Le Delta du Saloum – SENEGAL *
NDANGANE et la région du Delta du Saloum
Nous quittons l’écolodge du Simal pour rejoindre notre villa avec piscine en longeant le Delta du Saloum. En chemin nous nous arrêtons à Djilor Djidjack village natal de Léopold Sedar Senghor
DJILOR DJIDJACK
Alors que nous quittons le Simal notre périple nous conduit vers Djilor Djidiack, le village natal de Léopold Sédar Senghor, niché au bord d’un bolong et classé parmi les plus belles baies du monde. Sur Google Maps, il est désigné sous le nom de Guilor, à ne pas confondre avec Djilor Djognick près de Fatick. Ici, nous nous laissons séduire par les promenades paisibles en pirogue à travers les méandres des bolongs, offrant des vues imprenables sur une mangrove sauvage et l’océan. La plage, avec ses eaux peu profondes et protégées des courants, invite à une baignade rafraîchissante.
Nous découvrons également le remarquable musée d’objets d’art, le MAHICAO, niché au cœur des magnifiques Jardins d’Aïda. C’est une plongée captivante dans les cultures et les arts de l’Afrique de l’Ouest, une véritable immersion dans l’héritage riche et diversifié de la région.
Poursuivant notre exploration, nous nous aventurons dans la forêt protégée des Rôniers Dégénérés, une merveille naturelle perchée à environ 13 mètres d’altitude entre Samba et Djilor Djidiack. Là, nous sommes subjugués par la beauté spectaculaire de cette forêt préservée, offrant des paysages à couper le souffle et une tranquillité envoûtante.
Le rônier, ou borasse (Borassus), est un palmier majestueux présent dans les régions tropicales d’Afrique sahélienne, d’Asie et de Nouvelle-Guinée. Son tronc élancé peut atteindre jusqu’à quinze mètres de haut, surmonté de feuilles larges et peu nombreuses.
La Forêt de Rôniers à Samba Dia est un véritable joyau de biodiversité, abritant une multitude d’espèces végétales et animales, dont le rônier est considéré comme le roi par les habitants locaux. Aussi appelé « khoul » en sérère, cet arbre est vénéré pour ses nombreux usages.
Le rônier est une source généreuse de boisson, fournissant de l’eau même dans les périodes les plus arides, comme le dit un adage turka. Ses feuilles sont utilisées pour fabriquer des nattes, des paniers et des toits de cases, tandis que ses fruits comestibles et riches en nutriments sont très appréciés.
La Forêt de Rôniers incarne un mélange envoûtant de mystère et de beauté, où la nature et la culture se fondent harmonieusement, offrant un témoignage vivant de l’importance de cet arbre dans la vie des communautés locales.
En explorant Djilor Djidiack, nous sommes plongés dans un monde d’histoire, de nature et de culture, une expérience inoubliable au cœur du Sénégal.
MAHICAO
Au cœur des magnifiques Jardins d’Aïda, dans l’enceinte du restaurant Miam Miam, se trouve le MAHICAO (Musée d’Art et d’Histoire des Cultures d’Afrique de l’Ouest), un musée d’exception présentant des œuvres d’art africain authentiques de différentes époques. Près de 500 objets retracent ainsi l’histoire de l’Afrique de l’Ouest, depuis le néolithique saharien jusqu’au milieu du XXe siècle. Ces trésors proviennent de la collection personnelle de Reginald Groux, expert et professeur d’art africain, ainsi que de généreux donateurs ayant contribué à ce projet culturel. Installé dans un bâtiment de style soudanais, le musée offre une expérience immersive à travers de magnifiques allées de coquillages, où chaque pièce unique est disposée de manière chronologique et éclairée de façon sublime. Des panneaux explicatifs jalonnent le parcours, permettant aux visiteurs de mieux saisir l’histoire fascinante de l’Afrique de l’Ouest.
Dès notre arrivée au musée, nous sommes captivés par la richesse de la culture africaine qui nous est dévoilée. Notre guide, devant une carte de l’Afrique, nous éclaire sur la diversité des dialectes parlés sur le continent, témoignant de la richesse culturelle qui se manifeste à travers chaque région et parfois même chaque village, à travers des expressions artistiques uniques et créatives.
Cependant, ce qui attire le plus notre attention, c’est l’histoire fascinante de l’homme noir. Notre guide nous explique que depuis toujours, le noir est associé aux peurs et aux craintes des hommes (la nuit noire, le chat noir, les ténèbres, etc.). Cette association a nourri des préjugés et des stéréotypes sur les personnes de couleur. Pour comprendre cette dynamique, il nous ramène même aux récits bibliques.
