La Réserve de Fathala : immersion au cœur de la forêt originelle du Sénégal
Entre marche inédite au royaume des lions et safari exclusif à la rencontre de la faune rare d’Afrique de l’Ouest
Aujourd’hui, nous partons à la découverte en famille de la Réserve sauvage de Fathala, une zone protégée d’exception au Sénégal, regorgeant de 6 000 hectares de forêt originelle. Nous explorons avec excitation la faune locale lors de safaris passionnants, agrémentés d’une option fascinante qui nous permet de marcher avec les lions du Sénégal pendant quelques instants. Nous sommes ravis de constater que la Réserve est désormais ouverte à tous les voyageurs, avec des mesures strictes de sécurité en place pour assurer notre bien-être. Nous profitons pleinement de cette expérience unique, plongés au cœur de la nature sauvage africaine, en créant des souvenirs précieux en famille.

Dès notre arrivée à l’entrée du domaine, le ton est donné : près du point d’eau de la réception, un impressionnant Crocodylus niloticus suchus — West African Crocodile — Crocodile de l’Afrique de l’Ouest repose immobile dans la poussière. Sous le chaud soleil sahélien, le reptile entrouvre lentement sa gueule ornée d’une dentition acérée et impressionnante, offrant une toute première prise de contact saisissante avec les grands prédateurs du parc.
Pour vivre cette aventure, le tarif d’entrée s’élève à 28 000 FCFA par personne pour le combiné incluant la marche avec les lions du Sénégal et le safari guidé. À ce montant s’ajoute la location du véhicule de vision spécialement équipé avec son guide expérimenté pour 30 000 FCFA. Il est possible de préparer sa visite via le site officiel de la réserve (https://fathala.com), idéalement géolocalisée aux coordonnées GPS : 13,6231° N, 16,4711° O.
L’exploration d’une réserve privée offre une expérience d’observation de la faune sauvage nettement plus intime et exclusive que celle des grands parcs nationaux. En effet, les véhicules de safari y sont beaucoup moins nombreux et bien plus discrets. Les guides disposent de la liberté de quitter les sentiers battus, ce qui ouvre des opportunités uniques d’observer les animaux dans leur habitat naturel en toute quiétude. Au-delà de cette proximité privilégiée, les réserves privées jouent un rôle crucial dans la préservation des habitats originels et la protection des espèces menacées. Elles constituent de véritables refuges où la faune sauvage évolue à l’abri des pressions du braconnage et à l’écart des récents conflits entre l’homme et l’animal.
Rencontre avec les Lions de Fathala (visiteurs d’un jour)
Face-à-face privilégié et secrets de vie du roi de la savane
La Réserve sauvage de Fathala au Sénégal offre une expérience unique et immersive : la rencontre avec les lions du Sénégal.

Avant de commencer, nos guides nous fournissent des instructions détaillées et un bâton précieux, respecté par les lions, que nous devons tenir précieusement sans le laisser tomber. Munis de ces solides bâtons de bois ornés d’anneaux Peul vert, jaune et rouge, nos adolescents puis nous-mêmes prenons position avec précaution juste derrière les félins couchés côte à côte dans la poussière d’une clairière ombragée.
L’immense Panthera leo senegalensis – West African lion – Lion du Sénégal à la crinière sombre et fournie et la lionne reposent paisiblement à quelques centimètres de nous. En approchant au plus près de leur intimité, nous admirons les détails fascinants de leur anatomie : le regard ambré et perçant de la lionne au museau plissé, le portrait expressif de sa tête relevée au ras du sol, le profil souverain du mâle aux yeux clos ou tirant la langue dans une moue expressive, le menton levé au soleil sur son lit de feuilles mortes, la texture de ses puissants coussinets posés dans le sable, ainsi qu’un gros plan serré sur la tête du lion où une feuille séchée est accrochée dans la fourrure de sa crinière.
En nous enfonçant dans la forêt sèche de la réserve, le paysage dévoile d’impressionnantes constructions naturelles, à l’image d’une haute termitière cathédrale en terre façonnée qui se dresse fièrement au milieu des arbres xérophytes. Durant cette marche en brousse, les lions évoluent en toute liberté sous l’œil vigilant des guides.
Nous observons la lionne s’élancer d’un pas souple sur le chemin sablonneux, vue de dos, tandis que le mâle s’éloigne d’un pas lourd et mesuré, révélant de profil puis de dos sa musculature puissante et le sommet de sa crinière flamboyante. Aux heures les plus chaudes, le félin s’accorde une halte réparatrice, étendu de tout son long sur le flanc au milieu des feuilles ou couché à même le sol sablonneux aux côtés de la femelle, tandis que la lionne recherche l’ombre sous le lacis de troncs tortueux.
Puis la lionne nous offre une démonstration spectaculaire de son agilité en grimpant dans les charpentes d’un arbre majestueux. Elle se dresse fièrement sur une imposante branche horizontale, ajustant son équilibre, avant de se figer dans une posture dominante pour scruter le sous-bois de son regard perçant. Elle progresse ensuite avec aisance le long des branches inclinées, se penche pour se lécher la patte, puis s’installe confortablement au creux des fourches du tronc ou s’allonge de tout son long sur le bois, la patte suspendue dans le vide. De retour au sol ou au détour d’un repos sur les branches, elle laisse échapper d’impressionnants bâillements, la gueule grand ouverte dévoilant sa langue rose impressionnante et ses canines aiguisées, avant de se lécher délicatement le museau
C’est au pied de cet arbre sculptural puis sur le chemin de sable que se nouent des instants de complicité inoubliables en famille. Nos adolescents d’abord, puis nous-mêmes au complet avec nos bâtons Peul en hand, posons tout sourire sous le feuillage, debout ou sagement accroupis juste derrière le couple de félins couchés paisiblement : les portraits serrés de notre fille dévoilent son sourire radieux et ses tresses soignées, tout comme celui de notre fils tout aussi ravi, tandis qu’en arrière-plan la lionne perchée sur sa branche ou le mâle assoupi composent des tableaux vivants extraordinaires.
Les lions du Sénégal sont nourris tous les 4 jours, avec une ration de 3 ânes morts distribuée pour les 5 lions de la troupe. De fait, les lions ont perdu leur instinct naturel de chasser pour la sécurité des touristes. Néanmoins, il faut garder à l’esprit qu’ils restent des bêtes sauvages et il faut respecter scrupuleusement les mesures de sécurité.
Rencontrer et marcher avec des lions peut susciter des avis mitigés. Certains considéreront cette expérience comme trop touristique et s’indigneront du traitement réservé aux animaux. Cependant, il est important de considérer cette activité sous un autre angle. En effet, ce type d’expérience contribue également à la protection de l’espèce et offre aux lions une durée de vie bien supérieure à celle qu’ils pourraient avoir en pleine nature. En participant à ces rencontres contrôlées, les lions sont souvent élevés dans des environnements où ils sont soigneusement surveillés et où leur bien-être est une priorité. Ils échappent ainsi aux menaces majeures telles que le braconnage et les récents conflits avec les humains. De plus, ces interactions avec les humains sensibilisent souvent les visiteurs à la conservation de la faune sauvage et à l’importance de préserver les habitats naturels des lions. En fin de compte, bien que cela puisse sembler une activité touristique, elle peut également jouer un rôle significatif dans la protection de cette espèce emblématique.
Nous partons donc accompagnés de nos guides expérimentés pour cette aventure. Cette balade inoubliable nous conduit au royaume des lions, où nous nous retrouvons face à face avec ces félins majestueux. Pendant notre marche, nous avons la chance d’observer leur comportement de près. La lionne s’élance d’un pas souple sur le chemin de sable, immédiatement suivie par le mâle qui la talonne avec attention. Lorsqu’elle marque un temps d’arrêt au bord du sentier, le lion s’approche tendrement et entreprend des tentatives d’accouplement : il la chevauche doucement, pose délicatement sa tête sur son cou et lui lèche l’encolure avec affection. Plus tard lors de leur halte, c’est la lionne elle-même qui vient se blottir contre l’encolure du mâle pour lui lécher tendrement le dos et la crinière, tandis que le mâle exprime parfois sa passion par de petits rictus et de drôles de grimaces museau plissé. Au cours de cette expérience, nous avons eu de multiples occasions de capturer ces scènes photographiques mémorables.
L’accouplement entre un lion et une lionne est un événement crucial qui survient généralement pendant la période de chaleur de la lionne, également appelée œstrus. Pendant cette période, la lionne émet des signaux olfactifs et sonores pour indiquer sa disponibilité à s’accoupler. En général, une fois qu’une lionne est en œstrus, elle peut s’accoupler plusieurs fois par jour avec le même ou différents mâles de la troupe. La fréquence des accouplements peut varier en fonction de nombreux facteurs, tels que la disponibilité des partenaires et les dynamiques sociales au sein du groupe de lions. Les observations sur le terrain et les études scientifiques indiquent que les accouplements peuvent se produire toutes les 15 à 30 minutes pendant plusieurs jours, bien que cette fréquence puisse diminuer au fil du temps pendant la période de chaleur de la lionne. Il est également intéressant de noter que les mâles peuvent s’accoupler avec plusieurs lionnes au cours de cette période, ce qui contribue à la variabilité des interactions reproductives au sein de la troupe de lions.
C’était un moment captivant et rempli d’émotions, nous permettant d’apprécier encore davantage la beauté et la complexité de la vie sauvage.
Game Drive/Safari guidé dans Fathala (visiteurs d’une journée)
À la recherche des géants de la forêt, des antilopes rares et de l’avifaune de la savane

