks.go.tz) au tarif de 59 USD hors taxes (soit environ 70,80 USD TTC) par adulte non-résident pour 24 heures, augmentés de 40 USD de frais par véhicule. Les réservations pour le camp s’effectuent directement sur leur site web officiel (www.kirurumu.net), leur page Facebook (www.facebook.com/KirurumuUnderCanvas), par courriel à info@kirurumu.net ou par téléphone au +255 788 200 342.

Organisateur du Safari — African Quest Safaris Limited

L’agence de voyages et réceptif safari African Quest Safaris Limited opère au Kenya à travers deux implantations majeures et son portail officiel accessible sur www.africanquest.co.ke (courriel général : info@africanquest.co.ke).

Le siège social est établi à Mombasa au sein de Palli House sur Nyerere Avenue (P.O. Box 99265 – 80107). L’équipe de Mombasa est joignable par téléphone fixe au +254 41 222 7052, +254 41 222 7766, +254 41 222 2780 ou +254 41 222 2087, par mobile au +254 723 11 49 11 ou +254 737 22 49 22, par ligne sans fil au +254 20 204 1852 et par fax au +254 41 222 8746 ou +254 41 231 6501. Pour toute urgence 24h/24 dans la région de Mombasa, les responsables de garde sont Humphrey Karisa (+254 722 750 842) et Taher Adamji (+254 722 703 852).

Le bureau de Nairobi est installé à AQS House, en retrait de Mombasa Road derrière Rhino Cement (P.O. Box 44027 – 00100). L’agence répond au +254 20 234 5742, par fax au +254 61 230 0221 ou via les numéros mobiles +254 704 154 227, +254 787 403 006 et +254 722 512 014. La direction de la succursale et l’astreinte d’urgence 24h/24 à Nairobi sont confiées à Miss Alice Sanday (Branch Manager), joignable au +254 722 512 014 ou par courriel à asanday@africanquest.co.ke et aqsnbo@africanquest.co.ke.

La direction générale de la compagnie est conduite par Mrs Tasneem Adamji Kheraluwala (Managing Director / CEO, tasadamji@africanquest.co.ke, mobile : +254 722 410 362) assistée de Mr Taher Adamji (General Manager, taradamji@africanquest.co.ke, mobile : +254 722 703 852). Le pôle réservations et opérations de safari est supervisé par Mr Humphrey Karisa (Senior Tours Consultant, hkarisa@africanquest.co.ke).

Budget Global et Carnet de Route pour Quatre Voyageurs

De la vallée du Rift aux immenses plaines du Serengeti

Pour concrétiser ce périple de dix jours en safari privé pour quatre personnes, le budget global s’établit entre 11 600 $et 21 000$, soit environ 2 900 $à 5 250$ par participant hors vols internationaux. Ce montant englobe la privatisation d’un Toyota Land Cruiser 4×4 avec chauffeur-guide expérimenté, le carburant et le kilométrage illimité, pour une valeur de 3 000 $à 4 400$. Les redevances d’entrée et taxes de parc pour le groupe représentent entre 2 400 $et 3 800$, tandis que l’hébergement en tente permanente de charme et lodges confortables en pension complète compte pour 4 800 $à 10 000$. Il convient d’ajouter à cet ensemble environ 800 $à 1 600$ de ravitaillement, boissons et repas en brousse, ainsi que 600 $à 1 200$ dévolus aux visas, pourboires et frais personnels.

L’itinéraire débute à Arusha, où nous faisons escale avant de rejoindre dès le lendemain les forêts de montagne et les lacs alcalins du parc national d’Arusha au pied du mont Meru. Nous faisons ensuite route vers la lisière nord du parc national de Tarangire pour nous installer en camp sous toile et prospecter la savane aux baobabs au milieu des troupeaux d’éléphants. Le voyage se poursuit le long de l’escarpement du Rift jusqu’au lac Manyara, entre forêt souterraine et bordures du lac, avant de gagner les hauts plateaux de Karatu et de plonger au cœur du cratère du Ngorongoro. Nous nous immergeons enfin durant deux journées complètes dans les plaines sans fin du Serengeti pour observer les grands prédateurs et la faune sauvage, avant d’amorcer le trajet retour vers Arusha.

Formalités, Santé et Douanes en Afrique de l’Est

Anticiper les démarches d’entrée pour un séjour en toute sérénité

Passeports et visas d’entrée

Pour franchir les frontières de Tanzanie, d’Ouganda ou du Kenya, les passeports doivent afficher une validité minimale de six mois après la date de retour prévue et disposer d’au moins deux pages vierges consécutives. La demande d’e-Visa s’effectue au préalable sur le portail officiel de l’immigration ou directement aux guichets des aéroports internationaux comme Kilimandjaro, Dar es Salaam ou Entebbe. Les frais s’élèvent à 50 USD par personne, réglables par carte bancaire ou en espèces avec des billets récents imprimés après 2009.