Il nous raconte l’épisode de la malédiction de Canaan, tiré de la parashat Noa’h, en Genèse 9:18-29. Après le Déluge, Noé sort de l’Arche avec ses fils, et Cham voit la nudité de son père, qu’il rapporte à ses frères. Noé condamne alors Canaan, le fils de Cham, à être « l’esclave des esclaves de ses frères », tout en bénissant Sem et Japhet. Ce récit biblique a alimenté des interprétations historiques variées, donnant naissance au mythe de la race hamite et justifiant la dépréciation des peuples d’Afrique noire et leur réduction en esclavage. Pourtant, rien dans le texte biblique ne précise la couleur de peau de Canaan. Cette extrapolation a donc été utilisée pour justifier l’asservissement des populations africaines, jusqu’à ce que l’Église revienne sur son interprétation initiale bien plus tard.
Cette exploration nous pousse à réfléchir sur les mécanismes de construction des stéréotypes et des préjugés, ainsi que sur l’importance de revisiter et de critiquer les interprétations historiques et religieuses pour une compréhension plus juste et éclairée de notre passé et de notre présent.
La partie la plus impressionnante est celle réservée juste après l’entrée à la culture Nok.
Dans les régions montagneuses du plateau central du Nigéria, s’étendant sur environ 500 km par 250 km, ont été retrouvés les vestiges d’une mystérieuse civilisation qui s’est épanouie entre le 9ème siècle avant J.-C. et le 5ème siècle de notre ère. On la désigne du nom éponyme de la « culture Nok », en référence au village de la première découverte. Des fouilles scientifiques étalées sur douze campagnes n’ont jamais fourni d’information sur ce peuple, dont on ne sait ni d’où il vient, ni pourquoi et comment il a disparu.
Les seuls témoins matériels de cette culture sont des monticules de statues ou d’animaux en terre cuite, des colliers de curmaline et des bracelets en fer. Les terres cuites proviennent exclusivement du lit des milliers de torrents du plateau. Dans cette région très vallonnée et aux eaux torrentielles pendant sept mois de l’année, les emplacements de plusieurs sites étaient construits sur le flanc des coteaux. Depuis mille cinq cents ans, toute trace d’occupation a disparu et les matériaux ont fondu, entraînant par un effet de glissement tout leur contenu au fond des vallons. Les objets brisés ont alors été soumis aux eaux tumultueuses des torrents, qui ont emporté et éparpillé les fragments au gré du courant, rendant vaine toute certitude d’ordre archéologique.
Si, par chance, un fragment – et plus rarement une statue complète – se trouvait rapidement immobilisé par un obstacle naturel, il se remplissait de sédiments et s’enfonçait dans le lit sablonneux où il était, dès lors, préservé.
Une autre pièce exceptionnelle : la Calebasse de jugement, culture Bamiléké, Cameroun, XIX° siècle
Contrairement aux idées reçues, il y a peu d’objets de sorcellerie en art africain. De tous temps et chez tous les peuples, la préoccupation principale a été de se protéger des calamités naturelles avant de songer à nuire à son prochain. Pourtant, cet objet semble chargé d’une sombre magie.
D’une grande antiquité, probablement du milieu du 19e siècle, il provient du pays Bamiléké au Cameroun. Il s’agit très certainement d’une calebasse utilisée pour des ordalies, des jugements par le poison. Les ordalies, pratiquées couramment en France jusqu’au Moyen-âge, consistaient à soumettre une ou plusieurs personnes à une épreuve telle que le feu ou le poison, pour qu’elles périssent si elles étaient coupables ou qu’elles conservent la vie sauve si elles étaient innocentes. Les trois personnages tournant le dos et semblant attachés autour du col symbolisent le désaccord. Les ossements divers attachés autour de la calebasse proviennent de sacrifices d’animaux totémiques. Parmi les crânes de rongeurs et autres ossements figurent deux fémurs de très jeunes enfants, ce qui indique sans ambiguïté que cet objet relève de la grande sorcellerie, quel qu’en ait été l’usage.
Bien sûr, cela peut choquer, mais il ne faut pas se hâter de juger, car rappelons que la dernière sorcière a été brûlée en France en 1856. La sorcellerie, encore trop souvent pratiquée partout dans le monde à des degrés différents, n’est finalement que la pire manifestation de l’ignorance.
D’autres pièces captivantes attirent notre attention, comme les masques de cérémonies précédant l’envoi des guerriers ou encore le tambour de palabre utilisé pour faire des annonces dans le village. Plus loin, nous nous arrêtons pour observer les cimiers de danse de la culture Bambara du Mali.
Les antilopes Bambara sont emblématiques de l’art africain. Il est fascinant de les voir présentées ici dans les conditions mêmes où elles dansaient, revêtues de leur costume traditionnel fait de bandes d’écorce teintée, plutôt que simplement exposées sur une étagère. À gauche, le mâle ; à droite, la femelle portant son faon sur son dos. Il est important de se rappeler que partout en Afrique, les masques avaient une fonction rituelle et étaient perçus par tous comme étant des esprits venus visiter les vivants.