La Réserve sauvage de Fathala, au Sénégal, propose une expérience de safari luxueuse au cœur de la nature africaine. Après notre marche avec les lions du Sénégal, nous montons à bord d’un 4×4 spécialement aménagé avec notre guide expérimenté pour une excursion de deux heures à travers la réserve. Confortablement installés sous la bâche du véhicule ouvert sur la brousse, la joie se lit sur tous nos visages : nos adolescents affichent de grands sourires radieux, tout comme nous-mêmes, émerveillés par l’aventure et ravis de partager cette complicité familiale au fil des pistes
Pendant notre trajet, nous traversons de grands espaces ombragés par de majestueux Khaya senegalensis – African Mahogany – Cailcédrat au feuillage vert dense et aux fûts imposants qui surplombent la forêt sèche et bordent les points d’eau du domaine.

Nous avons le privilège d’observer de près plusieurs mâles d’un petit groupe de Taurotragus derbianus derbianus – Western Giant Eland – Éland de Derby de l’ouest, la plus grande antilope du monde et sous-espèce rarissime que l’on ne trouve que dans cette région entre le Sénégal et le Mali. Fathala est l’un des trois endroits au monde où existent des populations sauvages en bonne santé. Au fil des pistes, nous les contemplons déambuler d’un pas noble côte à côte ou en petit troupeau à travers la végétation sèche et les herbes hautes de la savane. Leur anatomie impressionnante se dévoile dans les moindres détails : de superbes plans resserrés mettent en valeur leurs longues cornes torsadées sculptées en V, leur robe fauve striée de fines rayures blanches verticales, leur encolure sombre dotée d’un fanon imposant garni d’un collier de poils noirs, ainsi que leurs marques noires au niveau des paturons. Nous les suivons des yeux lorsqu’ils se frayent un chemin entre les troncs d’arbres et les buissons d’acacias, digne spectacle rehaussé par la présence d’un trio de Buphagus africanus africanus – Yellow-billed Oxpecker – Pique-bœuf à bec jaune cramponnés en sentinelles sur l’échine du grand mâle pour faire leur repas d’insectes parasiteurs

Un peu plus loin, dans la fraîcheur ombragée d’un magnifique sous-bois au pied d’un grand arbre sculptural, nous faisons une halte fascinante devant un imposant Rhinocéros blanc / White rhinoceros / Ceratotherium simum. Ce géant aux formes préhistoriques (un mâle solitaire qui a tragiquement perdu sa femelle l’an dernier lors d’un ébat reproducteur) nous offre un spectacle inoubliable. Nous l’observons d’abord debout sous la frondaison protectrice, se tenant immobile ou baissant la tête vers le sol poussiéreux pour nous révéler de face et de trois-quarts son mufle large et carré, ses oreilles tubulaires et sa spectaculaire double corne frontale affûtée, tandis qu’en arrière-plan un buffle des forêts s’éloigne dans la clairière ensoleillée. Accablé par la chaleur sahélienne, le colosse vient ensuite s’allonger lourdement sur le sable doux de la piste.
De magnifiques portraits rapprochés nous permettent de contempler sa tête posée à même la terre, la texture plissée de sa cuirasse grise et les moindres reliefs de sa grande corne effilée. Non loin de là, plusieurs Syncerus caffer nanus – Forest Buffalo – Buffle de forêt recherchent également l’ombre bienfaisante sous les frondaisons des grands arbres.