Exigences sanitaires et prévention

Sur le plan sanitaire, le certificat international de vaccination contre la fièvre jaune devient obligatoire en cas de provenance d’un pays à risque ou après un transit de plus de 12 heures dans une zone d’endémie, notamment lors d’une escale prolongée à Nairobi. Le carnet jaune fait l’objet d’un contrôle rigoureux à la frontière. Un traitement préventif contre le paludisme est fortement conseillé pour l’ensemble des parcours en brousse, tout comme la mise à jour des vaccins usuels comme la typhoïde et l’hépatite A.

Réglementation douanière et environnementale

La réglementation douanière applique une politique stricte concernant la protection de l’environnement. L’importation, la vente et l’usage des sacs plastiques à usage unique sont totalement interdits, à l’exception des sachets transparents réutilisables type Ziploc destinés aux produits cosmétiques. De plus, l’utilisation des drones est proscrite sans autorisation préalable délivrée par l’aviation civile et l’administration des parcs nationaux. Enfin, l’exportation de tout élément naturel, minéral ou issu de la faune sauvage sans permis officiel est sévèrement sanctionnée par la loi.

Accès au Lac Manyara depuis l’Aéroport International du Kilimandjaro

L’itinéraire routier ou la liaison aérienne au cœur du Rift

ITINERAIRE

Pour te rendre au parc national du lac Manyara depuis l’aéroport international du Kilimandjaro, la voie terrestre constitue l’option la plus fréquente et la plus simple. L’itinéraire s’étend sur environ 174 kilomètres le long de l’axe routier A104, entièrement goudronné. En véhicule 4×4 privatisé avec chauffeur-guide, le trajet débute par la traversée de la plaine en direction d’Arusha, située à une cinquantaine de kilomètres, avant de poursuivre vers l’ouest à travers les terres maasaï jusqu’à la bourgade de Mto wa Mbu, accrochée au pied de la falaise du Rift et positionnée aux portes du parc. Il faut compter entre trois heures et trois heures et demie de route au total pour accomplir ce transfert.

Une seconde possibilité réside dans l’emprunt d’un vol intérieur de brousse à destination de l’aérodrome du lac Manyara. Plusieurs compagnies aériennes locales proposent des liaisons quotidiennes au départ de l’aéroport du Kilimandjaro ou du terrain d’aviation d’Arusha. Ce survol de trente à quarante-cinq minutes offre une vue panoramique saisissante sur les reliefs de la vallée du Rift. Une fois posé sur le plateau surplombant le lac, une courte course de quinze minutes en véhicule permet de rejoindre l’entrée principale du parc ou les lodges de la région.

Argent, banques et Devises au Lac Manyara

Utilisation du shilling tanzanien et du dollar américain

Pour vos dépenses dans la région du lac Manyara et de la ville étape de Mto wa Mbu, deux monnaies coexistent au quotidien. Le dollar américain demeure la devise de référence pour le paiement des hébergements, des activités de safari, des taxes d’entrée et des pourboires aux guides. Il est impératif de voyager avec des billets de dollars récents, imprimés en 2009 ou après, car les coupures plus anciennes ainsi que les billets abîmés ou déchirés sont systématiquement refusés par les banques et les établissements locaux. Le shilling tanzanien s’avère quant à lui indispensable pour vos achats courants dans le village de Mto wa Mbu, les boissons dans les petites échoppes ou l’artisanat local.

La bourgade de Mto wa Mbu, située immédiatement aux portes du parc national, dispose de quelques agences bancaires et de distributeurs automatiques de billets appartenant aux réseaux locaux NMB ou CRDB. Ces guichets permettent de retirer des shillings tanzaniens avec une carte Visa ou Mastercard, mais les pannes de réseau ou les ruptures d’approvisionnement en liquide y restent fréquentes. La plupart des grands lodges et camps de tentes de la région acceptent le règlement par carte bancaire, bien qu’une commission de transaction allant de 3 % à 5 % soit généralement appliquée. Il reste vivement recommandé d’effectuer un change de devises ou de réaliser vos retraits importants lors de votre passage à Arusha ou dès votre arrivée à l’aéroport international afin de conserver une réserve suffisante en espèces.