Le puissant royaume Bambara a disparu au début du 20e siècle, ayant pour capitale la ville de Ségou, sur le fleuve Niger au Mali. La société Bambara était hiérarchisée en de nombreuses sociétés secrètes, chacune correspondant à un degré d’initiation et remplissant une fonction sociale. La société Tywara, à laquelle appartiennent ces antilopes, était principalement axée sur l’agriculture, l’activité économique principale du pays. Elle était chargée de tous les rituels accompagnant les différentes étapes du calendrier agraire, depuis le labour jusqu’à la récolte. Les masques-cimiers Tywara sont toujours associés à l’antilope et dansaient au rythme des tambours à chaque étape des opérations dans les champs collectifs.
Chez les Bambara, le cycle agraire symbolise le cycle de la vie. L’antilope, réapparaissant chaque année au début de la saison des pluies lorsque la savane se couvre d’herbe, représente un gage de fertilité et de fécondité, associé à la survie du groupe.
Un peu plus loin l’art béninois est mis en exergue avec un superbe plateau avec personnages de la culture Yoruba-Nago.
La sculpture africaine est généralement monoxyle, c’est-à-dire taillée dans un seul morceau de bois. Il est donc rare de trouver un ensemble démontable comme celui-ci. Le sculpteur aurait pu, s’il l’avait souhaité, créer cette œuvre d’une seule pièce. Cependant, la démontabilité de la sculpture s’explique par sa portabilité. Les personnages représentés incluent le roi sur son cheval, la reine à sa gauche, ainsi que d’autres figures importantes de la cour, comme des musiciens, des porteurs d’offrandes, un porteur du tabouret d’autorité et un autre de l’ombrelle royale. Ce plateau incarne le roi et sa cour.
Lorsque le souverain ne pouvait être présent en personne lors d’une réunion importante, un émissaire était envoyé pour disposer le plateau devant les participants. Ainsi, plutôt qu’un simple représentant de son autorité, le roi était censé être physiquement présent lorsque le plateau, avec tous ses personnages, était présenté. Il s’agit là d’un objet très rare et il est remarquable que aucun des personnages ne manque à l’appel. Des traces d’une ancienne polychromie peuvent être observées à certains endroits.
Pablo Picasso a repris à son compte les leçons de l’art africain, comme en témoigne son œuvre majeure « Les Demoiselles d’Avignon » réalisée en 1907, considérée comme le premier tableau cubiste de l’histoire de la peinture. Picasso a été le premier à saisir et à intégrer la grammaire esthétique de l’art africain dans son travail. Il a compris que l’art africain pouvait se passer de la disposition logique des formes et des volumes, pour créer un équilibre visuel à travers un jeu de compensations et de déséquilibres contrôlés.
Cette statue d’ancêtre féminin de la culture Lobi, du Burkina Faso au début du 20e siècle, illustre cette même idée d’équilibre dynamique. Bien que sa structure puisse sembler déséquilibrée à première vue, avec un œil tombant, des épaules disproportionnées et des seins dissymétriques, ce n’est pas le résultat d’une maladresse. L’artiste a su compenser ces déséquilibres en ajustant les volumes et les formes pour rétablir une harmonie visuelle. Ce processus rappelle la façon dont notre esprit est capable de reconstruire une image cohérente à partir d’éléments apparemment discordants, comme des mots avec des lettres inversées ou mélangées.
Ainsi, l’art africain, avec son langage visuel unique basé sur l’équilibre et la tension entre les formes, trouve un écho dans les œuvres modernistes de Picasso et d’autres artistes du XXe siècle. Cela témoigne de la pertinence et de l’universalité de l’esthétique africaine, qui continue d’influencer et d’inspirer les créateurs contemporains à travers le monde.
Plus loin, nous découvrons des costumes de danse traditionnelle, témoins de la culture Ibo du Nigeria au milieu du 20e siècle. Ces costumes revêtent une importance particulière, car ils étaient portés par des enfants lors des festivités << mmanwa >>, parmi les plus ancrées dans la tradition ibo. Ils représentent l’incarnation de l’idéal de la jeune fille lors de ces célébrations festives.
Ces costumes se composent de deux parties distinctes que les danseurs portaient séparément avant qu’elles ne soient assemblées lors de la performance.
Une salle spéciale abrite une collection de photos de chefs-d’œuvre d’art africain offerts par le musée Barbier-Müeller de Genève, tandis qu’une belle bibliothèque propose une sélection d’ouvrages sur l’art africain et la culture du continent, adaptés à tous les âges.