Comparativement au buffle du Cap, qui peut peser entre 400 et 800 kg, le buffle nain ne dépasse pas les 320 kg. Outre sa taille modeste, ses caractéristiques distinctives comprennent un pelage brun-roux chaleureux, une face foncée, des oreilles bordées de longs toupets de poils clairs et des cornes recourbées en croissant qui ne fusionnent pas au niveau du front. Nous l’observons s’abreuver et manger sereinement près d’une mangeoire métallique, paître la tête au sol escorté par des Pique-bœufs à bec jaune cramponnés à son dos, ou se redresser de toute sa hauteur dans le clair-obscur de la forêt. L’émotion est à son comble lorsque nous découvrons, au pied d’un grand tronc, une femelle allaitant tendrement son jeune veau au pelage roux vif qui tête avec ferveur. On retrouve ce bovidé principalement dans les savanes boisées et lisières forestières d’Afrique occidentale et centrale, où il dépend également des marais pour se vautrer dans la boue.

Tout près des zones ombragées de la réserve, une autre rencontre reptilienne retient notre attention : la paisible Centrochelys sulcata – African spurred tortoise – Tortue sillonnée. Immobile sur la terre battue sous le couvert des feuilles, cette géante continentale impressionne par sa haute carapace bombée aux écussons fortement sillonnés d’anneaux de croissance d’un beau brun doré, ainsi que par ses puissants membres antérieurs écailleux repliés, taillés pour le creusement de terrariums souterrains dans le Sahel.

Puis nous reprenons les pistes à la recherche d’autres herbivores de la savane. Très vite, notre regard est captivé par les silhouettes graphiques du Equus quagga burchellii – Burchell’s Zebra – Zèbre de Burchell, qui évoluent ici en petits harems très soudés. Nous les contemplons paisiblement éparpillés sur les clairières sablonneuses et ouvertes, baignées de lumière au pied de grands acacias majestueux. Les équidés paissent méthodiquement le sol sec, la tête baissée au ras du sol, nous offrant de superbes gros plans sur leur museau brun sombre et le réseau parfait de leurs marbrures noires et blanches. Plus loin, le groupe cherche l’ombre sous la voûte feuillue d’un grand arbre touffu, rassemblé tout près d’une haute termitière grise. Au cœur du fourré et sous la protection attentive des adultes, un adorable poulain au pelage duveté brun-roux et à la crinière hirsute se fraye un chemin curieux à travers les branches sèches et les hautes herbes. Les rayures du zèbre constituent une forme remarquable de camouflage disruptif : dans ce décor de branches sèches et d’herbes folles, les bandes brisent les contours de leur corps et créent une illusion d’optique fascinante qui brouille la perception des prédateurs.

En poursuivant notre itinéraire dans les zones les plus sauvages et sèches de la réserve, nous avons la chance d’observer une superbe troupe d’Hippotragus equinus – Roan antelope – Hippotrage rouan, l’une des plus grandes antilopes du continent africain. Dissimulée au milieu des hautes herbes jaunies par le soleil, la silhouette majestueuse des adultes se découpe avec une élégance souveraine. Nous les observons cheminer à la queue leu leu à travers la brousse sablonneuse, emmenées par le mâle dominant suivi des femelles et des plus jeunes.
De profil, de trois-quarts et de face, encadrées par le feuillage vert vif des arbustes ou le lacis de branches mortes, nous admirons leur robe fauve aux somptueuses nuances rousses et cannelle, leur crinière courte et raide soulignée de rouille sur l’encolure, leur masque facial noir et blanc très contrasté, leurs longues oreilles pointues bordées d’une touffe sombre, ainsi que leurs puissantes cornes annelées recourbées vers l’arrière. L’une d’elles se retourne curieusement pour nous observer par-dessus son épaule en battant de sa queue fine au toupet noir, composant de magnifiques tableaux naturalistes. Ces antilopes forment généralement des harems sous la conduite d’un mâle vigilant qui défend fermement son groupe.

Le long des fourrés denses, le paysage révèle une monumentale termitière élancée, lovée et encastrée dans le lacis des branches sombres et tortueuses d’un arbre sec. Dans ces zones les plus buissonnantes de la brousse, nous avons le privilège d’observer sous tous les angles un couple de Kobus ellipsiprymnus defassa (population ouest-africaine) — West African Defassa waterbuck — Cobe défassa d’Afrique de l’Ouest. Ce grand bovidé robuste au pelage brun-gris long et hirsute se fond à merveille dans le maquis sec. La femelle au regard doux se tient attentive au milieu des grandes herbes dorées, nous fixant intensément de ses larges oreilles ouvertes et de son mufle sombre bordé d’une nette ligne blanche. À ses côtés ou au pied d’un grand tronc d’arbre, le mâle majestueux capte toute notre attention : arborant de très longues cornes fortement annelées en forme de lyre élancée vers le ciel, il paît la végétation sèche, mâchonne paisiblement en nous observant de face, puis se retourne élégamment pour nous fixer par-dessus son épaule.