Téléphonie, SIM et Wi-Fi au Lac Manyara

Connectivité mobile et accès internet au cœur du Rift

Acheter une carte SIM locale constitue la méthode la plus simple et la plus économique pour rester connecté durant ton séjour dans la région du lac Manyara. Les deux principaux opérateurs télécoms du pays, Vodacom et Airtel, offrent la meilleure couverture réseau. Il est vivement conseillé d’effectuer l’achat et l’activation de ta carte SIM dès ton arrivée à l’aéroport international du Kilimandjaro ou lors de ton passage à Arusha. L’enregistrement réglementaire nécessite impérativement la présentation de ton passeport original ainsi qu’une prise d’empreintes digitales biométriques réalisée sur place par le vendeur.

Sur le terrain, la réception cellulaire s’avère excellente en 4G le long de l’axe routier principal et dans la bourgade de Mto wa Mbu située aux portes du parc. À l’intérieur même du parc national du lac Manyara, la connexion réseau reste très correcte sur les pistes ouvertes et le long des rives du lac, bien qu’elle puisse s’atténuer ou disparaître temporairement sous le couvert dense de la forêt souterraine. Par ailleurs, la quasi-totalité des lodges et camps de tentes de la région mettent à disposition un accès Wi-Fi gratuit, généralement concentré autour des espaces communs comme la réception, le lounge ou le restaurant.

Saisonnalité et Climat au Parc National du Lac Manyara

Choisir la période idéale entre observation de la faune et ornithologie

La période s’étendant de juin à octobre constitue le moment le plus propice pour l’observation de la faune terrestre et des grands mammifères. Durant ces mois secs, la végétation s’éclaircit considérablement et les points d’eau s’amenuisent, contraignant les animaux à se rassembler le long des rivières permanentes et des marécages au pied de l’escarpement du Rift. C’est la saison idéale pour croiser les imposants troupeaux d’éléphants, les babouins anubis traversant les pistes et les fameux lions arboricoles qui se réfugient sur les branches des acacias pour échapper à la chaleur. Les pistes demeurent parfaitement pratiquables en véhicule 4×4 et les températures restent agréables durant la journée.

La saison des pluies, qui court de novembre à mai, métamorphose le parc en un écrin de verdure luxuriante et s’impose comme la meilleure période pour l’observation des oiseaux. L’arrivée des espèces migratrices paléarctiques enrichit une avifaune résidente déjà exceptionnelle, offrant des rassemblements spectaculaires de flamants roses, de pélicans et de cigognes sur les rives du lac alcalin. Bien que les mois de mars à mai connaissent de fortes précipitations pouvant rendre le sol de la forêt souterraine très boueux, la période intermédiaire de novembre à février propose un excellent compromis, combinant paysages éclatants, naissances chez les herbivores et fréquentation touristique modérée.

Les Joyaux de la Vallée du Rift autour du Lac Manyara

L’immersion culturelle à Mto wa Mbu et les plantations de Karatu

Voir en plein écran

Aux portes immédiates du parc, la bourgade cosmopolite de Mto wa Mbu constitue une escale culturelle fascinante au pied de la muraille du Rift. Ce carrefour agricole unique rassemble plus de cent ethnies tanzaniennes cohabitant au milieu des bananeraies et des rizières verdoyantes. Une exploration à pied ou à vélo le long des canaux d’irrigation permet de parcourir les cultures de bananes rouges, de visiter les ateliers de sculpture sur bois makondé, de déguster la bière artisanale de banane et d’observer le quotidien des communautés rurales. En remontant la falaise vers l’ouest, la petite ville de Karatu ouvre les portes des hauts plateaux de Ngorongoro. Cette région fertile se distingue par ses vastes concessions de caféiers et ses forêts d’altitude, propices aux randonnées pédestres à la découverte des cascades d’Endoro et des grottes aux éléphants.

En s’enfonçant un peu plus loin sur les pistes arides au sud-ouest, le lac Eyasi offre une immersion mémorable auprès de peuples aux traditions ancestrales.

La région abrite la tribu des Hadzabe, l’un des derniers peuples de chasseurs-cueilleurs d’Afrique de l’Est parlant une langue à clics, ainsi que les pâtres et forgérons Datoga, réputés pour leur artisanat du métal et leurs parures traditionnelles.

À environ une heure de route au sud-est de Manyara, le parc national de Tarangire s’impose également comme une extension naturelle incontournable. Célèbre pour ses paysages parsemés de baobabs millénaires et ses immenses troupeaux d’éléphants, ce parc abrite une densité de faune exceptionnelle le long des berges de la rivière Tarangire, particulièrement lors des mois secs.

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Avant l’entrée du parc de Manyara Tanzanie : immersion à Mto wa Mbu

Safari au lac Manyara — arbres, eaux et rencontres inattendues

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57 réflexions sur «L’Éden aquatique du lac Manyara : Joyau du Rift, foisonnement culturel Tanzanie»

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