Ce musée est vivement recommandé pour la singularité de ses pièces et son cadre enchanteur. Après la visite, nous nous installons pour déguster une délicieuse cuisine aux influences variées au restaurant Miam Miam, pour prolonger ce moment culturel dans une atmosphère conviviale. (voir article plus bas)
MAR LODJ L’ILE AU DIABLE MAR WANDIE – Delta du Saloum
Nous partons à 9h30 depuis l’embarcadère de Ndangane pour rejoindre notre Guide Adramé Fall, qui nous a organisé une sortie en pirogue dans les eaux du Saloum à la découverte des îles de Mar Lodj, Mar Wandié et l’île au diable.
À l’embarcadère, nous sommes déjà séduits par la rangée de bâteaux multicolores, des pirogues-taxi qui relient régulièrement les îles. Aujourd’hui, c’est essentiellement de l’eau potable qui est transportée, l’île étant en manque depuis quelque temps. Mais les charges peuvent être très variées, les échanges de biens entre les îles permettant de voir parfois des céréales, du poisson, des légumes et même sur de plus gros transporteurs du sel.
Nous débutons par une traversée près de Ndangane Sambou, un charmant village de pêcheurs, avant de mettre le cap sur les îles du Saloum. Tout au long du trajet vers Mar Lodj, nous observons les abords pleins de palétuviers et de nombreux oiseaux comme des pélicans gris, des cormorans africains et des hérons garde-bœufs. Adramé Fall, notre guide expérimenté, nous partage des anecdotes sur la vie des habitants du Saloum, leur mode de pêche traditionnel et l’importance des palétuviers pour l’écosystème local.
Notre première halte est à Mar Lodj, réputée pour sa messe aux tam-tams le dimanche, offrant ainsi une immersion dans la tradition locale. Malheureusement, nous ne pourrons y assister, étant donné que nous aurons quitté la région dimanche prochain. L’arrivée sur l’île est étonnante. Nous ne nous attendions pas à voir autant de villas, de restaurants et de lodges au bord du fleuve.
Une fois débarqués à Mar Lodj, nous sommes immédiatement enveloppés par une atmosphère de quiétude et de sérénité. Les habitants s’affairent à leurs occupations quotidiennes, tandis que les enfants se rendent à l’école pour leur dernier jour avant les vacances de Pâques. Nous optons pour une visite guidée du village, réservée à notre arrivée auprès du bureau d’accueil et d’informations touristiques, et conduite par Youss (10000 FCFA pour 4). La découverte de l’architecture traditionnelle, des ruelles étroites, du marché couvert et de la case à palabre est enrichie par les explications de Youss, qui nous éclaire sur les rites et les coutumes de la communauté locale.
Youss nous dévoile les secrets de la vie sur l’île. Nous apprenons ainsi que tous les dix ans, un rite d’initiation rassemble les jeunes hommes non encore initiés, leur enseignant les valeurs fondamentales de la communauté. Cette tradition perdure, s’étalant sur plus d’une semaine et ancrant ainsi les traditions au cœur de la vie quotidienne de Mar Lodj.
Au centre du village, trois arbres majestueux trônent sur une place : un fromager, un kaïlcedrat et un rônier. Ces arbres séculaires, témoins silencieux de l’histoire de l’île, symbolisent l’unité entre les trois principales religions pratiquées ici : l’islam, le christianisme et l’animisme représenté par le rônier couché. Sous leur ombre bienveillante, les habitants viennent toujours chercher réconfort et guidance, perpétuant ainsi des traditions millénaires au cœur de leur communauté.
Après notre visite à Mar Lodj, la charette nous conduit hors du village et nous pénétrons dans une forêt où quelques rôniers émergent majestueusement. De l’autre côté, nous atteignons Mar Wandié. À marée basse, la charette traverse l’eau pour nous déposer sur un petit ponton, relié par une passerelle reliant les deux îles. A nos côtés quelques vanneaux à éperons mais aussi de rares ibis sacrés reconnaissables au plumage du corps blanc alors que la tête et le cou sont noirs et dénudés (la couleur noire est celle de la peau). Le bout des ailes et le bas du dos sont également noirs. Le bec très caractéristique est épais et recourbé.
Mar Wandié est surnommée l’île des pêcheurs. À notre arrivée, nous sommes frappés par l’importance de la pêche dans la vie quotidienne de cette communauté insulaire. Les barques débarquent des cargaisons de crevettes fraîchement pêchées, tandis que la récolte des huîtres est plus fréquente pendant la saison des pluies.
En attendant notre pirogue pour l’île au Diable, nous décidons de faire un détour par l’école locale. Là-bas, nous distribuons des ballons de football qui suscitent la joie des enfants et la gratitude des enseignants. Ils s’empressent de nous faire remplir et signer un recueil où tous les dons destinés à l’école sont répertoriés, provenant aussi bien de particuliers mais plus souvent d’associations.