Ce mouvement de profil et de trois-quarts arrière met en lumière la caractéristique diagnostique de la sous-espèce defassa : de larges taches de pelage blanc immaculé de chaque côté de la croupe, se distinguant nettement du miroir blanc en forme d’anneau complet propre au cobe d’eau commun.
Soudain, au-dessus de la canopée sèche des acacias et du maquis, se détachent les silhouettes spectaculaires de la Giraffa camelopardalis rothschildi – Rothschild’s Giraffe – Girafe de Rothschild. À travers le cadre tubulaire du véhicule de safari ouvert sur la brousse, nous avons la joie d’intercepter un duo de girafes déambulant le long d’une piste sablonneuse bordée de grands arbres. Dissimulée derrière un lacis complexe de branches mortes et de fourrés d’épineux, une première girafe redresse son long cou gracieux et sort délicatement la tête du sous-bois, nous observant calmement de son regard doux bordé de longs cils. En nous rapprochant à faible allure, des portraits de profil et de trois-quarts d’une netteté saisissante dévoilent les moindres détails de sa tête surmontée d’ossicônes et la texture veloutée de son chanfrein sur fond de feuillage vert. D’une démarche balancée et d’une suprême élégance, les animaux s’éloignent ensuite à pas lents le long des sentiers de sable, dévoilant de dos et de trois-quarts leur taille immense, leur longue queue terminée par un toupet noir balayant leurs flancs et la mosaïque géométrique de leur robe tachetée de fauve sur fond crème.
Non loin d’un point d’eau aménagé, nous assistons à l’animation amusante offerte par une troupe de Phacochoerus africanus africanus – Northern Common Warthog – Phacochère commun du Nord. Alignés au bord du bassin en béton, trois individus plongent avidement leur groin dans l’eau claire pour étancher leur soif sous la chaleur du jour. Sur les étendues sablonneuses et sous l’ombre d’immenses baobabs et d’acajous géants aux charpentes graphiques et dénudées, toute la famille s’affaire à fouiller le sol : nous les observons fléchir curieusement leurs membres antérieurs pour s’agenouiller sur leurs coussinets carpiens afin de brouter au ras de la terre sèche, le dos surmonté d’une longue crinière rousse et la queue fine dressée. Ces suidés intrépides cohabitent en parfaite harmonie avec les buffles des forêts qui paissent paisiblement dans les mêmes clairières ombragées.

Au détour des sous-bois et au pied des grands troncs, la communauté des primates réserve de très belles observations. Nous apercevons un fringant Chlorocebus sabaeus – Green Monkey – Singe vert (Callitriche) qui se tient dressé dans les herbes sèches de la savane, nous observant de sa face sombre encadrée de blanc tout en arborant sa longue queue jaunâtre relevée en arc.

Non loin de là, posé à l’ombre bienfaisante au pied d’un large tronc d’arbre, un élégant Erythrocebus patas patas – Western Common Patas Monkey – Patas de l’OuestErythrocebus patas fait une pause sereine. Reconnaissable à sa robe rousse étincelante, son ventre clair, son masque facial sombre et son regard attentif tourné vers la frondaison, ce primate terrestre — le plus rapide au monde — cherche sa nourriture au pied des buissons avant de s’éloigner d’un pas agile sous le couvert végétal.

Lever les yeux vers la voûte céleste et les branchages secs réserve aussi de magnifiques surprises ornithologiques.

Perchée au sommet d’un rameau se détache la silhouette resplendissante du Coracias abyssinicus – Abyssinian Roller – Rollier d’Abyssinie. Son plumage turquoise étincelant aux nuances bleu-vert s’illumine sous la lumière azurée du soleil, s’admire en vol ailes grandes ouvertes sur fond de ciel clair ou juché sur les brindilles épineuses, prolongé par ses deux longs brins de queue effilés. Dans le lacis des branches d’acacias et d’arbustes épineux, notre regard saisit également les poses graphiques du Tockus kempi – Western Red-billed Hornbill – Calao de Kemp.
De dos ou de trois-quarts, l’oiseau exhibe son impressionnant bec arqué d’un rouge vif éclatant, sa calotte grise, son plumage dorsal tacheté de blanc et sa longue queue sombre, composant de charmants portraits ailés au milieu du feuillage.
Cette expérience de safari à Fathala est mémorable, offrant des rencontres inoubliables avec la faune sauvage africaine dans toute sa splendeur.
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FAUNE & FLORE
Buphagus africanus africanus – Yellow-billed Oxpecker – Pique-bœuf à bec jaune
Centrochelys sulcata – African spurred tortoise – Tortue sillonnée
Ceratotherium simum simum – White Rhinoceros – Rhinocéros blanc
Chlorocebus sabaeus – Green Monkey – Singe vert (Callitriche)
Coracias abyssinicus – Abyssinian Roller – Rollier d’Abyssinie
Crocodylus niloticus suchus — West African Crocodile — Crocodile de l’Afrique de l’Ouest
Equus quagga burchellii – Burchell’s Zebra – Zèbre de Burchell
Erythrocebus patas patas – Western Common Patas Monkey – Patas de l’OuestErythrocebus patas
Giraffa camelopardalis rothschildi – Rothschild’s Giraffe – Girafe de Rothschild
Hippotragus equinus – Roan antelope – Hippotrage rouan
Khaya senegalensis – African Mahogany – Cailcédrat
Lagonosticta senegala senegala — Red-billed Firefinch — Amarante du Sénégal
Oena capensis capensis – Namaqua Dove – Tourterelle masquée
Panthera leo senegalensis – West African lion – Lion du Sénégal
Phacochoerus africanus africanus – Northern Common Warthog – Phacochère commun du Nord.
Syncerus caffer nanus – Forest Buffalo – Buffle de forêt
Taurotragus derbianus derbianus – Western Giant Eland – Éland de Derby de l’ouest,
Tockus kempi – Western Red-billed Hornbill – Calao de Kemp
Faune & Flore
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Les Saveurs de la mangrove et produits du terroir : l’escale gourmande de Sokone
Du poisson frais des bolongs aux douceurs de l’anacardier, itinéraire culinaire dans le Siné-Saloum
En faisant halte à Sokone au cœur du delta du Saloum, nous découvrons une gastronomie généreuse façonnée par la rencontre entre le milieu estuarien des bolongs et l’arrière-pays pastoral sérère. La richesse des eaux saumâtres bordées de palétuviers fournit une abondance de poissons et de fruits de mer d’une fraîcheur absolue, au premier rang desquels figurent la lotte, le capitaine, les crevettes et les huîtres de palétuvier cuites au feu de bois. Sur les terres exondées du continent, les vergers d’anacardiers livrent leurs savoureuses noix de cajou torréfiées et leurs pommes de cajou acidulées, tandis que les champs de mil et les baobabs fournissent la base des desserts traditionnels comme le thiacry. Pour nous rafraîchir sous le soleil tropical, les échoppes locales préparent des jus artisanaux de bissap et de bouye, sans oublier l’incontournable café Touba relevé au poivre de Sélim.