Une fois à bord de la pirogue en direction de l’île au Diable pour notre pique-nique de midi, notre guide, Adramé, nous explique l’origine du nom de cette île. Autrefois un diable hantait le baobab séculaire de l’île et aucun projet ne pouvait aboutir, comme celui d’un campement. Puis un jour le diable est partit, ailleurs, on ne sait où. La culture animiste reste très présente en local
Sur place Adramé nous réserve un véritable festin. Nous sommes accueillis avec des apéritifs locaux de jus de Bissap et de bouye, suivis d’une entrée de crevettes du Saloum sautées à l’ail et à la moutarde. Ensuite, nous dégustons des brochettes de lotte accompagnées de riz, tandis que les enfants optent pour des cuisses de poulet et du riz. En dessert, nous savourons des fruits frais.
Le retour se fait à travers les bolongs, ces bras de mer qui serpentent à travers la mangrove. Notre guide organise parfois des pique-niques les pieds dans l’eau ou des apéritifs au coucher du soleil, offrant des moments magiques que nous ne sommes pas près d’oublier. Ces expériences nous donnent déjà envie de revenir pour explorer davantage cette région fascinante du Saloum.
La réserve naturelle du Palmarin – Delta du Saloum
Pénétrer dans la réserve du Palmarin, c’est s’aventurer au cœur des légendes qui imprègnent ces lieux, capturer un soupçon de cette luxuriante nature tropicale où foisonnent les oiseaux et la végétation, se taire pour percevoir la présence des animaux, écouter le cri de l’ibis sacré plongeant dans les eaux, le battement d’ailes du héron cendré s’envolant, puis plus tard, les hurlements des hyènes au crépuscule dans les méandres des bolongs.
SOKONE
Nous quittons le versant nord du saloum pour sa partie Sud à la frontière de la Gambie. Nous devons remonter jusqu’à Fatick, une grande bourgade où nous pouvons faire un retrait au distributeur.
Puis nous reprenons la route vers Sokone, une petite ville tranquille et paisible située dans la région du Siné-Saloum , abritant environ 5 000 habitants et constituant le principal centre de cette partie de la région. La rue principale, qui est la route nationale 5 reliant Kaolack à la capitale gambienne Banjul, est bordée de magasins et d’ateliers de diverses sortes.
A djilor la route goudronnée fait place à une belle piste en latérite rouge traversant par endroit le fleuve et offrant de magnifiques points de vue sur la brousse et la campagne environnante. C’est l’occasion de traverser une fois de plus le Sénégal pastoral habité principalement par les Sereres, et leurs troupeaux de zébus, de chèvres et de moutons
Mais ce qui nous intéresse en ce dimanche de Pâques, ici , à Sokone c’est la Paroisse Sainte Thérèse et plus particulièrement sa messe du dimanche
Paroisse Sainte Thèrèse de l’Enfant jésus
Nous découvrons la Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à Sokone, un lieu de culte vibrant où la communauté catholique se rassemble. Dédiée à Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, cette paroisse dégage une atmosphère de piété et de dévotion.
Arrivés juste à temps pour la messe dominicale, nous plongeons dans l’ambiance spirituelle de ce jour spécial. Les chants et les musiques syncrétiques, empreints de gospel africain, remplissent l’espace pendant 2 à 3 heures, nous transportant dans une expérience religieuse authentique.
Le dimanche de Pâques ajoute une énergie supplémentaire à la célébration, avec la présence de toutes les familles venues pour la messe et les baptêmes des nouveaux-nés. Les femmes, élégamment vêtues de leurs robes colorées et de leurs boubous, évoquent une atmosphère de fête semblable à un mariage.
Au fur et à mesure que la messe progresse, les chants se transforment en un rythme enjoué de gospel, invitant chacun à se laisser emporter par la musique. Même le prêtre se joint à la danse, entraînant les fidèles dans une joyeuse procession à travers l’église. C’est un moment véritablement mémorable, où la spiritualité et la joie se rencontrent dans une communion vivante.
Marché hebdomadaire de Touba Mouride
Sokone constitue également le point de départ le plus proche pour se rendre au marché hebdomadaire du dimanche, appelé louma, à Touba Mouride, situé à 8 km au cœur de la brousse. Sur la route nous découvorns de nombreux anacardiers, ces arbes sur les quels poussent les fameuses et délicieuses noix de cajou
L’anacardier, également connu sous le nom de pommier-cajou, est un petit arbre originaire des régions tropicales d’Amérique. Il est cultivé dans les zones tropicales pour ses noix de cajou et ses pommes de cajou. A
L’anacardier produit à la fois des noix de cajou et des pommes de cajou. Les pommes de cajou, parfois rouges et en forme de cœur, sont des faux-fruits, tandis que les noix de cajou, de couleur gris-vert, se trouvent à l’extrémité de la pomme de cajou.
En ce qui concerne sa culture, nous savons maintenant que l’anacardier prospère dans des zones hors gel, sur des sols pauvres et secs, bénéficiant d’une exposition ensoleillée à mi-ombre. Bien qu’il soit facile à planter et à multiplier, il est peu tolérant au froid. En résumé, l’anacardier est un arbre fruitier subtropical offrant une double récompense : des noix de cajou délicieuses et des pommes de cajou intrigantes ! 🌰🍎
Le marché hebdomadaire de Touba Mouride revêt une importance capitale dans la ville sainte de Touba, au Sénégal.
Contrairement à ce qui est dispensé comme info sur le net, ce n »est pas l’endroit parfait pour se procurer du café Touba, un mélange exquis de grains de café et de poivre de Sélim. Cette recette ancestrale, originaire du Sénégal profond, est un véritable régal pour les amateurs de café. Car il ne faut pa confondre, comme les infos que vous trouvez sur internet le suggère, Touba Mouride et Touba unee grand ville du Sénégal siège de la confrérie musulmane des mourides , située à 194 km à l’est de la capitale Dakar, et deuxième ville la plus peupée du pays après Dakar… !
Cela dit, vous pouvez trouver du café touba dans la région …. et nous ne manquerons pas de revenir vers vous après dégustation !
Le marché propose également des Xassidas (chants religieux) ainsi que des Xassida Dol, présentés sous forme de publication Dol.
TOUBAKOUTA Delta du Saloum
Autrefois, le village de Toubacouta était un lieu prisé des pêcheurs et des noctambules, qui appréciaient ses hébergements populaires tels que Keur Saloum et les Palétuviers. Mais aujourd’hui, le paysage a changé. De nombreux campements et chambres d’hôtes accueillent désormais une variété de touristes, offrant la possibilité de découvrir ce charmant village. Situé au bord du bolong, Toubacouta conserve sa position géographique avantageuse et ses coins pittoresques, propices à la détente et à la pêche. Les habitants, chaleureux et accueillants, rendent agréables les balades dans les rues ombragées du village.
SORTIE AU COUCHER DE SOLEIL EN PIROGUE
Nous quittons notre logement Keur Youssou vers 16h30 pour une ballade en pirogue dans le Delta du Saloum. Youssou nous emmène dans un multipla jusqu’à l’embarcadère.
La promenade débute le long de la mangrove. Ici aussi nous pouvons voir les huîtres accrochées sur les racines de palétuviers. La récolte est faite maintenant. A l’hiver , il faut laisser l’huitre se reposer et pousser. Avec les pluies, la pollution n’apporte pas non plus les bienfaits attendus
Au large, du côté de la mangrove, une curiosité peu ordinaire nous attend : Diorom Boumak, certainement la plus grande de toutes ces îles-amas de coquillages vides qui, un temps, servirent de sépulture. Diorom est un amas long de 400 m et large de 300 m, et aurait servi de tombeau à 7 000 corps entre le VIIe et le XIIIe siècle.
Au passage, nous ne manquons pas de faire un détour par le reposoir aux oiseaux, tout proche de l’île aux coquillages, où nous observons des centaines d’oiseaux (cormorans, aigrettes, martins-pêcheurs, et pélicans)
VISITE AU ROI DE SIPO
Depuis Toubacouta, nous reprenons une pirogue en direction de l’île de Sipo, où se trouve un petit village de brousse pittoresque d’une centaine d’habitants, autrefois dirigé par une reine pas comme les autres, Fatou Mané.
Décédée en avril 2022 à plus de 100 ans, la reine de Sipo était une personnalité pétillante et drôle qui recevait avec le sourire les visiteurs de tout horizon.
La légende raconte qu’elle a été enlevée par des djinns à l’âge de 5 ans qui lui auraient transmis des pouvoirs mystiques. C’est aujourd’hui son fils aîné Insa Touré qui a été sacré roi de Sipo. Il est désormais le gardien du bois sacré et le responsable des lieux de prière sérères, sur cette île qui était auparavant une escale pour piroguiers.
L’histoire de leur famille est étroitement liée à la création du village au début du XXe siècle, puisqu’il a été fondé par le grand-père de la défunte reine qui fuyait avec d’autres de l’islamisation de la Guinée. Ils ont été ensuite rejoints par des Maliens et plus tard, par une autre ethnie venant du nord du Sénégal.