Pour savourer ces spécialités dans un cadre authentique, Sokone propose plusieurs adresses emblématiques réparties entre le centre-bourg et les rives du fleuve. À l’Auberge Le Cailcédrat, abritée sous la frondaison d’un majestueux cailcédrat centenaire, nous nous régalons de brochettes de lotte grillées garnies d’oignons, servies avec des frites croustillantes, du riz épicé et une salade fraîche pour un tarif d’environ 16 000 FCFA pour deux personnes (soit près de 24 € avec boissons). En nous rapprochant des bolongs, les tables d’auberges de passage et les campements touristiques locaux, comme Les Calaos de Sokone, préparent sur commande d’immenses plats familiaux de thieboudienne (ceebu jën) au poisson mijoté et légumes du jardin pour des budgets oscillant entre 3 000 FCFA et 6 000 FCFA par personne (environ 4,50 € à 9 €). Dans les allées du marché hebdomadaire de Touba Mouride et le long de la Route Nationale 5, les petites gargotes villageoises permettent également de déguster des beignets de mil chauds, des brochettes de viande de zébu et des verres de café Touba fumant dès 100 FCFA à 500 FCFA.
Cette halte gourmande s’insère naturellement dans une traversée du Siné-Saloum, les établissements accueillant les voyageurs sans réservation particulière dans une ambiance chaleureuse empreinte de teranga (commune de Sokone géolocalisée aux coordonnées GPS : 13,8833° N, 16,3667° O).
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Chaque plat du Saloum se lit ainsi comme une rencontre humaine et naturelle, une cuisine humble et profondément généreuse qui célèbre les gestes quotidiens de ses habitants. Toutes les informations, par région sur la gastronomie sénégalaise en suivant ce lien : La Cuisine Sénégalaise.
Escale au cœur du Siné-Saloum : carnet de route et budget de trois jours pour quatre personnes à Sokone
Sntre pistes de latérite rouge, ferveur à la Paroisse Sainte-Thérèse, marché de Touba Mouride et traversée des bolongs
Pour poursuivre notre itinéraire à travers la frange méridionale du delta du Saloum jusqu’aux portes de la Gambie, nous posons nos bagages pour trois jours à quatre personnes à Sokone, cité sereine de cinq mille habitants établie au bord des bras de mer saumâtres. Notre première journée commence par une halte stratégique à Fatick pour effectuer nos retraits au guichet automatique avant d’emprunter la Route Nationale 5 reliant Kaolack à Banjul. À hauteur de Djilor, le ruban d’asphalte fait place à une splendide piste en latérite rouge, roche ferrugineuse sédimentaire qui serpente au milieu du pays pastoral sérère où s’égayent les troupeaux de zébus, de chèvres et de moutons. Arrivés à Sokone, nous nous installons dans notre hébergement avant de rejoindre la Paroisse Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus. Dans ce vaste sanctuaire ocre coiffé d’un toit métallique et rafraîchi par des claustras, nous assistons à la messe dominicale. Pendant près de trois heures, les familles réunies pour les baptêmes célèbrent la fête dans des boubous éclatants, au rythme d’un gospel africain entraînant et de percussions joyeuses qui entraînent le prêtre et les fidèles dans une procession dansée. Pour le déjeuner, nous faisons étape à l’Auberge Le Cailcédrat, où nous savourons sur la terrasse mauve, à l’ombre du grand arbre centenaire, des brochettes de lotte grillées accompagnées de frites, de riz épicé et de salade fraîche.