Ils y vivaient en toute harmonie de la cueillette d’huîtres dont les coquilles étaient ensuite brûlées pour obtenir de la chaux. Aujourd’hui encore, le tas de coquilles d’huitres à l’entrée du village témoigne de l’importance de cette activité
Mais le village vit aussi de l’agriculture et nous sommes invités à visiter les quelques cultures notamment de tomates mais aussi de’aurgines amères entretenues ici. La récolte des noix de cajou est également une acitivté très rentable en saison sèche même si cela demande beaucoup de travail : séparation de la noix, torréfaction demande de la main d’oeuvre.
La plage de cette île est magnifique et nous profitons des eaux très chaudes pour nous baigner
LA RESERVE DE FATHALA
Cette réserve privée s’étend sur 6 000 ha, au cœur d’un écosystème forestier préservé à la frontière gambienne, près des rives du delta. A l’initiative des propriétaires sud-africains,
LES LIENS VERS LES PHOTOS du Delta du Saloum et de ses environs
J 627 INSTALLATION A L’ECOLODGE DU SIMAL DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 627 Don de médicaments et divers matériel, Poste de Santé de Diofior DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 627 LA LUTTE SERERE ECOLODGE DU SIMAL DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 627 Le Village artisanal des femmes ECOLODGE DU SIMAL DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 628 Ballade en Barque ou Pirogue dans le DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 629 Pêche à la Palangrotte DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 629 SORTIE EN CHARETTE ECOLODGE DU SIMAL DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 629 SORTIE KAYAK ECOLODGE DU SIMAL DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 630 MUSEE MAHICAO DJILOR DJIDJACK DELTA SU SALOUM SENEGAL *
J630 DJILOR ET LA FORET DE RONIERS DEGENERES DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 631 PIROGUE DANS LES ILES DU SALOUM – NDANGANE SENEGAL *
J 631 ECOLE DE MAR WANDIE DELTA DU SALOUM SENEGAL. *
J 632 LE PALMARIN ET LES PUITS DE SEL DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 632 DJIFFER ET LE RETOUR DE PECHE LE PALMARIN DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 633 SOKONE ET LE MARCHE HEBDOMADAIRE DE TOUBA MOURIDE DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 633 TOUBAKOUDA PIROGUE AU COUCHER DE SOLEIL DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 634 MARCHE AVEC LES LIONS RESERVE DE FATHALA L DELTA DU SALOUM SENEGAL *
J 634 GAME DRIVE RESERVE DE FATHALA L DELTA DU SALOUM SENEGAL *
VIDEOS sur le Delta du Saloum et ses environs
AUTRES ARTICLES SUR LE SENEGAL A DISPOSITION :
La Cuisine Sénégalaise
Toutes les informations, par région sur la gastronomie sénégalaise en suivant ce lien : La Cuisine Sénégalaise
LES LOGEMENTS
ECOLODGE DU SIMAL
En famille, nous vivons une expérience unique au cœur du Sine Saloum en séjournant à l’Écolodge de Simal, niché en bord de mer à Simal. Inspiré par l’architecture traditionnelle des Peuls, cet écolodge propose des cases privatives offrant une vue imprenable sur la mangrove, le tout au bord d’un bolong, un bras du fleuve Saloum.
Entourées par une végétation luxuriante composée de fromagers, de palmiers à huile et de micocouliers, les cases se fondent harmonieusement dans leur environnement naturel. Les douches intégrées à chaque case sont situées dans un petit enclos privatif extérieur, ce qui nous rappelle agréablement notre voyage en Ouganda.
Au réveil, le chant des oiseaux nous accueille dans une atmosphère apaisante, loin de l’agitation des centres urbains et touristiques.
Le personnel chaleureux et attentif est toujours disponible pour répondre à nos besoins, créant ainsi une atmosphère accueillante et sereine. Le bord de la mangrove offre un accès à cinq bolongs, invitant à explorer l’estuaire du Saloum et à découvrir sa riche biodiversité.
Pour agrémenter notre séjour en famille, de nombreuses activités sont proposées, et les enfants peuvent profiter de divertissements inclus dans le séjour. Des balades en pirogue ou en barque, des promenades en charette ou encore de la pêche à la palangrotte sont au programme. La piscine et le marché traditionnel artisanal juste derrière l’écolodge ajoutent également à notre expérience. Les femmes sérères proposent un vaste choix de produits artisanaux, des vêtements typiques colorés aux objets en bois, en passant par les délicieuses cacahuètes et les noix de cajou.
Nous observons aux abords de la piscine dans les arbustes environnants quelques souimangas à longues queues se délectant du nectar des petites fleurs
Sans oublier la possibilité de se faire tresser les cheveux pour 20000 FCFA (durée 1 heure) ou d’assister à un spectacle de lutte sérère sur le sable.