Notre deuxième journée nous mène sur les pistes rurales bordées de vergers verdoyants pour rejoindre, à huit kilomètres au cœur de la brousse, le louma de Touba Mouride. En chemin, nous découvrons les alignements d’anacardiers, ces arbres tropicaux produisant simultanément la pomme de cajou charnue et la célèbre noix de cajou nichée dans sa coque grise. Au marché, sous des structures rustiques en bois et des paillottes, nous déambulons au milieu d’une animation saisissante entre les étals de manioc, d’oignons, de piments, de poteries en terre cuite et d’épices empaquetées, tout en dégustant un verre de café Touba fumant parfumé au poivre de Sélim. L’après-midi est consacrée à une escapade maritime : depuis l’embarcadère de Sokone ou du village voisin de Toubakouta, nous embarquons à bord d’une pirogue traditionnelle pour naviguer au fil des bolongs bordés de palétuviers jusqu’au perchoir aux oiseaux, assistant au rassemblement spectaculaire des cormorans et des aigrettes au soleil couchant.
Le troisième jour est dédié à l’immersion dans la vie locale et au ravitaillement. Nous arpentons le marché central de Sokone le long de l’axe principal pour approvisionner notre campement en légumes frais, crevettes et poissons du jour, tout en partageant le quotidien chaleureux des habitants. Nous concluons notre séjour par un déjeuner familial autour d’un grand plat de thieboudienne au poisson mijoté, avant de préparer le véhicule pour la suite de notre parcours vers le sud.
Ce Périple de trois jours pour quatre personnes s’inscrit dans un budget global très maîtrisé, compris entre 260 000 FCFA et 360 000 FCFA pour l’ensemble du groupe, soit environ 400 € à 550 € (environ 100 € à 138 € par personne). Le poste de l’hébergement pour deux nuits à quatre personnes s’élève à environ 72 000 FCFA à 100 000 FCFA (soit 110 € à 150 €) pour la réservation de deux cases traditionnelles ou chambres ventilées (en campement comme Keur Youssou à Toubakouta ou en auberge à Sokone), ou environ 24 000 FCFA à 48 000 FCFA (36 € à 73 €) pour un bivouac en tente de toit. La restauration pour les trois jours oscille entre 120 000 FCFA et 160 000 FCFA (soit 180 € à 245 €) pour le groupe, incluant un déjeuner complet à l’Auberge Le Cailcédrat (32 000 FCFA pour quatre avec boissons), des repas de poisson frais en auberge et les achats sur les marchés. Le carburant pour le véhicule 4×4 ou overlander représente environ 35 000 FCFA à 50 000 FCFA (55 € à 75 €), tandis que la privatisation d’une pirogue pour l’excursion dans la mangrove coûte entre 30 000 FCFA et 45 000 FCFA (45 € à 70 €). La commune de Sokone est géolocalisée aux coordonnées GPS : 13.8833° N, 16.3667° O.
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Passer les Portes du Sénégal : Guide des Formalités, de la Santé et des Douanes
Préparer Son Arrivée en Teranga Entre Démarches Administratives, Prévention Sanitaire et Logistique Roulante
Nous franchissons les portes du Sénégal, que ce soit par les tarmacs de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) de Diass ou par les postes frontières terrestres au volant de notre véhicule tout-terrain. Pour réussir cette entrée en Teranga, la préparation administrative et sanitaire constitue le premier chapitre indispensable du voyage. Présentant nos passeports valides au moins six mois après la date de retour, nous bénéficions de l’exemption de visa accordée aux ressortissants français et de l’Union européenne pour tout séjour de moins de 90 jours, en présentant nos justificatifs d’hébergement et nos billets de retour. Côté santé, notre carnet jaune de vaccination fait l’objet d’un contrôle rigoureux : la vaccination contre la fièvre jaune est vivement recommandée et obligatoire pour les voyageurs en provenance de zones à risque. Nous complétons cette protection par un traitement antipaludique adapté à la zone 3, des répulsifs tropicaux et la consommation d’eau exclusivement minérale et capsulée.
Pour ceux qui font le choix de l’aventure routière en Overlander, l’importation temporaire du véhicule obéit à des règles douanières précises : la présentation d’un Carnet de Passages en Douane (CPD) en cours de validité ou l’obtention d’un Passavant de circulation au poste frontière — d’un coût moyen de 5 000 à 10 000 FCFA (environ 7,50 à 15 €) pour quelques jours, à proroger au bureau central des douanes à Dakar — est impérative. Vous retrouverez tous les détails pratiques et conseils de route dans notre article complet dédié au visa et à l’importation temporaire en Afrique À la douane générale, la déclaration écrite est obligatoire pour toute somme en devises dépassant l’équivalent de 1 000 000 FCFA (environ 1 525 €), tandis que l’importation de drones reste soumise à une autorisation préalable écrite de l’ANACIM sous peine de saisie immédiate. Pour consulter les informations officielles, rendez-vous sur http://www.au-senegal.com et https://www.diplomatie.gouv.fr. Les coordonnées GPS du point d’entrée principal de l’aéroport AIBD sont 14.6700° N, 17.0733° W, et celles du poste frontière terrestre de Rosso sont 16.5080° N, 15.8080° W.
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Les voies du Saloum : itinéraires et accès à Sokone
De Dakar à la frontière gambienne, cap au sud par la Route Nationale 5 et les pistes du Siné-Saloum
En traçant notre itinéraire vers le sud du Sénégal depuis la région dakoise ou la Petite-Côte, nous nous engageons sur les grands axes routiers qui traversent le bassin arachidier pour gagner le cœur du Siné-Saloum. En véhicule personnel, overlander ou camping-car, le trajet débute par l’autoroute A1 jusqu’à Mbour ou Sindia, avant de poursuivre sur la Route Nationale 1 en direction de Fatick et de Kaolack. À la sortie de Kaolack, nous bifurquons sur la Route Nationale 5, un axe transfrontalier asphalté d’une importance stratégique majeure qui relie le centre du pays à Banjul, la capitale de la Gambie. Le ruban de bitume traverse le bourg commerçant de Passy avant d’atteindre Sokone, nichée à près de 230 kilomètres de Dakar et à une soixante de kilomètres au sud de Kaolack. L’état général de la chaussée asphaltée permet une circulation fluide, tandis que les embranchements secondaires vers Djilor ou les hameaux de brousse s’ouvrent sur de splendides pistes en latérite rouge ferrugineuse serpentant au milieu des baobabs et du pays pastoral sérère.
Pour les voyageurs privilégiant les transports en commun traditionnels, la desserte de Sokone s’effectue facilement grâce au réseau très structuré des véhicules de sept places et des minicars. Depuis la grande gare routière des Beaux Maraîchers à Pikine-Dakar, des taxis sept-places assurent des liaisons directes ou avec changement à Kaolack en direction de Sokone, Toubakouta ou du poste-frontière de Karang. La traversée d’environ quatre heures à cinq heures offre un aperçu vivant de la vie sociologique sénégalaise, le tarif d’une place en taxi collectif s’élevant à environ 4 500 FCFA à 6 000 FCFA (soit 7 € à 9 €) depuis Dakar, ou environ 1 500 FCFA à 2 000 FCFA (2 € à 3 €) depuis le pôle de Kaolack ou de Fatick. Les minicars réguliers proposent une alternative encore plus économique pour rejoindre les marchés et villages voisins du delta.

L’accès à la ville de Sokone, à ses artères commerçantes et à ses rives est totalement libre et gratuit tout au long de l’année. La commune constitue une halte idéale et sécurisée pour faire le plein de carburant aux stations-services de la Route Nationale 5, effectuer des retraits d’espèces ou organiser une transition vers la Gambie voisine dont le poste frontalier de Karang se situe à seulement quarante kilomètres au sud. La ville de Sokone est géolocalisée aux coordonnées GPS : 13.8833° N, 16.3667° O.
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Les Secrets du Portefeuille dans les Bolongs : Banques, Devises et Monnaie au Cœur du Saloum
L’Art de Gérer Son Budget entre la Parité du Franc CFA, la Rareté des Distributeurs et la Suprématie de l’Espèce dans le Delta
Nous laissons derrière nous les réseaux bancaires denses de la Grande Côte et de la Petite Côte pour nous enfoncer dans les labyrinthes insulaires du delta du Sine Saloum, un univers amphibie où la gestion financière exige une anticipation rigoureuse. Au cœur de cette réserve de biosphère, le royaume des échanges est régenté par le Franc CFA de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), abrégé XOF, une devise à la parité fixe adossée à l’Euro au taux officiel de 1 € pour 655,957 FCFA. Dès notre arrivée au Sénégal, la conversion s’effectue idéalement dans l’enceinte de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) de Diass ou dans les agences bancaires de Dakar et Mbour, évitant ainsi les taux de change informels et désavantageux appliqués parfois par certains hébergements insulaires. La réalité du terrain au milieu des îles de Mar Lodj, Niodior ou Dionewar s’impose très vite : l’économie locale repose exclusivement sur l’argent liquide, la monnaie papier et les pièces s’échangeant de main en main sur les pirogues, les marchés hebdomadaires et les étals de vannerie.
La cartographie bancaire du Saloum révèle une rareté quasi absolue des guichets automatiques de billets (GAB) dès que l’on quitte les axes continentaux. Pour approvisionner notre caisse de bord en billets de 10 000, 5 000 ou 2 000 FCFA, nous devons anticiper nos retraits au niveau des agences de la CBAO, d’Ecobank ou de la SGBS situées dans les centres urbains satellites de Mbour, Fatick, Kaolack ou dans les chefs-lieux comme Foundiougne et Sokone. Une fois engagés dans les chenaux bordés par le Palétuvier rouge et le Baobab africain, les cartes bancaires Visa ou Mastercard deviennent quasiment inutilisables, hormis dans quelques écolodges haut de gamme ou stations-services de la Route Nationale 5 qui appliquent fréquemment un surcoût de 3 % à 5 % pour frais de transaction électronique. Pour les petits paiements quotidiens — qu’il s’agisse de la taxe de quai de 500 FCFA (soit 0,76 €) à l’embarcadère de N’dangane, d’un déjeuner de poisson frais à 5 000 FCFA (environ 7,60 €), de la location d’une pirogue artisanale négociée entre 25 000 et 35 000 FCFA (environ 38 à 53 €) la demi-journée ou des pourboires aux guides locaux (2 000 à 5 000 FCFA par jour) —, disposer d’une importante réserve de petite monnaie en pièces de 100, 200 et 500 FCFA s’avère indispensable, le rendu de monnaie sur les gros billets étant difficile dans les échoppes de brousse. On note également l’essor des applications de paiement mobile comme Wave et Orange Money, très prisées chez les commerçants sénégalais pour les transferts instantanés. Pour planifier votre logistique financière et retrouver nos recommandations de voyage, vous pouvez consulter le portail http://www.au-senegal.com ainsi que notre guide détaillé sur https://voyageavecnous.com. Les coordonnées GPS du pôle bancaire et commercial de Sokone sont 13.8833° N, 16.3667° W, et celles du quai de N’dangane sont 13.9833° N, 16.7000° W.
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Le Fil Invisible du Delta : Téléphonie, Puces SIM et Connexion Wi-Fi au Cœur du Saloum
Rester Connecté Entre les Mangroves et les Îles : Cartes SIM, Offres Free vs Orange et Astuces Digitales dans la Réserve de Biosphère
Nous nous enfonçons dans le réseau aquatique du Sine Saloum sans pour autant couper totalement les ponts avec le monde numérique, grâce à une infrastructure de téléphonie mobile performante et très compétitive en terre sénégalaise. Dès notre arrivée à l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) ou dans les agences de Dakar et Mbour, nous faisons l’acquisition d’une carte SIM locale pour la somme modique de 1 000 FCFA (soit environ 1,50 €), une démarche rendue légalement obligatoire sur présentation d’un passeport valide pour l’enregistrement biométrique. Deux acteurs principaux se disputent les faveurs des voyageurs : l’opérateur historique Orange Sénégal et son challenger Free Sénégal (anciennement Tigo), réputé pour ses tarifs particulièrement agressifs. Pour les grands consommateurs de gigas souhaitant un excellent rapport qualité/prix, Free Sénégal s’impose avec ses célèbres Pass Free et Pass Yaakaar : pour seulement 1 000 FCFA (environ 1,50 €), on bénéficie déjà de plusieurs gigas de data valables une semaine, tandis que les forfaits mensuels à 3 000 FCFA (environ 4,60 €) ou 5 000 FCFA (environ 7,60 €) offrent des volumes généreux de 10 à 20 Go accompagnés de minutes d’appels nationaux.

En matière de couverture réseau dans le delta du Saloum, le choix entre les deux opérateurs dépend de votre itinéraire. Free Sénégal assure une excellente connexion 4G dans les centres urbains et les gros bourgs continentaux comme Mbour, Fatick, Kaolack, Sokone, Toubakouta ou Foundiougne, permettant de naviguer à moindre coût. Toutefois, au fur et à mesure que nous nous enfonçons sur la pirogue artisanale au plus profond des bolongs sauvages bordés par le Palétuvier rouge Red Mangrove Rhizophora mangle, Orange conserve un léger avantage de couverture sur les îles les plus reculées comme Mar Lodj, Dionewar ou Niodior. Le rechargement de votre crédit Free ou Orange s’effectue en quelques secondes dans les échoppes de brousse ou directement via l’application mobile Wave. Dans les campements et écolodges de la région, un réseau Wi-Fi est généralement mis gratuitement à disposition des hôtes dans la zone du restaurant principal, alimenté par des routeurs 4G locaux. Pour anticiper vos besoins en communication et retrouver nos conseils de route, vous pouvez consulter le portail http://www.au-senegal.com ainsi que notre guide détaillé sur https://voyageavecnous.com. Les coordonnées GPS de l’embarcadère connecté de N’dangane sont 13.9833° N, 16.7000° W.
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Quand visiter Sokone : climat, saisons et calendrier des festivités
Entre douceur de la saison sèche, verdure de l’hivernage et ferveur des fêtes communautaires
Soumis aux rythmes contrastés du climat tropical soudano-sahélien, nous découvrons Sokone et le delta du Siné-Saloum au fil des saisons, chaque période dévoilant un visage unique de la mangrove et de la brousse. De novembre à mai, la saison sèche s’impose comme la période la plus propice pour notre voyage, offrant un ensoleillement constant, l’absence totale de précipitations et des températures agréables oscillant entre 24 °C et 32 °C. Lorsque souffle l’harmattan entre décembre et février, ce vent sec venu du Sahara apporte une douce fraîcheur nocturne. C’est le moment idéal où nous parcourons les pistes en latérite rouge sans la moindre difficulté, tout en naviguant sereinement en pirogue au cœur des bolongs pour observer la faune aviaire.