L’Écolodge de Simal est ainsi le lieu idéal pour une escapade en famille, où la nature et l’hospitalité se conjuguent pour offrir une expérience authentique et mémorable au cœur du Sine Saloum.
VILLA AVEC PISCINE NDANGANE
La Villa avec piscine Bella Akuna Matata, située à Ndangane, offre un hébergement très confortable pour les familles, avec une magnifique piscine privée, un jardin paisible et un parking gratuit. Bien que les équipements puissent sembler un peu vétustes, l’ensemble reste confortable avec ses trois chambres, deux salles de bains, du linge de lit et des serviettes.
Inspirée par l’habitat traditionnel, la villa présente un style moderne avec un toit intérieur reconstitué et des chambres en mezzanine en forme de hutte. Les installations comprennent une télévision par câble à écran plat, une cuisine relativement bien équipée et une terrasse offrant une vue pittoresque sur le jardin.
La région propose diverses activités, notamment la randonnée, permettant aux visiteurs de profiter pleinement de la nature environnante. De plus, un service de location de voitures sur place facilite les déplacements. L’aéroport international Blaise Diagne, à seulement 92 km, offre un accès pratique pour les voyageurs. La villa est entièrement non-fumeurs, assurant un environnement sain pour tous les invités.
Depuis la terrasse nous admirons la faune qui vient à nous : des calaos à bec noir que nous observons pour la première fois nidifiant en haut d’un poteau.
Le petit calao à bec noir se déplace en couple ou en groupes et émet un appel plaintif répété de nombreuses fois. Son régime alimentaire est principalement composé d’insectes, d’araignées, de petits rongeurs, de grenouilles et de quelques fruits.
La période de reproduction varie selon les régions, avec une incubation d’environ 24 à 26 jours. Le nid est difficile à trouver car l’ouverture est murée par la femelle après le début de l’incubation. Les petits naissent nus et aveugles et quittent le nid après 19 à 34 jours, sous la garde attentive de la femelle.
KEUR YOUSSOU TOUBACOUTA
Keur Youssou, situé à Toubakouta, Sénégal, propose un charmant campement où vous pourrez profiter d’une ambiance conviviale et d’un cadre paisible. Les hébergements comprennent de jolies cases bien tenues avec moustiquaire, ventilateur et salles de bain, ainsi que des bungalows avec terrasse privée, le tout dans un jardin fleuri.
Youssou, le propriétaire, est un hôte exceptionnel, plein d’énergie et toujours prêt à aider les voyageurs. L’équipe est aux petits soins pour que vous passiez un excellent séjour.
Parmi les activités proposées, vous pourrez vous balader au perchoir aux oiseaux, une expérience incontournable à Toubakouta. Cette région est également idéale pour découvrir le Sine Saloum, avec sa biodiversité unique et ses paysages magnifiques.
Si vous cherchez un endroit chaleureux pour vous détendre et explorer la beauté du Sénégal, Keur Youssou est un excellent choix !
LES ACTIVITES PROPOSEES PAR ADRAME FALL
Premier circuit journée entière :
Départ de Ndangane
– Île aux oiseaux
– Baobab sacré
– Bolong de Fossemou
– Village de Mar Lodj
– Pique nique à la plage de Diogari
**Possibilité de faire le circuit à la demi-journée sans le pique-nique
Deuxième circuit journée entière :
Départ de Ndangane
– Île aux oiseaux
– Village de Mar Lodj
– Village de Jiffer
– Bolong de Faliya
– Pique nique a la plage de Dionewar
Troisième circuit journée entière :
Départ de Ndangane
– Île aux oiseaux
– Village de Mar Lodj
– Visite du puit de sel
– Forêt de Fossémou
– Village de Mar Wagnier
– Pique nique a l’île du diable
Si visite du village de Mar Lodj un dimanche, possibilité d’assister à la messe
Quatrième circuit demi-journée ou journée entière :
Départ de Ndangane
– Demi-journée ou journée entière de pêche à Marignane
Bivouac 1 nuit
Départ de Ndangane
– Île aux oiseaux
– Bolong de Fossémou
– Village de Mar Lodj
– Village de Jiffer
– Bolong de Faliya
– Plage de Dionewar
– Passer la nuit à l’île du diable
Bivouac 2 nuits
Départ de Ndangane
– Île aux oiseaux
– Bolong de Fossémou
– Village de Mar Lodj
– Village de Jiffer et voir l’arrivée des pêcheurs
– Passage par l’embouchure du delta du Saloum
– Pique-nique à la plage de Dionewar
– Bolong de Faliya
– Première nuit à l’île de Diaboul
– Village de Djirda avec les danses traditionnelles
– Deuxième nuit à l’île du diable
Transferts possible au départ de Ndangane pour :
– Toubacouta
– Foundiougne
– Socone
– Missira
LES LIENS
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