À partir du mois de juin, l’hivernage métamorphose le décor sous une chaleur plus moite atteignant 35 °C et des orages tropicaux brefs mais puissants, principalement concentrés en août et septembre. La savane asséchée se pare soudain d’un vert éclatant, les vergers d’anacardiers s’épanouissent et les rivières du Saloum se gorgent d’eau, offrant un spectacle végétal saisissant. Bien que la conduite sur les pistes nécessite une vigilance accrue lors des passages humides, nous contemplons alors toute la vigueur de la nature sénégalaise.
Notre séjour s’enrichit également au rythme des célébrations régionales. Au printemps, la ferveur pascale transforme la Paroisse Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus en un théâtre de joie où nous partageons la ferveur des baptêmes au son des chorales gospel et des processions dansées. Lors des grandes fêtes musulmanes de la Korité et de la Tabaski, nous mesurons toute la générosité de la teranga alors que les habitants revêtent leurs plus beaux boubous pour les prières et les banquets familiaux. En saison sèche, nous assistons aux spectaculaires tournois de lutte traditionnelle sérère au rythme des tambours sabars, tandis que chaque dimanche, le marché hebdomadaire de Touba Mouride nous plonge dans une ambiance festive et populaire inoubliable.
La commune de Sokone est géolocalisée aux coordonnées GPS : 13,8833° N, 16,3667° O.
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Escapades autour de Sokone : les joyaux du Siné-Saloum à moins de 100 kilomètres
Des sanctuaires de la faune sauvage aux îles sacrées du delta, itinéraire à travers le pays sérère
À une quinzaine de kilomètres au sud de Sokone, nous gagnons Toubakouta, paisible village riverain des bolongs réputé pour ses embarcadères en pirogue serpentant vers le célèbre perchoir aux oiseaux, où des milliers de cormorans et d’aigrettes se rassemblent au crépuscule au milieu des mangroves.

En poursuivant notre route vers la frontière gambienne à trente-cinq kilomètres de Sokone, nous rejoignons la Réserve de Fathala, un espace protégé de plus de six mille hectares de forêt sèche où nous observons lors de safaris guidés en véhicule tout-terrain la faune emblématique d’Afrique de l’Ouest, notamment les antilopes rouannes, les girafes, les zèbres, les phacochères et les lions de brousse. L’accès à la réserve s’effectue moyennant des droits d’entrée et des prestations de safari guidé à partir de 12 000 FCFA par personne (environ 18 €).
En remontant vers le nord-ouest à une vingtaine de kilomètres, nous traversons Djilor, berceau d’enfance du président et poète Léopold Sédar Senghor, où les bras du fleuve entourent le royaume traditionnel du Saloum et inspirent une immersion culturelle au cœur des traditions littéraires et spirituelles sérères.
Un peu plus loin, à quarante-cinq kilomètres, nous atteignons Foundiougne, ancien comptoir colonial posé sur la rive gauche du Saloum, désormais désenclavé par le grand pont de Ndakhonga, où les bateaux de pêche et les pirogues offrent des sorties paisibles pour traquer le capitaine et la carangue.
En traversant les bras du delta en pirogue depuis Ndangane ou Foundiougne, nous débarquons sur l’île de Mar Lodj, havre de sérénité insulaire préservé de la circulation automobile, célèbre pour son baobab sacralisé né de l’union entrelacée de trois arbres symbolisant l’entente harmonieuse entre chrétiens, musulmans et animistes.
À soixante-dix kilomètres sur la frange océanique, la Réserve naturelle communale de Palmarin déploie ses paysages uniques de tannes colorés, ses bassins salins bordés de palmiers rôniers et ses plages sauvages où rôdent parfois les hyènes au coucher du soleil. L’accès à la réserve s’effectue moyennant une éco-taxe locale d’environ 2 000 FCFA (soit 3 €).
Enfin, à soixante kilomètres au nord le long de la Route Nationale 5, nous rallions Kaolack, grande métropole arachidière et carrefour commercial majeur, réputée pour son imposant marché central couvert aux arcades d’inspiration arabo-mauresque où abondent tissus, épices et objets d’artisanat.
Toutes ces étapes se parcourent facilement lors de journées d’excursion au départ de Sokone, idéalement géolocalisée aux coordonnées GPS : 13,8833° N, 16,3667° O.
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LIENS VERS LES PHOTOS
J 633 TOUBAKOUDA PIROGUE AU COUCHER DE SOLEIL DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 634 MARCHE AVEC LES LIONS RESERVE DE FATHALA L DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 634 GAME DRIVE RESERVE DE FATHALA L DELTA DU SALOUM SENEGAL *
AUTRES ARTICLES SUR LE SENEGAL A DISPOSITION
LES LIENS
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Au cœur du campement de Toubakouta la table de 
En faisant escale à Sokone, véritable carrefour commercial de la région du Siné-Saloum idéalement situé sur la Route Nationale 5, nous organisons avec aisance le ravitaillement complet de notre véhicule et de notre campement. L’artère traversante abrite des stations-services bien approvisionnées où nous effectuons le plein de gazole ou d’essence indispensables pour aborder sereinement les pistes de latérite rouge et les pistes côtières du delta. Pour les produits courants, l’épicerie sèche et les petites fournitures du quotidien, les nombreuses boutiques de quartier alignées le long de la route principale proposent des bonbonnes d’eau minérale, du riz, de l’huile, des conserves, de la farine, du sucre, du thé et des produits d’hygiène, permettant de reconstituer les stocks de bord sans la moindre difficulté.
En faisant escale à Sokone pour poser nos valises au bord du delta du Saloum, nous découvrons une palette d’hébergements adaptée à toutes les formes de voyage, des aventuriers nomades aux familles en quête de confort. Pour les adeptes d’overland sillonnant l’Afrique de l’Ouest en véhicule quatre-quatre équipé d’une tente de toit, plusieurs auberges et campements locaux, à l’image des espaces arborés bordant les bolongs ou des cours ombragées de l’Auberge Le Cailcédrat et de Keur Ana-Fi, mettent à disposition des emplacements sécurisés sous les anacardiers et les baobabs. Ces aires de bivouac permettent d’installer son campement léger tout en bénéficiant de l’accès aux douches, aux sanitaires et aux terrasses conviviales pour des tarifs modiques compris entre 3 000 FCFA et 6 000 FCFA par nuit (soit environ 4,50 € à 9 €).
Keur Youssou

39 réflexions sur «La Réserve de Fathala : immersion au cœur de la forêt originelle du Sénégal»